Numéro
Alif #27
- Titre
- Alif #27
- Type
- Périodique islamique
- Editeur
-
Alif
- Date
- février 1995
- numéro
- 27
- Résumé
- Mensuel islamique d’informations et de formation de Côte d’Ivoire
- nombre de pages
- 12
- Langue
- Français
- A une partie
- Reportage
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-issue-0001397
- contenu
-
RAMADAN
1415 H
ALIF
FEVRIER 1995
N° 27
3eme Année
200 F
MENSUEL ISLAMIQUE D'INFORMATIONS ET DE FORMATION DE CÔTE D'IVOIRE
DOSSIER RAMADAN :
- IMPORTANCE DU MOIS DE RAMADAN
- MERITES DU SACRIFICE PENDANT LE MOIS
- COMMENT FAIRE UNE RETRAITE SPIRITUELLE ?
- RAPPEL : LA NUIT DU DESTIN, LA ZAKAT EL FITR
- PROGRAMME DES HEURES DU DEBUT ET DE LA RUPTURE DU JEUNE DE TOUTE LA CÔTE D'IVOIRE
PP. 8 - 11
ENLEVEMENT MANQUE DE KOUDOUSS :
ACTE CRAPULEUX OU COMPLOT ?
PP. 6-7
CONFERENCE DE PRESSE DE "KOWEIT"
CHANTAGE OU OPERATION DE CHARME ?
P. 5
TELEVISION
CHAÎNE 1
CHRETIENS :
COMPLICITE ?
A QUEL PRIX ?
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LUCARNE
Cher OUBA,
Je suis marié avec mon épouse cela fait bientôt dix ans. Au départ elle était douce, tendre et affectueuse. Mais depuis bientôt deux ans, elle est devenue très difficile à vivre. Elle est devenue susceptible et s'énerve pour peu de choses. Elle élève la voix lorsqu'elle parle et n'a plus aucun respect pour moi. J'ai vainement mandaté plusieurs personnes pour lui demander les raisons de son comportement. Actuellement j'en ai ras-le-bol et je pense de plus en plus à divorcer.
Que me conseilles-tu ?
BAMBA Ibrahim
Abidjan
Cher IBRAHIM,
Tu poses là un problème relatif au divorce soit dit en passant se développe de plus en plus dans notre pauvre société. Ce qui sans aucun doute traduit l'instabilité qui règne au sein de nos familles.
Pour ta gouverne, apprends que le législateur ivoirien a prévu une loi n° 64 - 376 du 7 octobre 1964 modifiée par la loi 83 - 376 du 2 Août 1983, qui réglemente la procédure de divorce. Le point essentielle en est qu'il faut que l'un des conjoints ait un comportement fautif à l'égard de l'autre et que ce comportement rende INTOLERABLE le maintien du mariage. En d'autre terme, ce n'est pas parce que tu vas saisir le juge des affaires matrimoniales (le juge de divorces) qu'il va automatiquement le prononcer. Il va apprécier les faits que tu porteras à sa connaissance pour voir s'ils rentrent dans l'un des fait fautifs énumérés par la loi, à savoir l'adultère, l'abandon de domicile, excès, sévices ou injures graves, le cas de condamnation du conjoint. Il verra par la suite si c'est faits ont une gravité telle que l'autre conjoint se trouve dans l'obligation de partir. Si ce n'est pas le cas il refuse de prononcer le divorce.
Cependant, saches tout de même que toute personne désirant divorce doit selon l'article 2 nouveau de la loi précitée peut saisir par requête (une lettre) le juge des affaires matrimoniales du tribunal. Celui-ci le reçoit, écoute les griefs qu'il invoque contre son conjoint et convoque ce dernier. Il écoute ce dernier ou cette dernière et leur donne des conseils afin de les rapprocher. Si les conjoints maintiennent leurs positions respectives, il ordonne a leur demande la résidence séparée et se prononce sur la garde des enfants (article 3). Le juge renvoie les parties a comparaître un autre jour devant lui en chambre du conseil (à huit clos) et utilise tous les arguments pour les convaincre de se faire des concessions mutuelles et de reprendre la vie commune. Il les envoie pour cela réfléchir en leur donnant des directives à suivre.
A la fin du délai imparti, les parties se présentent à nouveau devant lui pour faire leur rapport s'ils se sont réconciliés, le juge rend un jugement d'irrecevabilité qui met fin au procès (article nouveau). S'ils persistent par contre dans leurs positions, il renvoie la procédure à l'audience publique pour que chaque conjoint dépose au dossier son ou ses mémoires. Le juge communique obligatoirement par la suite, la procédure au ministère public (au parquet) pour avis.
C'est seulement après toutes ces étapes franchies, que le juge met le dossier en délibéré pour prendre sa décision : prononcer ou refuser le divorce et en tirer toutes les conséquences (article 4 nouveau).
Le divorce dans la législation islamique est beaucoup plus simple. Le conjoint qui ne veut plus de la vie commune prononce par fois en prenant Dieu à témoin, la formule consistant à vouloir se séparer de son conjoint et à ne plus vouloir vivre avec lui. Le conjoint devient alors étrangère au couple et toute relation tombe sous le coup de la fornication sauf si elle se remarie d'avec une autre personne.
Sache cependant que le prophète Mohammed (PSL) dans un hadith conseillé aux musulmans de tout mettre en oeuvre pour conserver, pour sauver la famille car de «toutes les choses permises par Dieu, le divorce est celle qu'il déteste le plus».
Il faut pour cela chercher et cerner les causes de la mésentente qu'il y a entre les conjoints. Dans le cas d'un changement d'humeur basé sur une longue vie commune (comme dans ton cas) tu conviendras avec moi que cela modèle nécessairement une personne. Si les conjoints n'innovent pas dans leurs rapports quotidiens (en recherchant et oeuvrant par exemple hors du foyer) laissant installer entre eux la monotonie. Ce qui entraîne une lassitude dans leurs rapports et l'environnement finit par détériorer leurs rapports.
Les conjoints doivent faire un effort constant pour maintenir entre eux l'amour. La meilleure solution à mon avis réside dans l'éducation des conjoints quant au but du mariage. En effet beaucoup de personnes se marient sur des coups de tête soit parce qu'ils sont attirés à un certain moment donné par une autre personne, soit parce que la coutume ou la famille lui impose ce mariage. Ces personnes ne savent généralement pas pourquoi ils doivent le faire et c'est à peine s'ils prêtent attention à la signification réelle des paroles de l'Imam, du prêtre ou de l'officier d'Etat civil lorsqu'il leur dit qu'ils s'engagent a la communauté de vie, a s'aimer profondément dans le bonheur comme dans le malheur. Ces phrases symboliques ont été résumées par le Prophète Mohammed dans un hadith lorsqu'il affirmait a ses compagnes que «les conjoints chaque matin, au réveil, doivent se demander ce qu'ils doivent poser comme acte pour que l'autre soit heureux et content d'être dans le foyer». cette pensée qui est en conformité avec les prescriptions de Dieu qui dit dans le Coran que les femmes sont une couverture, un vêtement pour leurs époux, permet aux conjoints de cultiver l'amour entre eux, de se montrer très tolérant en ce qui concerne leurs éventuels défauts et de se le pardonner mutuellement.
Par ailleurs, tu dis que ta femme a changé. Mais n'as-tu pas toi même changé ? Dieu a donné aux musulmans des attitudes pouvant leur permettre de vivre heureux. Selon les versets, l'homme doit tous les jours pourvoir sa femme en nourriture, en habillement, en logement, en respect et en amour. La femme doit quant à elle, aimer son époux, le respecter et lui obéir tant que ses recommandations ne sont pas contraires à la loi divine. Il appartient aux conjoints d'instituer dans la vérité des éléments de ces comportements quotidiens et ce, selon leurs caractères et natures propres.
Le prophète Mohammed (SAW) a légué aux musulmans un secret que nombreux parmi ceux-ci ne connaissent dans leur vie de couple.
Selon AICHA (Que Dieu l'agrée) le prophète Mohammed (SAW) lorsqu'il se retrouvait seul avec celle de ses épouses qui le recevait, se départissait se son manteau de prophète et devenait tout simplement un époux, c'est-à-dire un homme gai, amusant, taquin, prévenant, très doux et très tolérant. Il jouait avec ses épouses, établissant aussi entre lui et elle une complicité et une amitié qui les rassurait et faisait grandir en elle l'amour qu'elles avaient pour lui ce que les hommes aiment à faire avec leurs maîtresses mais pas avec leurs épouses. Aujourd'hui nombre de musulmans ne voient en leurs conjoints que des personnes qu'ils ont épousé pour qu'elles leur fassent a manger, des enfants et s'occupent de leurs maisons. Ce qui est contraire aux prescriptions divines qui disent que...
Il te faut donc recommencer à vivre avec ton épouse en la courtisant a nouveau (mots d'amour, sortie-détente en famille ou à deux, invitation au restaurant). Tu contacteras aussi sa meilleure amie pour chercher les raisons profondes de son changement de comportements et sans lui livrer bataille, tu corriges les comportements qu'elles n'aiment plus en toi.
L'amour est comme une fleur. Il faut après l'avoir plantée, l'arroser et l'entretenir pour qu'elle vive longtemps. Et contrairement aux idées reçues, c'est à l'homme qui a planté l'amour, de le gérer. Il doit donc lui apporter tous les soins nécessaires à sa croissance et à son embellissement. Aussi tu seras en conformité avec la volonté de Dieu qui «a donné la prééminence sur la femme» et tu te seras conduit en musulman responsable et noble.
OUBA
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ALIF
Mensuel islamique
d'information et de formation
20 BP 575 Abidjan 20
Tél : 37 - 20 - 90
Siège : Cité Fairmon N° 14
DIRECTEUR
DE PUBLICATION
OUATTARA Issouf
REDACTEUR EN CHEF
Marouf YEO
REDACTION
Marouf YEO
Siddique KANTE
OUATTARA Issouf
CARAMOKO Ibrahim
MEITE Mory
Sylvain HASSAN BOZA
SYHABO DIOP
COMPOSITEUR
Imprimerie Reprographie
Tél : 37 - 82 - 52
MAQUETTE
MAROUF
IMPRESSION
Imprimerie Reprographie
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Tél : 37 - 82 - 52
DISTRIBUTION
Edipresse
DEPOT LEGAL
N° 2789 du 20 -03 - 92
OUATTARA Issouf
REPORTAGE
«Du 23 au 28 décembre 1994 s'est déroulée sur la ville de
Sikasso au Mali une caravane de DAA WA organisée par
l'AJMCI - YOP»
Parti de la mosquée Bilal siège de l'Association le 23
décembre au soir, la caravane devait passer par Ouangolo où
les attendaient leurs frères jumelés de ladite ville et ceux de
Banfora (Burkina Faso) avec à leur tête le frère Cissé Mamadou
du CNI.
La caravane composée ainsi des jeunesses musulmanes
de Yopougon, de Ouangolo et celle de Banfora devaient après
les escales de Diawala et de Zégoua arriver le 25 décembre
à Sikasso (Mali) où toute la population les ont accueillis avec
enthousiasme.
Le séjour dans cette ville malienne a été l'occasion pour
les caravaniers de joindre l'utile à l'agréable. Un programme
fait de séances de travail, de manifestations religieuses et de
visites touristiques devait être aménagé.
C'est ainsi que trois grandes conférences ont été prononcées.
La première par Aboubacar Sanogo Imam et fondateur
de l'Institut Islamique ANE - SARDINE AL ISLAMYA, sur le
thème :
«Rôle historique de Sikasso dans le développement de l'Is-
ASSALAM ALEYKOUN
Un séminaire de formation islamique s'est tenu à Oumé
du 23 au 26/12/94. Il fut organisé par l'AJMCI section Oumé
dirigé par le frère Moustapha Soumahoro aidé en cela par la
section régionale dirigée par le frère Koné Oumar de Daloa.
Après l'arrivée des séminaristes venus de Daloa, Sinfra,
Issia, Guézabo, Hiré, Gagnoa, Zuénoula, Bouaflé, Saïoua,
Dignango, Ouangolo, Bingerville et Abidjan le vendredi soir.
La cérémonie d'ouverture a eu lieu le samedi 24/12/94 à
10 h au cinéma Yacouba Sylla par une conférence prononcée
par Oustaz Samassi Aboubakar sur le thème «comportement
du musulman dans la société».
La en présence du parrain El Adj. Matié Bakayoko venu
d'Issia, du président national de l'AJMCI Moustapha
Soumahoro, du président de la coordination départementale
d'Abidjan du CNI Koné Drissa, du secrétaire général de la
Mairie représentant le Maire et du représentant du député, le
conférencier a fait le tour d'horizon du comportement d'un
bon musulman.
A 16 H, dans le magnifique cadre du lycée Diderot offert
gracieusement par le Fondateur, le Frère Fadiga, homme
dont les largesses sont connues dans la communauté musulmane
d'Oumé, les travaux en atelier ont débuté et ont prit fin
à 18 h.
Le soir à 20 h 30, un grand prêche eut lieu devant la
mosquée d'Oumé prononcé par Oustaz Kalilou Diaby venu de
Daloa sur le thème "aide à nos imams". Il prit fin à 23 heures.
Il faut noter au passage que la section régionale devant le
président national de l'AJMCI, a reconduit le frère Koné
Oumar dans les fonctions de président régional pour un autre
mandat.
lam». La seconde par le frère Konan ancien pasteur converti
à l'islam et résidant à Yamoussoukro.
Elle portait sur «les mouvements de versions».
Enfin, la troisième par le frère Cissé Mamadou sur
«Islam et intégrisme ou Islam et reconnaissance».
L'aspect touristique a comporté la visite de la tombe du
roi Tiéba Traoré qui a régné de 1888 - 1913 et qui demeure
un symbole pour les populations de Sikasso.
La seconde visite a été celle du «MAMELON» un édifice
de 30 m de hauteur construit en plein centre de la ville et
qui servait à l'époque d'observatoire d'où l'ennemi était
aperçu de très loin. Ce fut enfin la visite d'une exploitation
de thé située à 25 km de Sikasso et qui s'étend sur 100 ha
avec une production de 100 tonnes par an.
Le séjour s'est terminé par la signature de l'acte de
jumelage entre les jeunesses musulmanes de Banfora
(B.F.), de Sikasso (Mli), de Ouangolo et Yopougon en Côte
d'Ivoire.
Une série d'activités est prévue à laquelle devraient
participer toutes les quatre villes et qui se tiendra inch Allah
à Abidjan - Yop en décembre 95.
Traoré N. Idriss
Dans la matinée du dimanche 25/12/94 dès 7 h une
rencontre de football a eu lieu entre l'équipe de la section
d'Oumé et la sélection des autres séminaristes.
Vers 10 heures, les Imams de la ville d'Oumé suivi
d'une forte délégation ont visité les différents ateliers où
les thèmes tels : la communication en islam, le zikr, les
tenues de la femme, les mouvements islamiques... étaient
abordés. A la demande générale un deuxième prêche fut
prononcé par Oustaz Kalilou Diaby secondé par oustaz
Haïdara Chérif de Bouaflé sur le thème : "participation des
fidèles à la construction de la mosquée" de 20 h à 23
heures.
Enfin, ce séminaire fut une réussite totale, tant sur le
plan de la formation islamique que sur le plan
organisationnel car la ville s'est mobilisée en faisant des
dons en nature et en espèce, des voitures et cars mis à la
disposition des séminaires.
Assalam Aleykoun
Correspondance particulière de
Koné Djoumin Ibrahim
INFORMATION :
Nous informons nos lecteurs qu'à partir du
mois de Mars 1995, le Journal ALIF sera désormais
vendu à 250 F CFA. La principale raison de cette
augmentation est liée au coût des intrants qui ont
connu une hausse de plus de 60 % après la dévaluation.
Nous avons essayé toutes les formules afin
d'éviter une augmentation.
Cela n'a pas été possible. Entre disparaître et
augmenter le prix pour survivre. Nous avons opté
pour le moindre mal à savoir la majoration.
La Direction
FEVRIER 1995 / RAMADAN 1415 H
ALIF n° 27 Page 3
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DISCRIMINATION
TELEVISION CHAÎNE 1 :
Quelle complicité ? au
détriment de qui ?
à quel prix ?
Quelle complicité ? A quel prix ?
Il y a souvent des situations qui apparaissent anodines et incolores mais qui sont porteuses d'idéologie. C'est le cas aujourd'hui de la projection de la bande dessinée intitulée « Super Book » par la première chaîne de la Télévision Ivoirienne. La projection de ce film a un caractère discriminatoire. Nous serons tentés de dire que c'est à dessein que cela est fait et pourrait obéir à la mise en place d'un plan de lavage de cerveau des enfants qui regardent cette bande dessinée. Nous comprenons difficilement l'attitude de certains dirigeants de la TV1 dans un pays comme la Côte d'Ivoire qui a toujours affiché sa LAÏCITE à faire projeter un film qui fait de la publicité gratuite pour la seule religion chrétienne. Question : Que fait-on de l'article 2 titre 1er de la loi fondamentale qui dit que « LA COTE D'IVOIRE EST UNE ET INDIVISIBLE LAÏQUE DEMOCRATIQUE ET SOCIALE ». L'article 6 du même titre 1er renchérit pour dire « LA REPUBLIQUE assure à tous l'égalité devant la loi sans distinction d'origine, de race, de sexe ou de religion. Elle respecte toutes les croyances ». Toute propagande particulariste à caractère raciale ou ethnique, toute manifestation de discrimination raciale sont punies par la loi ». Belle littérature. Les lois sont claires, les problèmes surgissent dès lors qu'il s'agit de leur application. C'est pourquoi des hommes en vue de leur application. La Côte d'Ivoire a une spécificité en la matière. La loi ne s'applique souvent que quand ça arrange ou ne s'applique pas quand elle dérange. Et pourtant notre pays est plein de légalistes très actifs.
PUBLICITE GRATUITE
Nous attendons la réaction de nos légalistes face à la publicité gratuite à laquelle nous assistons en faveur des chrétiens. Jusqu'à preuve du contraire la constitution ivoirienne n'a pas changé pourquoi projeter une Bande dessinée marquée idéologiquement, dogmatiquement pendant plus d'un mois. On pourrait s'interroger sur les raisons de notre plainte. Eh bien ! Qui ne sait pas l'impact de la télévision sur l'esprit des gens, l'éducation des enfants ? Même souvent les grandes personnes tombent sous le coup du charme consciemment ou inconsciemment. La télévision chaîne 1 est nationale, à ce titre elle est regardée par l'ensemble de la population toutes tendances confondues. Et il sain de faire l'apologie d'une religion pendant plusieurs semaines. Peut-être que la TV1 veut aider le Vatican à évangéliser toute la Côte d'Ivoire ? Ou bien est-ce la mise e place du processus de christianisation à grande échelle de notre pays comme cela a été le souhait de certains patrons de l'église lors de l'inauguration de la Basilique de Yamoussoukro ? A défaut d'avoir réussi à convaincre les personnes âgées, l'on se serait dit cible la plus facile, la plus malléable, la plus manipulable ou encore la plus façonnable, c'est les enfants. Et les enfants sont réceptifs à tout. Non arrêtez ces jeux dangereux. Cela ressemble à une provocation et c'est injuste.
La TV1 serait-elle entrain de perdre l'une de ses vocations à savoir l'unité et la formation d'un homme responsable de ses actes. En plus de cette Bande dessinée qui passe, il se passe des choses anormales. Aucun film ne passe sans que l'on note des scènes érotiques et de violence. Maintenant que les parlementaires et le gouvernement ont imposé la taxe de péage, les responsables de la RTI devraient faire l'effort d'être impartiaux.
KANTE SIDDIQUE
DEUX POIDS DEUX
MESURES ?
Décès de religieux en Algérie
- Mort de musulmans en
Bosnie - en Tchetchénie
Pourquoi deux poids deux mesures ?
La mort de quatre religieux blancs en Algérie tués par le GIA (Groupe Islamique armé) a suscité des commentaires divers dans le monde occidental et de leurs porte-voix dans les pays du tiers-monde. S'il est vrai que la violence est à condamner quelle que soit la raison, il est aussi indéniable de le faire avec vigueur sans hypocrisie pour tout le monde. Pourquoi faire de la discrimination quand il s'agit de musulmans que l'on massacre ou fait massacrer. Des milliers de femmes musulmanes et d'enfants ont été violées et de nombreux imams tués en Ex-Yougoslavie. Qu'est-ce que la communauté a-t-elle fait ? Elle s'est contentée de condamner. Elle est incapable de régler le problème. Les serbes continuent d'imposer leur loi avec la complicité silencieuse de l'ONU. La mort des quatre religieux a été l'occasion pour certaines de rappeler que les religieux au service de l'église sont l'objet de persécution à travers le monde.
Et de commencer à compter les religieux tués (Algérie 4, Rwanda 40, Liberia 40...) A propos du Liberia, pour que la communauté internationale réagisse, il a fallu que des religieuses soient assassinées. Alors qu'avant cette atroce mésaventure, des musulmans en nombre considérable avaient été tués dans une mosquée de Monrovia. Cela n'a pas ému les gens. Pourquoi cette injustice dans le traitement des informations et du sentiment. Quand il s'agit de l'Islam, on sort toutes les théories sur l'indépendance, le respect de la souveraineté, des frontières. Les Etats-unis au mépris des lois internationales sont allés enlever dans son pays. Ils sont allés réinstaller dans son fauteuil le père Bertrand Aristide. Là, on n'y a pas vu d'ingérence dans les affaires intérieures de ce pays. Quand il s'est agi de la Tchetchénie, les Etats-unis se sont empressés de dire que c'est une affaire intérieure Russe. Et pourtant Dieu sait le déséquilibre des forces russes et de celle des Tchetchènes que les assassins tuent par milliers chaque jour. Que les hommes sachent que rien ne vaut une vie. Une vie d'un noir, d'un blanc, d'un prêtre, d'un musulman, d'un païen, d'un athée est une vie. Leur finalité terrestre est la mort. Si la petite République de Tchetchénie n'était pas un pays à majorité musulmane, l'attitude de la communauté internationale aurait été autre. Que Dieu nous préserve contre les méfaits de ces créatures humaines animales, végétales, minérales et de feu. Amin.
Marouf Yéo
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CONFERENCE
CONFERENCE DE PRESSE DE DIABY : Chantage ou opération de charme ?
Le président du conseil supérieur islamique (CSI) a donné le 9 janvier dernier à son cabinet sis aux deux plateaux - aghien, une conférence de presse. Ordre du jour : tout et rien à la fois
Dans un exposé liminaire, Mr diaby a exhorté les journalistes à un traitement équitable et objectif de l'information en relation avec l'islam et surtout avec le Conseil Superieur Islamique (CSI).
Il a ensuite demandé l'aide de la presse dans la résolution de cette crise qui agite l'ensemble de la communauté musulmane. Selon lui «certains journalistes jouent aux pyromanes et ne s'en delassent guère, or personne n'a intérêt à ce que ce pays soit en feu»
Mr Diaby Moustapha s'est voulu légaliste donc respectueux de la laïcité de l'Etat, pour ce faire, son ambition se resumerait à un rôle d'encadrement en s'inspirant de la philosophie politique de feu Houphouet Boigny. Il a ensuite présenté son organisation comme une structure supranationale se caractérisant par une chaîne de solidarité CSI à travers le monde. En réponse aux questions de la presse sur certains problèmes brûlants de l'heure dont l'antagonisme CSI-CNI, la confusion du politique et du religieux par le CSI et les besoins immédiats de la communauté musulmane en matière d'infrastructure socio-éducative, le président du CSI s'est voulu résolument engagé désormais dans le sens d'une modernisation du système éducatif religieux, cela au nom du progrès de la communauté musulmane. Abordant le conflit CSI-CNI, il a cru s'être investi au maximum de crédit afin de ramener l'entente et la paix au sein des musulmans. La balle se trouverait dans le camp de ses «frères» du CNI, le CSI étant une maison dont les portes restent grandement ouvertes au dialogue. Quant aux inquiétudes exprimées au sujet du militantisme politique du leader religieux, Mr Diaby Moustapha a d'abord exprimé sa conception de la laïcité qui tend plutôt vers un mystère insondable car selon lui en pareille situation il a toujours su faire montre d'un dédoublement phénoménal de la personnalité : «lorsque je vais à la mosquée, je porte la toge du religieux? Aussitôt sorti de là, je m'en débarrasse pour celle du politicien». Concernant les prières à orientation politique effectuées dans les mosquées, il trouve que de telles pratiques ne sont pas en rupture de phase avec l'esprit de la laïcité et ne sont frappées par aucune limitation religieuse parce que BEDIE est le président de tous les Ivoiriens.
En réponse à la question d'un confrère qui lui demandait s'il était prêt et d'accord pour une conférence de presse contradictoire avec la participation d'Idriss Koudouss, Diaby Koweit a dit être disponible pour une telle initiative.
Cette conférence de presse a mis en exergue la maturité de l'homme politique au dépends du leader religieux. Le président du CSI s'est subtilement dérobé aux questions de la presse. Toutes les réponses ont été floues avec en prime une référence constante à la saga des Diaby et leur rôle moteur dans l'islamisation de la région d'Odienné. Seuls Freud ou Lacan seraient mieux indiqués pour décrypter ce message d'une autre époque qui a tout l'air d'un code réservé au domaine de la psychanalyse.
Mir NUR SULTAN
LA RAGE DE DIABY
Lors de sa conférence de presse le PDG du Journal YELEEN (lumière), conseiller spécial du président BEDIE pour les affaires islamiques, secrétaire général du PDCI sis de SAMATIGUILA, président du conseil supérieur islamique, le seul représentant des musulmans de Côte d'Ivoire reconnu par delà le monde, et que sais-je encore a fait honneur aux journaux ALIF et Plume libre en les invitant en apartheid dans son bureau. Les confrères restés sur place après la conférence de presse croyaient à une distribution de perdiem aux deux journaux islamiques. Que non ! Le sieur Diaby s'est donné du plaisir en déversant sa bile sur nous. En traitant les journaux ALIF et Plume libre d'être des vendus au service du CNI et de certaines personnes qu'il a traitées d'indélicates. Il est allé loin en nous menaçant de nous traduire en justice donc en prison. Que Diaby comprenne que ni les menaces, ni les intimidations, ni les tentatives de corruption ne pourront ébranler ALIF. Le journal ALIF fait son travail de façon indépendante. Nous n'attendons pas de B A T (bon à tirer) pour faire notre journal. Ce qui n'est pas le cas de la plupart des journaux de la place. Lui Diaby sait combien lui aurait coûté les différentes publi-interviews dans Jeune Afrique Economique, dans Africa International, Afrique-Asie. Et combien lui pourrait lui coûter les opérations de charme qu'il tentera de mener dans la presse locale et régionale. Comment quelqu'un de son rang par rapport à lui-même peut-il affirmer sans preuve que c'est le CNI qui nous envoie. Il est simplement dommage que ceux qui par des pratiques obscures achètent les consciences des gens pour qu'on fasse leur publicité pensent que les autres agissent sournoisement comme eux. Triste tout ça. Que Diaby se tranquillise le jour où le CNI nous achètera nous nous ferons forts de le lui dire.
OUATTARA Issouf
LE "KOWEITIEN" DECHAÎNE
Diaby KOWEIT est fâché, très fâché avec Alif et Plume libre. Après sa médiocre conférence, le confrère islamique de plume Libre et votre serviteur ont été interpellés en vue d'un entretien avec le maître des lieux dans un bureau feutré à l'abri des oreilles indiscrètes. Là, en présence d'Oustaz Kaba et de Doumbia Témoko vice-président de la JPDCI, le koweitien s'est livré à un violent réquisitoire contre les deux organes de presse précités. Prenant Mohamed Lamine Kaba à terrain, il n'a pas manqué de nous signifier que sa personne a été l'objet de diffamation et d'attaques régulières dans ces journaux islamiques. Diaby Koweit dans une menace à peine voilée nous a averti que si cette tradition perdurait il n'hésiterait pas à nous traîner devant les tribunaux. N'étant pas peut-être satisfait de l'effet psychologique sur nos personnes, il s'est montré plus conciliant en nous faisant croire que le conflit CSI - CNI se ramène à un conflit de personne. Il n'a pas hésité un instant donc à déverser sa bile sur un membre de la troïka historique responsable de l'histoire l'islam militant ici en Côte d'Ivoire. Vraiment dommage qu'un dirigeant religieux descende aussi bas dans la poubelle de prétendues révélations à caractère ordurier. Par pur souci de la décence nous oserions passer sous silence de telles énormités.
Votre serviteur et Ismael Faber de la Plume Libre ont d'abord nié en bloc ces accusations et ont rappelé à Diaby Koweit que les Journaux Islamiques soucieux d'une ligne normale stricte savent la ligne de démarcation qui sépare les personnes physiques des personnes morales. S'il y a eu attaques, elle n'ont concerné que le mode de gestion des personnes morales que sont le CSI ou le CNI. Nous ne permettront jamais que des structures religieuses servent comme organisation-instruments ou service de causes douteuses et non avouées.
Quiconque oserait prostituer l'Islam par le canal de structures bidons pareilles nous trouvera sur son chemin.
Min Noursultan
FEVRIER 1995 / RAMADAN 1415 H
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COMPLOT
ARTICLE DE JEAN KARIM FALL
ENLEVEMENT MANQUE
REPORTAGE DE J. KARIM FALL QUI A MIS LE GOUVERNEMENT DANS TOUS SES ETATS.
"C'est la deuxième fois en l'espace de quelques mois que le président du Conseil National Islamique ivoirien échappe à un enlèvement.
Jeudi soir, cinq hommes tapis dans l'obscurité ont tenté d'enlever cet homme de 47 ans baptisé Koudouss par ses partisans. Dès que le chauffeur du président du CNI accompagné du fils de ce dernier s'est présenté devant le domicile de son patron, les cinq hommes se sont engouffré dans le véhicule. Ils se sont rendus compte que l'Imam Idriss Koudouss Koné n'était pas à l'intérieur de la voiture. Ils ont relâché quelques instants plus tard leurs deux otages en les avertissant qu'ils reviendraient éliminer le président du CNI. Voilà pour les faits rapportés par des proches de l'imam". Au mois de novembre, le véhicule de l'imam avait essuyé des coups de feu dans le Nord de la Côte d'Ivoire.
Le Conseil National Islamique a manifesté à plusieurs reprises son indépendance à l'égard du pouvoir politique, refusant par exemple de prier pour le président BEDIE.
JEAN KARIM FALL - RFI
HYMNE AU DOUTE
L'enlèvement manqué d'Idriss Koudouss Koné est un précédant dangereux qui pourrait ouvrir la voie à des agissements similaires, tant il est vrai que 1995 sera l'année chargée de tous les dangers.
Qu'il est donc doux et propre de se réfugier derrière l'alibi de l'insécurité générale pour opérer en toute impunité et éliminer les «mal-pensants».
Que le karma est la trouvaille la plus géniale s'il permet, le temps d'un référendum, de nous réincarner dans la personne d'un caligula que vienne le règne de l'arbitraire et de la terreur.
Qu'il est bon d'être doté du quotient intellectuel de la performance pour faire avaler aux «masses pops» crétinisées par l'unique pensée trentenaire, tous les mensonges même les plus grossiers.
Qu'il est espiègle de naviguer sur l'océan du mal pour ensuite crier à tue tête «je condamne ! je condamne !»
Que tout cela est vraiment écoeurant et étrange si nous nous souvenons d'un certain général-timonier à la barre sur une mer en furie, un jour dans le Golf du Bénin.
Qu'il est enfin réconfortant de penser que celui vers qui se fera le retour veille au grain.
Mir Noursultan
Qui a intérêt à entretenir la confusion au sujet de l'enlèvement manqué d'Idriss Koudouss ? Le gouvernement ivoirien aurait-il réagi si la RFI n'avait pas rendu publique l'information selon laquelle le président du CNI aurait échappé à un enlèvement. Pourquoi à chaque fois qu'il s'agit de la communauté musulmane ou d'un musulman, le gouvernement s'empresse de minimiser et de mépriser la communauté. Nous avons encore en mémoire le triste souvenir de l'événement de la mosquée Banco II d'Abobo. Après moult hésitations une commission d'enquête fut mise sur pied. Résultat : le ministre OUASSENAN a plutôt accusé les musulmans d'Abobo Banco II de vandales. Ensuite tout récemment lors de l'installation de la coordination du CNI d'ODIENNE, Koudouss a échappé à un assassinat. Des gendarmes embusqués avaient tiré sur la voiture de Koudouss. Le président du CNI avait informé les autorités compétentes, mais aucun démenti, aucune réaction du gouvernement. Peut-être qu'on a estimé que ce n'était pas dangereux. Les organes d'Etat (?) si prompts à démentir les rumeurs (?) n'ont pas réagi.
Jamais des articles des médias n'ont mis hors de gong les [?] elles ne sont pas passées par quatre chemins pour le faire [?] l'intoxication et à la provocation. Dans une frénésie habituelle [?] n'ont pas donné dans la dentelle pour enfourcher la tempête [?] faits relatés par la Voie et J. Karim Fall. Pour une meilleure [?] textes mis en cause et nos analyses.
Crise de confiance entre le pouvoir et le CNI
NON A LA PROVOCATION
Dans la nuit du 12 janvier 1995, le véhicule de marque Peugeot 405 immatriculé 3901 CB 01, appartenant à El Hadj Koné Idriss Koudouss, président du Conseil National Islamique et à bord duquel se trouvait son fils, a été arraché à son chauffeur par des bandits armés.
Immédiatement alerté par le président du CNI, le Ministère de la Sécurité et les Forces de police ont tout mis en oeuvre pour faire échec aux malfaiteurs. C'est ainsi que le fils du dignitaire religieux et son chauffeur son aujourd'hui sains et saufs.
Quant au véhicule, il a été retrouvé le lendemain 13 janvier, totalement dépouillé de ses accessoires, à Abobo derrière rails.
Suite à ce regrettable acte purement crapuleux dont la nature est rigoureusement combattue par nos forces de sécurités, le gouvernement s'étonne et s'indigne de l'exploitation politicienne et tendancieuse qui en a été faite par certains médias tels que RFI et «La Voie».
Il convient de rappeler que le Chef de l'Etat a toujours accordé une importance particulière à la sécurité des biens et des personnes.
C'est ainsi qu'il a notamment :
- mis en place un comité interministériel spécialement chargé des problèmes de sécurité
LE KIDNAPPING MANQUE DES [...]
Pourquoi ? On n'en sait rien. Et pourquoi ce regain d'intérêt d'informer objectivement (?) quand on sait que ces médias ne rapportent que ce qui arrangent leurs patrons. Nous avons des inquiétudes pour notre vie et pour la façon dont les autorités abordent les problèmes quand il s'agit des musulmans.
INQUIETUDE
Il faut arrêter de prendre les Ivoiriens pour des imbéciles en général et les musulmans pour des analphabètes. Le communiqué du gouvernement écrit certainement à la hâte renferme des contradictions flagrantes. Tenez par exemple voici ce que le communiqué dit : « Immédiatement alerté par le président du CNI, le Ministre de la Sécurité et les forces de police ont tout mis en oeuvre pour faire échec aux malfaiteurs. C'est ainsi que le fils du dignitaire religieux et son chauffeur sont sains et saufs. Quand au véhicule, il a été retrouvé le lendemain 13 janvier, totalement dépouillé de ses accessoires à Abobo derrière rails... ». Ces phrases appellent des réflexions : Si le ministre de la sécurité et les forces de la police ont tout mis en oeuvre pour faire échec aux bandits comment se fait-il que c'est le lendemain 13 janvier que la voiture a été retrouvée. Pourquoi au moment de faire échec aux bandits n'ont-ils pas réussi à les appréhender et récupérer le véhicule ? Comment ont-ils fait échec aux bandits immédiatement ? Très souvent les journaux nous rapportent les différentes prouesses de nos policiers. Et puis notre enquête nous a permis de savoir que le chauffeur et le fils de [...]
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COMPLOT
gong les autorités ivoiriennes. Comme à leur habitude, le faire savoir aux journaux impliqués. Elles ont crié à la tempête de la démagogie pour essayer de minimiser les effets. Comme partout ailleurs, la lutte contre le grand banditisme pour laquelle le gouvernement réaffirme sa grande détermination est une opération de longue haleine.
Il apparaît donc que le Chef de l'Etat, S.E.M. Henri Konan Bédié, garant de la sécurité nationale ne saurait en aucun cas tolérer les actes de banditisme. Il convient de souligner que toute l'action qu'il mène à la tête de l'Etat ivoirien vise notamment à maintenir la concorde, la paix et la solidarité entre toutes les composantes de la Nation sans distinction d'ethnie, de race, de religion ou de sensibilité politique.
Par ailleurs, en tant que Chef de l'Etat de la République laïque de Côte d'Ivoire respectant scrupuleusement la liberté des cultes, il ne saurait imposer des prières à qui que ce soit, fussent-elles demandées à son intention.
En conséquence, le gouvernement invite la population à rester sereine et vigilante devant ces actes de provocation et de désinformation qui se répètent assez souvent au niveau de ces médias dont l'objectif est de perturber l'ordre public et le climat de paix sociale si cher aux Ivoiriens.
L'ARTICLE DE LA VOIE QUI A MIS LE GOUVERNEMENT HORS DE LUI-MÊME
CONSEIL NATIONAL ISLAMIQUE (CNI)
Le président Idriss Koudouss échappe à un enlèvement
Le Président du Conseil National Islamique (CNI), El Hadj Idriss Koudouss a échappé de justesse jeudi dernier, dans la soirée, à un enlèvement à Yopougon.
Quatre individus armés non identifiés ont tenté, jeudi dernier, dans la soirée à Port-Bouët II à Yopougon d'enlever le président du Conseil National Islamique, El Hadj Idriss Koné Koudouss. L'enlèvement n'a pas eu lieu après le guet des ravisseurs aux abords de la mosquée de Port-Bouët, où heureusement le président du CNI qui s'y trouvait un peu plus tôt en compagnie de fidèles musulmans, avait déjà quitté la mosquée. Les malfaiteurs déçus d'avoir échoué ont aussitôt pris en otage l'enfant du président du CNI qui se trouvait aux environs de la mosquée située non loin de son domicile. Ils l'ont relâché ensuite, après avoir juré d'avoir «la peau» du président du CNI. En attendant d'avoir des informations plus précises sur cette tentative d'enlèvement et surtout les mobiles qui ont inspiré un tel acte, il faut rappeler que c'est la seconde fois que le président du CNI est victime d'un attentat.
La tentative d'enlèvement n'a jusqu'à présent été revendiquée par aucune organisation islamique de Côte d'Ivoire ou par des personnes se réclamant de telle ou telle institution musulmane.
Nous y reviendrons.
La VOIE n° 993 du 14-15 Janvier 95
CNI : un silence qui dérange
Depuis bientôt cinq ans, à la faveur du multipartisme, leaders politiques, syndicaux et même religieux n'hésitent pas à faire parler d'eux.
C'est devenu coutumier que d'organiser une rentrée politique. Dans le seul but d'ameuter la presse pour lui donner quelques informations à «croquer».
C'est donc contrairement à cette habitude que certains confrères ne comprennent pas que le CNI de son côté refuse de se prêter à ce jeu de déclarations intempestives et de protocolaires conférences de presse.
Certains d'entre eux n'ont pas hésité à tenter de faire la morale à Koudouss et ses collaborateurs. A ceux-là nous voudrions tout simplement rafraîchir la mémoire en leur disant que la première interview de Konan Bédié a été accordée au «Réveil-Hebdo».
Tous les Ivoiriens que nous sommes connaissons les raisons de ce choix.
Le plus cuisant des échecs pour le pouvoir BEDIE c'est bien sûr de ne pas savoir ce que les responsables du CNI ont sur leur coeur. Dans la mesure ces derniers ne parlent pas du tout. En tout cas pas de la manière dont les autres veulent cela, pose un problème d'analyse, de projection et de dispositions. A défaut de déclarations de la part du CNI, une étude spéciale est effectuée sur les sermons du vendredi de l'imam Koudouss.
Finalement, tout le monde veut que le CNI et tous ses responsables parlent. Comme le disait koudouss «A force de crier au loup on va fabriquer des loups». Ils veulent que le CNI parle. Mais heureusement que ce n'est pas leur volonté qui doit être suivie. Seul Dieu pourra nous guider et permettre à nos responsables de parler.
SHYHABO DIOP
échecs pour le pouvoir
E DES FORCES OBSCURES
Koudouss ont eu la vie sauve grâce à ALLAH. Avant d'être abandonnés devant la pharmacie le phénix, ils ont été battus. Alors à quel moment la police a-t-elle intervenu pour faire échec aux bandits. Est-ce faire échec, c'est laisser partir les bandits ? Aidez-nous à nous comprendre cela. Avait-on besoin de ressasser à chaque fois qu'il y a ces genres de problèmes que le gouvernement ne dort pas et qu'il veille sur la sécurité des biens et des personnes. Le meilleur remède de lutter contre le banditisme grandissant c'est de mettre en place une véritable politique de formation et d'emplois. Faire l'effort d'être équitables. Sinon le banditisme ira en crescendo. Regardez le nombre d'enfants déscolarisés, les enfants de la rue et dans la rue. Ce sont des lendemains incertains qui nous attendent. Au lieu de cela l'on "pinaille" sur les problèmes bassement politiciens et mercantiles à savoir la multisécularité des origines des uns et des autres.
QUEL OBJECTIF ?
En voulant tuer Koudouss quel objectif poursuivent les commanditaires ?
Peut être qu'en tuant Koudouss ils espèrent décapiter le CNI. Mais il faut qu'ils sachent que Koudouss en lui-même n'est rien. Il est l'incarnation de la volonté populaire d'une grande partie de la communauté musulmane. Cette volonté qui refuse l'amalgame entre le folklore islam de certaines personnes avec l'Islam dépouillé de tous les gris-gris. Elle refuse son usage égoïste à des fins politiciennes.
HAINE GRATUITE
Pourquoi cette haine gratuite de certains journalistes de Fraternité Matin ? Pourquoi à chaque fois qu'il s'agit de Jean Karim Fall l'on insiste sur sa nationalité (franco-sénégalaise). Sa nationalité a-t-elle quelque chose à avoir avec ses écrits ? Est-il nécessaire de rappeler sa nationalité à chaque instant de son existence. Est-ce que Lambert Kouassi ou autre précise t-il leur ivoirité multiséculaire à chaque fois qu'il veut écrire ses articles ?
Alors arrêtez ces mesquineries de bas étage.
Marouf Yéo
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LE MOIS DE RAMADAN :
Son importance
Chers frères et sœurs en Islam
ASSALAMALEIKOUM : SON IMPORTANCE
Aujourd'hui nous allons méditer sur le verset 185 de la Sourate 2 du Coran.
Dieu dit : «C'est dans le mois de Ramadan qu'on a fait descendre le Coran, comme guidee pour les gens, et en preuves de guider et de discernement».
Le mois de Ramadan doit attirer l'attention des croyants sur les faits suivants :
1) Le mois de Ramadan est le mois de la révélation du Coran. Dieu dit à Mohammed (PSL) et à tous les musulmans sincères :
«Lis, par le nom de ton Seigneur qui a créé». Coran 96 : 1.
Le Seigneur nous demande ici de lire à son nom, d'agir à son nom. Il ne nous demande pas de lire, d'écrire et d'agir au nom des Seigneurs de ce monde ou au nom d'un chef d'Etat.
N'est pas homme de Dieu, celui qui reçoit des lois, d'un autre que Dieu.
«Auront-ils des co-dieux qui, en matière de religion, leur tracent le chemin ?» Coran 42 : 21.
Il est nécessaire donc, avant de vouloir instaurer une société musulmane qui repose sur l'unicité de Dieu, d'oeuvrer pour libérer les individus de toute autre adoration sous toutes les formes, ce quelles qu'elles soient, sauf de celle de Dieu. C'est l'ensemble de ces individus libérés de la domination de leurs semblables, qui constitue la société musulmane, autrement dit, une société qui symbolise la nation d'«Il n'y a pas de Dieu qu'Allah et Mohammed est son envoyé - messager».
2) Mois de la nomination du Prophète Mohammed (PSL).
C'est dans le mois de carême que Mohammed a été choisi par Allah le tout puissant pour diriger la plus importante communauté de la planète, la Umma Al Islamiyaat.
Ce choix est historique et émane du créateur du monde :
Mohammed n'est père d'aucun de vos hommes, mais messager de Dieu et sceau des prophètes.
Et Dieu demeure savant de tout».
Coran 33 - 40.
Oui ! Mohammed est un homme de Dieu, un Imam, donc au dessus de tous les partis politiques de ce monde ici bas et de l'au delà. Il ne va pas se mêler au mensonge et au désordre.
«Et lui, (le paraclet) une fois venu, il établira la culpabilité du monde en fait de péché... en fait de justice et en fait de jugement». Jean 16 : 8 - 9.
Oui ! Un homme de Dieu doit se faire respecter. Il ne doit pas se laisser acheter la conscience, la dignité, l'honneur. Que les paquets de sucre ne t'engagent pas dans un parti politique où il y a le mensonge, le manque de promesse. Il ne marchera pas pour un parti politique, ni ne s'engagera à soutenir un régime. Il veillera à ce que seule la paix et la justice triomphe.
A suivre prochain numéro.
NB = Paraclet : le loué Mohammed.
LA RETRAITE SPIRITUELLE :
COMMENT FAIRE LA RETRAITE SPIRITUELLE PENDANT LE MOIS DE RAMADAN.
DES SIX REGLES TRADITIONNELLES EN MATIERE DE JEUNE
1 - Retarder le repas du petit matin (sahûr) (juste avant la limite de l'aube).
2 - S'empresser de rompre avec des dattes ou de l'eau avant la prière du couchant.
3 - Cesser de se curer les dents après midi.
4 - Pratiquer la libéralité (jud) pendant le mois de Ramadan, à cause des vertus de l'aumône purificatrice (Zakat).
5 - S'adonner à l'étude du Coran.
6 - Observer la retraite spirituelle (i'Tikaf) à la mosquée, pendant la dernière décade du mois, conformément à la pratique habituelle de l'Envoyé d'Allah - sur lui grâce et la paix.
«Lorsque la dernière décade du mois était venue, il pliait sa natte ou sa couche, serrait sa ceinture, s'appliquait avec assiduité [à cette pratique d'adoration] et le faisait faire à sa famille ! ».
C'est dire qu'il s'adonnait continuellement à cette pratique en raison de la présence, pendant cette période, de la Nuit du Destin (layat al qadr).
La manière la plus répandue de procéder à cette retraite spirituelle consiste à veiller [de préférence] les jours impairs de la dernière décade du mois ou, ce qui revient presque au même, les première, troisième, cinquième et septième nuits. L'accomplissement de la retraite spirituelle pendant tout ce mois est préférable.
Si l'on a fait le voeu d'une telle retraite spirituelle pendant tout ce mois est préférable.
Si l'on a fait le voeu d'une telle retraite continue, ou si on s'y est proposé, la continuité est interrompue par les sorties [hors de la mosquée] qui ne présentent pas un caractère de nécessité absolue, comme 1) d'aller au chevet d'un malade, de prêter témoignage, d'assister à un enterrement, de faire des visites, ou de renouveler la purification. La continuité n'est pas interrompue si l'on sort pour les besoins naturels, ou pour faire la petite ablution dans le lieu [réservé à cet usage]. Il ne convient pas que la personne qui s'est vouée à cette condition s'occupe d'autre chose. «Le prophète - sur lui la grâce et la paix - ne sortait que pour les besoins de l'homme et ne s'informait des malades qu'en passant».
La continuité de la retraite spirituelle est rompue du fait de l'union sexuelle et non par le baiser. Il n'y a pas d'inconvénient à se parfumer à la mosquée, à y contracter mariage, ni à y manger ou dormir, ni à s'y laver les mains dans un récipient, car tout cela est nécessaire pour l'accomplissement ininterrompu de cette retraite.
La continuité n'est pas détruite par la modification de certaines choses du corps. C'est ainsi que le Prophète - sur lui la grâce et la paix - «approchait sa tête de 'Aisha, son épouse - qu'Allâh soit satisfait d'elle - qui le peignait alors qu'elle se tenait dans la pièce [où il faisait sa retraite]».
Toutes les fois que l'on sort par nécessité et qu'on revient à la mosquée, il est bon de renouveler l'intention, sauf dans le cas où l'on avait décidé initialement de pratiquer dix jours de retraite par exemple. Mais, dans tous les cas, il est plus méritoire de renouveler l'intention.
MERITE DES BONNES OEUVRES PENDANT LE RAMADAN
Mérite des bonnes oeuvres pendant le mois de Ramadan
Vu le mérite de Ramadan, toute bonne oeuvre accomplie en cette période acquiert une valeur exceptionnelle telle que :
1 - La charité
Le Prophète (S.B. sur lui) dit :
- La meilleure charité est celle accomplie pendant Ramadan. (Tirmidy)
- Qui donne à quelqu'un de quoi rompre le jeûne bénéficie d'une récompense égale à celle de celui qui jeûne sans la diminuer...
-Qui donne à manger ou à boire à quelqu'un qui jeûne, d'un bien licitement acquis, les anges ne cessent de prier pour lui durant Ramadan. L'archange Gabriel prie pour lui la nuit du Destin.
Le prophète (S.B. sur lui) était le plus généreux des humains et plus encore en Ramadan quand Gabriel venait le voir.
2 - La prière de nuit de Ramadan
Le Prophète (S.B. sur lui) dit :
- A qui se lève pour prier pendant les nuits de Ramadan, avec foi et en comptant sur la récompense divine, Dieu pardonne ses fautes passées.
Le Prophète (S.B. sur lui) veillait les nuits de Ramadan. A la dernière décade, il réveillait toute sa famille, ceux qui étaient capables de prier, grands et petits.
3 - La lecture du Coran
Le Prophète (S.B. sur lui) redoublait la récitation du Coran, pendant le mois de Ramadan. Gabriel descendait réciter avec lui. Pendant les prières de Ramadan, le Prophète (S.B. sur lui) prolongeait plus que d'habitude ses récitations. Hodhefa lit la prière avec lui une nuit. Le Prophète (S.B. sur lui) lut les sourates : La Vache - La famille d'Omran et Les Femmes. Il s'arrêtait à chaque verset comportant une menace pour demander protection. Il fit ainsi deux rak'a et voici que Bilal vint lui annoncer la prière de l'aube.
Le Prophète (S.B. sur lui) dit :
- Le jeûne et la prière de Ramadan intercéderont pour l'homme le Jour de la Résurrection.
Le jeûne dira : Seigneur ! je l'ai empêché de boire et manger pendant le jour.
Le Coran dira : Seigneur ! je l'ai empêché de dormir la nuit.
Accepte notre intercession pour lui ! (Ahmed e Nassa'ï)
4 - La retraite spirituelle
Elle consiste à garder la mosquée dans un esprit de dévotion pour plaire à Dieu.
Le Prophète (S.B. sur lui) a fait la retraite la dernière décade de Ramadan et ne cessa de la pratiquer jusqu'à sa mort. Il dit :
- Ma mosquée est le refuge de tout homme pieux.
Dieu a promis à celui qui y fait sa retraite de lui accorder sérénité et miséricorde, de le faire traverser le «Sirate» - pont jeté sur l'Enfer - pour le faire parvenir à A a Grace, au Paradis.
5 - L'Omra - petit pèlerinage.
C'est la visite de la Maison Sacrée de Dieu pour y accomplir les tournées rituelles et marche entre Safa et Marwa(1).
Le Prophète (S.B. sur lui) dit :
- une Omra pendant Ramadan vaut un grand pèlerinage en ma compagnie.
- L'Omra est absolutoire durant le temps qui la sépare de l'Omra suivante.
Comment établir le 1er Ramadan ?
Ramadan s'annonce par l'un des faits suivants :
1 : Quand le nombre de jours du mois de Chaabane précédant Ramadan atteint 30 jours. Le 31ème est sans contredit le 1er Ramadan.
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RAMADAN
LA NUIT DU DESTIN
LAYLATOU-L-QADR OU LA NUIT DU DESTIN
«Oui, nous avons fait descendre ceci, la nuit de la détermination. Et qui te dira ce qu'est la nuit de la destination ? La nuit de la Détermination est meilleure que mille mois ! ...»
L'Imam Sâdiq (PSL) sixième Imam Shiite raconte l'avis du Prophète (PSL) a Mina sur la nuit du destin.
«Le Prophète est entré dans la mosquée et a dit aux gens, dans son discours, après avoir fait la louange de Dieu : «vous me demandez ce qu'est la nuit du destin». «Je ne connais pas moi-même, les détails de la nuit du destin ; mais sachez que si quelqu'un conçoit le mois de Ramadan et est sain et sauf, s'il jeûne le jour et fait des invocations le soir, s'il fait attention à ses prières et se dépêche pour la prière du Vendredi, puis s'il conçoit la fête du mois de Ramadan, cette personne aura conçu la nuit du destin et elle atteindra la récompense de son Dieu»
La nuit du destin est une nuit célébrée a une certaine date du mois de Ramadan (différente suivant les écoles religieuses) et considérée comme la nuit pendant laquelle Dieu décidera du sort de chaque être humain pour l'année à venir jusqu'au prochain mois de Ramadan. Les musulmans la passent en prières et en invocations. C'est au cours de cette nuit que les musulmans feront toutes leurs demandes à Dieu c'est au cours de cette nuit qu'ils présenteront leurs voeux les plus chers.
Mais comme le Coran le dit dans le verset 3 de la sourate 97 et comme l'Eminent Prophète (PSL) l'a dit dans le hadith précédent, la nuit du destin est meilleure que mille mois et pour bénéficier des grâces divines qui descendront sur la terre en cette nuit, le croyant ne devra pas seulement se reposer sur ses prières et ses invocations en cette nuit particulière, mais il devra attendre son destin proprement dit en fonction de la «hauteur» à laquelle il se sera élevé pendant tout le mois de Ramadan.
Le Prophète a aussi dit : «Quiconque accomplit une bonne action, pendant le mois de Ramadan, est susceptible de remplir ses obligations pendant les autres mois de l'année. Et quiconque remplit une obligation sera récompensé de la même façon que quelqu'un qui l'aura remplie 70 fois pendant le reste de l'année»
Le croyant doit donc retrouver, pendant ce mois béni, sa vraie identité religieuse, afin que Dieu le guide dans son droit chemin et le couvre de Ses bienfaits, aussi bien sur la terre que dans l'au-delà.
LA ZAKAT EL FITR
ZAKAT EL -FITR (Rupture du Jeûne) :
Cette aumône est une «Sunna» très recommandées et incombe à tout musulman. Ben Omar dit :
- Le Prophète (S.B. sur lui) a institué la Zakat d'El-Fitr - Rupture du Jeûne de Ramadan- de la valeur d'un Saa de datte ou d'orge (environ 2,50 l), due par tout musulman, libre ou esclave, grand ou petit, homme ou femme.
SON BUT :
Elle purifie l'âme de celui qui l'aurait souillée pendant le jeûne, tel que bavardage et propos obscène. Elle procure au pauvre de quoi manger le jour de l'Aïd et de s'abstenir de quémander. Ben Abbès dit :
- Le Prophète (S.B. sur lui) a institué la Zakat El-Fitr pour purifier l'âme du bavardage et des paroles licencieuses et pour donner à manger aux pauvres. (Abou Daoud, Ibnou Maja & Ha'kim)
ZAKAT EL-FITR quantité et nature
Sa quantité est évaluée à un «Saa», mesure par quatre fois la contenance des deux mains (environ 2,5 kg) de la nourriture la plus généralement en usage dans la région, tels que blé, orge, dattes, riz, raisin sec, fromage, etc.
Abou Saïd dit : - Du vivant du Prophète (S.B. sur lui) nous acquittons de la Zakat El-Fitr à raison d'un Saa' de blé, d'orge, de fromage ou de raison sec pour chaque membre de la famille : famille, grande ou petit, libre ou esclave. (B. & M.) Il n'est pas permis de la donner en dehors des produits alimentaires, même de l'argent qu'en cas de nécessité. Il n'a pas été rapporté que le Prophète (S.B. sur lui) l'eût accomplie en espèces, ses compagnons non plus.
A PARTIR DE QUAND ZAKAT EL-FITR DEVIENT OBLIGATOIRE ET QUAND FAUT-IL LA DONNER ?
Elle devient obligatoire dès la veille de la fête de l'aïd.
Quand au moment de sa remise il est comme suit :
- Un temps admissible où il est possible de remettre cette Zakat un jour ou deux avant l'Aïd.
LA ZAKAT
- Un temps obligatoire préférentiel : c'est le jour même de l'Aïd depuis l'aube jusqu'avant l'accomplissement de la prière. C'est la recommandation du prophète (S.B. sur lui). Ben Abbès dit :
Le Prophète (S.B. sur lui a institué cette Zakat comme purificatrice du bavardage et des propos indécents et pour donner à manger aux pauvres. Celui qui s'en acquitte avant la prière, elle sera pour lui agréée comme Zakat El Fitr, mais livrée après la prière, elle sera considérée comme une simple aumône.
- Un temps obligatoire d'acquittement qui s'étend de l'accomplissement de la prière à l'infini.
A QUI DONNER CETTE ZAKAT :
C'est une aumône à donner comme toutes les autres, mais les pauvres y sont prioritaires, car le prophète (S.B. sur lui) dit : Epargnez leur la mendicité le jour de l'Aïd.
De ce fait, les indigents y ont plus droit et on ne peut l'attribuer ailleurs que s'ils font défaut, ou qu'il y ait plus de nécessiteux qu'eux ou que d'autres catégories en aient plus grand besoin.
REMARQUE
1 - La femme riche peut remettre sa Zakat à son mari pauvre et non le contraire, car elle est à sa charge.
2 - Le pauvre qui n'a rien à manger ce jour-là est dispensé de cette aumône, Dieu ne charge nulle âme au-dessus de ses moyens.
3 - Celui qui a une partie de nourriture, même petite, excédent celle de la journée de l'Aïd, peut la donner en Zakat. Elle lui suffit. Dieu dit : - Craignez Dieu autant que vous le pouvez. (64 - La Déconvenue - 16)
4 - Il est admis de partager une aumône entre plusieurs personnes et de remettre plusieurs aumône à un seul pauvre. La loi n'a pas fait de restriction.
5 - Le musulman doit donner la Zakat du «Fitr» là où il se trouve .
6 - Il n'est permis de le transférer que par nécessité. IL suit alors la règle générale de l'aumône.
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RAMADAN
* Légende : Heure du début du Jeûne : signifie l'heure au-delà de laquelle on ne peut plus manger son SAOUR ou son repas nocturne, sous peine de nullité du jeûne de RAMADAN.
HORAIRES DU DEBUT ET DE RUPTURE DU JEUNE DE RAMADAN
| | | | VILLE D'ABENGOUROU | | VILLE D'ABIDJAN | |
| :--- | :--- | :--- | :--- | :--- | :--- | :--- |
| FEVRIER | JOURS | RAMADAN | HEURE DU DEBUT | HEURE DE DE RUPTURE | HEURE DU DEBUT | HEURE DE RUPTURE |
| 1 | MER | 1 | 5 H 02 | 18 H 23 | 5 H 02 | 18 H 26 |
| 2 | JEU | 2 | 5 H 02 | 18 H 23 | 5 H 02 | 18 H 26 |
| 3 | VEN | 3 | 5 H 02 | 18 H 23 | 5 H 02 | 18 H 27 |
| 4 | SAM | 4 | 5 H 02 | 18 H 23 | 5 H 02 | 18 H 27 |
| 5 | DIM | 5 | 5 H 02 | 18 H 24 | 5 H 02 | 18 H 27 |
| 6 | LUN | 6 | 5 H 02 | 18 H 24 | 5 H 02 | 18 H 27 |
| 7 | MAR | 7 | 5 H 02 | 18 H 24 | 5 H 02 | 18 H 28 |
| 8 | MER | 8 | 5 H 02 | 18 H 24 | 5 H 02 | 18 H 28 |
| 9 | JEU | 9 | 5 H 02 | 18 H 24 | 5 H 02 | 18 H 28 |
| 10 | VEN | 10 | 5 H 02 | 18 H 25 | 5 H 02 | 18 H 28 |
| 11 | SAM | 11 | 5 H 01 | 18 H 25 | 5 H 02 | 18 H 28 |
| 12 | DIM | 12 | 5 H 01 | 18 H 25 | 5 H 02 | 18 H 28 |
| 13 | LUN | 13 | 5 H 01 | 18 H 25 | 5 H 02 | 18 H 28 |
| 14 | MAR | 14 | 5 H 01 | 18 H 25 | 5 H 01 | 18 H 29 |
| 15 | MER | 15 | 5 H 01 | 18 H 25 | 5 H 01 | 18 H 29 |
| 16 | JEU | 16 | 5 H 01 | 18 H 26 | 5 H 01 | 18 H 29 |
| 17 | VEN | 17 | 5 H 00 | 18 H 26 | 5 H 01 | 18 H 29 |
| 18 | SAM | 18 | 5 H 00 | 18 H 26 | 5 H 01 | 18 H 29 |
| 19 | DIM | 19 | 5 H 00 | 18 H 26 | 5 H 00 | 18 H 29 |
| 20 | LUN | 20 | 5 H 00 | 18 H 26 | 5 H 00 | 18 H 29 |
| 21 | MAR | 21 | 4 H 59 | 18 H 26 | 5 H 00 | 18 H 29 |
| 22 | MER | 22 | 4 H 59 | 18 H 26 | 5 H 00 | 18 H 29 |
| 23 | JEU | 23 | 4 H 59 | 18 H 26 | 5 H 00 | 18 H 29 |
| 24 | VEN | 24 | 4 H 58 | 18 H 26 | 4 H 59 | 18 H 29 |
| 25 | SAM | 25 | 4 H 58 | 18 H 26 | 4 H 59 | 18 H 29 |
| 26 | DIM | 26 | 4 H 58 | 18 H 26 | 4 H 59 | 18 H 29 |
| 27 | LUN | 27 | 4 H 57 | 18 H 26 | 4 H 58 | 18 H 29 |
| 28 | MAR | 28 | 4 H 57 | 18 H 26 | 4 H 58 | 18 H 29 |
| MARS | MARS | MARS | MARS | MARS | MARS | MARS |
| 1 | MER | 29 | 4 H 57 | 18 H 26 | 4 H 58 | 18 H 29 |
| 2 | JEU | 30 | 4 H 56 | 18 H 25 | 4 H 57 | 18 H 29 |
| | | | VILLE DE DALOA | | VILLE DE KORHOGO | |
| :--- | :--- | :--- | :--- | :--- | :--- | :--- |
| FEVRIER | JOURS | RAMADAN | HEURE DU DEBUT | HEURE DE RUPTURE | HEURE DU DEBUT | HEURE DE RUPTURE |
| 1 | MER | 1 | 5 H 14 | 18 H 34 | 5 H 14 | 18 H 28 |
| 2 | JEU | 2 | 5 H 14 | 18 H 35 | 5 H 14 | 18 H 28 |
| 3 | VEN | 3 | 5 H 14 | 18 H 35 | 5 H 14 | 18 H 28 |
| 4 | SAM | 4 | 5 H 14 | 18 H 35 | 5 H 14 | 18 H 29 |
| 5 | DIM | 5 | 5 H 14 | 18 H 35 | 5 H 14 | 18 H 29 |
| 6 | LUN | 6 | 5 H 14 | 18 H 36 | 5 H 14 | 18 H 29 |
| 7 | MAR | 7 | 5 H 14 | 18 H 36 | 5 H 14 | 18 H 30 |
| 8 | MER | 8 | 5 H 14 | 18 H 36 | 5 H 14 | 18 H 30 |
| 9 | JEU | 9 | 5 H 14 | 18 H 36 | 5 H 13 | 18 H 30 |
| 10 | VEN | 10 | 5 H 14 | 18 H 36 | 5 H 13 | 18 H 30 |
| 11 | SAM | 11 | 5 H 14 | 18 H 37 | 5 H 13 | 18 H 31 |
| 12 | DIM | 12 | 5 H 13 | 18 H 37 | 5 H 13 | 18 H 31 |
| 13 | LUN | 13 | 5 H 13 | 18 H 37 | 5 H 13 | 18 H 31 |
| 14 | MAR | 14 | 5 H 13 | 18 H 37 | 5 H 12 | 18 H 31 |
| 15 | MER | 15 | 5 H 13 | 18 H 37 | 5 H 12 | 18 H 32 |
| 16 | JEU | 16 | 5 H 13 | 18 H 37 | 5 H 12 | 18 H 32 |
| 17 | VEN | 17 | 5 H 12 | 18 H 37 | 5 H 11 | 18 H 32 |
| 18 | SAM | 18 | 5 H 12 | 18 H 38 | 5 H 11 | 18 H 32 |
| 19 | DIM | 19 | 5 H 12 | 18 H 38 | 5 H 11 | 18 H 32 |
| 20 | LUN | 20 | 5 H 12 | 18 H 38 | 5 H 10 | 18 H 32 |
| 21 | MAR | 21 | 5 H 11 | 18 H 38 | 5 H 10 | 18 H 33 |
| 22 | MER | 22 | 5 H 11 | 18 H 38 | 5 H 10 | 18 H 33 |
| 23 | JEU | 23 | 5 H 11 | 18 H 38 | 5 H 09 | 18 H 33 |
| 24 | VEN | 24 | 5 H 11 | 18 H 38 | 5 H 09 | 18 H 33 |
| 25 | SAM | 25 | 5 H 10 | 18 H 38 | 5 H 09 | 18 H 33 |
| 26 | DIM | 26 | 5 H 10 | 18 H 38 | 5 H 08 | 18 H 33 |
| 27 | LUN | 27 | 5 H 09 | 18 H 38 | 5 H 08 | 18 H 33 |
| 28 | MAR | 28 | 5 H 09 | 18 H 38 | 5 H 07 | 18 H 33 |
| MARS | MARS | MARS | MARS | MARS | MARS | MARS |
| 1 | MER | 29 | 5 H 09 | 18 H 38 | 5 H 07 | 18 H 33 |
| 2 | JEU | 30 | 5 H 09 | 18 H 38 | 5 H 07 | 18 H 33 |
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RAMADAN
LENGENDE heure de rupture du jeûne : signifie l'heure a laquelle le fidèle doit rompre son jeûne conformément à l'hadith du prophète Muhammad (SAW) : "on ne cesse d'être dans la bonne voie tant qu'on s'empresse de rompre le jeûne". Rompre le jeûne avant la prière du Maghreb avec des dattes ou avec une gorgée d'eau
HORAIRES DU DEBUT ET DE RUPTURE DU JEUNE DE RAMADAN
| | | | VILLE DE MAN | | VILLE D'ODIENNE | |
| :--- | :--- | :--- | :--- | :--- | :--- | :--- |
| FEVRIER | JOURS | RAMADAN | HEURE DU DEBUT | HEURE DE RUPTURE | HEURE DU DEBUT | HEURE DE RUPTURE |
| 1 | MER | 1 | 5 H 20 | 18 H 38 | 5 H 22 | 18 H 35 |
| 2 | JEU | 2 | 5 H 20 | 18 H 39 | 5 H 22 | 18 H 36 |
| 3 | VEN | 3 | 5 H 20 | 18 H 39 | 5 H 22 | 18 H 36 |
| 4 | SAM | 4 | 5 H 20 | 18 H 39 | 5 H 22 | 18 H 36 |
| 5 | DIM | 5 | 5 H 20 | 18 H 39 | 5 H 22 | 18 H 37 |
| 6 | LUN | 6 | 5 H 20 | 18 H 40 | 5 H 22 | 18 H 37 |
| 7 | MAR | 7 | 5 H 19 | 18 H 40 | 5 H 21 | 18 H 37 |
| 8 | MER | 8 | 5 H 19 | 18 H 40 | 5 H 21 | 18 H 38 |
| 9 | JEU | 9 | 5 H 19 | 18 H 40 | 5 H 21 | 18 H 38 |
| 10 | VEN | 10 | 5 H 19 | 18 H 41 | 5 H 21 | 18 H 38 |
| 11 | SAM | 11 | 5 H 19 | 18 H 41 | 5 H 21 | 18 H 38 |
| 12 | DIM | 12 | 5 H 19 | 18 H 41 | 5 H 20 | 18 H 39 |
| 13 | LUN | 13 | 5 H 19 | 18 H 41 | 5 H 20 | 18 H 39 |
| 14 | MAR | 14 | 5 H 18 | 18 H 41 | 5 H 20 | 18 H 39 |
| 15 | MER | 15 | 5 H 18 | 18 H 41 | 5 H 20 | 18 H 39 |
| 16 | JEU | 16 | 5 H 18 | 18 H 42 | 5 H 19 | 18 H 39 |
| 17 | VEN | 17 | 5 H 18 | 18 H 42 | 5 H 19 | 18 H 40 |
| 18 | SAM | 18 | 5 H 17 | 18 H 42 | 5 H 19 | 18 H 40 |
| 19 | DIM | 19 | 5 H 17 | 18 H 42 | 5 H 18 | 18 H 40 |
| 20 | LUN | 20 | 5 H 17 | 18 H 42 | 5 H 18 | 18 H 40 |
| 21 | MAR | 21 | 5 H 17 | 18 H 42 | 5 H 18 | 18 H 40 |
| 22 | MER | 22 | 5 H 16 | 18 H 42 | 5 H 17 | 18 H 40 |
| 23 | JEU | 23 | 5 H 16 | 18 H 42 | 5 H 17 | 18 H 40 |
| 24 | VEN | 24 | 5 H 16 | 18 H 42 | 5 H 17 | 18 H 41 |
| 25 | SAM | 25 | 5 H 15 | 18 H 42 | 5 H 16 | 18 H 41 |
| 26 | DIM | 26 | 5 H 15 | 18 H 42 | 5 H 16 | 18 H 41 |
| 27 | LUN | 27 | 5 H 15 | 18 H 42 | 5 H 15 | 18 H 41 |
| 28 | MAR | 28 | 5 H 14 | 18 H 42 | 5 H 15 | 18 H 41 |
| MARS | MARS | MARS | MARS | MARS | MARS | MARS |
| 1 | MER | 29 | 5 H 14 | 18 H 42 | 5 H 15 | 18 H 41 |
| 2 | JEU | 30 | 5 H 13 | 18 H 42 | 5 H 14 | 18 H 41 |
| | | | VILLE DE SAN PEDRO | | VILLE DE YAMOUSSOUKRO | |
| :--- | :--- | :--- | :--- | :--- | :--- | :--- |
| FEVRIER | JOURS | RAMADAN | HEURE DU DEBUT | HEURE DE RUPTURE | HEURE DU DEBUT | HEURE DE RUPTURE |
| 1 | MER | 1 | 5 H 12 | 18 H 38 | 5 H 09 | 18 H 30 |
| 2 | JEU | 2 | 5 H 13 | 18 H 38 | 5 H 09 | 18 H 30 |
| 3 | VEN | 3 | 5 H 13 | 18 H 38 | 5 H 09 | 18 H 30 |
| 4 | SAM | 4 | 5 H 13 | 18 H 38 | 5 H 09 | 18 H 30 |
| 5 | DIM | 5 | 5 H 13 | 18 H 39 | 5 H 09 | 18 H 31 |
| 6 | LUN | 6 | 5 H 13 | 18 H 39 | 5 H 09 | 18 H 31 |
| 7 | MAR | 7 | 5 H 12 | 18 H 39 | 5 H 09 | 18 H 31 |
| 8 | MER | 8 | 5 H 12 | 18 H 39 | 5 H 09 | 18 H 31 |
| 9 | JEU | 9 | 5 H 12 | 18 H 39 | 5 H 09 | 18 H 31 |
| 10 | VEN | 10 | 5 H 12 | 18 H 39 | 5 H 09 | 18 H 32 |
| 11 | SAM | 11 | 5 H 12 | 18 H 40 | 5 H 09 | 18 H 32 |
| 12 | DIM | 12 | 5 H 12 | 18 H 40 | 5 H 09 | 18 H 32 |
| 13 | LUN | 13 | 5 H 12 | 18 H 40 | 5 H 08 | 18 H 32 |
| 14 | MAR | 14 | 5 H 12 | 18 H 40 | 5 H 08 | 18 H 32 |
| 15 | MER | 15 | 5 H 12 | 18 H 40 | 5 H 08 | 18 H 32 |
| 16 | JEU | 16 | 5 H 12 | 18 H 40 | 5 H 08 | 18 H 33 |
| 17 | VEN | 17 | 5 H 11 | 18 H 40 | 5 H 08 | 18 H 33 |
| 18 | SAM | 18 | 5 H 11 | 18 H 40 | 5 H 07 | 18 H 33 |
| 19 | DIM | 19 | 5 H 11 | 18 H 40 | 5 H 07 | 18 H 33 |
| 20 | LUN | 20 | 5 H 11 | 18 H 40 | 5 H 07 | 18 H 33 |
| 21 | MAR | 21 | 5 H 11 | 18 H 40 | 5 H 07 | 18 H 33 |
| 22 | MER | 22 | 5 H 10 | 18 H 40 | 5 H 06 | 18 H 33 |
| 23 | JEU | 23 | 5 H 10 | 18 H 40 | 5 H 06 | 18 H 33 |
| 24 | VEN | 24 | 5 H 10 | 18 H 40 | 5 H 06 | 18 H 33 |
| 25 | SAM | 25 | 5 H 10 | 18 H 40 | 5 H 05 | 18 H 33 |
| 26 | DIM | 26 | 5 H 09 | 18 H 40 | 5 H 05 | 18 H 33 |
| 27 | LUN | 27 | 5 H 09 | 18 H 40 | 5 H 05 | 18 H 33 |
| 28 | MAR | 28 | 5 H 09 | 18 H 40 | 5 H 04 | 18 H 33 |
| MARS | MARS | MARS | MARS | MARS | MARS | MARS |
| 1 | MER | 29 | 5 H 08 | 18 H 40 | 5 H 04 | 18 H 33 |
| 2 | JEU | 30 | 5 H 08 | 18 H 40 | 5 H 04 | 18 H 33 |
FEVRIER 1995 / RAMADAN 1415 H ALIF n° 27 Page 11
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RAMADAN
VILLE DE BOUAKE VILLE DE BONDOUKOU
FEVRIER JOURS RAMADAN HEURE DU DEBUT HEURE DE RUPTURE HEURE DU DEBUT HEURE DE RUPTURE
1 MER 1 5 H 10 18 H 27 5 H 01 18 H 18
2 JEU 2 5 H 10 18 H 28 5 H 01 18 H 18
3 VEN 3 5 H 09 18 H 28 5 H 01 18 H 19
4 SAM 4 5 H 09 18 H 28 5 H 01 18 H 19
5 DIM 5 5 H 09 18 H 29 5 H 01 18 H 19
6 LUN 6 5 H 09 18 H 29 5 H 01 18 H 20
7 MAR 7 5 H 09 18 H 29 5 H 01 18 H 20
8 MER 8 5 H 09 18 H 29 5 H 01 18 H 20
9 JEU 9 5 H 09 18 H 30 5 H 00 18 H 20
10 VEN 10 5 H 09 18 H 30 5 H 00 18 H 21
11 SAM 11 5 H 09 18 H 30 5 H 00 18 H 21
12 DIM 12 5 H 08 18 H 30 5 H 00 18 H 21
13 LUN 13 5 H 08 18 H 30 5 H 00 18 H 21
14 MAR 14 5 H 08 18 H 30 5 H 00 18 H 21
15 MER 15 5 H 08 18 H 31 4 H 59 18 H 21
16 JEU 16 5 H 08 18 H 31 4 H 59 18 H 22
17 VEN 17 5 H 07 18 H 31 4 H 59 18 H 22
18 SAM 18 5 H 07 18 H 31 4 H 59 18 H 22
19 DIM 19 5 H 07 18 H 31 4 H 58 18 H 22
20 LUN 20 5 H 06 18 H 31 4 H 58 18 H 22
21 MAR 21 5 H 06 18 H 31 4 H 58 18 H 22
22 MER 22 5 H 06 18 H 31 4 H 57 18 H 22
23 JEU 23 5 H 06 18 H 31 4 H 57 18 H 22
24 VEN 24 5 H 05 18 H 32 4 H 57 18 H 22
25 SAM 25 5 H 05 18 H 32 4 H 56 18 H 23
26 DIM 26 5 H 04 18 H 32 4 H 56 18 H 23
27 LUN 27 5 H 04 18 H 32 4 H 56 18 H 23
28 MAR 28 5 H 04 18 H 32 4 H 55 18 H 23
MARS MARS MARS MARS MARS MARS MARS
1 MER 29 5 H 03 18 H 32 4 H 55 18 H 23
2 JEU 30 5 H 03 18 H 32 4 H 54 18 H 23
3 VEN Fête de RAMADAN
Observations : Le calcul a été fait au GPS PRECISION 100 au CENTRE DE CARTOGRAPHIE ET DE TELEDETECTION (CCT) [...] 1 BP 3862 ABIDJAN 01 TEL : 44 22 34 Exécuté par SOULEYMANE TRAORE adapté au mois de RAMADAN par Caramoko IBRAHIM
LEGENDE : heure de rupture du jeûne signifie l'heure à laquelle le fidèle doit rompre son jeûne conformément au hadith du prophète (Mohamed SAW) : «[?] on ne cesse d'être dans le bien tant qu'on s'empresse de rompre le jeûne». Rompre le jeûne avant la prière du Maghreb avec des dattes ou avec une gorgée d'eau.
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FEVRIER 1995 / RAMADAN 1415 H
ALIF n° 27
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