Numéro
Alif #26
- Titre
- Alif #26
- Type
- Périodique islamique
- Editeur
-
Alif
- Date
- janvier 1995
- numéro
- 26
- Résumé
- Mensuel islamique d’informations et de formation de Côte d’Ivoire
- nombre de pages
- 12
- Sujet
- Intégrisme
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-issue-0001396
- contenu
-
CHAABANE
1415 H
Janvier 1995
N° 26
3ème Année
200 F
ALIF SERVICE
MENSUEL ISLAMIQUE D'INFORMATIONS ET DE FORMATION DE CÔTE D'IVOIRE
P. 6
COMPLOT IMAGINAIRE
LES MUSULMANS DE
C.I. METTENT-ILS EN
DANGER LA REPUBLIQUE ?
LES MUSULMANS
MALADES DU
COEUR
P. 7
P. 10
KONG :
LA MOSQUEE DU
17ème SIECLE
VOEUX DU 34e ANNIVERSAIRE :
LES IMAMS PIEGES
P. 3
P. 8
REPORTAGE :
LES MILICES PRIVEES
QUELLE EFFICACITE ?
ZIKR DU MOIS :
P. 5
COMMENT SE PROTEGER CONTRE TOUTE
FORME DE DICTATURE
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CONFRATERNITE
LA CÔTE D'IVOIRE DES "MILLE COLLINES"
Par DIEGOU BAILLY
Le nouveau code électoral est passé au parlement. Comme une lettre à la poste. Mais cette victoire «sans péril» du PDCI augure de ce que nous serons comptables demain, devant les générations futures. En fait, la dictature et le totalitarisme naissent du fait que des gens investis d'une parcelle de pouvoir et nantis d'une autorité l'exercent sans ménager les intérêts de la minorité. Nulle part au monde, il n'existe ni fatalité de la paix ni fatalité de la guerre. La guerre et la paix sont inscrites dans les actes quotidiens des hommes.
Il n'y a pas à dire, le nouveau code électoral dont la Côte d'Ivoire vient de se doter fait partie de ces actes qui pourraient, à l'avenir, transformer la Côte d'Ivoire, «terre d'hospitalité et de paix» en un brasier incandescent.
En effet, les «houphouetistes» du ventre nous ont, pendant des décennies, chanté que la Côte d'Ivoire avait été construite avec «l'aide de nos frères étrangers». Mr Laurent Dona-Fologo, secrétaire général du PDCI - RDA, défendant, il n'y a pas longtemps, le vote des étrangers parlait des «Frères africains, vivaient en Côte d'Ivoire». Mr Charles Bauza Donwahi, le président de l'auguste l'Assemblée Nationale, parlait lui aussi, des «Africains vivant en Côte d'Ivoire depuis le temps colonial «Enfin, il y a longtemps, Mr Mathieu Ekra, un dignitaire du PDCI - RDA, lançait à la Télévision Ivoirienne, une boutade demeurée célèbre : «Qui est vraiment Ivoirien» ? Alors, comment des députés du PDCI - section du rassemblement démocratique africain - ont-ils pu voter un code électoral excluant d'autres Africains ?
Passe encore que des «houphouetistes» inconditionnels d'hier devenus des «Bédiéistes» de circonstance découvrent subitement les délices de «l'ivoirité». On les comprend : le ventre a ses raisons que la raison ne connaît pas. Mais, ce que nous lisons dans la presse et entendons à la radio (en langue nationale) dépasse notre entendement. On incite « à casser de l'étranger» dans un pays où l'hymne national chante «hospitalité» ; dans un environnement régional où tout milite pour l'intégration ; dans un contexte international où les vastes ensembles constituent désormais la seule voie du salut.
La Côte d'Ivoire, longtemps présentée comme un pays-carrefour et une terre de rencontre, s'installe progressivement sur les «mille collines» de l'exclusion, du tribalisme, du chauvinisme et du nationalisme étriqués. Comme au Rwanda, au Burundi, en Somalie, en Bosnie-Herzégovine... Le père fondateur du RDA se retourne dans sa tombe. Si c'est là le prix à payer pour la pérennité du régime en place, il faut avouer qu'il aura coûté à la Côte d'Ivoire son âme, son prestige, son identité, sa dignité et sa force. ( source : le JOUR N°4 du 13 Décembre 1994 )
ALIF - COURRIER 20 BP 575 ABIDJAN 20
LETTRE
AU NOM D'ALLAH LE CLEMENT, LE TOUT MISERICORDIEUX
Abou Saïd rapporte que le Prophète d'Allah (SAW) a dit : «Quiconque assiste à un tort, qu'il le répare de ses mains ; s'il ne le peut, qu'il le fasse verbalement ; s'il ne le peut qu'il le fasse dans son for intérieur ; et c'est là la moindre manifestation de la foi»
Cité par Ibn Majah
Pour l'amour du Prophète Mohamed (SAW) et le bonheur de la Umma Islamique, les musulmans que nous sommes avons la charge de sauvegarder la Sunnat du Prophète Mohamed (SAW). Depuis un certain temps, nous assistons à d'innombrables innovations qui sont ajoutées la religion d'Allah sachant qu'Allah nous dit : «Aujourd'hui, j'ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous mon bienfait». Verset 3 Sourate 5. Alors si nous pratiquons cela à cause d'ALLAH, arrêtons cela chers frères et soeurs.
Sachons frères et soeurs musulmans que nous sommes, nous aurons à répondre de nos actes et des déviations auxquelles nous assistons sans agir le jour du jugement dernier. Lors du Walima d'un frère «AEEMCISTE» j'ai été choqué et surpris de la façon dont le mariage a été célébré, ce fut tout, sauf l'Islam exceptées les interventions. Si c'est de cette manière que les mariages sont officiés au sein de l'AEEMCI. Là, lisons tous à nouveau la Sunnat de Raçoul (SAW).
Devons-nous imiter l'Occident dans tout ce qu'on fait même la façon de célébrer notre mariage tel ce fut le cas, sachant qu'Allah nous dit : «Les croyants vous avez dans le message un beau modèle» : V 1, S 20 et «ce que lemessage vous donne prenez-le» : V 7, S 59 Raçoul (SAW) a dit «quiconque imite une communauté le jour du jugement dernier se lèvera avec celle-ci».
Par conséquent, nous demandons à nos frères pour l'amour du Prophète d'Allah (SAW) que ce soit au sein de l'AEEMCI, de l'AJMCI, faites célébrer le mariage selon la ligne droite du Saint Prophète (SAW) et non tel que le font les Occidentaux.
Boukhary rapporte que Raçoul (SAW) a dit : «Un jour à ses compagnons que toute la communauté ira au paradis exceptés ceux qui auront refusé». Un SAHABA lui demanda Yâ rassoulou LLah qui sont-ils : le prophète (SAW) répondit : «ce sont ceux qui ne se conformeront pas à ma Sunnat». Méditons sur le verset « Ho les croyants ! si vous secouez ALLAH, il vous secourra, et raffermira vos pas» : V 7, S 47 Nous demandons des excuses à tous ceux que nous aurons offensés par la maladresse de nos propos, malheureusement tel n'est pas notre intention.
Assalam Aléikoun
Dosso Lacina
Secrét. Gl AEEMCI
Lycée Technique Cocody
REMERCIEMENTS
REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
Collège Confessionnel Islamique
CISSE KAMOUROU
Gagnoa
Réf n 20/94/CCICK
1994
Gagnoa, le 09 Décembre
Objet : Remerciements
«ALIF» à
A
Monsieur le Directeur de
Publication du Journal
ABIDJAN
Monsieur,
Nous, la Direction, le personnel Administratif et les élèves du Groupe Scolaire Confessionnel Islamique CISSE KAMOUROU de Gagnoa, nous sommes reconnaissants pour votre soutien spirituel et matériel manifesté à travers les colonnes de votre Journal.
Au seuil de la nouvelle année 1995, nous vous adressons tous nos voeux de bonheur et de prospérité. Qu'Allah accorde longue vie au journal «ALIF», élément vital et indispensable à la communauté musulmane de Côte d'Ivoire.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur, à l'expression de nos sincères salutations.
Le Directeur Fondateur
CISSE BOURAIMA
JANVIER 1995
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ALIF
Mensuel islamique
d'information et de formation
20 BP 575 Abidjan 20
Tél : 37 - 20 - 90
Siège : Cité Fairmon N° 14
DIRECTEUR
DE PUBLICATION
OUATTARA Issouf
REDACTEUR EN CHEF
Marouf YEO
REDACTION
Marouf YEO
Siddique KANTE
OUATTARA Issouf
CARAMOKO Ibrahim
MEÏTE Mory
Sylvain HASSAN BOZA
SYHABO DIOP
COMPOSITEUR
Imprimerie Reprographie
Tél : 37 - 82 - 52
MAQUETTE
MAROUF
IMPRESSION
Imprimerie Reprographie
03 BP 1233 Abidjan 03
Tél : 37 - 82 - 52
DISTRIBUTION
Edipresse
DEPOT LEGAL
N° 2789 du 20 -03 - 92
PIEGE et PROVOCATION !
PRESENTATION DE VOEUX AU PALAIS PRESIDENTIEL :
LES IMAMS PIEGES
«La cérémonie commémorant le 34e anniversaire de notre pays, qui s'est déroulée au palais présidentiel mercredi 7 décembre a été l'occasion pour le président de recevoir la société civile et les corps constitués. Et comme par enchantement la délégation musulmane aurait été conduite par Diaby Koweit.
Mercredi 7 Décembre dernier le chef de l'Etat recevait au palais présidentiel les corps constitués et la société civile.
Conformément à la tradition les communautés religieuses étaient également de la partie. A la grande surprise des musulmans, ils ont pu remarquer l'absence de Quoudous président du CNI mais surtout découvert Diaby Koweit que le commentateur n'a pas hésité à présenter comme le chef de la délégation venue au nom de la communauté musulmane. Cette autre mascarade de plus n'a laissé aucun musulman digne de ce nom indifférent.
Mais comment en est-on arrivé là ? tenez-vous bien ! Ce fut par un stratagème très simple que les responsables du CNI et de COSIM se sont fait avoir. Sachant qu'une invitation en bonne et due forme aux Imams reviendrait à inviter le CNI qui conduirait la délégation, il a été tout simplement décidé un haut lieu que chaque maire des dix communes d'Abidjan vienne avec le grand Imam de sa commune. Ainsi la plupart de nos Imams se sont retrouvés à la présidence sans consultation préalable. Le protocole n'a eu qu'à les faire précéder du CSI conduite par son président Diaby Moustapha, et le commentateur de la télévision nationale de bien insister que ce dernier était le chef de la délégation. Mensoge. Juste un petit montage pour faire croire aux musulmans qu'on a changé leur chef.
De cet incident qui constitue pour nous la première bêtise du CNI, nous pouvons faire les constats suivants :
Premièrement, la volonté de BEDIE de fouler au pied la légitimé du CNI. De toute façon rien d'étonnant dans ce comportement. Pourquoi BEDIE devrait-il reconnaître un homme désigné légalement par ses pairs Imams au détriment d'un autre dont il se sent plus proche parce que lui-même membre de son parti, n'est-ce pas la même race ? Connaissez-vous la différence entre un crocodile et un caïman ?
Deuxième constat, c'est la naïveté de certains membres du COSIM. Comment peut-on se rendre à une cérémonie officielle sans consultation préalable alors que certains de nos imams disposent de téléphone à leur domicile. Quelques coups de fil auraient suffi pour se rendre compte de cette supercherie.
Troisième et dernier constat, c'est le rôle joué par les maires dans cette combine. Depuis quand les maires ont-ils le droit de parrainer les imams ? toute cette bataille du CNI pour la rémunération des imams aurait pu prendre fin si les maires qui veulent s'ériger en parrains décidaient de s'occuper de ces rémunérations. Mais dès qu'il s'est agi des intérêts de maires, ces derniers n'ont pas hésité à se servir de nos imams.
Toute cette bêtise incombe aux responsables du CNI qui se sont fait comme avoir des bleus. C'est le lieu de rappeler à ces derniers qu'ils ont en face d'eux des mécréants prêts à tout pour atteindre leurs objectifs. En plus qui sont aidés dans leur tâche par des hypocrites. Il leur faut donc un peu plus de vigilance.
SYHABO DIOP
CUBE MAGGI cherche une autre sauce
Cube Maggi Na-na-tional... enfin vous savez de qui il s'agit.
On a connu le ministre et le politicien. Mais cela remonte à une époque tellement loin qu'on l'aurait oublié. Mais comme la nostalgie est toujours de ce monde, cube maggi est convaincu d'être toujours en possession de toutes ses vertus aromatisantes qui lui permettent d'être dans toutes les sauces qu'il veut. C'est ainsi qu'il cherche une sauce du côté de la cour princière qu'il a trouvé sans trop de mal où il se fait donneur de conseil.
Malheureusement avec la légende de la fameuse charte du Nord, tous les nordistes étaient devenus indésirables. Cube maggi dans cette période de haute tension a eu la sage idée de monter au froid pour se faire oublier et réfléchir sur son avenir politique. Maintenant que le Roi n'est plus là et que c'est le prince héritier qui a les rênes du pouvoir, il faut donc adapter la stratégie. A son retour après plus de 8 mois là-bas, cube maggi tombe sur un conseil supérieur islamique en pleines transes et dont le président s'auto-élue se perd dans des déclarations intempestives. Sans oublier les nombreuses interviews accordées ça et là et les conférences de presse organisées à son quartier général de Cocody les deux plateaux, après lesquelles chaque journaliste reçoit une petite enveloppe en guise de remerciement.
Au fur et à mesure que le fossé entre le président du CSI et la communauté musulmane s'agrandissait, cube maggi se demandait comment profiter de cette situation. Dans la même temps, du côté de la cour, l'on cherchait depuis quelques temps une personnalité assez crédible et capable de jouer les médiateurs entre les deux structures CSI et CNI.
Après avoir tenté de perturber la communauté musulmane sans y parvenir, il était question de changer de tactique. Le président avait confié cette tâche à trois de nos frères membres du gouvernement. Mais eux non plus n'y ont pas réussi. C'est ainsi que cube maggi en bon opportuniste a sauté sur l'occasion dans la peau d'un «côcô présidentiel» et s'est mis «à la disposition» du successeur héritier. Il aurait fait savoir à l'héritier du trône que ce serait une entreprise facile. Il n'aurait qu'à appeler Quoudous chez lui à domicile et le «raisonner».
Aussitôt cube maggi met sur pied un comité de sages composé de 9 membres qui commencent un travail souterrain, nocturne et maladroit à la suite duquel croyant le terrain préparé, cube maggi convoque effectivement à son domicile les responsables des deux structures.
Mais à son grand désarroi, Quoudous et ses collaborateurs ne seront pas ce jeudi 9 novembre au lieu de la réunion. Il n'en fallait pas plus pour mettre cube maggi dans tous ses états «griotiques» et aromatisants. Devant l'autre délégation conduite par Diaby Moustapha, cube maggi s'adonnera à cœur joie sur la personne de Quoudous traité de tous les maux ; allant jusqu'à lui prêter des «intentions politiciennes qu'il cache derrière la religion». Prétendant bien connaître Quoudous parce que tous les deux de la même région, il l'aurait traité de «fils de pauvre».
En tout cas cette soirée demeure une des plus inoubliables de cube maggi car cet échec rapporte la même nuit au président devait être l'occasion pour notre homme de se voir retirer le peu de crédit qu'on lui accordait encore. Déboussolé et sachant plus quoi faire, cube maggi aurait tenté d'approcher Quoudous pour des excuses, mais sans succès. Car Quoudous aurait estimé que dans l'état actuel des choses, il n'y a pas d'individu plus dangereux que celui qui change constamment de partenaire.
Depuis quelques temps, cube maggi a donc décidé de prendre Diaby Koweit pour compagnon.
C'est une nouvelle idylle nouée sur la base d'un ennemi commun qui serait Quoudous et le CNI.
Tout récemment encore cube maggi et son acolyte se sont «auto-invités» à la cérémonie du 7e jour du décès de la fille de l'Imam Affou Sangô d'Adjamé.
Tout le CNI y était également. Et l'imam ABOUBACAR Fofana a dit quelques mots au nom des imams en fustigeant le comportement des gens sans convictions qui changent de partenaire selon la position du soleil. Bien sûr cube maggi qui s'est tout de suite senti visé a fait de mains et pieds pour obtenir le droit de parler. Ce ne fut que sous une réplique directe, sans pudeur ni vergogne avec des airs de griot hystérique.
Traitant les membres du CNI «de petits intellectuels en mal de pouvoir». Il n'a pas manqué de rappeler le rôle indispensable qu'il a joué à la naissance du CNI. Il le dira d'ailleurs sans ambages «qu'avez-vous été capable de faire quand les flics voulaient vous chicoter à la grande mosquée d'Adjamé» ?
En tout cas cube maggi s'est bien déversé sur le CNI et ses responsables.
Et pour une fois ce ne fut pas dans leur dos.
Les imams n'ont pas daigné répondre aux injures de l'impertinent. Cet incident constitue la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Aujourd'hui, l'on peut affirmer que cube maggi a non seulement changé de partenaire, mais en plus qu'il a déterré la hache de guerre contre son ex-partenaire, le CNI.
Mais son problème reste à notre analyse très simple. Ayant aidé à l'époque à la naissance du CNI, il revendique que cette structure lui soit reconnaissante en se laissant manipuler par lui. Ce qui lui aurait permis de se réhabiliter aux yeux de son patron. A la place d'un club, d'un cercle ou d'une quelconque association de soutien, cube maggi aurait bien voulu lui apporter le CNI sur un plateau d'argent. Cela aurait été de loin le plus beau soutien offert au prince. S'étant mal pris, son image est en dégradation continue au sein de la communauté musulmane. Lui qui croyait s'être fait une virginité politique et cherchant une occasion de sauter sur la scène par un coup d'éclat. Mais malheureusement pour lui, il a mal choisi son tremplin. Car la communauté musulmane a pris la résolution que plus personne ne se servirait d'elle pour assouvir ses ambitions politiques.
Dur dur, pour un cube maggi à la recherche d'une sauce à aromatiser.
Après avoir aromatisé la sauce royale, cube maggi veut aromatiser celle du prince, en se servant de la communauté musulmane comme ingrédient.
Pauvre «côcô» présidentiel, non «côcô» religieux, non «côcô» koweitien.
En tout cas «côcô» c'est «côcô».
Sylvain - HASSAN BOZA
JANVIER 1995
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FORMATION
LES ABLUTIONS (suite)
Les actes semi-obligatoires (sunna) «O vous qui avez cru ! Quand vous vous levez pour la prière, lavez-vous le visage, les bras jusqu'aux coudes et passez les mains sur la tête et lavez-vous les pieds jusqu'aux chevilles» Sourate 6 Verset 5.
Au niveau des actes semi-obligatoires nous étions au 9ème point où il est question de prendre un soin particulier des doigts et des orteils, les laver, les entrelacer. Concernant les autres points des actes semi-obligatoires nous continuons en disant ceci :
- commencer le lavage des membres par la main et le pied droits. Voici ce que le prophète a dit à cet effet : «Quand vous faites vos ablutions, commencez par le membre droit».
- laver le visage jusqu'au cou et les pieds jusqu'à dépasser les chevilles et atteindre une partie des bras jusqu'à dépasser les coudes et toucher le haut du bras. Les bienfaits de cette pratique se retrouvent dans le hadhit du prophète qui dit : «Mon peuple viendra, le jour de la résurrection, marqué de taches blanches au visage et aux pieds, ce sont les traces de ses ablutions.
Celui qui peut étendre ces taches, qu'il le fasse»
- essuyer la tête en commençant par le devant jusqu'à la nuque, puis revenir devant
- après les ablutions, dire le shahada : «Ashahadou anlâ ilâha illa lâh-wa ashahadou anna Mohammadan rasoulou lâh» qui signifie : «je témoigne qu'il n'y a de Dieu qu'Allah ! Que Mohammed est son serviteur et Prophète»
Le prophète a dit quiconque fait bien ses ablutions et dit la shahada, verra s'ouvrir devant lui les huit portes du paradis. Il entrera par celle qui lui plaira.
Actes à éviter pendant les ablutions
* Faire ses ablutions dans un endroit impur, de peur des éclaboussures.
* Laver le membre plus de trois fois
Le prophète (S.B. sur lui) dit :
- Fais les ablutions et lave chaque membre trois fois.
Celui qui surajoute aura mal fait et commis une injustice.
* Gaspiller de l'eau. Le Prophète avait fait son ablution avec un «modd».
D'ailleurs l'Islam réprouve tout emploi abusif de toutes matières.
* Omettre un ou plusieurs actes semi-obligatoires de l'ablution, car ne pas en tenir compte prive le musulman d'une récompense qu'il est désavantageux de manquer.
Comment faire ses l'ablutions
Poser le récipient à droite si possible.
Dire BISMILLAH (au nom de Dieu).
Formuler l'intention d'accomplir l'ablution.
Se laver trois fois les mains jusqu'au poignet en y versant de l'eau.
se rincer trois fois la bouche.
Se laver trois fois le nez par l'inspiration et l'expiration de l'eau.
Se laver le visage trois fois : du commencement des cheveux jusqu'à la fin de la barbe en longueur, et de l'os temporal droit jusqu'à l'os temporal gauche en largeur
Se laver trois fois le bras droit jusqu'au coude inclus tout en ayant soin de laver les doigts. On fait de même pour le bras gauche
Passer une seule fois les mains (humides) sur les cheveux en commençant par le devant jusqu'à la nuque, puis les faire revenir au devant, là où l'on avait commencé.
S'essuyer ensuite les oreilles avec le peu d'humidité qui reste dans les doigts ou les remouiller encore une fois.
Se laver le pied droit jusqu'aux chevilles, puis le pied gauche et dire :
- Je témoigne qu'il n'y a de dieu qu'ALLAH et que Mohammed est son serviteur et Prophète.
Dieu fasse que je sois parmi ceux qui se repentent et s'appliquent à être purs
On rapporte qu'Ali avait fait son ablution. Il commença par se laver les mains jusqu'aux poignets à la perfection, puis se rinça la bouche trois fois, lava son nez trois fois, se lava le visage trois fois, puis les bras trois fois, s'essuya la tête une fois, et se lava enfin les pieds trois fois jusqu'aux chevilles et dit : «J'ai voulu vous montrer comment le prophète de Dieu faisait ses ablutions».
Actes qui annulent l'ablution
L'ablution est annulée :
* Par toute évacuation par les voies naturelles : selles, urines, excrétions prostatique et gaz, ce sont les évacuations visées par le Prophète (S. B. sur lui) quand il dit :
- Dieu n'accepte la prière de l'un de vous, après un besoin naturel, que s'il renouvelle son ablution
* Après un profond sommeil dans une position allongée.
Le Prophète (S.B. sur lui) dit :
- Réveillé, l'homme maîtrise ses sphincters, mais il s'endort, il doit renouveler son ablution.
* Après un arrêt de l'activité mentale sous l'effet d'épanouissement, d'alcool ou de folie. Dans ces cas d'inconscience, on ne sait pas si on a émis des gaz et rompu son ablution ou non.
* Quand on touche son sexe avec la paume de la main ou avec les doigts. Le Prophète (S.B. sur lui) dit :
- Quiconque a touché son sexe doit renouveler son ablution avant de faire sa prière.
* Par l'abjuration de la foi telle que blasphème contre la religion. Le coupable annule son ablution et toutes ses bonnes oeuvres. Dieu nous en met en garde en disant :
- Si jamais tu donnes un associé à ton Seigneur, tu perdras le bénéfice de tes oeuvres
(39 - Les Groupes- 65)
* Par le toucher d'une femme avec jouissance charnelle ou avec la secrète intention d'en jouir. La preuve est que le simple toucher de son sexe, qui est, en lui-même un existant, nécessite le renouvellement de l'ablution.
L'imam Malek rapporte, dans son recueil de hadiths, d'après Ben Omar ces paroles :
- Quiconque embrasse ou caresse sa femme (avec l'intention d'en jouir) doit renouveler ses ablutions.
Cas où il est souhaitable de refaire l'ablution
1) Dans le cas d'incontinence d'urines ou de gaz, il est préférable de refaire son ablution à chaque prière.
2) La femme atteinte de métrorragie (2) ferait de même. Le Prophète dit à fatima Bent Hobéich, qui en était atteinte :
- Renouvelle tes ablutions pour chaque prière.
Il est souhaitable à quiconque lave un mort ou le transporte de refaire ses ablutions.
Le Prophète (S.B. sur lui) dit :
- Quiconque a lavé un mort doit se laver lui-même.
Mais ce hadith, manquant de solidité, les doctes, par précaution, jugent quand même qu'il est préférable de renouveler les ablutions.
Bibliographie :
1) Voie du musulman,
2) Initiation à l'Islam tome 1
OUATTARA ISSOUF
LE ZIKR DU MOIS
Notre rubrique le zikr du mois s'intéresse à la protection du musulman contre les dangers de toute forme de dictature. Ces zikrs que nous donnons ne peuvent avoir les effets escomptés que si le fidèle musulman a une pratique correcte (ablutions correctes, prières correctes à l'heure, sincérité dans les actes). C'est le prix à payer pour réussir ses zikrs. Le zikr que nous allons donner sert à protéger contre toute forme de dictature (morale, sociale, politique, économique et religieuse).
Faire deux rakats, lire dans la première rakat une fois Fatihat et une fois sourate Charhi.
Dans la deuxième rakat, une fois Fatihat et une fois la sourate Qadri.
Après le Salam dire 133 fois Ya Latifou.
Si vous ne connaissez pas les sourates indiquées, utilisez celles que vous connaissez.
C.A.T.
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LES MUSULMANS DE CÔTE D'IVOIRE METTENT-ILS EN DANGER LA REPUBLIQUE ?
«Et quand les mécréants stratégiaient contre toi pour te saisir ou t'assassiner ou te bannir ! Et ils stratégient. Et Dieu stratégie ! Cependant, Dieu est le meilleur de tous ceux qui stratégient». Sourate les Dépouilles, Verset 30.
Une revue de presse de notre pays nous a permis d'avoir une idée de ce qui se trame contre les musulmans de Côte d'ivoire. Les propos tenus par certaines autorités et leurs porte-voix nous édifient sur la nature de leurs rapports avec la communauté musulmane. Nous ressentons tout cela comme une accusation haineuse et vindicative dans «un corps d'argumentations incohérent», impertinent, maladroit et malhonnête. Nous ressentons également du dégoût et de la pitié devant une telle profession de mécréance. Faut-il s'étonner de ce qui arrive aujourd'hui aux musulmans de côte d'ivoire ? La communauté a toujours été reléguée au statut de majorité dominée et opprimée. Alors que d'autres minorités agissent avec les complicités et les soutiens de certaines instances de décisions, qui tentent d'avoir une emprise sur les esprits et les comportements de notre communauté. Donc toute velléité d'organisation est combattue. C'est pour cela qu'une campagne médiatique, insidieuse, mensongère tend à donner aux musulmans une image négativement contrastée et déstabilisatrice. Ceci entraîne inéluctablement une répulsion, voire une certaine hostilité de la part de certaines catégories de la population.
- Y a - t - il péril en la demeure ? -
Nous ne comprenons pas la fébrilité de certains hommes du pouvoir à l'égard du monde musulman. Il est regrettable que le président ait pris part à la danse. Lors de sa conférence de presse à Paris dont le compte rendu nous a été servi par Fraternité Matin du 16-11-94, où il a affirmé sans ambages que la communauté musulmane est composée de 25 % d'étrangers sur les 40 % que compte l'ensemble des musulmans. Une petite vérification nous a permis de savoir que les étrangers représentent 28 % de la population totale. Si les musulmans étrangers représentent 25 % des 40 % de la communauté musulmane, cela veut dire que seulement 3 % d'étrangers sont chrétiens, animistes et sans religion.
Avouons que c'est gros. Deuxième élément grave c'est l'assassinat manqué de Idriss Kone Koudouss président du CNI lors de l'installation de la coordination du CNI d'Odienné. Bien avant cela des tentatives pour discréditer les musulmans avaient échoué. Il était question de fabriquer des fiches d'adhésion RDR et de venir les distribuer dans les mosquées. Au moment de la distribution l'on serait intervenu pour prendre les musulmans en flagrant délit de distribution des fiches RDR. Et la parade est toute trouvée pour exhiber la culpabilité de ces musulmans qui se disent apolitiques.
Complots
Une autre machination aurait été prévue. Il s'agirait de venir déposer des colis piégés contenant soit de la drogue ou des faux billets chez certains Imams reconnus comme étant des durs afin de les humilier. Mais la supercherie a été découverte. Le deuxième aspect du complot est de provoquer le CNI, le COSIM et si jamais ils réagissaient alors on interviendrait pour les faire arrêter et les emprisonner. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre les injures grossières proférées par Balla Kéita lors des cérémonies funéraires de la fille de l'Imam AFFOU Sanogo de la Mosquée d'Adjamé où il a insulté tout le monde. Heureusement pour les musulmans, la sagesse a prévalu chez les Imams. Il n'y a pas plus fou que celui qui le poursuit sans son cache-sexe. Actuellement il serait question d'envoyer des émissaires dans les villes où sont bien implantées les associations membres du CNI afin de provoquer la bagarre. Là des alibis seront trouvés pour les diaboliser. Au moment où nous mettons sous presse ALIF, les commanditaires sont déjà dans les différentes villes. Des tribunes d'interrogatoires sont en train d'être organisées afin de faire interroger les fonctionnaires suspects par leurs chefs de service, proviseurs, principaux des collèges, sur leurs calendriers de voyages de l'année 1994. Par la grâce de Dieu un autre montage, grossier celui-là, vient d'être découvert et publié par un confrère de la place (le jour). Merci à ce confrère. Il s'agit du fameux complot à trois têtes CNI/FPI/RDR. Ceux qui ont fait ces montages ne sont pas intelligents parce que truffés de contradictions. On donne des noms d'associations qui n'existent nulle part ailleurs. Nous pensons que pour être des RG, des fumistes, des chefs de service ou président de quelque chose, il faut un minimum d'intelligence pratique. Ce que nous retenons de ces bassesses c'est que les fossoyeurs de la république veulent préparer l'opinion publique ivoirienne et certainement l'opinion internationale à accepter une macabre répression des musulmans. Tout ceci pour dire après que «nous vous avions prévenu, la montée de l'intégrisme est réelle en Côte d'ivoire. Il est doublé d'une coalition FPI-RDR/CNI-COSIM...». Ces procès verbaux nous rappellent le fameux procès verbal de Jacqueville de Feu SAMBA Vamoussa et dont Fraternité Matin, radio -Côte d'Ivoire s'étaient largement fait écho comme à leur habitude. Le coup de Jacqueville était faux. Nous ne comprenons pas très bien leur silence face à ce que l'on pourrait appeler comme étant le «complot de DJEKANOU contre la république». Pourquoi veut-on salir et noyer les musulmans ? Simplement parce que les musulmans dans leur majorité refusent d'être conduits comme des moutons de panurge par quelques individus incrédules, assoiffés de pouvoir et en mal de publicité qui veulent se faire passer pour des théologiens libérateurs. Il est dommage que des gens petits d'esprit traitent les musulmans de tous les noms parce qu'ils réclament une autonomie et une indépendance vis-à-vis des vendeurs d'illusions. Ils ont tellement peur qu'ils veulent faire partager leur peur à l'ensemble des ivoiriens. Mais il faudrait qu'ils sachent que nous les musulmans n'avons peur que de Dieu. Lui seul a notre destin en mains. Si d'aventure quelque chose devait nous arriver c'est qu'il aura voulu. Nous demandons aux frères de rester sincères dans leurs pratiques. Il n'y a pas le feu à la maison. Nous découvrirons Inch'ALLAH leurs stratégies car le plus grand stratège est ALLAH. «Et quand les mécréants stratégiaient contre toi pour te saisir ou t'assassiner ou te bannir ! Et ils stratégient. Et Dieu stratégie ! Cependant, Dieu est le meilleur de tous ceux qui stratégient...». Sourate les dépouilles, Verset 30.
Pitié pour ces malheureuses personnes qui prêchent toujours le faux en espérant avoir le vrai. Mais elles se sont trompées de route. Les musulmans de Côte d'Ivoire sont des ivoiriens au même titre que ces fanfarons. Ils n'attendent pas se laisser distraire par qui que ce soit. Ils prendront part à toutes les luttes qu'elles soient sociales, économiques, politiques et religieuses. Ils veulent le faire librement sans contrainte et sans espèces sonnantes. Ceux qui ont créé des structures pour soutenir les gens qu'ils considèrent des Dieux auront leurs récompenses. Car les actes ne valent que par les intentions qui les sous-tendent. Nous refusons qu'au nom d'une théologie de la libération que les musulmans soient conduits comme des bêtes à abattre. Non ce temps est révolu à jamais. Les musulmans ont une liberté de conscience. Ils adhéreront au parti de leur choix. Les hypocrites qui prennent, qui veulent entraîner les musulmans vers des partis en se faisant passer pour des conseillers supérieurs islamiques doivent comprendre qu'ils rendent énormément service aux musulmans. Car aujourd'hui les musulmans ont compris qu'ils doivent se battre pour sauver leur religion. Ceux qui s'activent à diviser le pays en plusieurs compartiments doivent s'assumer le moment venu. Nous les musulmans nous disons non à la manipulation, non à ceux qui ont en tout et pour tout deux objectifs (manger et satisfaire leur libido). D'ailleurs ils ne sont pas loin des animaux.
Avant de terminer nous disons que rien ne confère stabilité et fermeté à la société autant que la confiance mutuelle entre ses membres. Si chacun accordait à sa parole la même importance qu'aux écrits officiels et s'astreignait à respecter ses engagements dans toutes les questions en tant que devoir incontournable une vie heureuse s'offrirait à tous.
MAROUF YEO
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SERMON DU MOIS:
Les musulmans sont malades du coeur
Le Coeur Al Oualb
Les musulmans sont malades du coeur. Le prophète Mohammed (PSL) a dit : «Il y a dans la poitrine un morceau de chair. S'il est bon, tout le reste du corps reste bon». Le coeur se présente ainsi comme un organe très important dans le corps de l'homme.
Il y a quatre sortes de coeur : le coeur sain, le coeur qui dort, le coeur malade et le coeur sans vie.
Dans notre sermon d'aujourd'hui, nous parlerons du coeur sain. Dieu dit dans le Saint Coran : « Au jour où les biens ni les enfants ne profiteront, sauf à quiconque vient à Dieu avec le coeur sain». Coran 26 : 88 - 89.
Le coeur sain se présente ainsi comme un coeur qui a découvert Dieu dans toutes ses dimensions, et vraies dimensions.
C'est un coeur qui agit selon les recommandations divines et son objectif est de servir Dieu et Dieu seul.
Dieu est la seule vérité et il est le seul à mériter la louange, la grandeur.
Le porteur d'un coeur sain est appelé un musulman croyant «AL mou - ou min».
Dieu seul mérite les marches de soutien et en dehors de Dieu, c'est de l'associanisme qui nous conduit ans l'enfer. «C'est qu'en vérité Dieu est, Lui, la vérité, alors que ce qu'ils invoquent en dehors de Lui, vraiment, c'est le faux ; et parce que Dieu est Lui le Haut, le grand, vraiment», Coran 62 : 22 Le coeur sain est pur du mensonge, de la calomnie, de l'adoration des chefs, de l'abandon de soi, de l'ignorance, de l'adoration des fétiches, etc... C'est le coeur qui aime autrui comme lui-même.
Le prophète Mohammed (PSL) a dit : Aucun d'entre vous ne sera un vrai croyant tant qu'il n'aime pour son frère ce qu'il aime pour lui-même. Un arabe n'est pas supérieur à un non arabe, un non arabe n'est pas supérieur à un arabe, un noir n'est pas supérieur à un blanc et un blanc n'est pas supérieur à un noir... Le meilleur d'entre les hommes est le plus pieux».
Ainsi donc un coeur sain ne trouvera pas qu'il y a des ivoiriens de souche, des ivoiriens de circonstance, des ivoiriens à 50 % et des ivoiriens à 100 %.
Le coeur sain se remet à Dieu et sait que le pouvoir vient de Dieu. «Dis»
«O Dieu, maître de royauté, tu donnes la royauté à qui tu veux, et tu arraches la royauté de qui tu veux». Coran 3 : 26 Un coeur sain ne se donne pas la mort pour les biens de ce monde et n'entame pas de grève de la faim pour les biens de ce monde. Il se remet à Dieu et prie Dieu nuit et jour.
«Et ne tuez pas vos enfants pour une pénurie de vivres ; la nourriture, nous l'attribuons à vous tout comme à eux. Et sauf en droit, ne tuez personne que Dieu ait defendu» : Coran 3 : 151
Un coeur sain est un coeur qui résiste à la faim, à la pauvreté, à la maladie, car là, il s'agit des épreuves de Dieu. Il s'en remet à Dieu et ne se laisse pas tromper par les mécréants riches. «Très certainement, nous vous éprouverons de quelque façon, effroi et faim, et diminution de biens, de personnes et de fruits. On fait bonne annonce aux endurants». Coran 2 : 155
L'Imam El Hadj
Mahmoud SAMASSI
RAPPEL
La caractéristique particulière de la première cité-état de Médine fut qu'elle a été dirigée pendant 10 ans par un homme, prophète de l'Islam, Muhammad (PSL) qui cumulait les fonctions de chef d'Etat et de guide spirituel. Il gérait donc le spirituel et le temporel. C'est d'ailleurs ainsi qu'on remarque une nette différence entre les Sourates Méquoises et Médinoises.
Les Sourates de la Mecque donnent la direction à l'âme individuelle, présentent le prophète comme l'avertisseur tout en insistant sur le culte d'un Dieu unique. Quant aux Sourates Médiwises, elles donnent la direction à une communauté sociale et politique en pleine croissance et au prophète qui en est l'exemple, le législateur, le réformateur également le chef de cette cité-état.
Cet aspect de la vie du prophète Muhammad (PSL) confirme si besoin en était que l'Islam, idéologie globale, n'a jamais laissé en dehors de sa réglementation aucun aspect de la vie de l'homme. Ainsi la notion du religieux au sens ecclésiastique du terme n'existe pas en Islam. Le prophète (PSL) de sa vie n'a jamais accepté comme on peut le voir dans d'autres communautés religieuses, que des personnes se retirent de tout et s'isolent dans des retraites toute leur vie pour soi-disant n'adorer que Dieu. Le Coran dit justement à ce propos : «Après la prière dispersez-vous sur la terre à la recherche de mes bienfaits dont je vous ai confiés. Evoquez beaucoup Dieu.
Peut-être réussirez-vous». (S 62. V 10)
Le prophète renchérit : «Vivez comme si vous n'allez jamais mourir et priez comme si vous allez mourir demain».
Si en plus de cela, Dieu a fait de la communauté musulmane «la meilleure des communautés jamais surgie pour les hommes». Il est claire qu'elle ne peut pas passer son temps à suivre les autres. A défaut d'être la communauté phare, il lui faudrait au moins donner son point de vue dans la gestion de la cité.
Ce qui par la grâce de Dieu est entrain d'être réalisé avec la présence du Conseil National Islamique (CNI). C'est ainsi que nous voyons de temps en temps le président du CNI exprimer le point de vue des musulmans par rapport à des situations à caractère national. Il se trouve que le président d'une structure ne peut pas passer le temps à donner le point de vue de cette dernière sur tous les détails de la vie publique, ce rôle est traditionnellement dévolu aux médias. C'est ce qui explique que chaque groupe de pression, partis politiques syndicats et même les grandes entreprises de nos jours ont compris l'importance d'un organe de presse spécialement chargé de mieux expliquer, de soutenir et de faire la propagande de l'action de son ou de ses commanditaires.
L'exemple de nos frères catholiques est tout à fait édifiant. Radio-Espoir ne parle pas que du Père du Fils et du Saint Esprit. Elle parle autant du président de la République au sommet de l'OUA à Tunis, de celui de BIARRITS et de l'inauguration de la côtière que de l'adoption du code électoral qui vient d'être adopté par le parlement ivoirien.
La communauté musulmane ne dispose d'aucun organe de presse. Tout ce qu'elle possède, c'est un bulletin de liaison «Le croissant lunaire» pour surtout rendre compte des activités du CNI. Ce sont aussi des hommes et des femmes volontaires et dévoués dont quelques uns sont regroupés au sein d'une cellule communication du CNI, qui ont juste droit à 45 mn d'émission à la radio nationale et de 50 mn deux fois par mois à la télévision nationale.
Les responsables de cette cellule communication sont quelques fois même obligés pour être à la pointe de l'actualité, de courir les rédactions de Fraternité-Matin, de la Voie ou de Feu Notre Temps pour faire passer des communiqués dans le but d'éclairer les musulmans d'une situation floue qu'ils traversent.
Les seuls organes proches de la communauté musulmane ALIF et PLUME LIBRE, des mensuels qui se maintiennent au prix d'une gymnastique jamais égalée et qui ne sont condamnés à ne traiter que ce qu'on appelle dans notre jargon l'information froide, sont véritablement handicapés. Malgré tout ils s'efforcent de jouer leur rôle d'informations.
ALIF depuis son premier éditorial avait déjà tracé sa ligne éditorial qui Inch'Allah restera la même : A savoir montrer le vrai visage de l'Islam.
Permettre aux musulmans de se «rappeler» et aux non musulmans d'avoir une idée de cette religion dont ils côtoient quotidiennement les adeptes. L'autre engagement de ALIF est la réhabilitation du musulman ivoirien. Il est donc certain que tous les esprits malins qui tenteront de crédibiliser cette image du musulman en Côte d'Ivoire, trouveront inch'Allah ALIF dans sa plume. Et cela peut venir d'un politicien, d'un premier ministre, d'une association quelconque ou encore d'un artiste, ou d'un simple citoyen. C'est donc la raison principale pour laquelle ALIF ne peut laisser le monopole d'un aspect de l'information ou d'un autre à d'autres journaux qui ne sont pas censés détenir non plus le monopole de la vérité sur la question. ALIF se retrouvera donc sur tous les terrains où l'actualité l'obligera à patauger. Et tout le monde sait que le débat actuel est passé du social au politique, c'est un débat national auquel tout ivoirien digne de ce nom doit participer. Car l'avenir des générations futures est en train d'être décidé avec légèreté.
Certains de nos lecteurs nous reprochent de faire désormais de la politique. A ces frères-là nous voulons rappeler que le prophète (PSL) fut le premier politicien de la tradition musulmane. Et comme tous les musulmans du monde suivent le Coran et la tradition de ce même prophète (PSL) il serait difficile à ALIF de ne pas en faire autant.
Au fond à y réfléchir, demain c'est-à-dire, l'au-delà se décide aujourd'hui. Si vous laisser votre aujourd'hui se gérer par n'importe qui et n'importe comment ne compromettez-vous pas vous-même votre demain ? Enfin, ne sommes-nous pas des citoyens de ce pays ? Pourquoi devions-nous nous auto- censurer ?
Sylvain Hassan BOZA
JANVIER 1995 ALIF Page - 7
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REPORTAGE
DURE JOURNÉE POUR UN MILICIEN
«Ceux-là mêmes, ils nous fatiguent trop ! On ne sait même pas qui leur donne l'ordre de venir casser nos tables ! » s'écrie Diouf, 39 ans, marchand sénégalais de friperie et installé à l'avenue Nanguy Abrogoua près du cinéma Roxy.
En effet, ce samedi 26 Novembre, il est 9 h quand une vingtaine d'agents de la milice «BIG SECURITE», tous habillés de complets Jean noirs, courant à petits trots et chantant en chœur, cassent toutes les tables de vendeurs se trouvant sur les trottoirs. Un seul aller-retour du cinéma Roxy jusqu'au niveau de la gare SOTRA suffit pour mettre tout sens dessus-dessous.
Quelques questions par-ci par-là nous permet de savoir que ce n'est pas la première fois que ce genre d'incidents se produit.
«Et pourtant nous payons la taxe quotidienne à la mairie». S'exclame N'diaye, voisin de Diouf lui aussi vendeurs de friperie. Abordé, celui qui semble être le chef de cette vingtaine d'agents surexcités, ne daigne répondre à aucune question. Donc impossible de savoir d'où vient l'ordre de casser ces tables.
Une demi heur plus tard, le calme revient dans Nanguy Abrogoua. Le train-train habituel reprend son cour normal. Coups de klaxons de gbakas, cherchant à se frayer un chemin parmi cette marrée humaine. Cris de vendeurs de friperie mêlés à ceux de jeunes filles qui vendent de l'eau glacée dans des sachets.
Tout ceci constitue le vacarme assourdissant de l'avenue Nanguy Abrogoua.
Il est 9 h 30. Devant le centre commercial libanais, une quinzaine d'agents de la milice LAVEGARDE au cours de leur «Briefing». Ils sont habillés eux aussi de pantalons et de blousons en «Jean» de couleur bleu-clair avec béret bleu. Matraque à la hanche droite et un grand couteau à la hanche gauche. A notre approche tout le monde se tait. Cartes de presse, présentation et quelques minutes en tête-à-tête avec celui qui semble être le chef du groupe et nous revenons vers les autres. Bon ! Les gars, ce n'est rien. Ces messieurs sont des journalistes. Ils veulent simplement nous «din» (regarder) jober (travailler). Je leur ai dis qu'il n'y a pas drap (pas de problème). Ils ont posé quelques questions et pris quelques photos.
Alors tout le monde joue balle à terre». (tout le monde se calme).
La chef de groupe distribue les postes. Une dizaine de minutes plus tard, chacun est à son poste. Et nous nous retrouvons seuls avec Ouatara qui est le chef de section. Prenant ces plus grands airs de chef, il se met à nous expliquer comment se déroule le travail. «Quand nous arrivons le matin, je dois constater que tout le monde est présent. Au cours du rassemblement, j'indique à chacun le poste qu'il doit occuper pour la journée. Ici notre mission est simple. Nous veillons à la tranquillité de nos clients c'est-à-dire tous les commerçants du centre commercial. Ils ne doivent pas être dérangés ni par les petits bandits qui sont nombreux dans le coin ni par de grands bandits qui seraient tentés par un hold up».
Soudain le talkie-walkie qu'il porte à la hanche crépite et émet un message. «P C à S 1 ! PC à S 1 ! point de la situation». Notre interlocuteur se saisi de son appareil et à son tour répond : «Chef de S 1 à PC, chef de S 1 à PC rien à signaler».
Aussitôt qu'il finit, il explique : «Voyez-vous quand on arrive chaque matin notre poste de commande (PC) qui se trouve à la direction dans le quartier de Marcory appelle chaque section sur son terrain pour avoir une idée de la situation. Nous, nous sommes la section n° 1 ici à Adjamé. Moi je réponds en disant chef de section N°1 à PC (poste de commande) rien à signaler». En fait il se peut que la veille, des bandits aient dévalisé un magasin du centre commercial. Si c'est le cas, je le signale avant que nous reprenions la surveillance. Comme notre contrat avec les commerçants du centre commercial ne couvre pas la surveillance nocturne, ce ne sera pas notre responsabilité. Cela incombe à la mairie».
Tandis qu'il explique tout cela, deux de ses agents viennent vers nous trimballant un individu par la ceinture. Il aurait volé les chaussures d'une dame nigeriane. Cette dernière confirme les propos des deux agents. Le chef Ouatt, comme ses collaborateurs l'appellent depuis toujours, demande à l'intéressé si cela est vrai. Il le reconnaît immédiatement. Alors le chef Ouatt lui demande de ramener les chaussures ou il se retrouvera au commissariat du 3e arrondissement, d'Adjamé. Heureusement pour le jeune, il promet au chef Ouatt de rendre les chaussures car il ne les a pas encore revendues. Celui-ci demande donc à ses deux agents d'accompagner le jeune homme afin de récupérer les chaussures de la bonne dame. Ils s'éloignent donc avec lui.
Après leur départ, nous nous retrouvons une fois de plus seuls avec le chef Ouatt et il continue d'expliquer le système de gardiennage.
«Ici, à l'avenue Nanguy Abrogoua, nous sommes deux milices qui avons l'exclusivité des contrats de surveillance. Notre société LAVEGARDE et une autre, du nom BIG SECURITE. Nous nous occupons du centre commercial libanais, des pharmacies et des agences de banques sur l'avenue. L'autre société s'occupe de tous les autres commerçants qui se trouvent sur l'avenue Nanguy Abrogoua».
Il est 10 h 30. Le chef Ouatt entreprend une tournée de contrôle qui selon lui consiste à vérifier que chaque agent se trouve bel et bien à son poste. En sa compagnie, nous longeons l'avenue dans le sens du plateau. Devant le magasin d'un marocain vendeur d'appareils ménagers, un de ses collaborateurs est assis». Celui-là, il s'appelle Kouadio alias Buldozer, il est ceinture noire de judo». Les deux hommes se donnent une poignée de mains pleine de chaleur.
Quelques mètres en avant un autre est installé devant une boutique de produits cosmétiques. A la vue de son chef, il se redresse de sa chaise. Celui-ci lui fait un signe comme pour demander comment ça va. Lui aussi répond de la main en redressant le pouce pour dire que tout va bien. En une demi heure, le tour complet du centre commercial est réalisé. Seulement deux de ses éléments sont absents de leur poste, ce sont bien sûr ceux qui ont accompagné le jeune voleur de chaussures pour les remettre à leur propriétaire. Dans ce cas-là, leurs collaborateurs immédiats gèrent si bien cette absence, que le client ne s'en aperçoit presque pas. Après le tour de contrôle, il est un peu plus de 11 h. quand nous revenons à notre point de départ qui semble être son quartier général.
Le centre commercial est un grand bâtiment de forme rectangulaire divisé en deux parties par une grande allée. L'entrée de cette allée du côté de l'avenue Nanguy Abrogoua est donc le lieu que le chef Ouatt a choisi pour en faire son QG.
Deux grands bancs et une grandes caisse abandonnés très certainement par un marchand dont les affaires ne marchaient plus, constitue l'essentiel de l'ornement d'un Q.G. en plein air. Mais le chef Ouatt se sent très à l'aise dans ce décor. Assis le dos au mur, les pieds posés sur la grande caisse, le chef Ouatt explique qu'il y a quelques années en arrière, il n'était qu'un vulgaire bagarreur à Treichville. Après avoir flirté avec la drogue, il est repêché du milieu par un maître de karaté, et moniteur dans un centre d'entraînement, avec qui il avait eu une altercation. Bien que vainqueur, le maître qui lui avait reconnu beaucoup de qualités, surtout, le courage, lui proposa un poste dans son centre. Ce que le chef Ouatt accepta. Moniteur de karaté la journée, il passait les nuits à surveiller les boîtes de nuits à travers Abidjan, jusqu'à ce qu'il entendent parler de la société LAVEGARDE qui recrutait des agents. Il se présenta un matin et fut aussitôt engagé.
Une petite fille interrompt le chef Ouatt en lui tendant une assiette d'allocos et de poissons.
«Vieux père, ma grande soeur dit de vous apporter ceci». Il prend l'assiette et remercie la petite fille. Le chef Ouatt nous invite à manger avec lui. Pendant que nous mangeons, il fait appel à une jeune dame qui vend de l'eau glacée en sachets. En prenant le sachet d'eau, le chef Ouatt lui tapote le derrière.
Soudain, des cris nous parviennent de l'autre bout de l'allée. Deux autres agents portent à bout le bras un jeune homme au torse nu, le pantalon presqu'en lambeaux, suivis d'une foule de badauds.
Arrivés à notre niveau, l'un des agents explique que le jeune homme a refusé de payer le gbakas qui l'a emmené de Yopougon jusqu'Adjamé. A la descente il a tout simplement pris la fuite. Le chef Ouatt demande au jeune homme de raconter sa version des faits. Tout en reconnaissant les faits, il souligne que c'est parce que le chauffeur a refusé de le descendre à l'endroit qu'il avait indiqué. Le chauffeur et son apprenti s'étant mis à le battre, il s'est enfuit et est allé vers le centre commercial. Ils lui ont même déchiré sa chemise. C'est à ce moment là que les agents sont intervenus pour arrêter la bagarre. Le chef Ouatt lui répond que tout ce qui lui arrive n'est que par sa propre faute. Car s'il avait payé il n'en serait pas là. Le chef Ouatt lui a demandé donc se payer les 100 F du chauffeur. Ce qu'il fait aussitôt. Et il le laisse rentrer chez lui.
Le temps de disperser toute cette foule de badauds, et de terminer le plat d'allocos, il est midi. A la question de savoir comment ses agents s'arrangeaient pour se restaurer étant donné qu'ils ne devaient quitter leur poste, le chef Ouatt explique qu'ils s'arrangeaient pour aller manger par groupe de trois agents qui disposent chacun d'une dizaine de minutes. Ceux qui finissent viennent remplacer les autres qui à leur tour vont manger. Ainsi de suite jusqu'aux environs de 14 h tout le monde a fini de manger. Effectivement le système de rotation se déroule comme prévu et à 14 h 12 mn tous les agents ont fini de manger.
Le chef Ouatt refait une autre tournée de contrôle pour vérifier que tout le monde s'est remis à son poste. C'est après cela que le chef Ouatt qui est musulman prend un bidon d'eau dans sa grande caisse, fait ses ablutions et fait sa prière de la mi-journée. 14 h 30. Encore un appel du poste de commandement, fait crépiter le talkie-walkie. «PC à S 1 ! PC à S 1 ! point de la situation». S'emparant de son appareil, il répond aussitôt : «Chef S 1 à PC ! Rien à signaler» ! «Chef S 1 à PC ! Rien à signaler».
Toute l'après-midi ce sera la même routine. Soit les clients c'est-à-dire les propriétaires de magasins qui se plaignent des marchands ambulants qui viennent s'installer à la devanture de leur boutique, soit ce sont des vendeuses qui elles aussi se plaignent des propriétaires de magasins. Ou encore quelques petits drogués qui sont refoulés des environs du centre commercial pour comportement provocateur envers les vendeuses. 16 h 00. Le chef Ouatt refait ses ablutions, prend son tapis l'installe et fait sa prière de l'après-midi. Après la prière, une petite balade l'emmène sur la rue parallèle à l'avenue Nanguy Abrogoua sur laquelle donne l'autre entrée de l'allée dans laquelle nous nous trouvons. Un groupe de jeunes gens de 15 à 20 ans vient vers le chef Ouatt et lui adresse ses salutations. Le chef Ouatt explique «tu vois ces jeunes gens, ce sont tous des drogués. Ils consomment et en vendent aussi. Mais nous les regardons sans rien faire parce que nous ne sommes pas une brigade anti-drogue. Et tant qu'ils ne gênent pas nos clients ou nous-mêmes dans l'exercice de notre profession.
18 h. Les magasins commencent à fermer. Quelques agents surveillent encore les retardataires.
18 h 30. Le centre commercial est totalement fermé. La chef Ouatt et sa quinzaine d'agents se retrouvent à leur QG pour les derniers consignes avant de libérer tout le monde. La reprise sera pour le lendemain matin à 8 h. Mais avant de venir sur le terrain, le chef Ouatt lui, doit passer à la direction pour déposer la fiche de contrôle sur laquelle sont marquées toutes les observations qu'il a pu faire aux uns et aux autres au cours de la journée de travail.
Sylvain - Hassan BOZA
DES MILICIENS PRETS POUR LE TRAVAIL
JANVIER 1995
ALIF
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REPORTAGE
MILICES ARMEES OU PAS
L'une des zones d'ombre de cette enquête demeurera la question du port d'arme des agents des milices. Posez la question à un responsable de milice sur cet aspect, et il vous répondra soit que ses agents ne sont pas armés soit une demande de port d'arme a été introduite à la préfecture de police et qu'il attend toujours la suite.
Dans la réalité, nous avons pu voir quelques agents de certaines milices sont bel et bien armés. Bien sûr, ces armes ne sont pas distribuées comme des petits pains. Encore que les responsables prennent la peine d'exiger de ces agents, une discrétion hors du commun. Dans tous les cas, ces milices pouvaient-elles faire autrement ?
Nous avons encore à l'esprit la mort de cet agent de la société LAVEGARDE froidement abattu par des bandits venus opérer un hold-up à l'agence de la BICICI (Banque Internationale pour le Commerce et L'industrie de Côte d'Ivoire) de Yopougon.
Devant ses risques permanents et le flou entretenu sur la situation juridique des milices, il semble que certains responsables ont décidé de ne pas rester les bras croisés. Mais comme on le sait, chaque choix a ses avantages et ses inconvénients. Pour le moment, la situation dans cette expectative n'est pas encore un problème. Mais le jour où il y aura un véritable incident ou un agent armé tuerait une personne, voleur ou pas, la question de leur légalité se remettra certainement en scène.
En attendant tout le monde freint de ne rien voir. Jusqu'à quand ce désordre va-t-il continuer ? Peut-être jusqu'à ce que l'imprévisible se produise. Se sera faire le médecin après la mort.
S.H.B.
COMPRENDRE
Je ne comprends pas que le parti au pouvoir change subitement de fusil d'épaule. En effet, le cheval de bataille du PDCI, du gouvernement c'était le vote des étrangers. L'opposition s'appuyant sur la loi fondamentale a estimé que c'était anticonstitutionnel. Et le PDCI recula.
Je ne comprends pas que le PDCI qui était apparemment l'ami des non Ivoiriens devient leur bourreau.
Je ne comprends pas que le pays soit dans l'illégalité depuis plus de 30 ans.
Je ne comprends pas que l'on ait «oublié» d'application l'article 7 de notre loi fondamentale pendant 30 ans.
Je ne comprends pas qu'on ait attendu les protestations pour enfin appliquer le multipartisme.
Je ne comprends pas certains ivoiriens qui sont prêts à se flageller pour sauvegarder leurs instincts alimentaires et sexuels
Je ne comprends pas qu'ils soient à ce stade de la bestialité car l'animal a deux besoins primordiaux à satisfaire dans la journée à savoir s'accoupler et manger. Une fois ces désirs satisfaits; plus rien ne les intéresse
Je ne comprends pas que ce que le président dit est en contradiction avec ce que le gouvernement dit et fait (code électoral) et le secrétaire général du PDCI.
Je ne comprends pas que sans changer la constitution ivoirienne l'on prenne des lois qui la contredisent.
Je ne comprends pas que les gens ne soient pas assez courageux pour aller au fond de leur logique. Il faut qu'ils assument leur responsabilité en modifiant la loi fondamentale en particulier l'article 5 du code de la nationalité. Je ne comprends pas que le SG soit contre le code électoral alors qu'il y a quelques mois il soutenait que pour être nommé responsable dans toute entreprise, la compétence était un sacrilège, il fallait plutôt une dose PDCI.
Je ne comprends pas les intellectuels qui une fois obnubilés par leurs intérêts égoïstes ne savent plus raisonner.
Je ne comprends pas pourquoi le rédacteur en chef et un journaliste du journal le «Bélier» ont été arrêtés
L'argument pour les arrêter serait lié à un article où il demandait aux «mastas» d'aller se faire voir ailleurs qu'en Côte d'ivoire. Ils ne méritaient pas ce traitement occasionnel, car ils n'ont fait que dire haut ce que certains responsables pensent avec le nouveau code électoral.
Je ne comprends pas ceux qui se proclament d'être des ivoiriens authentiques alors qu'ils ne sont que des tribalistes de pur sang.
Je comprends difficilement cette coïncidence à Fraternité-Matin où le PDG est un Baoulé. Le secrétaire général de rédaction est Baoulé, le secrétaire général adjoint est Baoulé, le rédacteur en chef d'Ivoir Soir est aussi Baoulé c'est une coïncidence qui prête à interprétation.
Je ne comprends pas que ceux qui sont ancrés dans les partis refusent aux autres d'avoir le droit d'être ailleurs ou de ne pas avoir de parti.
Je ne comprends pas certaines autorités qui sont toujours prêtes à demander aux musulmans de les supporter publiquement.
je ne les comprends pas lorsque ces derniers refusent que les mosquées ne soient pas le lieu de campagne de certaines personnes en mal de légitimité. Je ne comprends qu'on les taxe d'intégristes
je ne comprends pas que les plus zélés dans cette chasse aux sorcières soient des «frères» musulmans en quête de leur pitance quotidienne à l'image de certains proviseurs qui interdisent les activités des sous-sections AEEMCI dans l'établissement qu'ils dirigent exemple le Lycée Municipal d'Attécoubé.
Je ne comprends pas certains chefs qui veulent faire l'unanimité autour d'eux en obligeant les gens à être avec eux.
Je voudrais qu'ils comprennent que même Dieu notre créateur n'a jamais fait l'unanimité sur lui.
K. Siddique
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REPORTAGE
LE CNI A FERKE
Ferké, à 580 km d'Abidjan. C'est là que le CNI était le week-end du 26 au 27 Novembre pour l'installation officielle de la coordination CNI et de la section du Conseil Supérieur des Imams.
La cérémonie prévue pour ce dimanche 27 devait malheureusement commencer vers 11 heures et pour cause : les responsables du CNI étaient en retard comme toujours.
Quand enfin la cérémonie a pu commencer, il y avait présents comme officiels : le chef du cabinet du préfet Mr SERY GBAZA Samuel et l'adjoint au maire Ahmed Diallo ex-directeur de RTI Bouaké.
Devant toute une foule venue de Korhogo, Boundiali, Sinématiali, Kong, Nielle, Diawalla, Ouangolo, etc... Le président du comité d'organisation, le frère Sadio MOUNIROU souhaitera la bonne arrivée à la délégation du CNI en ajoutant «Nous sommes très comblés de joie de voir enfin l'homme de foi que vous êtes qui depuis peu de temps, à la tête du CNI ne ménage aucun effort pour exhorter le musulman ivoirien à la fermeté devant l'appel de ses désirs, de la passion, des tentatives diaboliques à se remettre toujours en cause et à se fier aux enseignements du prophète (SAW) et aux nobles attributs de Dieu...».
Mohamed Diallo, adjoint au maire quant à lui, souhaitera au nom du maire la bienvenue à la délégation du CNI dans la commune de ferké. Il souhaitera tout simplement que l'installation de ces structures participe à l'effort de renforcement de l'unité poursuivit par le CNI. C'est après lui qu'on présentera officiellement les responsables des différentes structures. Pour le COSIM l'Imam Sounkalo Sanogo de la mosquée de Dioulabougou, son adjoint, l'Imam Diarra Mohamed Ali de la mosquée Haoussa et pour le CNI, Mamadou Fofana.
Aboubacar Fofana, le porte parole du COSIM s'excusera au nom de la délégation du CNI pour l'énorme retard accusé, causé selon lui par l'obligation de faire des escales dans tous les villages où les musulmans voulaient les voir, les entendre et discuter avec leurs responsables.
Après les remerciements, il dira "l'organisation des musulmans est une opportunité pour notre pays (...) la mosquée ne doit être utilisée à des fins de propagande politique, ni de droite ni de gauche ni du centre. Car les Imams ont derrière eux les sympathisants de tous les partis politiques".
Le président du CNI Ououdous remerciera les populations pour cet accueil chaleureux et fera remarquer tout simplement que «l'Islam est un vœu, une foi en mouvement perpétuel, fondée sur le réel et sur une espérance dans l'au-delà. Chers frères et sœurs je vous invite donc à mieux vous instruire de votre religion à mieux la vivre comme croyants et comme citoyens. C'est un devoir de gratitude vis-à-vis de nos semblables».
L'IMAM A. SANOGO DE FERKE
KONG et ses deux mosquées historiques
Pour découvrir Kong ? Dur, mais pas impossible. Après 580 km d'Abidjan à Ferké, 152 autres non bitumés et de poussière vous attendent, que vous parcourez en deux heures et demie avant d'atteindre Kong. L'environnement naturel et l'air pur qui vous accueillent, vous font oublier les quelques difficultés rencontrées. Vous remarquerez sans effort les deux plus vieux édifices de cette cité que sont les deux mosquées construites pour l'Imam Ali Barro.
La plus petite des deux, construite la première, l'aurait été au 17e siècle selon Seydou Barro 70 ans petits fils de l'Imam Ali Barro, venu quelques années plutôt du Soudan (actuel Mali) s'installer à Kong.
40 ans plus tard, la première mosquées s'étant avérée trop exiguë, l'Imam Ali Barro aurait entrepris la construction d'une autre mosquée, beaucoup plus spacieuse.
L'Imam Ali Barro serait mort exactement 30 ans avant l'occupation de Kong par samory touré. Selon Seydou Barro le petit-fils qui l'aurait lui-même reçu de son père, l'Imam Ali Barro vivant, Samory Touré aurait du mal à prendre Kong. Car l'Imam Ali Barro était non seulement doté d'une personnalité charismatique mais en plus il jouissait d'une très grande réputation au sein des populations de toute la région du Nord-Est.
La seconde mosquée, la plus grande, qui est aujourd'hui l'une des deux mosquées de vendredi, est dirigée par l'Imam Amadou Sanogo dont il est l'Imam depuis 1954, donc exactement depuis 40 ans. Kong compte à l'heure actuelle 9 mosquées dont ces deux historiques.
de notre envoyé spécial
Sylvain - Hassan Boza
Mosquée de KONG 17e siècle
CEREMONIE DE POSE DE LA PREMIERE PIERRE
La communauté musulmane de Niangon en fête
Dimanche 18 Décembre 1994, la communauté musulmane de Niangon a célébré une double cérémonie, l'une, la pose de la première pierre du futur centre islamique et l'autre, l'inauguration de l'actuelle mosquée dont les travaux viennent de prendre fin.
C'est en présence de toutes les sommités islamiques notamment le Conseil Supérieur des Imams (COSIM) et le Conseil National Islamique (CNI) que se sont déroulées les deux cérémonies. La première qui concernait la pose de la première pierre du futur centre islamique sur le site acquis à cet effet sis au terminus 27 à Niangon. La seconde cérémonie était l'inauguration de l'actuelle grande mosquée de Niangon dont les travaux viennent de s'achever.
Cette double cérémonie fut l'occasion pour les Imams à travers leur porte-parole Hortaze ABOUBACAR FOFANA, de fustiger le comportement de certains cadres musulmans qui veulent se servir de la communauté musulmane comme tremplin pour assouvir leurs ambitions politiques. Il a également lancé un appel à ses pairs Imams à éviter de se positionner dans un camp politique ou un autre car dit-il «les Imams doivent jouer le rôle d'arbitres au sein de la communauté».
Quant au président Ououdous, il a surtout insisté sur le rôle que doit jouer le centre islamique dans la cité. A l'instar de celui joué par la mosquée du temps du prophète (PSL) de l'Islam, ce centre doit être non seulement un lieu de ralliement, d'épanouissement intellectuel et spirituel mais aussi et surtout une institution à vocation éducative.
Le centre qui comprendra une école confessionnelle de 24 classes, une mosquée d'une capacité d'accueil d'environ 9.000 places, un logement pour l'Imam en plus d'un centre médical séparé hommes - femmes, bénéficiera d'une superficie de 22 000 m2 (environ 2 hectares et 2 000 m2) et nécessitera un coût global de 800.000.000 CFA selon le devis réalisé par la SETAO avant la dévaluation du FCFA.
L'architecte Traoré Mamadou, un de nos frères musulmans dont le cabinet ATAR a réalisé les différentes études techniques n'a pas exclus une augmentation notable de ce devis qui selon lui avisionnerait aujourd'hui le milliard compte tenu de la dévaluation du FCFA intervenue entre temps.
A la question de savoir d'où viendraient tous les fonds nécessaires à la construction de ce centre, Mr KONE MORITIEBA président du comité central Islamique de Niangon a dit ne compter que sur Dieu et la communauté qui doit une fois de plus se manifester comme elle l'a déjà fait pour l'édification de l'actuelle mosquée.
Après l'acte proprement dit de la pose de la pierre en question en présence de nombreux responsables politiques et administratives, l'on a procédé à l'inauguration de l'actuelle mosquée du quartier dont les travaux viennent définitivement de prendre fin.
Maquette de la Mosquée de Niangon
DECOUVERTE D'UN HOMME
Découvrir Kong sans découvrir la famille Ouattara serait pratiquement impossible. Notamment GAOUSSOU DRAMANE OUATTARA.
Hé Oui ! Il s'agit bien du frère aîné d'Allassane Dramane OUATTARA, l'ex premier ministre de la République de Côte d'Ivoire et aujourd'hui directeur général adjoint au fonds Monétaire International dont le seul nom provoque syncopes et cauchemars chez certaines personnes. Suivez mon regard.
Ce cher GAOUSSOU DRAMANE OUATTARA est natif de kong et ancien député PDCI de 1985 à 1990. Administrateur de nombreuses sociétés, il est en plus le conseiller de la coordination CNI de Kong et le principal soutien financier de la population de Kong et particulièrement de la communauté musulmane de cette ville. Il vient d'être fait chef de canton de Kong.
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SONDAGE
ALIF - SONDAGE
Inch'ALLAH en 1995 notre journal ALIFaura trois ans. Que de difficultés traversées durant les trois années d'existence. Que d'intimidations et de menaces de mort. Dieu merci, nous avons essayé de surmonter ces difficultés selon les moyens de bord qui étaient limités. Mais notre conviction à offrir un espace de communication à la communauté musulmane nous a beaucoup aidé à persévérer dans la lutte. Nous voulons faire le bilan de trois ans d'existence. Mais on ne peut le faire sans associer nos fidèles lecteurs qui se retrouvent dans toutes les couches socio-professionnelles. C'est pourquoi nous demandons à tous nos lecteurs de prendre part à ce sondage afin que nous puissions améliorer la qualité de ALIF. Nous saurons compter sur votre disponibilité et vos suggestions. Merci d'avance de votre contribution.
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SEMINAIRE
LES PRISONS AFRICAINES
SEMINAIRE
Sous l'égide de la délégation régionale de la Croix Rouge de C.I. , des responsables francophones des administrations judiciaires et pénitentiaires africaines se sont réunis en séminaire à Abidjan du 28 Novembre au 2 Décembre 1994 pour réfléchir sur les solutions face à la dégradation de cette institution qu'est la maison d'arrêt.
Il est de notoriété publique que les systèmes pénitentiaires africains se trouvent dans une situation difficile . C'est pour réfléchir à des solutions allant dans le sens de l'amélioration que les responsables francophones des administrations judiciaires et pénitentiaires africains se sont retrouvés en séminaire du 28 Novembre au 2 Décembre à Abidjan .
Surpeuplement des prisons créant une promiscuité dans les locaux, vétuste, délabrement, inadéquation et exiguïté des installations et des bâtiments, l'insuffisance dans la prise en charge et dans l'encadrement des détenus sont les quelques maux recensés parmi tant d'autres . Ce sont donc ces maux et malaises dont les effets conjugués donnent lieu à une perversion des systèmes pénitentiaires africains .
Le séminaire propose outre la nécessité d'ajuster ou faire corréler les budgets, les effectifs du personnel judiciaire, aussi que le nombre et la capacité des prisons aux paramètres démographiques .
Le sous-système judiciaire et le sous-système pénitentiaire étant les deux composants du système pénal, le séminaire juge indispensable de susciter des rencontres fréquentes et périodiques entre responsables judiciaires et pénitentiaires .
Les participants au séminaire ont particulièrement insisté sur certains points dont le peines alternatives à l'emprisonnement pour lequel ils recommandent que chaque pays tire de son patrimoine juridique traditionnel des peines alternatives à adjoindre à celles dégagées par le droit pénitentiaire,
L'autre point sur lequel ils ont également insisté reste la santé des détenus.
Ils recommandent une nouvelle approche de l'hygiène et de la santé . Celle-ci consiste à régler les prosteurs de santé en amont et à moindre frais, par une prévention efficiente .
S.H.B
Communique
ALIF cherche des correspondants à l'intérieur du pays. Il est demandé à tous les frères musulmans qui souhaiteraient faire partie du journal, qu'ils sont priés de nous écrire à l'adresse d'ALIF.
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