Numéro
Alif #13
- Titre
- Alif #13
- Type
- Périodique islamique
- Editeur
-
Alif
- Date
- décembre 1993
- numéro
- 13
- Résumé
- Mensuel islamique d’informations et de formation
- nombre de pages
- 12
- Sujet
- Association des Femmes Musulmanes de Côte d'Ivoire
- Maconi Cissé
- Conseil National Islamique
- Intégrisme
- Extrémisme
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-issue-0001383
- contenu
-
DJOUMÂDA 2
RADJAB
1414
ALIF
Mensuel islamique d'informations et de formation
DECEMBRE 1993
N° 13
200F
LES ECOLES JURIDIQUES EN ISLAM :
QUELLE EFFICACITÉ
POUR UNE
MEILLEURE PRATIQUE ?
P.8
MEDECINE ET RELIGION
LE
PRELEVEMENT
ET LE
TRANSFERT
D'UN ORGANE
HUMAIN
SONT UNE
PROFANATION
P.4
- DESINFORMATION
- INTOXICATION
Plus
dangéreuses
que le
SIDA
P.10
POURQUOI
JESUS
EST-IL NÉ
SANS PERE ?
PP 6-7
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ALI F - COURRIER 20 B.P 575 ABIDJAN 20
LETTRE AUX RESPONSABLES RELIGIEUX MUSULMANS ( ... ? ... )
CONSEIL SUPERIEUR DES IMAMS,
CONSEIL NATIONAL ISLAMIQUE DE CI
CONSEIL SUPERIEUR ISLAMIQUE ...
« Nous fîmes d'eux des dirigeants qui appelent les gens au feu ... » ( Curan chap 28 -V-41). Les responsables du CSI ; CNI; CSI... ont organisé à l'occasion de l'anniversaire de M. le Président de la République, une séance de prière, de bénédiction, de longevité et de santé pour son excellence Monsieur Félix Houphouet-Boigny du 15, 16... octobre 1993. Est-il légitime de s'adonner à de telle pratiques honteuses pour une communauté qui se proclame : « la meilleure communauté sortie pour les hommes » ?
L'Islam se banalise en Côte d'ivoire. N'y avait-il pas d'autres voies pour souhaiter au chef de l'Etat un prompt rétablissement pour sa santé ?
« Louanges a Allah qui veut nous voir heureux.
Dans Al- Quran Allah exalté et l'honoré a dit au chapitre 5 verset 49 : « Et juge parmi eux d'après ce que Allah a fait descendre et ne suis pas leurs passions ! Méfie-toi d'eux ( de peur) qu'ils ne t'éloignent par leurs tentations d'une partie de ce que Allah t'a fait descendre >>
Le verset Qur'anique par lequel nous commençons cette lettre se place parmi ceux qui se trouvent dans la sourate « le plateau servi » et qui commandent l'application des lois divines et la justice sociale.
Allah commande au début, à son prophète que s'il veut donner des instructions aux « Musulmans » qu'il le fasse en toute justice c'est ainsi que Allah déclare : « Si tu arbitres, arbitre entre eux en toute justice car Allah aime les justes » ( chap 5-V : 43). Dans un pays comme, le nôtre la liberté démocratique doit signifier s'épanouir pleinement dans une société libre tout en respectant les valeurs religieuses, la liberté d'expression et d'action de l'autrui...
Cependant ce principe est bafoué. Et il nous apppartient en tant qu'adeptes de cette grande communauté musulmane d'agir pour la défensicar bien que l'Islam interdise l'agression, il nous autorise à combattre en cas d'attaque agressive. En effet, si le fait de ne combattre signifie la fin de la liberté de conscience et la fin de la recherche de la vérité alors devoir est de combattre l'ennemi ( interne ou externe). Telle fût la ligne de notre Saint prophète Mohammad ( PSL). C'est justement pour cela qu'il a fait cette prédiction aux dirigeants musulmans actuels qui aurront un comportement contraire à l'esprit de la logique Qur'anique : « Le meilleur Jihad est de dire la vérité devant un dirigeant injuste. » Et encore, plus évident aujourd'hui, cette autre prédiction du prophète : trois catégories de personnes causeront du tort à notre réligion :
- un dirigeant injuste
- un dévot ignorant
- et enfin un savant immoral.>>
La connaissance en Islam n'est ni un acquis, ni définitif. Ce n'est pas le fait d'aller faire des études théologiques dans les pays du golfe qui prouve qu'on détient l'art de l'impréatation et de la compréhension de l'Al'Qur'an. Seuls sont doués de connaissance, ceux dont l'esprit possède l'oeil de la certude pour sonder l'approche de la compréhension des vérités réligieuses. Celui qui est rassasié de la justice divine et qui prend conscience de son « moi » spirituel, voit le chemin de cette compréhension des méthodes, des vérités réligieuses s'ouvrir à lui clairement comme une étincelle. Par contre, ceux qui pratiquent le culte de l'ignorance et de l'insouciance, tout en oubliant leur propre identité, se verront aveugles dans ce bas-monde soit les efforts fournis dans cette voie.
Ces dirigeants (... ? ...) utilisent si l'on peut se permettre le troisième niveau d'interprétation des textes, c'est-à-dire leur subconscient, pour satisfaire leurs désirs. Donc le motif de leur lutte est la course au pouvoir satisfaire leur besoin matériel. Alors, chers dirigeants, se soucier du lendemain, si vous croyez réellement que c'est « Allah qui est le Meilleur des nourrisseurs » ( chap 5 -V-: 114). n'oubliez pas que l'Islam est un tout codifié et non pas le fruit de l'imagination de la pensé Lisez par exemple ce verset de la sourate 9 : verset 80. Allah dit à son Prophète bien aimé de ne pas faire des prières pour les mécréants et les hypocrites. « Que tu demandes pardon pour eux ou que tu ne le demande pas et si tu demandes pardon pour eux soixante dix fois ( 70) ? Allah ne pardonnera point. Et ce, parce qu'ils n'ont pas cru en Allah et en son messager ( Mohamed) et Allah ne guide pas les gens pervers.
« Chers dirigeants (... ? ...) au lieu de vous mettre à lancer des défis a tout hasard, il vous plaît, lisez l'Alqur'an et la Sunna la tradition du prophète avec la foi, avec la raison, la raison veut dire savoir et il faut acquérir le savoir, nous n'en savons rien mais personne n'en sait rien sauf Allah) et avec l'esprit de justice et l'esprit de charité et alors on fera des découvertes.
Aujourd'hui, les gens se mettent ou prennent leur repère d'orientation devant une erreur. Parce qu'on leur a dit qu'on a choisi pour eux un dirigeant, qui les représentera devant le pouvoir en place. Le dirigant est-il donc un argument ?
On ne peut pas se prétendre être une personne morale sans se référér à la vertu même de la moralité qui est l'Al Qu'an : la seule vérité qui nous reste.
Ceux qui sont sensés être le cliché représentatif de cet Islam en Côte d'ivoire sont aujourd'hui à la merci des dirigeants politiques. Sachez bien que la version de l'Islam ne suit pas le goût du jour, pour se stabiliser désormais au rythme loisir et elle ne saurait être une activité récréative de plus ( théâtre, cantique réligieux... Pour endormir la conscience collective des gens, ce qui ne sera pas possible. ) L'Islam est un véritable champ d'action. La preuve c'est qu'il est écrit au chapitre 6-v: 70: , « Laisse donc ceux qui ont fait de leur réligion un jeu et un amusement et qui ont été trompe par la vie d'ici-bas. Rappelle par le Qur'an de peur qu'une âme ne soit livrée à l'enfer à cause de ses acquis sans alors d'ami-protecteur ni intercesseur en dehors de Allah.»
La situation est pire encore quand il s'agit de militer pour présenter la vraie version de l'Islam à la population comme un système politique ( la poitique signifie l'art de bien gérer une société) et socio-économique. Ils ne sont pas au diapason. A telle enseigne qu'ils n'arrivent plus à contrôler leur baromètre moral pour se préserver des choses douteuses ? Ce qui explique qu'ils sont dépourvus de cette faculté suprême de synthèse : la raison.
A partir du moment où il est dit : « le licite évident, l'illicite est évident, et entre les deux ( se trouve) tout ce qui est sujet au doute.
Ainsi , la peur de rompre entre l'Islam et l'argent va provoquer une confusion manifeste dans leur esprit. Alors, la justice devient pour eux l'injustice et l'injustice, la justice; le moral c'est l'immoral et l'immoral, c'est le moral ; la lumière c'est les ténèbres et les ténèbres c'est la lumière ; le bien, c'est le mal et le mal, c'est le bien... C'est la loi de la dualité inversée. Aussi, les chose « suspectes » ne sont guère évidentes pour tout le monde, de l'avis même du prophète ( PSL) « peu de gens les connaissent ou encore selon Attirmidhi. « Peu de gens savent si elle révèlent du licite ou de l'illicite ». Seuls quelques uns de ceux qui jouissent de cette aptitude à la recherche et à « l'Itjihad », ( c'est-à-dire faire usage de sa propre réflexion, recourir à sa conviction intime en cas de besoin légitime et en se basant sur l'Al Qur'an et sur la sunna ) et qui constituent une élite studieuse et laborieuse, sont capables de les mettre en pratique.
« Assurement les bien-aimés de Allah, aucune crainte à leur sujet et nul chagrin ne les afflige ». Par exemple, le prophète a été une fois intérrogé par un de ces compagnons Ouabiça, en réponse à sa question sur la nature du bien et du mal, il lui dit : « O Ouabiça, consulte ton ame, aussi ton coeur, le bien est ce qui laisse l'âme et le coeur sereins ( calmes).
« Allah aime ceux qui ne cessent de se répentir et aime ceux qui se purifient « ( chap 2-V 222) Allah est véridique.
Touré Tidiane Amadou
Dramane Famory Traoré.
05 BP. 1110 ABIDJAN 05
DECEMBRE 1993
LES RÈGLES DU COURRIER
Plusieurs lecteurs nous demandent des informations pratiques sur le fonctionnement du courrier. Voici les règles essencielles.
- Envoyer vos correspondances à l'adresse suivante :
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- Des lettres courtes (deux feuillets dactylographies ou quatre feuillets manuscrits. Si vous n'acceptez pas de coupure, prière le mentionner expressément.
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N° 2789 du 20-3-92
EDITORIAL
EST-CE la fin du monde ? Le monde entier serait il maudit ? Pourquoi avons nous tant de problèmes pour survire ? Pourquoi toutes ces difficultés ? Et pourtant apparemment nous avons tous les moyens pour être heureux. Que se passe t-il donc ? Comment comprendre et expliquer toutes ces tragédies à travers notre phanète ? Il ne se passe pas de minutes, d'heures, de jours sans que les radios internationales n'annoncent des calamités dans un coin du monde. Ce sont les incendies qui ravagent la californie ( USA), les inondations qui tuent des milliers de personnes en Inde, des tueries sauvages perpetrées contre les musulmans en Bosnie, des vagues de froid en Europe qui ôtent la vie aux populations... La liste est longue. Ces situations ci-dessus décrites ne devraient pas surprendre les observateurs avisés car Dieu dit dans la sourate « la secousse versets 7-8. << celui aura fait le bien du poids d'un atome le verra celui qui aura fait le mal du poids d'un atome le verra. >> Ce qui arrive est la conséquence de notre désinvolture, de notre désobéissance à l'égard des recommandations de Dieu. Car Dieu dit celui qui me tourne le dos je lui tournerai le dos. Il vivra difficilement sa vie. Et c'est pour cela que Dieu nous a mis en garde depuis longtemps dans la sourate 41
VERSET 23 en disant : << Vous pensiez que Dieu ignorait bon nombre de vos actions. Quelle illusion était la votre au sujet de votre seigneur. Illusion qui vous a perdus et rangés parmi les damnés >> Malgré cette injonction de Dieu, l'homme continue d'être un rebelle. Il ne respecte pas les engagements qu'il prend. Il n'a aucun égard envers son épouse, ses enfants, ses voisins, ses promesses. Cette attitude se retrouve dans nos institutions car les individus y transposent leurs comportements délictueux. C'est l'installation de la gangrène. Elle atteint un tel paroxyme que tout l'échaffaudage de la société succombe. C'est la promotion de la médiocrité l'illicite, de l'adultère, du mensonge de l'hypocrisie, des vols, de la fornication ...Et l'on est surpris de tous nos déboires après tant d'exploits négatifs. Il est de notre intérêt d'être respectueux des principes de Dieu, car nous sommes les premiers bénéficiaires où les premiers perdants. Voici ce que Dieu dit dans la sourate les Abeilles (16) verset 160 : << A tous ceux, hommes et femmes, qui auront bien agi, étant croyants, nous accorderons une vie heureuse et saurons les rétribuer dignement d'après ce qu'ils ont le mieux accompli>>. Si nous voulons retrouver notre stabilité morale, spirituelle, économique, sociale politique... retournons à Dieu, car c'est notre seul salut. Nous les musulmans nous devons nous efforcer d'acquérir les qualités des favoris du coran, qui sont les élus de Dieu et ses privilègiés et d'être empreint de leur marque.
OUATTARA ISSOUF
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MEDECINE ET RELIGIONS
La science médicale face aux courants réligieux
<< Le prélèvement et le transfert d'un organe entraînant une mutilation qui aux yeux de la Loi Islamique, est une profanation hautement condamnable. >>
Appartenant au domaine de la matière par son corps, au domaine de l'Esprit par son intelligence, sa sensibilité, sa volonté, l'être humain occupe :
-une position particulière déjà mis en évidence, dès la préhistoire où l'on voit apparaître des rites funéraires qui témoignent du caractère sacré reconnu à l'être humain et à sa dépouille mortelle.
Traditionnellement, l'Antiquité distinguant les règnes, minéral, végétal, animal, attribuait aux deux derniers une réalité immatérielle, distincte du corps.
Cette réalité immatérielle,qui avait le pouvoir de donner la vie (du latin, vital), était aussi nommée âme (du latin anima: le souffle, la vie- de animare: donner la vie, animer).
Aristote, à ce sujet, proposait la progression suivante:
-L'âme végétative, commune à tout ce qui est vivant,
-L'âme sensitive, particulière à l'homme et l'animal,
-L'âme rationnelle, réservée uniquement à l'homme et qui lui permet de penser.
Porté par le corps, l'esprit se manifeste à travers certains rites, comportements, croyances, coutumes. Il permet aussi l'élaboration des philosophies et d'une manière générale, de tout ce qui a trait à la pensée.
LE CORPS HUMAIN EST SACRÉ
Le corps se trouve ainsi d'une symbolique sacrée qui impose de ne pas porter atteinte à son intégrité; d'où l'interdiction du meurtre, du suicide,des mutilations.
Cette position est adoptée par une large majorité des réligions, des croyances et des philosophies.
Les exceptions à la règle correspondent à des rites pratiqués soit sur des cadavres: embaumement, crémation; soit sur des vivants : tatouages, incisions ou excisions faites au cours des cérémonies initiatiques.
Le don d'organes constituant une atteinte au corps peut apparaître lui aussi comme une profanation du «corps qui contenait cette énergie divine qu'est la vie» (1)
De plus, s'ajoute à ces consid'rations, le problème de la cessation de la vie, autrement dit la d'termination des conditions de la mort.
«Mais il est bien difficile de parler de la même manière et de proposer les mêmes solutions pour tous.Tout croyant vit sa foi selon son appartenance réligieuse.» (1)
Nous ne pouvons examiner que les positions des principaux courants réligieux ou philosophiques dont nous connaissons l'opinion concernant le don d'organes.
L'ISLAM
Le Coran: parole de Dieu
La Sunna: tradition du prophète,
règlementent en principe toute la vie politique, sociale, réligieuse de la communauté.
Les législateurs sont guidés inspirés par des textes sacrés et la très prudente évolution est ralentie par la crainte d'enfreindre les principes divins.
<<Le droit pourtant ne peut s'épuiser à lutter contre le fait: aussi juristes et théologiens sont-ils obligés de prendre en compte les conjonctures <<inédites>> nées de l'évolution de la Science et de la Technique (1).
Il est délicat, voir impossible, de dégager un consensus de la communauté entière. << En face d'une situation donnée, il y aura différentes thèses, de tendances diverses, souvent nuancées, parfois opposées>> (1).
Suivant le Coran, tout a été dit et ce qui ne l'a pas été doit échapper à la connaissance de l'homme: << Ne poursuis pas ce que tu ne connais pas>> (S17:38).
Pourtant, selon la lettre et l'esprit, le Coran invite l'homme à la réflexion de la découverte; le prophète Mohamed (S.B.S) incite les fidèles << à apprendre du berceau jusqu'à la tombe>>.
Les savants musulmans s'interrogent face aux progrès de la science et de la médecine en particulier, manifestant, comme l'ensemble de la communauté un grand intérêt pour tout ce qui soulage la souffrance et préserve la vie.
<<Celui qui aura rendu la vie à un homme sera regardé comme s'il avait rendu la vie à tout le genre humain>> (S.5:35).
L'implantation d'un organe sur un malade en danger de mort ne pose donc aucun problème, puisque cela correspond à une action bénéfique et charitable. Ce qui pose un problème, c'est le prélèvement. Allah a dit «En vérité, nous avons honoré les enfants d'Adam>>
<<L'homme est une créature du Tout Puissant>>.
<<C'est lui qui produit la création et qui vous fait rentrer dans son sein>> (S. 30:10 et 26).
Cette oeuvre du Père ne peut supporter aucun changement <<...pas de modification dans la création de Dieu>> (S30:29).
L'intégrité du corps humain vivant ou mort doit donc être scrupuleusement respectée, sauf dans le cas des peines prononcées par les tribunaux légitimes.
Les praticiens de la Medecine dans la communauté Islamique, se sont toujours conformés à ces instructions refusant de pratiquer la dissection pour leurs études et recherches.
Le prélèvement et le transfert d'un organe entraînant une mutilation qui aux yeux de la Loi Islamique, est une profanation hautement condamnable.
Cependant, cette rigueur tolère quelques aménagements ayant comme critère essentiel l'intérêt de l'homme.
Si l'on considère les quatre fondements du droit: Le Coran, la Sunna du Prophète, l'Isma, le Qigus, ce dernier constitue le dernier recours pour résoudre, dans le strict cadre la loi, les problèmes posés par de nouvelles situations.
L'usage veut que l'intérêt des vivants passant avant celui des morts, il soit permis de passer outre à certains interdits.
L'atteinte à l'intégrité corporelle est toléré pour des organes <<non nobles>> comme les yeux, les reins, le sang, la moelle osseuse par exemple. Il n'en est pas de même pour les organes considérés comme nobles, tels que: cerveau, foie, organes génitaux et surtout le coeur;
La santé physique et surtout morale de l'être humain dépendant de lui.
Cependant, le prélèvement est admis dans le cas de péril de mort imminente: il n'y a alors aucune conséquence sur le plan réligieux, comme sur le plan moral et du droit. Suivant ce principe, certaines écoles libérales tolèrent le prélèvement du coeur à la double condition que le donneur soit bien mort et qu'il y ait consenti de son vivant
LE JUDAISME
Dans la réligion juive les rabbins qui ne constituent pas une autorité suprême comme la papauté, tirent leur ascendance de la connaissance approfondie de la science réligieuse. Ils doivent pouvoir donner les réponses à toutes les questions et apaiser les inquiétudes. Les exigences de la torah ont amené le judaïsme à prendre des positions peu compatibles avec la vie actuelle. Face aux progrès fantastiques de la medecine et de la chirurgie, comment réagir ?
« Le corps humain est une création de Dieu et doit être traité avec le maximum d'égards». Il;est dit dans le hatam Safer: « le corps atteint sa sainteté du fait de l'âme dont il est l'enveloppe charnelle, mais lorsque cette âme l'a quitté, il est difficile de porter atteinte à son intégrité sous peine de profaner la sainteté que l'âme, parcelle divine, lui a conféré» (1)
<<Vous ne ferez pas d'incision dans le corps d'un mort:»
( Lévitique 19 : 28 et deutéronome 14, 1-2)
Cette interdiction concernant en particulier les autopsies et donc les prélèvements d'organes, reçoit pourtant une application assouplie : << le salut d'une vie humaine repousse les interdits de la Torah >>.
Le vivant a priorité sur le mort. Préserver la vie est un devoir sacré que l'on retrouve dans le Talmud de Babylone, affirmé au VII ème siècle par Rabbin Ezéchiel Landau et au XIXème siècle par les Rabbins Schreiber, Schick, Auerbach, Bamberger et Ettlinger.
Ce principe a conduit à l'adoption de disposition par << l'Assemblée Générale du Rabbinat Français >> qui a rappelé le 18 mai 1978 : << L'interdiction de toute autopsie et à posteriori, de tout prélèvement d'organes sauf dans un seul cas : lorsqu'il s'agit de sauver sur le champ une autre personne en danger et dans ce cas, l'organe ne doit être prélevé que si le donneur a donné son accord par écrit et avant son admission en milieu hospitalier>>.
(à suivre)
Méité Mori
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MON SERMON
LE SYSTEME MORAL DE L'ISLAM
L'Islam a établi un certain nombre de droits fondamentaux, valables pour l'humanité entière, et qui doivent être observés et respectés en toutes circonstances. Dans ce but, l'Islam fournit non seulement des garanties juridiques, mais aussi un système moral très efficace. Ainsi, pour l'Islam tout ce qui conduit au bien-être de l'individu ou de la société est moralement bon, et tout ce qui lui est nuisible est moralement mauvais.
LA VERTU
L'Islam attache tant d'importance à l'amour de Dieu et à l'amour de l'homme qu'il met en garde contre trop de formalisme. Nous lisons dans le Coran : « La vertu ne consiste point à tourner vos visages du côté de levant ou du couchant ; vertueux sont ceux qui croient en Dieu et au jour dernier, aux anges et au livre, et au prophète, qui donnent pour l'amour de Dieu des secours à leurs proches et aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs, et à ceux qui demandent, qui rachètent les captifs, qui observent la prière, qui font l'aumône, remplissent les engagements qu'ils contractent, se montrent patients dans l'adversité, dans les temps durs et dans les temps de violence. Ceux-là sont justes et craignent le Seigneur » ( 2, 177). Nous avons là une belle description du croyant, vertueux et craignant Dieu, qui obéit aux préceptes salutaires, mais sans cesser de fixer son regard sur l'amour de Dieu et l'amour de son prochain.
Nous avons reçu quatre préceptes :
a. Notre foi doit être vraie et sincère.
b. Nous devons être préparés à le montrer par des actes de charité envers notre prochain.
c. Nous devons être de bons citoyens et apporter notre soutien aux organisations sociales.
d. Notre âme doit être ferme et inébranlable en toutes circonstances.
C'est là le critère selon lequel tout comportement individuel est jugé comme bon ou mauvais. Ce critère est en quelque sorte le noyau autour duquel viennent s'articuler tous les éléments qui constituent la conduite morale de chacun. Avant d'établir des préceptes moraux, l'Islam cherche à implanter fermement dans le coeur de l'homme la conviction qu'il est en constant rapport avec Dieu, qui le voit à tous moments et en tous lieux, qu'il peut se cacher du monde entier, mais pas de lui, qu'il peut tromper n'importe qui, mais pas Dieu, qu'il peut fuir l'emprise de n'importe qui, mais pas celle de Dieu.
PLAIRE A DIEU
Ainsi, en faisant de ce qui plaît à Dieu l'objectif premier de toute vie humaine, l'Islam a posé le critère de moralité le plus élevé qui soit, ouvrant ainsi à l'évolution morale de l'humanité des perspectives illimitées. Voyant dans la révélation divine la source première de toute connaissance, l'Islam donne permanence et stabilité aux principes moraux qui, bien que laissant une marge raisonnable pour certaines adaptations et innovations, excluant les perversions, les déviations, les moeurs dissolues, le relativisme atomistique ou le relâchement de la vie morale. Il fournit une sanction à la moralité par l'amour et la crainte de Dieu qui incitent l'homme à obéir à la loi morale, même sans aucune pression extérieure. A travers la croyance en Dieu et au jour du jugement, il fournit une force qui permet à chacun d'adopter une conduite morale et sincère, avec tout son coeur et toute son âme.
Il ne cherche pas à inventer, à travers quelque fausse originalité ou innovation, des vertus morales nouvelles, ni à minimiser l'importance des normes morales bien connues. Il ne confère pas non plus une importance exagérée à certaines normes, tout en négligeant certaines autres sans raison. Il reprend toutes les vertus morales communément connues et, avec un sens remarquable de l'équilibre et des proportions, il assigne à chacune d'elles une place et une fonction convenables dans le schéma global de la vie. Il élargit l'horizon de la vie. Il élargit l'horizon de la vie humaine, individuelle et collective - son existence domestique, sa conduite civique, ses activités dans les domaines politique, économique, législatif, éducatif et social. Il couvre la totalité de son existence, de la maison à la vie en société, de la table au champ de bataille et aux conférences sur la paix, à la lettre depuis le berceau jusqu'au tombeau. En bref, aucune sphère de sa vie n'échappe à l'application universelle et infiniment vaste des principes moraux de l'Islam. Ainsi, grâce à cette suprématie de la moralité, toutes les choses de la vie, au lieu d'être dominées par des désirs égoïstes et mesquins, sont réglées par des normes morales.
CONSEILS
L'Islam érige un système de vie fondé sur tout ce qui est bon en rejetant tout ce qui est mauvais. Il exhorte les hommes non seulement à pratiquer la vertu mais aussi à la faire triompher et à éliminer le vice, à tendre vers Bien et à empêcher le Mal. Il veut la suprématie du verdict de la conscience, et ordonne que la vertu ne soit pas soumise au mal. Ceux qui répondent à cet appel sont groupés dans une communauté, et portent le nom de Musulmans. Le but qui préside à la formation de cette communauté ( Ummah) est un effort organisé en vue d'établir et de cultiver le Bien, de supprimer et éliminer le Mal. On trouvera ici quelques enseignements moraux fondamentaux se rapportant à différents aspects de la vie d'un Musulman. Ils couvrent aussi bien une large gamme de la conduite morale personnelle du Musulman que ses responsabilités sociales.
CONSCIENCE DE DIEU
Le Coran stipule que cette conscience est la plus haute qualité que puisse posséder un Musulman : « Le plus honorable parmi vous aux yeux de Dieu est celui qui est le plus conscient de Dieu » ( 49 : 13 ).
L'humilité, la modestie, le contrôle des passions et des désirs, la vérité, l'intégrité et la patience, la persévérance et le maintien des promesses sont des valeurs morales soulignées sans cesse dans le Coran. « et Dieu aime ceux qui sont fermes et persévérants» ( 2 : 146).
« Efforcez-vous de mériter l'indulgence du Seigneur et la possession du paradis, vaste comme les cieux et la terre, et destiné à ceux qui craignent Dieu. A ceux qui font l'aumône dans la prospérité et dans l'adversité, qui savent maîtriser leur colère, et qui pardonnent aux hommes qui les offensent. Certes, Dieu aime ceux qui pratiquent le Bien, » ( 3 : 133-134). « Observe la prière, ordonne la conduite honnête, défends ce qui est malhonnête, et supporte avec patience les maux qui peuvent t'atteindre. C'est la conduite nécessaire dans les affaires humaines. Ne te tords point la lèvre de dédain pour les hommes ; ne marche point fastueusement sur la terre, car Dieu hait tout homme arrogant, glorieux. Marche d'un pas modéré, baisse la voix en parlant ; la plus désagréable des voix est celle de l'âne. » ( 31 : 18-19).
D'une façon qui résume le comportement moral d'un Musulman, le Prophète (que la paix et la bénédiction soient avec lui) a dit : « Le Seigneur m'a donné neuf commandements pour rester conscient de Dieu, que ce soit en privé ou en public ; de parler avec justesse, que je sois en colère ou joyeux ; d'être modéré aussi bien pauvre que riche ; de renouer l'amitié avec ceux qui l'ont rompue avec moi ; de donner à celui qui me refuse ; que mon silence soit rempli de pensée ; que mon regard soit une admonition ; que je commande ce qui est juste ».
RESPONSABILITÉS SOCIALES
Les enseignements de l'Islam concernant les responsabilités sociales sont fondés sur la bonté et la considération pour autrui. Cette exhortation à la bonté demeurant souvent lettre morte dans les situations de la vie, l'Islam insiste sur les actes spécifiques de bonté et définit les responsabilités et les droits de chacun dans les différents types de relation. Dans un cercle grandissant de relations, par exemple, notre première obligation va à notre famille proche, parents, mari ou femme et enfants, ensuite à d'autres relations, voisins, amis, connaissance, orphelins et veuves, ceux de la communauté qui sont dans le besoin, nos frères musulmans et tous nos semblables, enfin les animaux.
LES PARENTS
Le respect et la sollicitude dus aux parents sont soulignés dans les enseignements de l'Islam et constituent une partie importante de l'expression de la foi d'un Musulman.
« Dieu a décidé de n'adorer que Lui, de tenir une belle conduite envers vos père et mère, soit que l'un d'eux ait atteint la vieillesse ou qu'ils soient parvenus tous deux et qu'ils restent avec vous. Garde-toi de leur marquer du mépris, de leur faire des reproches. Parle-leur avec respect. Sois humble avec eux et plein de tendresse, et adresse cette prière à Dieu : Seigneur, aie pitié d'eux, ils m'ont élevé dans mon enfance » ( 17 : 23-24).
LES AUTRES RELATIONS
« Rends à tes proches ce qui leur est dû, ainsi qu'au pauvre et au voyageur, et ne sois point prodigue ». ( 17 : 26).
LES VOISINS
Le Prophète ( que la paix et la bénédiction soient avec lui ) a dit :
« N'est pas croyant celui qui mange à sa faim alors que les prochains ont faim, n'est pas croyant celui dont les voisins ne sont pas à l'abri de sa conduite blessante ».
En fait, d'après le Coran et la Sunnah, un Musulman doit assumer sa responsabilité morale non seulement envers ses parents, ses relations et ses voisins mais envers l'humanité tout entière, ainsi qu'envers les animaux, les arbres et les plantes utiles. Par exemple, il est interdit de chasser les oiseaux et les animaux pour le sport, de même, il est interdit de couper les arbres et les plantes fruitiers à moins d'un besoin pressant.
Ainsi, à partir de principes de base, l'Islam édifie tout un système moral extrêmement élevé, grâce auquel l'humanité peut réaliser pleinement son potentiel. L'Islam purifie l'âme de tout égoïsme, de toute tendance à la tyrannie, à la lâcheté, à l'indiscipline. Il crée des hommes qui craignent Dieu, demeurant fidèles à leurs idéaux, et pratiquent la pitié, l'abstinence, la discipline et refusent le mensonge. L'Islam est une source de bonté, de générosité, de miséricorde, de sympathie, de paix, de bienveillance désintéressée, de scrupuleuse loyauté et d'honnêteté envers la création tout entière en toutes circonstances, et de ces qualités, les plus nobles qui soient, ne peut naître que le Bien.
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SOURCE : LE WAMY
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«LA NAISSANCE DE JESUS» POURQUOI EST-IL NÉ SANS PÈRE ?
MARIE est enceinte de Jésus par le fait du souffle de l'ange Gabriel et de l'esprit de Sainteté. Gabriel à Marie : « Je ne suis que l'envoyé de ton Seigneur pour te donner un garçon pur » S 19. V 19.
L'accouchement fut douloureux, mais il fut accompagné de miracles qui avaient soulagé la jeune mère qui devait faire face à un monde hostile : « Elle devint enceinte de l'enfant, puis elle se retira avec lui dans un lieu éloigné. Les douleurs la surprirent auprès du tronc du palmier. Elle dit : malheur à moi ! Que ne suis-je déjà morte, totalement oubliée! » Puis on l'appela, de dessous elle : « Ne t'attriste pas ! Ton Seigneur a fait jaillir un Ruisseau à tes pieds.
Secoue vers toi le tronc du palmier, il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. Mange, bois et cesse de pleurer. Lorsque tu verras quelque mortel, dis : « j'ai voué un jeûne au miséricordieux je ne parlerai à personne aujourd'hui ». S 19 V 22-26.
Quand Marie eut un peu mangé et bu, et que son corps eut recouvré ses forces, elle prit Jésus et retourna au temple vers le peuple, comme le coran le stipule clairement : « Elle retourna auprès du peuple, portant l'enfant ; ils lui dirent : O Marie, tu as fait une chose étrange : O soeur d'Aaron ! Ton père n'était pas un homme mauvais et ta mère n'était pas une prostituée. » Sourate 19 verset 27-28. Mais Dieu lui a fait clémence et lui a accordé miséricorde en transformant la preuve de l'accusation en une preuve de l'innocence ; c'est le petit lui-même, qui va innocenter sa mère ; tout surpris les accusateurs entendaient la déclaration de Jésus. Marie ne répondit pas à leurs discours mais elle montra du doigt Jésus, comme il est dit dans le coran : « elle le leur montra du doigt ; ils dirent : comment parlerons-nous à un enfant au berceau ? Sourate 19 verset 30. Celui-ci dit : « Je suis, en vérité, le serviteur de Dieu. Il m'a donné le livre, il a fait de moi un prophète ; il m'a béni, où que je sois. Il m'a recommandé la prière et l'aumône, tant que je vivrai et la bonté envers ma mère. Il ne m'a fait ni violent, ni malheureux que la paix soit sur moi, le jour où je naquis, le jour où je mourrai ; le jour où je serai ressuscité » ». S 19-V 29-33. Par cette déclaration Jésus a balayé tous les doutes et toutes les accusations qui planaient autour de Marie.
MAIS POURQUOI JESUS EST-IL NÉ SANS PERE ?
Le Coran donne la raison de cette extraordinaire et surnaturelle naissance : « Nous ferons de lui un signe pour les hommes ; une miséricorde venue de nous. Le décret est irrévocable.» ( 18 : 21).
En cherchant le Signe dans la naissance de Jésus sans père, nous pourrions constater trois choses claires :
1. La naissance de Jésus sans père est une preuve évidente de la puissance divine d'une part et de sa libre volonté d'autre part.
Ces faits miraculeux prouvent que les lois de la nature, que Dieu lui-même a créées, sont sous sa volonté et sa puissance ; et par conséquent elles ne peuvent l'empêcher de créer quelque chose en dehors de ces lois. Les lois de la nature qui régissent l'homme et l'univers sont imposées par Dieu : il est donc parfaitement concevable que celui qui impose les lois peut les annuler dans n'importe quel moment, notamment quand il est libre et puissant.
Il est à noter aussi que Dieu ne ressemble en aucune façon aux hommes. Si ces derniers sont régis par les lois de la nature, lui, qui en est libre, peut créer d'autres.
En effet, cet évènement est un signe : mais pour qui ? Pour tous les hommes qui possèdent « un esprit matérialiste » : et qui considèrent l'univers comme éternel, ou non créé. C'est donc, pour ces gens une preuve que Dieu a créé l'univers par sa puissance absolue et sa volonté libre de toute contrainte ou nécessité.
2. La naissance de Jésus sans père est une déclaration manifeste que le monde des esprits existe. C'est une preuve pour les gens qui niaient l'existence de l'esprit. A cette réalité s'ajoute celle de l'incrédulité envers la résurrection, en effet, chez les Sadducéens ( parti juif).
3. La naissance de Jésus sans père est l'accomplissement des modes selon lesquels Dieu a créé l'humanité :
- Il a créé Adam sans père ni mère
- Il a créé Eve sans mère
- Il a créé toute l'humanité de père et mère.
Et enfin, il a créé Jésus sans père.
Et c'était ainsi que se sont achevés les modes de création de l'humanité.
LA MISSION ET LES MIRACLES DE JESUS
Dieu a envoyé Jésus au peuple Israélite pour le délivrer de l'adoration des plaisirs de la vie matérielle, pour lui annoncer la bonne nouvelle et pour diriger les gens vers la vie spirituelle de l'autre monde. Il continua l'oeuvre des prophètes précédents et comme eux, il prêcha aux Juifs seuls.
<<... Et le voilà prophète, envoyé aux fils d'Israël : ...
<< Me voici, confirmant ce qui existait avant moi de la Torah et déclarant licite pour vous, une partie de ce qui vous était interdit.>> ( Coran 3 : 49-50) ( cf Matthieu, 10 : 15 ; 24 : 8 ; 4 )
JESUS SA VIE ET SON OEUVRE
En suggérant des modifications et des atténuations à la loi juive, Jésus, ne pensait pas qu'il la renversait : << je ne suis pas venu pour abolir la loi de Moïse mais pour l'accomplir >> ( Matthieu, 5 : 17). ( cf Matthieu 5 : 18, Luc 16 : 17). Néanmoins, il transformait tout par la force de son caractère et de ses sentiments. Il ajoutait à la loi l'injonction de se préparer pour le royaume par une vie juste, homme et simple. Il annonce la bonne nouvelle concernant un Prophète après lui s'appelant « Ahmad » ( le très glorieux) : Jésus, fils de Marie, dit : « O fils d'Israël ! Je suis, en vérité, le Prophète de Dieu envoyé vers vous pour confirmer ce qui, de la Torah, existait avant moi ; pour vous annoncer la bonne nouvelle d'un prophète qui viendra après moi et dont le nom sera « Ahmad >> ( 61 : 6).
Jésus renforça la loi par quelques explications et interprétations, tout en adoucissant quelques prescriptions. Il laissait parfois l'impression que la loi juive serait abrogée par la venue du royaume de Dieu ( cf ? ; Luc 16 : 16 ; Matt.5 : 18).
Dieu l'avait renforcé d'un nombre important de miracles, comme preuve de la véracité de sa mission prophétique :
<< Dieu lui enseignera le livre , la sagesse, la Torah et l'Évangile ; et le voilà prophète, envoyé aux fils d'Israël : <<Je suis venu à vous avec un signe de votre Seigneur ; je vais pour vous, créer d'argile, comme une forme d'oiseau. Je souffle en lui, et il est «c oiseau >>, avec la permission de Dieu. Je guéris l'aveugle et le lépreux ; je ressuscite les morts avec la permission de Dieu? Je vous dis ce que vous mangez et ce que vous cachez dans vos demeures. Il y a vraiment là un signe pour vous, si vous êtes croyants. >> ( 3 : 48-49).
<< Jésus fils de Marie, dit : « O Dieu, notre Seigneur ! Du ciel fais descendre sur nous une Table servie ! Ce sera pour nous une fête, pour le premier et pour le dernier d'entre nous et un signe venu de toi. >> ( 5 : 114).
POURQUOI LES MIRACLES DE JESUS ETAIENT DE CE GENRE ?
A l'époque de Jésus, les idées matérialistes pullulaient parmi les Juifs. La croyance en l'autre monde était faible chez certains.
JESUS SA VIE ET SON OEUVRE
Inexistante chez d'autres. Pour guider les gens vers une meilleure conduite il fallait d'une part qu'ils renonçassent aux plaisirs de ce monde et d'autre part qu'ils crûrent véritablement à la vie ultérieure. Pour les convaincre, de sa mission, afin qu'ils le suivent, Jésus leur exposait ces miracles, preuves matrielles.
JESUS REVIENDRA-T-IL SUR TERRE AVANT LA FIN DU MONDE ?
La majorité des exegètes du Coran en interprétant deux versets coraniques qui font allusion à cette question sont d'accord sur le retour de Jésus.
Ces deux versets sont : << il n'y a personne, parmi les gens du Livre qui ne croie en lui ( c-à-d. en Jésus). Avant sa mort et il sera un témoin contre eux, le jour de la résurrection. >> ( 3 : 159).
En effet, les propos ( Hadith) du prophète Mohammad confirment cette interprétation. On en trouve un nombre assez important, dispersés çà et là dans les différents recueils de la tradition prophétique. En supprimant les << Hadith>> qui sont plus ou moins solides en ce qui concerne leurs chaînes de rapporteurs, il reste quand même une quantité considérable de << Hadith>> authentiques, que l'on peut avec certitude attribuer au Prophète.
De ces «Hadith>> nous pouvons dégager des traits se rapportant à notre question.
Quand la terre sera remplie d'injustice et de mécréance, un homme appelé Addajjal ( l'imposteur), ( l'Antéchrist), point culminant de l'erreur, sortira de l'Est pour séduire les hommes. Il prétendra être Dieu lui-même et opérera nombre de miracles pour prouver aux gens la véracité de sa prétention. Il parcourra le monde entier, à l'exception de la Mecque, Médine et Jérusalem, et entrera dans chaque ville et dans chaque village, appelant à son mensonge et contraignant les croyants à l'adorer.
Une grande part de son armée sera composée de Juifs. Il combattra âprement les Musulmans. Mais, quand il arrivera à la Palestine et plus exactement à la banlieue de Jérusalem, Jésus descendra du ciel, porté par des anges, il tuera l'Antéchrist. Avec lui, les Musulmans sous la direction d'Al Mahdi, calife de l'époque, combattront l'armée de l'Antéchrist. Après la défaite de cette armée, Jésus en collaborant avec le calife musulman répandra la religion islamique dans le monde entier. Après sa mort, le monde retombera dans la mécréance, et alors arrivera la fin du monde.
JESUS A-T-IL ÉTÉ RÉELLEMENT CRUCIFIÉ ET TUÉ ?
Le Coran affirme que Jésus n'a été ni crucifié ni tué. Ce fait coranique est tout à fait contradictoire avec l'enseignement de l'Église. Celle-ci donne une grande valeur à cette question parce qu'elle constitue le bien fondé et le sens même de la doctrine chrétienne.
Par ailleurs, ce principe de crucifiement peut-il résister à la critique textuelle ? Peut-il être un fait historique et une compatible à la religion ?
Quant au principe de la rédemption, nous en parlerons dans les pages suivantes. Ici, nous nous bornons à examiner la principale doctrine : le crucifiement.
Ce crucifiement a été rapporté par les évangélistes ainsi que par les auteurs des épîtres. Dans l'introduction et dans la première partie nous avons constaté les contradictions, les divergences et les invraisemblances que renferme le Nouveau Testament. De même nous avons pu voir la valeur de la transmission des textes. Nous avons aussi souligné avec les théologiens Chrétiens que ces textes ne représentent que l'écho de la commu-
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PROPHÉTIE
OI JÉSUS
ANS PÈRE ?
«MARIE MERE DE JESUS»
nauté chrétienne primitive.
A travers cette approche historique et un peu philosophique, nous avons pu connaître les facteurs qui avaient contribué à la formation du dogme chrétien depuis Paul jusqu'au quatrième siècle ; nous avons pu voir le rôle de la culture grecque au cours de trois siècles aussi bien que celui de l'autorité romaine, dans le 4è siècle, dans la constitution et le triomphe du Christianisme existant actuellement.
D'autre part dans un autre endroit nous avons vu que la lutte entre les différents courants au sein du Christianisme était ardente, et que la doctrine de la trinité n'a pas été formée dès le début une fois pour toutes ; mais, elle a été élaborée durant trois siècles. En outre, nous avons démontré quels étaient les facteurs qui ont pu déformer, modifier et influencer la religion du Christ. Et nous avons enfin illustré le rôle des conciles et du pouvoir politique dans le triomphe de la doctrine chrétienne actuelle.
Tous ces faits nous ont ramenés à scruter les textes du Nouveau Testament d'une part, pour estimer leur valeur historique, et d'autre part, pour évaluer leur comptabilité avec les principes même du Christianisme.
Après cet examen, nous sommes convaincus que la personne qui a été crucifiée n'était pas Jésus. Diverses preuves alors le fait coranique :
1- Aucun témoin occulaire ne pouvait nous affirmer ce qui c'était passé rellement au moment de l'interrogatoire de l'homme qui devait être crucifié, soit devant le Sanhédrin des Juifs, soit devant Pilate, le gouverneur romain.
Pierre était dans la cour comme l'avaient rapporté les Évangilistes ce qui affirme que personne parmi les compagnons de Jésus n'avait vraiment assisté au questionnaire pour pouvoir identifier la personne condamnée. La simple ressemblance remarquée de loin n'est pas suffisante. Ajoutons à cette critique partielle, les autres qui montrent la relativité de la transmission des faits réels concernant la vie et la mission de Jésus, mis en doute même par les spécialistes Chrétiens des écritures saintes.
2 - Les récits concernant plusieurs actes et événements qui se sont déroulés avant ou après le crucifiement, prouvent que l'authenticité de ces récits perd de sa valeur.
a) La personne qui a été forcé de porter la croix alors qu'elle revenait de son champ était un juif ; or, le samedi, jour du crucifiement, les juifs ne travaillent pas.
b) Ce qu'on a donné à boire à l'homme crucifié diffère selon les récits des Évangélistes. D'autre part, certains ont rapporté qu'il l'a bu d'autre ont rapporté qu'il ne l'a pas bu.
c) Ce qui est inscrit sur l'écriteau n'est pas retenu exactement.
d) Les Évangélistes ne sont pas d'accord sur l'heure de sa mort.
e) Et sur les conséquences de sa mort.
f) Ni sur les paroles qu'il a dit avant de rendre l'âme.
g) Ils sont en désaccord sur ce que lui avaient dit les deux brigants crucifiés avec lui.
h) Ils sont en désaccord sur le jour de la mort, de la resurrection et sur la durée du corps dans la tombe.
i) La façon de la résurrection diffère d'un Évangéliste à l'autre. Aussi le moment de la ressurrection et les personnes qui y ont assisté.
j) Les apparitions de ce Ressuscité dans un tel endroit, diffèrent d'un Évangéliste à l'autre
k) La durée de ce Ressuscité sur terre diffère d'un Évangéliste à l'autre.
2 - La parole qu'avait prononcée l'homme crucifié prouve que cette personne n'était pas Jésus.
Matthieu, 27 : 46 et Marc 15 : 34 rapportent que cet homme avant de mourir a crié en disant :
<< Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné ?>>
Cette expression suggère trois yhpothèses :
a) La première consiste à faire croire que Dieu a promis à cet homme de le délivrer de ses ennemis mais que Dieu a manqué son engagement et a laissé son serviteur subir les tortures et enfin la mort.
b) La seconde à faire croire que Dieu ne lui a donné aucune promesse : mais c'est seulement par dureté qu'il l'a abandonné à ses ennemis.
Il est à noter que l'engendrement chez les Chrétiens et la procession qui lui correspond chez Plotin, ne sont pas une naissance dans le temps mais c'est une genèse avant le temps lui-même.
c) La troisième donne l'impression que cet homme en demandant à Dieu pourquoi il l'a abandonné, a mérité vraiment cet abandon et a subi les conséquences de sa méchanceté.
La personne qui avait prononcé cette phrase ne pourrait être Jésus, et cela aucune de ces trois hypothèses ; car ce sont des paroles d'impiété qui montrent que celui qui les a formulées blasphèmait contre Dieu et ne voulut pas résigner à sa volonté.
Un simple croyant, parmi les Chrétiens ou autres, ne prononce pas ce genre de blasphème ; comment peut on croire que cela était un acte de pitié formulé par un Prophète ; sinon par le fils.
Dossier réalisé par Ouattara Issouf
Bibliographie
1) Coran : traduction d'Hamidullah
2) Chronique de Tabâri Tome 1
3) Jésus dans le Coran
Mahammed dans la Bible de A.Alem
Edition. Daz Paris 1989.
AVANT sa naissance, sa mère avait fait un voeu. Ce voeu consistait à consacrer à Dieu l'enfant qui était dans son sein. Elle espérait avoir un garçon, mais elle eut une fille. Malgré ce contre-espoir>>, elle persista à vouloir consacrer cette fille au service de la maison de Dieu. Dieu savait la surprise qu'Il réservait à la mère de Marie : << Et lorsqu'elle eut accouché, elle dit : Seigneur, j'ai mis au monde une fille. Mais, Dieu savait ce qu'elle avait enfanté >> S 3 V 31. Son initiative et sa persistance dans la soumission bénévole étaient des signes de sa sincérité et de sa dévotion dans le chemin de la piété. La femme d'IMRAN, la mère de Marie, dit : << Mon Seigneur ! Je Te consacre ce qui est dans mon sein, accepte-le de ma part. Tu es en vérité, Celui qui entend et qui sait.>>
(Sourate 3, verset 34). Après avoir mis sa fille au monde, elle dit : << Mon Seigneur ! J'ai mis au monde une fille >>. Dieu savait ce qu'elle avait enfanté, un garçon n'est pas semblable à une fille !-Oui, je l'appelle Marie, je la mets sous Ta protection, elle et sa descendance, contre Satan, le réprouvé>>(S. 3, V.35-36).
Marie a été élévée par un prophète et agréable aux yeux de Dieu du nom de Zacharie. Lorsque la mère de Marie apporta son enfant au temple, les serviteurs et les dévots furent fort étonnés et se réunissent autour de Zacharie le prophète, et lui dirent : Quelle est cette nouvelle coutume ? Zacharie répondit : c'est l'ordre de Dieu. Apprenant par le prophète que c'était l'ordre de Dieu, ils se tranquillisèrent.
Zacharie concentra toute son affection paternelle sur Marie, dont il eut soin comme un père et qu'il éléva jusqu'à ce qu'elle eût atteint l'âge de douze ans. Nul autre que Zacharie n'entrait chez elle, il gardait toujours la clef de la serrure il ouvrait la porte une fois le jour et une fois la nuit, lui apportait à manger et à boire et l'instruisait un peu dans le culte.
Chaque fois que Zacharie allait la voir, dans le temple, il trouvait auprès d'elle la nourriture nécessaire, et il lui demandait : <<O Marie ! D'où cela te vient-il ? Elle répondit : cela vient de Dieu, Dieu donne sans compter, sa subsistance à qui il veut >>. Alors, Zacharie invoqua son Seigneur ; il dit << Mon Seigneur accorde-moi, venant de toi une excellente descendance. Tu es en vérité, celui qui exauce la prière >>
Sourate 3 Vers et 37-38.
L'ANNONCE À MARIE.
Par l'entremise des anges, Dieu Tout-puissant annonce à Marie qu'elle sera enceinte : << O Marie ! Dieu t'a choisie, en vérité, il t'a purifiée, il t'a choisie de préférence à toutes les femmes de l'univers. O Marie ! Sois pieuse envers Ton Seigneur, prosterne-toi et incline-toi avec ceux qui s'inclinent>>... << O Marie ! Dieu t'annonce la bonne nouvelle d'un verbe émanant de lui : Son nom est : Le Messie, Jésus, fils de Marie ; illustre en ce monde et dans la vie future ; il est au nombre de ceux qui sont proches de Dieu. Dès le berceau il parlera aux hommes comme un vieillard il sera au nombre des justes.>> (S3 V42-46).
Lorsque Marie entendit cette nouvelle, elle fut bouleversée bien qu'elle eût constaté et vécu beaucoup de miracles et de prodiges. Comment elle, qui n'a pas de mari peut-elle avoir un enfant ? Voici qu'elle dit : << Mon Seigneur ! Comment aurais-je un fils ? Nul homme ne m'a jamais touchée >>. Et Dieu de répondre : << Dieu crée ainsi ce qu'il veut : lorsqu'il a décrété une chose, Il lui dit : sois ! et elle est >> (Sourate 3 verset 47).
Lorsque Marie eut entendu ce portrait de Jésus, elle comprit que Gabriel était l'envoyé de Dieu qui voulait l'élever, et non un homme qui voudrait la séduire. Elle se tranquillisa, et elle crut à la parole de Dieu et à la parole de Dieu et à la révélation que Dieu venait de lui envoyer par la bouche de Gabriel, elle fut convaincue de sa vérité et ne conserva dans son coeur aucun doute !
Ouattara Issouf.
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JURIDICTION
Au nom de Dieu, le miséricordieux.
Que le salut et la paix soient sur notre prophète
LES ÉCOLES JURIDIQUES DE L'ISLAM
Il y a dans le monde musulman sunnite quatre grandes écoles juridiques qui se partagent les adeptes de la religion musulmane vivant sur notre planète aujourd'hui, sans parler bien entendu de l'école chi-ite jaafarite qui a le monopole sur ( l'autre) partie des musulmans. Comment ces écoles sont nées ? Qu'appelle-t-on « écoles juridiques islamiques ? Qui sont les fondateurs ? Quelles sont leurs caractéristiques ? Quels types de rapports les fondateurs avaient ils ? Pour répondre à ces interrogations ALIF ouvre un dossier riche en informations stimulantes. Mais avant d'aborder cette étude il est opportun de montrer aux lecteurs l'histoire de notre livre saint le coran, et les premières sources qu'émergèrent ce qu'on appelle les écoles juridiques de l'islam.
LE CORAN
Loin de moi l'idée et la prétention de présenter le coran, car le coran n'a nullement besoin de cette presentation venant d'un individu quelconque. Ecoutons plutôt le livre saint tel qu'il nous est présente par son auguste auteur qui n'est autre que Dieu lui-Même. «Alif, Lam, Mim, voici le livre. Il ne renferme aucun doute ; Il est une Direction pour ceux qui craignent Dieu, ceux qui croient au Mystère ; ceux qui s'acquittent de la prière , ceux qui font l'aumône avec les biens que nous leur avons accordés chapitre 2 - verset 2-3 ou encore
<< Une lumière et un livre clair vous sont venus de Dieu. Dieu dirige ainsi dans le chemin du salut, ceux qui cherchent à lui plaire. Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière - avec sa permission- et Il les dirige sur un chemin droit >> Chapitre 5 - versets 16
Dans une autre sourate Dieu dit a propos de son Livre << Louange à Dieu qui a fait descendre le livre sur son serviteur ! Il n'ya pas mis de tortuosité ; Il l'a fait droit, pour avertir les hommes qu'une forte rigueur viendra de sa part ; pour annoncer aux croyants qui accomplissent des oeuvres bonnes une belle récompense, au sein de laquelle Ils demeureront toujours, et pour avertir ceux qui disent : « Dieu s'est donné un fils ! >> Ni eux, ni leurs pères n'en savent rien. La parole qui sort de leurs bouches est monstrueuse Ils ne profèrent qu'un mensonge.Chapitre 18 verset 1-5. >>
Lisons encore cet autre passage dans le coran et sur le coran.
<< Oui, nous avons facilité la compréhension du coran en vue de rappel. Ya-t-Il quelqu'un pour s'en souvenir ? chapitre 54 versets 17. Le coran est donc par excellence un guide et une bonne direction pour ceux qui croient, mais un sévère avertissement pour les négateurs. Il a été révélé au prophète illétré Mohammad fils d'Addallah en une langue arabe littéraire pour être à la portée et à la connaissance de toute l'humanité. Le coran renferme un dogme, des lois, de recits de paraboles.
LA RÉVÉLATION DU CORAN
La révélation du coran sur notre prophète Mohammad s'est étalée sur une période de vingt trois années. Les tous premiers versets envoyés par Dieu à notre prophète Mohammad ( que la paix soit sur lui ) par l'intermédiaire de l'ange Djibraël furent ceux-ci.
<< Lis au nom de ton Seigneur qui a créé ! Il a créé l'homme d'un caillot de sang. Lis ! Car ton Seigneur est le très - généreux qui a instruit l'honneur au moyen du calame, et lui a enseigné ce qu'il ignorait
chapitre 96 verset 1-5. >>
Et la révélation du coran se poursuivit morceau par morceau, suivant le besoin de la Umma islamique, et pour faciliter aux fidèles le devoir qui leur incombe de mémoriser le saint coran, et surtout de pouvoir mettre en application ses prescriptions et proscriptions
LA CONSERVATION DU CORAN
Le prophète ne s'est pas contenté de réciter le coran et de l'apprendre par coeur, mais il exigea de ses compagnons de suivre son exemple, et d'enregistrer. Chaque verset du livre saint sur les matériaux dont ils disposaient. Et pour réaliser cet objectif, le prophète Mohammad rassembla un nombre assez important de sécrétaires qui se mettaient à rédiger les textes du coran au fur et a mesure que l'ange Djibraël venait lui faire une communication. Nous vous donnons à titre d'exemple les noms des plus célèbres parmi ces scribes ce sont : Aboubacar Assiddiq, Omar, Othman, Ali, Aban et khaled << les deux fils de Sacd boun Al-Aç, Moewiya fils d'Abou Soufiane, Zaid fils de thâbit, Obbay file de kâ-b.
Chaque fois que le prophète Mohammad reçut une révélation il chargeait ses secrétaires de rediger le texte révélé, en leur indiquant l'emplacement du nouveau texte coranique suivant les directives indiquées au prophète Mohammad par l'ange messager Djibraël.
LES MATÉRIAUX UTILISÉS
A cette époque de la révélation l'accès aux papiers n'était pas facile, raison pour laquelle le prophète Mohammad demandait à ses compagnons d'utiliser les objets ci-après qui n'étaient en réalité que des tables de fortune ( Omoplates, morceaux de parchemin tablettes de bois, débris de poteries.
LA MÉMORISATION DU CORAN
La plupart des compagnons du prophète Mohammad ( que la paix soit sur lui ) se contentaient d'apprendre le texte sacré par coeur, et la mémorisation des paroles était une pratique très répandue dans ce milieu d'Arabie où l'écriture n'était pas commune à tout le monde. Le prophète ne fut rappelé auprès de son maître lorsque tout le coran fut entièrement révélé, enregistré et tous appris par coeur.
LES MUSULMANS PIONNIÈRES
Il y avait dans le groupe de compagnons qui restèrent attaché au prophète, des femmes qui ne voulurent pas rester à l'arrière plan de l'islam, au contraire elles s'efforcèrent à apprendre elles aussi le coran à l'aide de leur mémoire et de l'écriture. C'est le cas par exemple des épouses du prophète Mohammad ( les mères des croyants) et quelques femmes qui furent célèbres à cause du rôle qu'elles ont joué sur le plan culturel, c'est le cas des femmes telle Om - Waragat fille de Abdallah fils de Harith, le prophète lui rendait des visites et il la surnomma Asha hida c'est-à-dire la martyre.
LE CORAN APRÈS LE PROPHÈTE
Le prophète Mohammad ( que la paix soit sur lui ) repondit à l'appel de son seigneur en l'an 632 après Jésus christ, et tout le coran était conservé dans les mémoires et écrits sur les matériaux de fortune comme nous l'avions signalé en haut après sa mort le caliphe Aboubacar fut son successeur qui entreprit de rassembler tous les textes dans un seul Mous-haf ou livre sur la demande expresse des compagnons du prophète qui ont constaté avec raison d'ailleurs que si l'on ne prend pas soin de rassembler tout le coran dans un seul livre il arrivera un jour où le nombre de ceux qui ont mémorisé le livre sacré seront très réduit compte tenu de tous les affrontements entre les musulmans d'une part, et les ennemis de l'Islam d'autre part. Après un moment d'hésitation Aboubacar s'excuta et chargea une commission composée des quelques compagnons du prophète Mohammad ( que la paix et le salut soient sur lui) encore vivants et qui ont fait partie du premier groupe qui fut chargé de la rédaction du coran sous le haut patronage du saint prophète.
ZAID ET LE PREMIER CORPUS DE LA VULGATE DE L'ISLAM
Le besoin se fit sentir de fixer de toute urgence le coran par écrit. Le premier qui s'inquiète de cette situation et de l'avenir du texte sacré fut Omar fils de Khatab qui fit part de ses craintes à Abubakar. Celui-ci refusa d'abord avant d'entreprendre un travail auquel le prophète lui-même n'avait pas songé. Omar parvint en insistant à plusieurs reprises, à persuader le caliphe de l'utilité d'un travail. Faisant appel, tous deux au concours du meilleur secrétaire du prophète Zaid b. Thabit. Ils firent établir un premier corpus de la vulgate de l'islam. Sous forme d'une collection de feuillet formant un volume ( Mushaf) qui contenait les versets coraniques recueillis de la bouche d'au moins deux récitateurs, honorablement connus pour leur probité intellectuelle et leur piété. Zaid qui avait lui-même le coran par coeur, mais à qui Abubakar avait récommandé de ne pas se fier à sa seule mémoire, entreprit sa bésogne en toute indépendane, n'acceptant que les versets indiscutablement authentiques. C'est ainsi qu'il refusa d'incorporer un verset relatif à la lapidation des adultères, rapporté par le seul Omar, en dépit de l'autorité de celui-ci, de sa notoriété du musulman intransigeant. Malgré son insistance et faute de trouver d'autres récitateurs pour le confirmer, le verset fut tout simplement rejetté. Ce prototype fut conservé par Abubakar durant son caliphat. A sa mort, Il fut confié sans aucune modification par son successeur Omar à Hafsa, file de ce dernier et veuve du prophète.
A suivre
Mohamed Lamine Kaba.
ALIF, LA VISION ISLAMIQUE D'UN MONDE EN MOUVEMENT
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SOCIAL
[... TRANSCRIPTION TRUNCATED - OUTPUT EXCEEDED MAX TOKENS ...]
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DANGER
DESINFORMATION, INTOXICATION
PLUS DANGEREUSES QUE LE SIDA
Lors du match ASEC-KOTOKO (aller) «il y aurait eu quatre morts», «des cars des supporters auraient été brisés» ... «Un soldat irlandais aurait été tué par des extrémistes musulmans» au Liban. Le match retour de la super division devant opposer l'Asec à l'Africa ferait des morts s'il est joué... Eh oui la liste est longue. L'on pourrait faire des milliers de livres avec ces «on dit», «j'ai entendu», «il parait que» ...
L'on dénature la communication parce que l'on veut ainsi servir des causes occultes. Or pour l'homme, l'attitude à communiquer avec ses semblables est une fonction vitale. Elle permet la vie sociale sans laquelle l'espèce humaine serait plus désarmée que les autres espèces. Or que constatons-nous ? L'information est utilisée à des fins bassement nuisbles.
LES OCCIDENTAUX SPECIALISTES EN LA MATIERE
Pendant près de 10 ans, la Presse occidentale a voulu faire croire que le responsable du déclenchement de la guerre IRAN-IRAK était l'IRAN .En réalité, l'IRAK, fort de ses appuis occidentaux, a agressé l'IRAN à cause d'un problème d'idéologie. Le monde entier sera stupéfait d'apprendre que c'est l'IRAK l'agresseur après près de 10 ans de conflit.
A la suite d'un bombardement de l'armée israélienne dans le Sud Liban, un soldat de l'unité irlandaise membre des casques bleus de l'ONU est tué. Pour justifier la barbarie, l'armée Israélienne avance comme prétexte la présence des Palestiniens dans la zone ce qui en réalité est faux. Mais sur instance des autorités irlandaises, l'armée israélienne reconnait que c'était plutôt une «erreur humaine» au niveau militaire.
Izhac Rabin, ministre de la guerre du gouvernement d'alors et le chef d'etat major Moshé Lévy ont présenté une note dans laquelle ils exprimaient leur consternation.
Les organes d'information intemationaux ont diffusé cette information en mettant en évidence les regrets exprimés par Israel. Auraient-ils eu la même réaction si cela avait été l'oeuvre d'un palestinien? Après la victoire du FIS (Front Islamique du Salut) en Algérie, tous les occidentaux et leur sbires algériens se sont rassemblés pour voler la victoire du peuple qui avait besoin d'un sang nouveau. Mais l'on a vu à travers la victoire du FIS, le feu partout en Algérie. La presse occidentale avait même affirmé que pour sauver la démocratie, il fallait annuler les résultats des urnes. Pendant la guerre du Golfe, la presse du monde civilisé s'est tu volontairement sur le génocide perpétré par les Etats-Unis et «l'ONU». On a camouflé les images des tueries aux peuples du monde. Alors que bien avant cette guerre, c'étaient les mêmes blancs qui avaient qualifié l'armée de SADDAM de «la quatrième armée» du monde parce qu'elle était opposée à leur ennemi commun : l'IRAN. Toutes les occasions sont belles pour défigurer l'Islam.
En France, le port du foulard par des jeunes musulmans est un délit dont la sanction est l'exclusion. Toute la presse en fait l'écho « l'intégrisme aux portes de nos écoles» .
Dans telle ville de la France, des autorités municipales détruisent une mosquée, aucune presse n'en a fait écho. Mais il a fallu qu'un groupe «d'extrémistes» musulmans d'Algérie envoient une lettre de ménaces aux étrangers vivant en Algérie pour que l'information devienne mondiale.
Il n'y a nulle exagération dans ce que nous disons. Les organes d'information font tout ce qui est en leur pouvoir pour dénigrer l'Islam et les musulmans. C'est la méthode adoptée et mise en évidence tous les jours dès qu'un évènement se produit.
ET LE TIERS-MONDE
Le tiers-monde est la victime résignée de cette situation. La presse du tiers-monde ne fait pas mieux que ses parrains occidentaux. Elle est la caisse enregistreuse et diffuseuse des informations venues de l'occident. Elle reprend simplement ce que disent les presses occidentales. Le cordon ombilical qui lie les pays du tiers-monde aux occidentaux, n'est pas coupé et ce n'est pas sûr qu'il le soit quand on voit l'énergie avec laquelle ils essaient de nous réduire à la mendicité en nous imposant des mésures irrationnelles et inhumaines par le biais des instruments d'avilissement que sont le FMI et la banque «mondiale» (?). L'Afrique est sinistrée dans le domaine de l'information. Elle a du mal à rendre performante son agence de presse ( P.A.N.A ). Il est vraiment dommage que malgré cette insuffisance, certains pays africains jouent à des jeux dangereux de désinformation, d'intoxication surtout en matière de sport. Tous les moyens sont utlisés pour obtenir la victoire peu importent les conséquences fâcheuses. (Côte d'Ivoire-Nigéria coupe du monde match retour). (ASEC-KOTOKO Coupe d'Afrique des clubs match retour)
La communication est devenue un instrument au service de nos instincts grégaires et de nos fantasmes.
Les hommes l'utilisent pour semer la discordance le désordre entre les communautés paisibles. L'ordre devient l'ennemi numéro un des hommes du désordre et le désordre devient l'ami des hommes du désordre. Le désordre est un bâtard il ne se proclame de personne mais peut appartenir à tout le monde.
LUTTE PERMANENTE
L'Islam réligion de sagesse place l'information au rang du sacré, car par l'information l'on doit pouvoir former des hommes dont le coeur illumine tous les actes qu'il pose.
L'information islamique doit être utilisée pour des finalités précises dans un cadre à la fois réligieux et temporel. En réalité l'information en islam a pour but primordial la quête scrupuleuse de la vérité. Cela signifie qu'elle s'impose comme fondements la VERACITE des faits rapportés, la fidélité à l'esprit qu'ils dénotent et donc une impartialité que n'entachent ni mensonge, ni médisance, ni travestissement. Donc il appartient à tous les musulmans de lutter contre ce SIDA (Désinformation). Nous devons nous engager en tant que croyants pour affronter cette nouvelle croisade. L'information est l'une des armes les plus efficaces de la guerre. C'est l'arme psychologique la plus dangereuse. On ne peut y faire face avec les missiles et les canons. Il faut garder sa lucidité face aux forces d'information. Il faut surtout avoir confiance en Dieu d'abord, ensuite en nous-même, en nos possibilités de résistance et surtout en notre capacité d'obtenir la victoire. La désinformation vise les esprits, l'âme même d'une nation. Il faut un sursaut. Il faut accueillir l'information avec vigilance. Et le Coran exhorte les musulmans à cela: <<Ho, les croyants! Si un pervers vous apporte une nouvelle, alors cherchez la preuve, parce que, dans l'ignorance, vous porteriez atteinte à Un peuple et qu'ensuite vous auriez regret de ce que vous avez fait.>>
MAROUF YEO
DECEMBRE 1993
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ISLAM AU QUOTIDIEN
Coordination du CNI de Cocody
KONE DRISSA ET CISSE MACONI DEMARRENT.
C'ÉTAIT le Dimanche 6 Novembre dernier, aux pieds de la majestueuse mosquée de la Riviéra et cela exprimait tout : et l'état de « lislam de Cocody » et le travail à faire. On comprend dès lors l'acharnement des uns et des autres pour mobiliser et gérer les musulmans de cette commune qu'on veut référence nationale du mode de vie à atteindre. A leur tête se trouvent le frère Kone Drissa de la Riviera 3, ingénieur informaticien installé le 18 septmbre 1993 à la Présidence de la coordination du C.N.I de Cocody et Mme Cisse Maconi, vice-présidente du CNI chargée des Affaires féminines, qu'on investissait ce jour-même à la présidence de l'A.F.M.C (Association des femmes Musulmanes, de Cocody). Leur tâche est laborieuse et commence par eux-mêmes comme le leur a rappellé El hadj Tidjane Bah, président du Conseil des Imans des lieux : « Celui qui guide les musulmans doit être l'exemple lui-même d'abord. Il n'a aussi pas oublié de leur donner les armes indispensables à une bonne gestion des hommes : humilité, tolérance, ouverture d'esprit et patience. Et ces qualités, Mme Cisse Maconi a promis de les rechercher, lançant dans l'émotion : Oustaz Tidiane, oustaz Kaba, Oustaz Fofana, c'est vous les soldats de l'Islam. Et les critiques qui ne vous ont pas épargné ne nous épargneront pas, nous qui sommes si impures, si limitées, si inconscientes. Mais puisse Dieu nous guider. >> Rappellant ensuite leur parcours
Drissa Koné, Président de coordination du CNI de Cocody
depuis l'année 1980 où << les cadres de cocody ne savaient même pas prier >> jusqu'au 23 Avril 1988, date de création de l'AFMC, la toute nouvelle présidente a expliqué les raisons et objectifs de son organisation. Face à ces importantes responsabilités, Koné Drisa, lui, a tenu à éclaircir son rôle : << la coordination n'est pas et ne saurait être un carcan imposé aux communautés et aux associations. Au contraire, elle aura satisfait une très grande ambition si seulement elle parvenait à convaincre de sa nature réelle à savoir : d'être un simple instrument que chaque communauté ou association de la commune se félicitera d'avoir à ses côtés pour réaliser les objectifs communs et les projets nécessitent une large union des forces pour leur réalisation. >> Ce dimanche fut surtout l'occasion de présenter à la double centaine d'assistants, les bureaux exécutifs des deux structures. Si Cocody est, selon les propos de M. Soumahoro Mamadou, representant le Président National Koné Drissa, l'une des coordinations les plus importantes pour son rôle de premier plan dans le renouveau islamique en Côte d'ivoire, il semble bien que la cohésion n'y soit pas aussi solide ou effective que cela. Surtout au niveau des femmes où les nombreux lapsus autour de l'Afmci ( Côte d'ivoire) et l'Afmc ( Cocody ) ne peuvent pas être avalés avec le délicieux jus de gimgembre offert en rafraichissement. Même s'il était 11 heures !
O. IDRISS
LIVRE DU MOIS
Vie et Enseignement de Tierno Bokar
Le sage de Bandiagara
de Mamadou Hampaté Ba
« Vie et enseignement de Tierno Bokar, le sage de Bandiagara » est un autre des livres de Hampate Ba qui vient étayer sa parole incustrée à jamais, tant par sa profondeur que par la polémique qu'elle a soulevé, dans l'esprit de bien de générations d'étudiants africains : « Souviens-toi qu'en Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle ».
L'oeuvre, en effet, fait découvrir au monde, l'incroyable richesse de la tradition orale africaine dont Tierno Bokar est disciple et maître. Mais la biographie de cet homme sur qui « la lumière de Dieu a brillé » dépasse le cadre emphatique d'un débat littéraire. C'est un triple témoignage d'histoire, de civilisation et de spiritualité.
UN TEMOIGNAGE HISTORIQUE
En retraçant la vie de son maître Tierno Bokar dans son contexte spacio-politico- réligieux, celui de 1818 à 1940, le fils de Kadidja PATE apporte sa déposition au tribunal de l'histoire Coloniale. C'est aussi la relation du mouvement guerrier des TALL ( Ascendant et descendant d'El hadj Oumar TALL) et des adversités à l'intérieur de la confrérie Tidjaniya dont il fait un bref aperçu historique jusqu'à la pénible mort du sage de Bandiagara.
UN TEMOIGNAGE CIVILISATIONNEL
Entre les lignes, la civilisation bigarée du grand soudan se dresse, défiant par l'oralité, celles des quatres coins du globe. Une civilisation fortement teintée d'Islam que le fils adoptif de Tidjani Amadou Ali Thiam évoque tout le long de ses 254 pages pour en faire comme une apologie. Ici, vingt-cinq « paroles » transmises revèlent la grandeur du maître et de sa tradition.
UN TEMOIGNAGE SPIRITUEL
Après tout, l'oeuvre, en montrant comment d'autres « ont brûlé pour que les ténèbres deviennent clarté » indique la voie à suivre vers Dieu. Cette voie-là dans une pédagogie authentiquez, quoique proche de la maïeutique de socrate, le maître et son fidèle disciple nous l'enseignent ou nous le rappellent. De manière claire et simple, ils purifient notre Tawhid ( unicité de Dieu ); consolident notre Dîn ( Réligion = Islâm + Imân + Ihsân ) et ouvrent notre Bâthin ( intérieur). Indéniablement, ce témoignage sur le soufisme et sa confrérie Tidjaniya vient briser bien de préjugés. Vie et Enseignement de Tierno Bokar, le sage de Bandiagara » est à lire . Ne serait -ce que pour se rememorer, au milieu des péripéties de la vie ou au plus haut de nos envolées philosophiques : Que « Dieu est l'embarras des intelligences parce que tout ce que nous concevons dans notre pensée et matérialisons dans notre parole comme étant Dieu, cesse, par-là même, d'être Dieu pour n'être plus que notre propre manière de le concevoir. Il échappe à toute définition ». Que « l'homme n'existe que pour qu'on lui pardonne et Dieu pour qu'on lui rende grâce ». Et que « oui, Dieu aime aussi l'infidèle ».
O. IDRISS.
DECEMBRE 1993 ALIF Page 11
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ISLAM AU QUOTIDIEN
[Bande dessinée - Panneau 1]
(Personnage 1) : VENEZ, VENEZ CONTEMPLER MA RICHESSE
(Personnage 2) : ÇA ALORS ?! DANS QUEL ÉTAT SUIS-JE DONC ?
[Bande dessinée - Panneau 2]
(Personnage 1) : L'ÉTAT AVAIT OBTENU UN PRÊT DE 800 MILLIONS ET JE ME SUIS SERVI UN PEU. QUE JE VAIS METTRE A L'ABRI.
(Personnage 2) : AH ! TU FAIS COMME NOUS !!
(Étiquettes sur les valises) : 600 Millions, 400 Millions, 350 Millions, 200 Millions, 150 Millions, 350 Millions, 950 Millions.
(Avion) : SUISSE AIR
[Bande dessinée - Panneau 3]
(Texte sur le mur) : SIDA ON S'EN FOU
(Personnage) : HÉ !!! ... ET PIRE ENCORE !... OBSERVEZ VOUS MÊME.
[Bande dessinée - Panneau 4]
(Personnage 1 - Occident) : Puit... PITIÉ, NOUS SOMMES PAUVRES. LES PALABRES NOUS ONT RUINÉS.
(Personnage 2) : NOUS AVONS FAIM
(Personnage 3) : LUI AVONS DONNÉ QUE DES MIETTES. LUI PLUS GENTIL
(Personnage 4) : LES CHOSES NE SONT PLUS COMME AVANT. DÉSORMAIS, IL NOUS FAUT UNIFORMISER NOTRE MODE DE VIE ET NOS PENSÉES
SOMMAIRE
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