Article · Sidwaya · 2 décembre 2019 Citer
Handicap et VIH : « Personne ne veut s'approcher de moi »
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Emil Segda
- Editeur
-
Sidwaya
- Date
- 2 décembre 2019
- Description
-
Au Centre-Nord du Burkina Faso, les personnes handicapées vivant avec le VIH cumulent rejet social, violences, pauvreté et obstacles aux soins. Les témoignages de M.O., N.O. et H.K. illustrent l’isolement, les discriminations professionnelles, le viol, les ruptures d’ARV et l’impossibilité de financer certains examens. Une étude menée auprès de 978 personnes handicapées relève 17,6 % de violences verbales, 7,2 % de violences économiques et 4,6 % de violences sexuelles. Les responsables préconisent l’application des lois, la sensibilisation, l’accès aux services adaptés et l’inclusion du handicap dans les stratégies nationales contre le VIH.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Couverture spatiale
- Boulsa
- Dori
- Kaya
- Sanmatenga
- Ouagadougou
-
Burkina Faso
-
Côte d'Ivoire
- Hauts-Bassins
- Langue
- Français
- Source
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Sidwaya
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0001333
- contenu
-
Les personnes vivant avec un handicap et séropositives de la région du Centre-Nord sont victimes de toutes sortes de discriminations. Cette situation porte un coup dur à leur épanouissement et à leurs droits civils et politiques. Alors que certains se sont résignés, d'autres ont décidé de briser le silence.
Il est 14h 40 mn, ce mardi 17 septembre, dans un village de la province du Bam, région du Centre-Nord. En cette saison des pluies où la plupart des paysans sont occupés aux travaux champêtres, M.O. et ses trois petits-fils sont assis sur une natte délabrée, sous un arbre. Handicapée visuelle, cette sexagénaire vit avec le VIH/SIDA, depuis 16 ans. «C'est mon mari qui m'a contaminée. Il faisait la navette entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire. Au début, j'étais maladive. J'avais régulièrement froid, des maux de ventre et des vertiges. Lorsque je travaillais dur, je ne dormais pas toute la nuit», relate-t-elle. Son statut sérologique connu, elle va subir, les mois suivants, le rejet de son entourage et de ses proches.Lire le texte intégral — 1 741 mots restants Réduire le texte intégral
«Après le décès de mon conjoint, tout le monde me fuyait. Dans la famille, si j'utilisais un gobelet, il était immédiatement jeté dans les décombres. Lorsque les villageois me voyaient venir au cabaret, tout le hangar se vidait. J'étais obligée de rester cloîtrée chez moi durant des années», se souvient la vieille dame. Rejetée par la société, M.O. se confie à la Vierge Marie : «Qu'elle nous aide et pardonne nos péchés», lâche-t-elle, sous une forte émotion. Fanée et filiforme, notre interlocutrice apprécie notre visite. «Que Dieu vous protège. Cette nuit, je pourrai bien dormir. Mon seul souci actuel est la solitude», indique-t-elle. Et de poursuivre, les yeux embués de larmes: «si je pouvais être au milieu des gens pour écouter leurs voix, tous mes problèmes allaient diminuer. La société est le lieu de santé et de résolution des différends. Malheureusement, elle répudie les plus faibles».
Porte-malheur
Au fil des ans, ses biens vont fondre comme du beurre au soleil. «J'ai tout vendu (animaux, plats, habits…) pour me soigner et me nourrir», regrette-t-elle. Dépouillée financièrement, la veuve se confie à une association de prise en charge. «Je ne peux plus honorer mes frais d'ordonnances surtout les examens biologiques et les produits spécialisés», s'inquiète la multipare. De ce fait, M.O. appelle les bonnes volontés à manifester de la solidarité envers les Personnes handicapées vivant avec le VIH (PHvVIH).
Notre périple nous conduit le samedi 28 septembre, dans une autre localité du Sanmatenga, notamment au domicile de N.O. Atteint d'une poliomyélite à l'âge de 12 mois, il perd l'usage de ses jambes. Un mal lourd à porter dans un pays où l'infirme est perçu comme le porte-malheur de sa famille, regrette-t-il. Tout comme M.O., le retraité souffre de son handicap. Trois mots libellés sur les concours de recrutement l'empêcheront d'accéder au monde du travail: « Etre apte physiquement ». «J'ai été disqualifié dans plusieurs concours d'animateur de projet, sous prétexte qu'il s'agit d'un travail de terrain. J'ai été aussi humilié par des patrons de divers services publics ou privés à cause de mon infirmité», se remémore-t-il. N.O. est lui aussi séropositif depuis une vingtaine d'années. Tout est parti d'un banal acte de générosité.
«J'ai contracté le virus via un collègue séropositif. Je l'ai hébergé cinq années durant parce que sa famille l'avait abandonné. Nous utilisions les mêmes matériels et ustensiles», déchante N.O. Pour l'ex-agent du ministère de l'Action sociale, les violences infligées aux PHvVIH sont dues à leurs incapacités fonctionnelles et financières. C'est pourquoi, il exhorte les populations à ne pas se focaliser sur leur invalidité pour les rejeter.
Notre tournée s'achève dans un hameau de culture du Namentenga (Centre-Nord).
Raisons mystiques
Il est 9h03mn, ce dimanche 13 octobre, dans la cour de M. K. Handicapée mentale, l'histoire de H.K. est tout aussi pathétique. Agée de 32 ans, elle a été victime d'un viol qui s'est soldé par une infection au VIH/SIDA. «Elle a disparu pendant des mois. Lorsque nous l'avons retrouvée, elle était maladive. Elle toussait et vomissait régulièrement. Lorsque nous avons réalisé le test, le résultat était positif», témoigne M.K., frère de H.K. Affaiblie par des infections opportunistes, elle tient à peine sur ses jambes, et s'écroule régulièrement. «Elle souffrait de tuberculose osseuse.
Les médecins préconisaient son évacuation à Ouagadougou. Nous avons renoncé au projet faute de moyens financiers. Elle est mon unique sœur. J'ai même vendu ma parcelle pour la soigner», désespère-t-il. Au Burkina Faso, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dans son rapport de 2017 estime les Personnes handicapées (PH) à 2 728 868, soit 13.9%, avec une forte concentration en milieu rural (81,41%). La plupart d'entre elles subissent au quotidien toutes sortes de violences. Dans le rapport 2017 de l'étude bio comportementale de la vulnérabilité des PH face au VIH commanditée par Humanité & Inclusion (HI), il ressort que 17,6% des PH enquêtées ont déjà subi des violences verbales contre 7,2% pour des violences économiques. 6,4% des intervenants ont été victimes de rejet et d'abandon et des violences physiques.
Quant aux violences sexuelles, elles représentent 4,6%. Cette étude a concerné 978 PH de quatre régions du Burkina Faso : Centre, Centre-Est, Centre-Ouest et Hauts-Bassins. Dans la région du Centre-Nord, une autre étude sur la violation et/ou l'atteinte aux droits des PH, réalisée en 2018 sur la période 2015-2017 révèle que 396 PH ont sollicité du soutien auprès de la Direction régionale en charge de l'action sociale du Centre-Nord (DRAS/CN).
Sensibiliser les populations
Ces chiffres ne sont qu'une partie de l'iceberg. Malheureusement, ces violences prennent de plus en plus de l'ampleur. Elles sont soutenues par l'existence d'un terrain favorable : les incapacités fonctionnelles et financières des PH, les législations inadaptées et/ou inappliquées, les pesanteurs socioculturelles, les raisons mystiques et la morale sociale en ruine. «Ces actes de violences ont des effets dévastateurs sur leur épanouissement et la jouissance de leurs droits civils et politiques», fustige le Directeur régional des droits humains et de la promotion civique du Centre-Nord (DRDHPC/CN), Olivier Ouédraogo.
De ce fait, il suggère l'application effective de l'article 1 de la loi n°012-2010/AN du 1er avril 2010 portant Protection et promotion des droits des personnes handicapées (PPDPH) et de la Convention internationale relative aux Droits des personnes handicapées (DPH), adoptée le 13 décembre 2006, qui ont pour objet de «promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l'homme et de toutes les libertés fondamentales par les PH et de promouvoir le respect de leur dignité intrinsèque».
L'accent, ajoute le conseiller des droits humains, doit être également mis sur la sensibilisation des populations en vue d'éradiquer la stigmatisation et la discrimination à leur endroit. Selon, le grand imam de Boulsa, El Hadj Kadré Ilboudo, les leaders coutumiers et religieux travaillent aussi d'arrache-pied pour un changement de mentalité des populations. « Nous organisons des campagnes de sensibilisation dans les lieux de culte pour amener les gens à accorder une attention particulière aux PH surtout les PvVIH», souligne-t-il.
Pour M. Ilboudo, ces actes de violences résultent de l'ignorance des valeurs cardinales des droits de l'homme prescrites dans le Coran. Le guide spirituel plaide donc pour le pardon, l'amour du prochain et le vivre-ensemble envers les ‘'plus faibles''. Selon l'article 21 de la loi n°030-2008/AN portant lutte contre le VIH/SIDA et protection des droits des PvVIH, les actes discriminatoires envers les PvVIH est puni d'une peine d'emprisonnement de 1 à 5 ans et d'une amende de 300 mille à 1,5 million de francs CFA. En plus de ces injustices sociales, les ‘'doubles stigmatisés'' éprouvent des difficultés pour accéder aux services de santé du fait de leurs incapacités fonctionnelles et financières.
L'étude bio comportementale atteste que 68,7% (695/973) des enquêtés ont déclaré n'avoir pas pu se rendre dans une structure sanitaire pour un problème de santé, faute de moyens financiers. «Auparavant, nous bénéficiions des exonérations des frais d'examen biologique et de certains produits spécialisés. Actuellement, tout est à l'arrêt. J'ai dû abandonner un examen viral de 60 000 francs faute de moyens financiers», corrobore N.O. D'où la nécessité de promouvoir l'emploi productif au profit des PH.
Le pensionnaire dénonce aussi les ruptures intermittentes des Antirétroviraux (ARV) dans certains centres de santé. Pour le chef de Service de dépistage volontaire (SDV) du VIH du District sanitaire de Kaya (DSK), Fulgence Ganou, cette rupture s'explique par la lenteur dans la procédure d'approvisionnement de leurs produits par la Centrale d'achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) de Dori. «Ce qui provoque souvent des tensions», souligne-t-il.
Eliminer la charge virale
L'infirmier d'Etat déclare qu'au Burkina Faso, il existe deux types de VIH : le VIH-1 et le VIH-2. Et le séropositif peut porter soit le type 1 soit le type 2 ou les deux types à la fois. Selon l'ONUSIDA, en 2017, au Burkina Faso, la prévalence du VIH chez les PH est de 4,6% contre 0,8% pour la moyenne nationale, avec une prédominance féminine de 5,4% et 3,3% pour les hommes. Le taux de couverture des programmes de prévention du SIDA reste toujours faible (15,4%).
Selon les explications du chef de Département des entités territoriales du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le SIDA et les Infections sexuellement transmissibles (DET-SP/CNLS-IST), Issa Romba, pendant plus de trente années de lutte, le pays des Hommes intègres ne disposait pas de données sur la prévalence de cette maladie sur ce groupe spécifique. « Rien ne nous disait que les PH étaient cinq à six fois plus atteintes par le VIH que la population générale.
C'est pourquoi, elles étaient souvent exclues et négligées dans les réponses au VIH», se défend-t-il. Néanmoins, sa structure vient d'intégrer la problématique du handicap dans son Cadre stratégique national de lutte contre le SIDA (CSN-SIDA) 2016-2020, dans l'atteinte de l'objectif 90-90-90 à l'horizon 2020. C'est-à-dire, faire en sorte que 90% des PvVIH connaissent leur statut sérologique, 90% des PvVIH dépistées reçoivent un traitement Antirétroviral (ARV) et 90% des personnes sous traitement ARV éliminent leur charge virale. C'est pourquoi, Fulgence Ganou invite les patients à éviter la résistance dans l'observance, afin d'éliminer leur charge virale au bout de six mois de traitement. De son avis, la prise des produits se fait chaque jour et durant toute sa vie.
Du fait de la violation de leurs droits dans les structures publiques, les PvVIH se tournent vers des associations. C'est le cas de l'association Wend Bénédo du Centre médical diocésain de Bam (AWB-CMDB). Avec 271 membres dont 2 PHvVIH, elle œuvre pour la cause de ces ‘'oubliés'' et des Orphelins et enfants vulnérables (OEV). «Nous menons des activités de prise en charge globale, à savoir médicale, psychosociale et socioéconomique. Nous octroyons aussi des vivres, des médicaments et des numéraires», déclare la coordonnatrice de l'AWB, sœur Suzanne Ouédraogo.
Emil SEGDA
Huit actions pour les PHvVIH
Selon la Fédération ouest africaine des personnes handicapées (FOAPH) et Handicap international (HI), il faut : inclure la problématique du handicap dans les Plans stratégiques nationaux (PSN); prendre en compte les spécificités des PH dans les outils de communication contre le VIH/SIDA des PSN; faciliter les PH aux services adaptés au VIH ; renforcer les capacités des acteurs intervenant dans la lutte contre la stigmatisation et la discrimination du VIH et des PH; promouvoir le dépistage volontaire du VIH chez les PH ; inclure les PH dans les activités communautaires inclusives ; soutenir économiquement les PH pour favoriser leur accès aux services sociaux de base ; former des professionnels de santé sur les besoins spécifiques des PH et maintenir la confidentialité.
E.S.
Comment citer ce document
Segda, Emil. “Handicap et VIH : « Personne ne veut s'approcher de moi ».” Sidwaya, 2 décembre 2019. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/3563.
Segda, E. (2019, décembre 2). Handicap et VIH : « Personne ne veut s'approcher de moi ». Sidwaya. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/3563
Segda, Emil. “Handicap et VIH : « Personne ne veut s'approcher de moi ».” Sidwaya, 2 décembre 2019. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/3563.
Visualisations
Sentiment IA
Polarité, centralité à l’islam et aux communautés musulmanes, et subjectivité de cet article, évaluées indépendamment par GPT-5.6 Luna, Mistral Small 4, DeepSeek V4 Flash, Gemma 4 31B, Qwen3.8 27B. Lues directement dans la notice de ce document.
Polarité
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GPT-5.6 Luna Positif
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Gemma 4 31B
Neutre
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Qwen3.8 27B
Neutre
Voir les justifications
Les responsables religieux sont présentés favorablement comme des acteurs de sensibilisation et de lutte contre la stigmatisation, le grand imam plaidant pour « le pardon, l’amour du prochain et le vivre-ensemble ».
L'article traite de discriminations et de souffrances sans prendre parti ni exprimer de sentiment marqué envers l'islam ou les musulmans, malgré la mention positive de l'imam.
Le guide spirituel est présenté comme un acteur du changement qui promeut le pardon, l'amour du prochain et le vivre-ensemble, ce qui offre une image favorable de l'engagement islamique, bien que ce rôle ne soit pas amplifié par l'article.
L'article relate factuellement l'action de sensibilisation menée par l'imam sans porter de jugement de valeur ni utiliser de lexique élogieux.
La mention de l'islam se limite au rapport des paroles de l'imam – « l'ignorance des valeurs cardinales des droits de l'homme prescrites dans le Coran » – présentées avec attribution et sans commentaire de la part du journaliste, sans lexique valorisant ni dépréciatif ajouté par la rédaction.
Centralité
Les modèles s’accordent presque
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Gemma 4 31B
Secondaire
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Qwen3.8 27B
Marginal
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L’article porte principalement sur les discriminations envers les personnes handicapées vivant avec le VIH, tandis que l’islam apparaît dans le rôle du grand imam, des lieux de culte et des valeurs prescrites dans le Coran.
L'islam est mentionné à travers la citation du grand imam de Boulsa qui évoque des valeurs coraniques pour promouvoir l'inclusion des personnes handicapées et séropositives.
L'article traite principalement de la discrimination des personnes handicapées vivant avec le VIH au Burkina Faso, et l'islam n'apparaît qu'à travers le rôle de l'imam El Hadj Kadré Ilboudo qui mène des campagnes de sensibilisation dans les lieux de culte, ce qui constitue une mention significative mais subordonnée au sujet principal.
L'article cite le grand imam de Boulsa et évoque le Coran comme base pour sensibiliser les populations aux droits des personnes handicapées.
L'islam n'apparaît que dans le paragraphe consacré au « grand imam de Boulsa, El Hadj Kadré Ilboudo », qui évoque le Coran et les campagnes de sensibilisation dans les lieux de culte, dans un article dont le sujet principal est la double discrimination subie par les personnes handicapées séropositives.
Subjectivité
Les modèles divergent
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GPT-5.6 Luna Plutôt objectif
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Mistral Small 4 Plutôt objectif
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DeepSeek V4 Flash Très objectif
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Gemma 4 31B
Très objectif
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Qwen3.8 27B
Mixte
Voir les justifications
Le traitement de l’islam repose surtout sur des propos attribués au grand imam, notamment sur les campagnes de sensibilisation et les valeurs coraniques, sans prise de position explicite de l’auteur.
L'article est majoritairement factuel avec des témoignages et des données, mais inclut une citation de l'imam qui exprime une opinion positive sur les valeurs de l'islam.
Concernant l'islam, l'article se contente de rapporter les propos de l'imam sur les valeurs du Coran et les actions de sensibilisation, sans prendre position ni adopter un lexique appréciatif, dans un style informatif et factuel.
Le traitement du thème religieux repose exclusivement sur des propos rapportés et attribués au guide spirituel, sans intervention éditoriale de l'auteur.
L'article alterne témoignages très émotionnels (« fanée et filiforme », « yeux embués de larmes »), statistiques institutionnelles (OMS, ONUSIDA, HI) et citations attribuées de responsables, ce qui donne une texture équilibrée entre faits et ressenti sans prendre parti sur le thème religieux lui-même.