-
Titre
-
Terrorisme : une délégation ministérielle réconforte la population
-
Date
-
6 mars 2017
-
DescriptionAI
-
Une délégation gouvernementale burkinabè, menée par le ministre de la Sécurité, a visité Djibo le 6 mars 2017 pour présenter les condoléances après les attaques terroristes récentes et soutenir les familles et forces de sécurité. La visite visait aussi à discuter des mesures de sécurité et des solutions pour sauver l'année scolaire compromise par les menaces des groupes armés, notamment l'interdiction d'enseigner le français. Le gouvernement a rassuré sur les dispositions prises pour assurer la sécurité et la continuité des cours.
-
Identifiant
-
iwac-article-0001317
-
Droits
-
-
contenu
-
Une délégation du gouvernement burkinabè, conduite par le ministre d'Etat, ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, s'est rendue à Djibo, le lundi 6 mars 2017, pour présenter les condoléances de l'Etat aux familles éplorées et remonter le moral des forces de défense et de sécurité.
Le gouvernement du Burkina Faso est compatissant à la douleur des populations du Sahel éprouvées la semaine dernière par des attaques terroristes. C'est pourquoi, hier 6 novembre 2017, il a dépêché une délégation conduite par le ministre d'Etat, ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, à Djibo.
La délégation a présenté les condoléances du gouvernement aux familles des deux victimes de l'attaque, du vendredi 3 mars dernier à Kourfayel, visité le commissariat de Tongomayel attaqué, le 27 février, puis échangé avec les corps constitués et les forces de défense et de sécurité.
Elle a apporté à ces dernières soutien et reconfort. Aux côtés du ministre Compaoré, il y avait celui de l'Education nationale, Jean Martin Coulibaly, du chef d'Etat-major général des armées, le général Oumarou Sadou.
Les échanges entre la délégation ministérielle et les corps constitués se sont focalisés sur comment, que faire et quand le faire pour sauver l'année scolaire dans la zone et pour que les activités reprennent dans la quiétude.
«Des propositions et suggestions encourageantes ont été faites», a confié un acteur de l'éducation au sortir de la rencontre.
La délégation a aussi rassuré que les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des populations et la continuité des cours dans la région.
A l'issue de cette visite, le gouverneur de la région du Sahel a fait diffuser un communiqué interdisant la circulation des motos entre 17h et 6h du matin dans les villages situés vers la frontière avec le Mali.
L'on se rappelle qu'en l'espace d'une semaine, le Soum a connu trois attaques terroristes occasionnant ainsi des pertes en vies humaines et des dégâts matériels.
Dans la nuit du lundi 27 au mardi 28 février ce sont deux commissariats de police, à savoir ceux de Tongomayel à 18 km de Djibo et de Baraboulé à 35 km qui ont été attaqués par des hommes armés. Ces derniers ont brûlé 17 motos, emporté deux autres et un tricycle à la mairie de Tongomayel où ils se sont rendus après leur forfait.
A Baraboulé, c'est la femme d'un policier, à qui ils ont rendu visite, qui a été touchée par balles. A Diguel, à 70 Km de Djibo, ils ont saccagé la préfecture et la mairie.
Le vendredi 3 mars dernier, vers 10 heures, c'est à l'école de Kourfayel qu'ils se sont rendus et ont abattu froidement le directeur Salif Badini ainsi qu'un habitant, Issa Tamboura qui s'y était rendu pour une visite. Cette dernière attaque du vendredi 3 mars est vue comme la mise en exécution de menaces faites dans certaines écoles à l'endroit des enseignants.
Les terroristes avaient, en effet, intimé l'ordre aux instituteurs de ne plus enseigner le français dans les classes, mais désormais d'apprendre l'arabe et l'islam aux enfants. Actuellement, même les établissements secondaires ont fermé leurs classes au vu de la situation sécuritaire, nous a confié un des proviseurs de lycée à Djibo.
Même son de cloche au niveau des Circonscriptions d'éducation de base (CEB) où un chef soutient que cela est effectif. Il dit souhaiter que des solutions idoines soient trouvées afin d'éviter une année blanche.
Visualizations
AI sentiment
Polarity, centrality to Islam and Muslim communities, and subjectivity ratings for this article, produced by three AI models (Gemini 3 Flash, GPT-5 mini, Ministral 14B). Read directly from the Omeka item metadata.
- Polarity
-
Neutral
- Centrality
-
Marginal
- Subjectivity
-
Rather objective
Show reasoning
Polarity
L'article ne porte pas de jugement sur l'islam en tant que religion, mais rapporte de manière neutre son instrumentalisation par des groupes terroristes dans le cadre scolaire.
Centrality
L'islam est mentionné uniquement à travers l'injonction des terroristes de substituer l'enseignement du français par celui de l'arabe et de la religion.
Subjectivity
Le texte est principalement factuel et rapporte des événements tragiques, bien que l'usage de termes comme 'abattu froidement' introduise une légère charge émotionnelle nécessaire au récit.
- Polarity
-
Neutral
- Centrality
-
Secondary
- Subjectivity
-
Rather objective
Show reasoning
Polarity
Le texte rapporte que les attaquants ont exigé l'enseignement de l'arabe et de l'islam, mais ne formule pas de jugement direct sur l'islam ou les musulmans, le traitement restant descriptif et axé sur la violence des auteurs.
Centrality
L'article traite principalement des attaques et de la réponse gouvernementale, l'islam/enseignement religieux n'étant évoqué qu'en lien avec les exigences des auteurs des attaques.
Subjectivity
Ton majoritairement factuel et reportage d'événements avec citations ; la mention de l'imposition de l'arabe et de l'islam est rapportée sans prise de position éditoriale marquée.
- Polarity
-
Negative
- Centrality
-
Secondary
- Subjectivity
-
Rather objective
Show reasoning
Polarity
La polarité est négative envers les acteurs terroristes (liés implicitement à l'islam via l'imposition de l'arabe et de l'enseignement religieux), mais neutre à positive envers la réponse gouvernementale et les populations. Le texte dépeint les attaques comme des actes violents et destructeurs, avec une focalisation sur leurs conséquences (pertes humaines, dégâts matériels, perturbation scolaire), sans équilibre sur d'autres perspectives (ex : motivations des groupes armés).
Centrality
L'islam et les musulmans sont évoqués indirectement via les menaces terroristes (imposition de l'arabe et de l'islamisation des écoles), mais le sujet central reste la réponse sécuritaire et éducative du gouvernement face aux attaques terroristes, sans analyse approfondie de la dimension religieuse ou communautaire.
Subjectivity
Le texte adopte un ton factuel dominant (description des attaques, réactions gouvernementales, mesures sécuritaires), mais inclut des éléments subjectifs subtils comme la mention des 'menaces' terroristes et la référence à l'imposition de l'arabe/islam dans les écoles, sans analyse critique ou opinion marquée. Le style reste globalement informatif, mais avec une légère charge émotionnelle implicite (ex : 'éplorées', 'reconfort').
Model comparison
Scales: polarity 1 (very negative) – 5 (very positive) · centrality 1 (not addressed) – 5 (very central) · subjectivity 1 (objective) – 5 (subjective)