Article · Sidwaya · 12 septembre 2016 Citer
Fête de l'Aïd el Kébir : sous le signe de la cohésion sociale
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Fabé Mamadou Ouattara
- Editeur
-
Sidwaya
- Date
- 12 septembre 2016
- Description
-
La Tabaski a été célébrée le 12 septembre 2016 à la Place de la nation de Ouagadougou, où l’imam El Hadj Aboubacar Sana a appelé les fidèles à la crainte de Dieu et à prier pour la paix et le progrès au Burkina Faso. Hatimi Démè a présenté la fête comme un moment de soumission à Allah, de solidarité par le partage de la viande et de convivialité, avant de distinguer l’islam du terrorisme et de définir le djihad comme le travail pour le bien de la communauté. La présence du Mogho Naaba, de fidèles catholiques et de responsables gouvernementaux a illustré la coexistence religieuse.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Sujet
- Aboubacar Sana
- Pluralisme religieux
- Aïd al-Adha (Tabaski)
- Aïd el-Fitr
- Terrorisme
- Radicalisation
- Djihadisme
- Hatimi Démé
- Abraham
- Tahirou Barry
- Alpha Barry
- Communauté Musulmane du Burkina Faso
- Prière
- Sacrifice
- Solidarité
- Paix
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0001265
- contenu
-
Les fidèles musulmans ont célébré la Tabaski, la grande fête musulmane, le lundi 12 septembre 2016 sur toute l'étendue du territoire national. A Ouagadougou, c'est à la Place de la nation que de milliers de fidèles ont convergé.
C'est une Place de la nation noire de monde qui a accueilli l'office de la prière de Tabaski dans la matinée d'hier lundi 12 septembre 2016 à Ouagadougou. Dans son sermon à l'adresse des fidèles croyants, l'imam de la grande mosquée de Ouagadougou, El Hadj Aboubacar Sana, a magnifié la grandeur d'Allah, créateur de l'univers. En ce jour béni, il a souhaité à ses coreligionnaires de toujours avoir la crainte de Dieu dans leurs actes. Il les a également exhortés à formuler des bénédictions pour la paix et le progrès au Burkina. L'imam leur a rappelé la recommandation faite à tout fidèle d'égorger, selon ses moyens, un mouton, une chèvre, un bœuf ou un chameau au nom du seigneur. Avant de procéder au sacrifice rituel de son mouton, il a salué la présence du Mogho Naaba et de la délégation de fidèles catholiques venus soutenir leurs frères musulmans. Quant au sens à attribuer à la Tabaski, considérée comme la grande fête musulmane, le vice-président de la communauté musulmane du Burkina Faso, Hatimi Démè, y voit trois dimensions. « Il y a une dimension spirituelle, de piété et de soumission à Allah, une dimension de solidarité et une dimension de convivialité », a-t-il déclaré.
Du point de vue de la soumission, il a expliqué que la Tabaski dérive de la soumission du prophète Abraham,
« le père du monothéisme », qui a reçu en songe l'ordre de sacrifier son fils à Allah. Et
« le saint homme » était sur le point d'exécuter cet ordre quand Allah lui envoya un bélier à sacrifier en lieu et place de son fils, a-t-il poursuivi, précisant que c'est cet acte qui est perpétué chaque année à travers la fête de la Tabaski.
L'islam est différent du terrorisme
La solidarité réside en ce que ceux qui ont les moyens d'immoler un animal pour Allah, partagent une partie de leur viande avec ceux qui n'en ont pas, selon Hatimi Démè. Quant à l'aspect convivialité, le vice-président a rappelé que le Burkina Faso compte plusieurs confessions religieuses et ce jour est une occasion, a-t-il dit, de magnifier la coexistence pacifique dans la symbiose et le bon vivre ensemble. « En ce grand jour donc, le message de la communauté musulmane à l'endroit de tous les fidèles burkinabè est un message de paix, de prière et de bénédiction », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le vice-président de la communauté musulmane a dissocié l'islam des discours et de l'idéologie terroriste que certaines organisations se prétendant musulmanes tiennent pour justifier leurs actes.
« Tout part du discours religieux», a-t-il expliqué.
« Nous interpellons toujours les dignitaires religieux et les imams de toujours avoir un langage modéré, fédérateur qui instaure la paix », a-t-il laissé entendre. Selon lui, les Burkinabè sont des frères, et la vie humaine est sacrée tandis que le djihadisme terrorisme revêt une idéologie qui va à l'encontre de la philosophie islamique. Pour lui, le vrai « djihad » (guerre sainte) en islam, c'est le fait de travailler pour le bien-être de sa communauté, pour l'intérêt du pays, en dehors de toute propension suicidaire.
Le chancelier de l'archidiocèse de Ouagadougou, l'abbé Jacob Yoda a, quant à lui, souhaité bonne fête de Tabaski aux fidèles musulmans. L'ancien testament et le coran décrivent une même réalité par rapport au sacrifice rituel à l'occasion de la fête de l'Aïd-el-Kébir, a-t-il expliqué. « Notre présence ici est la manifestation de notre solidarité en tant que croyant et en tant que fils d'un même pays », s'est-il laissé dire. Parmi les fidèles musulmans, il y a eu des membres du gouvernement, dont le ministre en charge de la culture, Tahirou Barry et son homologue des affaires étrangères, Alpha Barry. Chacun d'eux a formulé des voeux de paix et de sécurité pour le « pays des hommes intègres ».
Comment citer ce document
Ouattara, Fabé Mamadou. “Fête de l'Aïd el Kébir : sous le signe de la cohésion sociale.” Sidwaya, 12 septembre 2016. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/3495.
Ouattara, F. M. (2016, septembre 12). Fête de l'Aïd el Kébir : sous le signe de la cohésion sociale. Sidwaya. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/3495
Ouattara, Fabé Mamadou. “Fête de l'Aïd el Kébir : sous le signe de la cohésion sociale.” Sidwaya, 12 septembre 2016. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/3495.
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La représentation est favorable, notamment à travers l’accent mis sur la solidarité, la coexistence pacifique et la distinction affirmée entre l’islam et le terrorisme.
L'article met en avant des messages de paix, de solidarité, de convivialité et de coexistence religieuse, ainsi qu'une dissociation claire de l'islam du terrorisme, avec un ton globalement bienveillant et valorisant.
L'article relate la cérémonie et les messages de paix, de solidarité et de convivialité des intervenants sans exprimer lui-même de jugement favorable ou défavorable ; la déclaration distinguant l'islam du terrorisme est rapportée de manière factuelle avec attribution et sans adhésion visible du journaliste.
Le cadrage valorise l'islam à travers des thèmes de paix, de « symbiose » et de « bon vivre ensemble », tout en mettant en avant la dissociation entre la religion et le terrorisme.
Le ton est manifestement festif et bienveillant : « une Place de la nation noire de monde », la salutation de la « délégation de fidèles catholiques venus soutenir leurs frères musulmans », et le message de « coexistence pacifique dans la symbiose et le bon vivre ensemble » orientent le portrait de l'islam et de ses fidèles dans un registre favorable et optimiste, renforcé par la défense explicite de l'islam contre le terrorisme.
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L’article est entièrement consacré à la célébration musulmane de la Tabaski, à ses rites, à sa signification religieuse et au message de la communauté musulmane.
L'article est entièrement consacré à la célébration de la Tabaski, fête musulmane majeure, avec des détails sur les rituels, les discours religieux et la dimension spirituelle et sociale de l'islam au Burkina Faso.
L'article est intégralement consacré à la célébration de la Tabaski, décrivant la prière, le sermon de l'imam et les déclarations des responsables musulmans, ce qui fait de l'islam et des musulmans le sujet unique de l'article.
L'article est entièrement consacré à la célébration de la Tabaski, détaillant le déroulement des prières et les enseignements religieux qui y sont liés.
L'article est entièrement consacré à la célébration de la Tabaski : prière à la Place de la Nation, sermon de l'imam El Hadj Aboubacar Sana, sacrifice rituel, explication des trois dimensions de la fête par le vice-président de la communauté musulmane, et distinction entre islam et terrorisme. L'islam et les musulmans constituent l'unique sujet du texte.
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Le texte rapporte principalement des faits et des déclarations attribuées à l’imam, à la communauté musulmane et à des responsables chrétiens, malgré quelques formulations valorisantes comme « jour béni ».
Le texte rapporte principalement des faits et des citations attribuées à des acteurs religieux et politiques, sans marquer d'opinion ou de jugement direct de la part de l'auteur.
Le style est purement informatif : l'article rapporte les faits et les propos des personnes citées (imam, vice-président de la communauté musulmane, abbé) sans prendre position, par exemple en exposant les explications sur la signification de la Tabaski ou la dissociation de l'islam du terrorisme comme des citations attribuées.
Le texte se limite à rapporter les faits et les propos des intervenants, comme l'imam El Hadj Aboubacar Sana et l'abbé Jacob Yoda, sans analyse ou commentaire personnel de l'auteur.
L'article se présente comme un compte rendu informatif rapportant les faits (lieu, date, présence du Mogho Naaba, des ministres) et attribuant chaque opinion à son locuteur (imam, Hatimi Démè, abbé Yoda). Le sous-titre « L'islam est différent du terrorisme » et le choix de mettre en avant la délégation catholique témoignent d'un léger cadrage éditorial, mais aucune adhésion personnelle du journaliste n'apparaît.
