Article · Sidwaya · 11 juillet 2013 Citer
Mois de Ramadan : pas de hausse sensible des prix pour le moment
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Adama Sedgo
- Editeur
-
Sidwaya
- Date
- 11 juillet 2013
- Description
-
Le début du Ramadan 2013 se déroule à Ouagadougou sans hausse sensible des denrées, malgré la vie chère. Des commerçants signalent notamment un riz à 16 000 FCFA et une hausse de 5 000 FCFA par tonne pour le sucre, tout en redoutant une flambée liée à la consommation ou à la spéculation. Le secrétaire général de la Communauté musulmane du Burkina Faso, El Hadj Moussa Semdé, appelle importateurs, autorités et commerçants à maintenir des prix accessibles et à aider les familles musulmanes.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0001092
- contenu
-
Les Burkinabè ont entamé hier le jeûne de Ramadan dans un contexte de vie chère. Mais à Ouagadougou les prix des produits n'ont pas connu de hausse sensible. C'est le constat qu'a pu faire une équipe de Sidwaya.
Hier au marché Sankar yaar, les commerçants pour la plupart musulmans, n'ont pas appliqué de nouveaux prix. Du moins, selon le constat établi par une équipe de Sidwaya.
Cette période était dans les années antérieures, une occasion pour certains commerçants d'augmenter le prix des produits de grande consommation, rendant ainsi difficile le sacrifice des musulmans.
Ce mercredi 10 juillet 2013, une équipe de Sidwaya a fait un tour dans certaines boutiques de la capitale pour voir comment évoluent les prix des denrées. Celui du sucre et bien d'autres produits sont restés inchangés. Dans l'ensemble, le constat est qu'il n'y a pas de grande variation en ce début de Ramadan.
Anasse Sawadogo est commerçant. Dans sa boutique, il vend toutes sortes de produits notamment, ceux qui sont plus recherchés en ce moment comme le sucre, le riz, les jus de fruits et l'huile. « Il n' y a pas d'affluence de clients pour le moment. Le prix des produits n'a pas augmenté.
J'aurais appris que le ministre en charge du commerce, a dans un communiqué, interdit l'augmentation des prix de certains produits. Mais tout dépend des importateurs.
Si le prix de vente en gros connaît une hausse, les détaillants sont obligés de vendre plus cher pour s'en sortir », laisse-t-il entendre. Et à son voisin Harouna Tiendrebéogo de renchérir : « Pour le moment, il n'y a pas d'inflation de prix sur le riz.
Le riz est à 16 000 FCFA, et certaines qualités sont vendues en-dessous de ce prix même. Quant au sucre, on a observé une légère hausse de 5000 FCFA sur la tonne ». Il invite les autres commerçants à ne pas trop jouer sur le prix des produits, afin de permettre aux musulmans de passer aisément cette période bénie.
François Ouédraogo, également commerçant, confirme la version des deux précédents intervenants, mais reste inquiet. « Rien n'a changé pour le moment, mais d'ici à trois jours, le prix des denrées peut augmenter.
C'est une période de grande consommation et c'est donc souvent la pénurie qui entraîne la flambée des prix », laisse-t-il entendre. Harouna Zoundi, qui n'est pas dans le domaine des denrées alimentaires mais plutôt dans le commerce des intrants agricoles, ne partage pas du tout son avis.
« Souvent, ce sont les commerçants qui créent la pénurie pour spéculer sur les prix.
La communauté musulmane condamne la spéculation sur le prix des denrées
Les hommes sont des opportunistes, donc nous attendons d'ici à trois jours pour voir l'évoluton faite des prix sur le marché. La dernière frais que j'ai payé du sucre, le prix du carton était autour de 18 000 FCFA », relève-t-il.
Et d'inviter les importateurs à redoubler d'efforts pour permettre à la population d'avoir des denrées à moindre coût. « A l'égard des autorités, qu'ils essayent de canaliser le prix des produits. Je souhaite vraiment que les prix soient régulés pour permettre aux musulmans de passer le carême dans de meilleures conditions », lance t-il.
Le secrétaire général de la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF), El Hadj Moussa Semdé, a appelé les importateurs à tenir compte de la rétribution divine pour faciliter l'accès des musulmans aux denrées alimentaires. « Tout le monde sait que ce mois est béni, c'est un mois où les actes de bienfaisance sont fortement rémunérés par Dieu.
Ceux qui pensent qu'ils peuvent spéculer pour s'enrichir pendant ce mois de jeûne, qu'ils sachent que ce n'est pas digne d'un vrai musulman », indique-t-il. Il explique l'inflation des prix par le fait que le carême est une période de grande consommation.
« C'est une période où il faut aider les parents, les voisins et les frères musulmans. Il ne faudra pas attendre une période où tout le monde cherche à se faire pardonner ses pêchés pour vendre cher, ce qu'on peut vendre à un prix acceptable », interpelle-t-il.
Pour lui, cette période est très difficile pour les musulmans. Il a souhaité que des moyens puissent être trouvés pour revenir à des prix acceptables, afin de permettre aux Burkinabè de faire face à la vie chère au-delà de cette période. El Hadj Semdé reconnaît que des efforts sont faits par le gouvernement. « Le problème de la vie chère n'est pas propre au Burkina Faso, c'est un problème mondial.
Nous exhortons les autorités à persévérer dans leur combat pour soulager la population. Que la population soit également patiente, car si nous ne gérons pas de façon intelligente nos difficultés, nous pouvons aboutir à des choses plus graves », recommande-t-il. Il invite enfin les musulmans à faire le jeûne si possible, à faire des efforts pour éviter les interdits et à aider leur entourage pendant le mois de jeûne musulman.
Comment citer ce document
Sedgo, Adama. “Mois de Ramadan : pas de hausse sensible des prix pour le moment.” Sidwaya, 11 juillet 2013. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/3322.
Sedgo, A. (2013, juillet 11). Mois de Ramadan : pas de hausse sensible des prix pour le moment. Sidwaya. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/3322
Sedgo, Adama. “Mois de Ramadan : pas de hausse sensible des prix pour le moment.” Sidwaya, 11 juillet 2013. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/3322.
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L’article décrit factuellement les prix, les difficultés du jeûne et les appels à la solidarité, sans exprimer lui-même de jugement marqué envers l’islam ou les musulmans.
Le ton est bienveillant envers les musulmans (mention de la 'période bénie', du 'carême', de la 'bienfaisance'), et les appels à la modération des prix émanent de responsables musulmans présentés de manière positive.
Le journal se borne à rapporter des faits (absence de hausse des prix) et des déclarations, y compris les appels de la Communauté musulmane contre la spéculation, sans endosser de jugement ni utiliser un lexique valorisant ou dépréciateur. Le ton reste informatif et équilibré, même si la teneur des propos cités est favorable à une bonne pratique du Ramadan.
Le texte relate de manière factuelle les préoccupations économiques liées au jeûne sans porter de jugement de valeur sur l'islam ou les musulmans.
L'article se borne à rapporter l'évolution des prix et les déclarations des commerçants et de la CMBF sans les commenter ni les orienter ; le ton est informatif et le vocabulaire religieux (« rétribution divine », « digne d'un vrai musulman ») provient exclusivement des citations attribuées.
Centralité
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L’article est entièrement structuré autour du jeûne de Ramadan, de ses effets sur les prix et des conditions de vie des musulmans, avec l’intervention de la Communauté musulmane du Burkina Faso.
L'article traite exclusivement du Ramadan, de ses implications économiques et sociales, et donne la parole à des responsables musulmans ainsi qu'à des commerçants majoritairement musulmans.
L'article est entièrement consacré au début du Ramadan au Burkina Faso (thème explicitement musulman), à son contexte de vie chère et aux réactions de la Communauté musulmane du Burkina Faso, dont le secrétaire général est longuement cité.
L'article lie systématiquement le suivi des prix des denrées à la pratique du Ramadan et au bien-être de la communauté musulmane.
L'article est entièrement construit autour du jeûne de Ramadan et de son impact sur les musulmans (« permettre aux musulmans de passer aisément cette période bénie », « le sacrifice des musulmans »), et le secrétaire général de la CMBF, El Hadj Moussa Semdé, est la source la plus développée, mais la question économique des prix reste le sujet principal partagé avec la dimension religieuse.
Subjectivité
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Plutôt objectif
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Le traitement repose principalement sur des constats de terrain et des témoignages attribués, tandis que les jugements religieux — comme la « rétribution divine » ou le « vrai musulman » — sont explicitement présentés comme les propos d’El Hadj Semdé.
L'article rapporte principalement des faits vérifiables (prix des produits, déclarations officielles) et donne la parole à plusieurs acteurs aux positions divergentes, sans prendre explicitement parti.
L'article est un reportage factuel de Sidwaya qui rapporte des constats de prix et des témoignages, avec un ton informatif. On note toutefois une légère orientation positive dans le titre et le choix des citations, qui mettent en avant la stabilité des prix et les appels à la modération, sans prise de position explicite.
L'auteur se borne à rapporter des faits observables sur le marché et à citer des témoignages sans y ajouter de commentaires personnels.
Le texte est essentiellement factuel (constat des prix relevés par une équipe, citations attribuées de quatre sources aux avis divergents), avec un léger cadrage empathique lié au sujet (« période bénie », « mois béni ») qui reste inhérent au traitement journalistique du Ramadan.
