Article · Sidwaya · 13 novembre 2001 Citer
Mouvement Sunnite du Burkina : un nouveau départ
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Célestin Bakouan
- Editeur
-
Sidwaya
- Date
- 13 novembre 2001
- Description
-
Le VIe congrès ordinaire du Mouvement sunnite du Burkina, tenu du 9 au 11 novembre 2001 au Centre populaire des loisirs de Ziniaré, a réuni 400 délégués venus de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et de 147 bureaux locaux pour tenter de clore une crise interne commencée en 1979. Il a adopté les rapports d’activités et financiers de 1991 à 2001, révisé les statuts et élu un bureau national de 53 membres présidé par El hadj Ouédraogo Aboubacar, avec 13 postes de membres d’honneur. Le 11 novembre, le mouvement a aussi distribué des vêtements, couvertures, chaussures, cinq fauteuils roulants et des dattes, provenant de partenaires des Émirats arabes unis.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Sujet
- Aboubacar Ouédraogo
- Congrès MSBF (2001)
- Issaka Dipama
- Mouvement Sunnite (crises internes)
- Oumarou Kanazoé
- Mouvement Sunnite du Burkina Faso
- Réconciliation
- Crise
- Pauvreté
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0000763
- contenu
-
Ziniaré, chef-lieu de la province d'Oubritenga a abrité du 9 au 11 novembre 2001, le VIe congrès ordinaire du Mouvement sunnite du Burkina. Le point focal de la rencontre a été le renouvellement des structures dirigeantes du mouvement pour lui insuffler un nouveau dynamisme.
Le Mouvement sunnite du Burkina a amorcé un nouveau départ. A l'issue de son VIe Congrès tenu le week-end dernier au Centre populaire des loisirs (CPL) de Ziniaré, le mouvement a décidé face à la crise interne qui le secoue depuis 1979, de tourner résolument la page. Déjà en 1995, les jalons avaient été posés pour promouvoir l'entente et la concorde au sein du mouvement. En son temps, un protocole avait été signé sur intervention du ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation et de El hadj Oumarou Kanazoé. Et par ce protocole, il avait été préconisé la suspension des chefs de file des deux tendances de la direction du mouvement. Le bureau national qui avait été alors mis en place était composé de membres neutres chargés de travailler à juguler la crise. La tâche ne fut pas facile car malgré la bonne foi du bureau national censé être consensuel, la crise ne s'est pas réellement estompée. Pour preuve, des congrès qui sont prévus pour se tenir annuellement, il n'a eu lieu que celui de ce week-end à Ziniaré.
Mais cette situation difficile n'ébranlera point les efforts des honnêtes fidèles musulmans sunnites. Bien au contraire, ils se sentiront davantage interpellés à gérer la crise comme ils peuvent afin de ramener les "frères égarés sur le bon chemin" . L'esprit de ce VIe congrès ordinaire vise à poursuivre les efforts de réconciliation entamés pour résoudre définitivement les points de discorde et asseoir le mouvement sunnite Burkinabè sur des bases saines et harmonieuses. Le renouvellement des structures dirigeantes du mouvement, objectif premier de la tenue du VIe congrès a marqué ainsi une étape supérieure dans la recherche de perspectives heureuses pour ce cadre de regroupement de tous les sunnites du pays. A la hauteur de l'événement, les organisateurs ont déployé les moyens nécessaires pour mobiliser des quatre coins du Burkina, un nombre impressionnant de participants. En répondant massivement à la convocation de ce VIe congrès à Ziniaré, les sunnites ont exprimé leur détermination à en finir avec la crise. Ainsi, 400 délégués sont venus de Ouagadougou, de Bobo-Dioulasso et de 147 bureaux locaux pour prendre part au congrès, les stigmates de la crise étaient encore perceptibles et cela rappelle l'ampleur du travail qui reste à faire pour parfaire les choses au sein du mouvement. La présence des forces de l'ordre, l'échange de propos irrespectueux et l'accès au CPL refusé à certains membres proches de l'ancien imam et de l'ex-président du bureau national (tous deux suspendus de la direction du mouvement) avaient marqué l'ouverture de la rencontre d'une ambiance électrique. Malgré tout, la bonne foi l'a emporté et ce VIe congrès a réussi effectivement a évacué les points inscrits au programme.
Ces points ont porté sur l'examen et l'adoption après amendements des rapports d'activités et financiers de la période de 1991 à 2001 et sur l'examen et l'adoption des statuts et règlements intérieurs du mouvement révisés pour être adaptés aux réalités du contexte actuel. Mais le fait le plus marquant de la tenue de ce congrès reste l'élection d'un nouveau bureau national de 53 membres à la tête de tous les sunnites du Burkina.
Les ambitions que s'est fixés ce nouveau bureau consisteront à continuer la réunification de tous les fidèles sunnites au sein du mouvement, de conforter les bases de pardon et de tolérance, de motiver l'engagement individuel à travailler à consolider les acquis communs dans l'intérêt supérieur de l'islam. Enfin, dans un esprit d'ouverture et de rassemblement, le congrès a créé 13 postes de membres d'honneur au profit des deux tendances en espérant de leur part ce sursaut d'orgueil pouvant les amener à revoir leur position vis-à-vis du mouvement sunnite. Le nouveau bureau de 53 membres est désormais dirigé par El hadj Ouédraogo Aboubacar en qualité de président national. Il est appuyé par trois vice-présidents. Le secrétaire général, El hadj Dipama Issaka, s'est dit satisfait de l'aboutissement de leur rencontre tout en espérant qu'elle marquera véritablement l'amorce de l'éradication de la crise.
Des vêtements pour les nécessiteux
A l'issue du congrès le dimanche 11 novembre, le nouveau bureau du mouvement sunnite a procédé à une répartition de dons à ses bureaux locaux.
Ces dons sont destinés aux personnes démunies et comprennent des balles de vêtements et de couverture, des chaussures, cinq (5) fauteuils pour handicapés et des dattes pour le prochain carême. Selon le secrétaire général, ces dons ont été envoyés par des partenaires des Emirats Arabes Unis au Mouvement sunnite du Burkina. En tout, ce sont trois containers de cadeaux qui seront distribués en divers endroits du pays aux personnes qui sont dans le besoin.
Comment citer ce document
Bakouan, Célestin. “Mouvement Sunnite du Burkina : un nouveau départ.” Sidwaya, 13 novembre 2001. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2993.
Bakouan, C. (2001, novembre 13). Mouvement Sunnite du Burkina : un nouveau départ. Sidwaya. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2993
Bakouan, Célestin. “Mouvement Sunnite du Burkina : un nouveau départ.” Sidwaya, 13 novembre 2001. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2993.
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L’article présente favorablement les sunnites comme engagés dans la réconciliation et la solidarité, notamment à travers le renouvellement des structures et les dons aux personnes démunies.
Le lexique employé ('bonne foi', 'perspectives heureuses', 'bases saines et harmonieuses') et la mise en avant des efforts de réconciliation et des dons aux nécessiteux orientent vers une représentation plutôt positive de l'islam et des musulmans.
Le portrait du mouvement sunnite burkinabè est favorable, bienveillant et optimiste : le congrès est présenté comme « ayant réussi », le nouveau bureau œuvrant à des « bases saines et harmonieuses », avec des dons émissés par des partenaires des Émirats arabes unis. Tout en mentionnant la crise interne, le texte la présente comme surmontable et salue la réconciliation, donc l'ensemble est nettement positif, sans être eulogique jusqu'à l'excès.
Le lexique utilisé est bienveillant, mettant en avant des valeurs de « pardon et de tolérance » et des « perspectives heureuses » pour l'avenir du mouvement.
Le cadrage est systématiquement bienveillant : la crise est présentée comme un mal que la communauté surmonte avec « bonne foi », les 400 délégués illustrent une « détermination » louable, et la distribution de dons aux nécessiteux clôt l'article sur une note de solidarité.
Centralité
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Très central
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L’article porte entièrement sur le Mouvement sunnite du Burkina, son congrès, sa crise interne, sa direction et ses actions de solidarité.
L'article est entièrement consacré au Mouvement sunnite du Burkina et à ses enjeux internes, avec des références constantes à l'islam sunnite.
L'article est entièrement consacré au VIe congrès ordinaire du Mouvement sunnite du Burkina : son organisation interne, son renouvellement de bureau, sa réconciliation et l'objectif affirmé de travailler « dans l'intérêt supérieur de l'islam ». Les musulmans sunnites et cette organisation islamique sont le sujet principal, pas un accessoire.
L'intégralité de l'article est consacrée au VIe congrès du Mouvement sunnite du Burkina et à la gestion de sa crise interne.
L'intégralité de l'article porte sur le VIe congrès du Mouvement sunnite du Burkina, son renouvellement dirigeant, sa crise interne et sa mission religieuse (« consolider les acquis communs dans l'intérêt supérieur de l'islam »).
Subjectivité
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Plutôt subjectif
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Plutôt subjectif
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Le récit rapporte des faits précis, mais emploie aussi un lexique valorisant comme « honnêtes fidèles », « bases saines et harmonieuses » et « bonne foi ».
Le texte présente les faits de manière descriptive, avec des citations des responsables, mais sans jugement de valeur marqué ou prise de position explicite.
Le texte rapporte des faits concrets, mais prend clairement parti dans son écriture : il qualifie les participants de « honnêtes fidèles », affirme que « la bonne foi l'a emporté » et parle de « perspectives heureuses », ce qui dépasse la simple relation factuelle et engage l'appréciation du journaliste sur l'islam et les musulmans sunnites.
L'auteur emploie des qualificatifs subjectifs pour décrire les acteurs et les événements, parlant notamment d'« honnêtes fidèles musulmans sunnites » ou de « frères égarés ».
Le récit, bien que factuel sur les dates et les décisions, est traversé par un lexique élogieux récurrent — « honnêtes fidèles musulmans sunnites », « nombre impressionnant de participants », « perspectives heureuses », « la bonne foi l'a emporté » — qui prend à son compte un jugement positif sur le mouvement.

