Article · Sidwaya · 6 juin 2007 Citer
Des hommages bien mérités
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Ismaël Bicaba
- Editeur
-
Sidwaya
- Date
- 6 juin 2007
- Description
-
Le doua du 7e jour d’El Hadj Sanogo Habibou, décédé le 27 mai 2007 à 90 ans, a réuni le 3 juin à Lanfiéra sa famille, des délégations du Burkina Faso, du Mali et de Côte d’Ivoire, ainsi que plusieurs responsables civils et militaires. La prière et la lecture du Coran ont duré près de trois heures dans la grande mosquée. Ancien chef de canton depuis 1955, imam et agent de l’administration voltaïque pendant 35 ans, il avait reçu en 1963 la médaille de Chevalier du mérite national; son fils aîné Karamôgo Sanogo lui succédera comme chef de canton.
Annotations de valeur
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- Couverture spatiale
- Bobo-Dioulasso
- Djibo
- Ouagadougou
- Ouahigouya
- Tougan
- Boucle du Mouhoun
-
Mali
-
Côte d'Ivoire
- Sourou
- Kassoum
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0000750
- contenu
-
Le doua du 7e jour d'El Hadj Sanogo Habibou, grand imam et chef de canton de Lanfiéra a eu lieu dimanche 03 juin 2007, à la mythique mosquée dudit village située à une quarantaine de km de Tougan. L'événement a mobilisé du monde et de grandes personnalités.
Lanfiéra, bourgarde située à une quarantaine de km de Tougan dans la Boucle du Mouhoun a sonné le rassemblement de tous les membres de la grande famille Sanogo. Descendants de la famille Sanogo (Lanfiéra est leur fief), alliés et amis s'y sont rendus pour le doua du 7e jour d'El Hadj Sanogo Habibou, grand imam et chef de canton, intervenu dimanche 03 juin 2007. La mobilisation a été de taille avec des délégations venues de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Tougan voire de la sous-région (Mali et Côte d'Ivoire). Parmi les invités présents à cette
Le patriarche, El Hadj Sanogo Habibou disparu le 27 mai 2007 après 90 ans d'existence.
cérémonie religieuse, d'illustres personnalités : le grand chancelier des Ordres burkinabè, Mamadou Djerma, le ministre Adama Fofana, ministre chargé des Relations avec le parlement, les députés élus de la province du Sourou, le gouverneur de la Boucle du Mouhoun et des officiers supérieurs de l'Armée nationale (le général Ali Traoré, les colonels Gilbert Diendéré et Mamadou Traoré). Le dimanche 03 juin 2007, Lanfiéra, ses habitants et ses invités étaient dans une ambiance de grande fête. Comme de tradition, les chasseurs dozos avec leurs fusils et les griots avec le «talk-show» ont été au rendez-vous. Le rite du doua à proprement parler a débuté aux environs de 10h TU et a duré près de trois (03) heures d'horloge. Il s'est déroulé à la mythique mosquée du village. Les grands imams invités pour la circonstance et les cheiks y ont dirigé la prière et la lecture du Coran. Dans une communion de foi, ils ont imploré Allah, le Tout-puissant afin qu'il accueille leur bien-aimé dans son royaume éternel El Hadj Sanogo Habibou, décédé le samedi 27 mai 2007 .
El Hadj Habibou Sanogo a reçu les hommages dus à son rang. Non seulement il était chef de canton (depuis 1955) mais également imam de la grande mosquée de Lanfièra, ce village à 100% musulman. Des témoignages recueillis dans le livre de condoléances comme bien ceux livrés oralement, on retient que cet illustre disparu aura vécu 90 ans ( 1917-2007) et a connu une vie active, bien pleine dans l'administration voltaïque. Il a en effet, servi pendant trente cinq ans dans l'administration avant d'être admis à la retraite à l'âge de 53 ans. Sa spécialisté a été la santé humaine et animale. El Hadj Sanogo Habibou a servi entre autres, à Djibo, Tougan, Kassoum, Ouahigouya. Il a été représentant du Conseil économique et social du (CES) en 1963 avec le titre de conseiller des collectivités rurales au nom du département de Kassoum. El Hadj Sanogo Habibou a reçu la médaille de Chevalier du mérite national en 1963. En prenant la parole au cours de la cérémonie, le ministre chargé des Relations avec le parlement, Adama Fofana, lui a rendu hommage.
Pour lui, sa prestance, son caractère, lui ont imposé que la grande solidarité manifestée ce jour à l'endroit de sa descendance est le fruit des relations d'amitié par lui entretenus pendant son existence. La succession au rang de chef de canton de Lanfiéra reviendra à son fils aîné, Karamôgo Sanogo. L'imam de la mosquée ainsi que son adjoint ont déjà été installés.
Comment citer ce document
Bicaba, Ismaël. “Des hommages bien mérités.” Sidwaya, 6 juin 2007. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2980.
Bicaba, I. (2007, juin 6). Des hommages bien mérités. Sidwaya. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2980
Bicaba, Ismaël. “Des hommages bien mérités.” Sidwaya, 6 juin 2007. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2980.
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Le défunt est présenté de manière très respectueuse, comme un « bien-aimé » et un « illustre disparu », tandis que la cérémonie est décrite sous l’angle de la solidarité et de la communion de foi.
L'article met en avant les qualités du défunt (prestance, caractère, vie active) et décrit une cérémonie religieuse dans un village musulman avec un ton respectueux et solennel, sans critique ni négativité.
Le portrait d'El Hadj Sanogo Habibou est très favorable, présenté comme un homme respecté et pieux, et la cérémonie est décrite comme une grande fête de communion religieuse, ce qui exprime une bienveillance envers la communauté musulmane.
L'article adopte un ton respectueux et bienveillant, mettant en avant la « communion de foi » et les « hommages dus au rang » du défunt.
L'article baigne dans un registre élogieux et solennel — « mythique mosquée », « communion de foi », « illustres personnalités » — qui présente la communauté musulmane de Lanfiéra et ses pratiques religieuses dans un éclairage respectueux et chaleureux, sans aucune nuance critique.
Centralité
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Central
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L’article porte sur le doua religieux organisé pour un grand imam, avec la prière, la lecture du Coran, les cheiks et la référence à un village « à 100% musulman » au cœur du récit.
L'article décrit en détail une cérémonie religieuse musulmane (doua) dans une mosquée, avec des imams, la lecture du Coran et des prières à Allah.
L'article est entièrement consacré à la cérémonie du doua du 7e jour pour le grand imam et chef de canton El Hadj Sanogo Habibou, avec description de la prière, lectures du Coran et hommages ; l'islam et ses pratiques rituelles constituent le sujet principal.
L'article est entièrement consacré au rite du « doua » (prière) d'un « grand imam » et se déroule dans la « mosquée » du village.
L'événement couvert est une cérémonie funéraire islamique (doua du 7e jour) célébrée « à la mythique mosquée du village », où « les grands imams invités pour la circonstance et les cheiks y ont dirigé la prière et la lecture du Coran » et où ils « ont imploré Allah, le Tout-puissant » ; le défunt est identifié comme « grand imam » et le village comme « à 100 % musulman », mais le texte consacre aussi une place importante à sa carrière administrative et à la présence de figures politiques et militaires.
Subjectivité
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Le texte rapporte principalement des faits précis — date, déroulement de la cérémonie et parcours administratif du défunt — mais emploie quelques qualificatifs valorisants comme « illustre disparu » et « mythique mosquée ».
L'article est un reportage factuel décrivant une cérémonie avec des détails précis (horaires, participants, discours) et des citations attribuées, sans marque d'appréciation personnelle.
Le texte rapporte les faits de manière informative, mais utilise des termes appréciatifs comme « mythique mosquée » et « communion de foi », qui témoignent d'une adhésion discursive sans prise de position explicite sur la religion.
Le texte rapporte principalement des faits et une chronologie, malgré l'emploi de qualificatifs admiratifs tels que « mythique mosquée » ou « illustre disparu ».
Le lexique d'appréciation est systématique et oriente le portrait : « le patriarche », « cet illustre disparu », « une vie active, bien pleine », « leur bien-aimé », « ambiance de grande fête », sans aucun contrepoint, ce qui dépasse le simple compte rendu factuel.