Article · Togo-Presse · 14 février 1974 Citer
La journée de Méditation et d'action de grâces dans nos ciconscriptions
- Type
- Article de presse
- Editeur
-
Togo-Presse
- Date
- 14 février 1974
- Description
-
Le 7 février, des offices chrétiens et musulmans célébrés à Dapango, Lama-Kara, Nuatja et ailleurs ont commémoré l’accident d’avion de Sarakawa du 24 janvier, en rendant grâce à Dieu d’avoir épargné le général Etienne Eyadéma et en priant pour sa santé et son action politique. À Nuatja, ces cérémonies ont suivi des manifestations de soutien à la nationalisation de la CTMB, avec pétitions remises au chef de circonscription et pancartes dénonçant les impérialistes et la corruption.
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- GPT-5.6 Luna
- pages
- 1
- 4
- nombre de pages
- 2
- Sujet
-
Gnassingbé Eyadéma
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0006426
- contenu
-
Une messe dite à l’église St Ferdinando et un culte protestant célébré devant le centre social sous un apatam ont marqué le 7 février la journée de Méditation.
A ces offices assistaient M. Simon Kegloh, chef de la circonscription, plusieurs autres personnalités et une foule nombreuse de militantes et militants.
Dans son sermon le RP Augusto Zancanaro a mis un accent particulier sur la nécessité de cet e jour née qui permet à tous les Togolais de faire pieusement un examen de conscience des événements tragiques que le Togo a connus ces derniers temps. Evénements qui ont failli coûter la vie au chef de l’Etat et plonger tout le pays en deuil ; mais Dieu Tout-Puissant a dit non au désastre.
En cette triste occasion a-t-il poursuivi nous devons par des prières démontrer notre foi patriotique en exprimant notre reconnaissance à Dieu notre Sauveur et lui rendre hommage. C'est le moment pour nous de nous solidariser davantage pour louer la grâce de Dieu.
Le père Zancanaro a ensuite imploré la grâce de Dieu sur le guide suprême et souhaité que de pareils accidents ne se répètent plus.
Au culte protestant le catéchiste Benjamin Edée dans sa prédication a parlé de la gravité de l’accident de Sarakawa et loué la grâce de Dieu.
Signalons qu'à Sevagan l’office religieux musulman a été également célébré. Dans son sermon le chef de la communauté musulmane a remercié Allah d'avoir épargné la vie de notre Timonier National. Il a pour terminer demandé au Tout-Puissant d’accorder à notre guide une santé vigoureuse et une longue vie.
DAPANGO
(De notre correspondant Lucien Anité)
La population de Dapango s'est souvenue le 7 février de l'accident de Sarakawa en assistant aux offices religieux célébrés à la cathédrale, au temple protestant et à la mosquée de la ville.
Assistaient à ces offices M. Gaspard Kodjovi, chef de la circonscription, M. Michel Kombaté, son adjoint, M. Omorou Yandja, président de la délégation spéciale, M. Jean Marie Digoé, secrétaire régional du RPT et une foule nombreuse de militantes et militants de la ville.
Les fidèles ont rendu grâce au Tout-Puissant d'avoir miraculeusement épargné la vie à notre président. Ils Lui ont demandé de donner une santé de fer, et d'éclairer notre Guide et ses collaborateurs afin qu'ils puissent continuer l'œuvre gigantesque entreprise pour notre libération économique.
Ils ont aussi prié Dieu pour qu'ils nous aide à dénoncer les ennemis qui sont parmi nous.
Dans son sermon, Mgr Barthélémy Henrion, évêque de Dapango, a brièvement souligné la caractéristique de ces jours qui est une action de grâce et en même temps une prière de supplication.
Il n'y a pas de grâce, a-t-il dit, si nous n'avons pas conscience de tout ce que Dieu fait pour nous. Mgr Henrion a ajouté que nous devons avoir un sentiment de reconnaissance et faire quelque chose qui plaise à Dieu. Il a également mis l'accent sur la fidélité envers Dieu qui ne se traduit qu'en répondant à sa volonté.
LAMA-KARA
(De notre correspondant Pierre Kampor)
La population de Lama-Kara a assisté le 7 février dernier aux offices religieux en souvenir de l'accident d'avion du 24 janvier survenu à Sarakawa.
A ces offices où on a rendu grâce à Dieu d'avoir sauvé la vie du Père du Togo Nouveau le général Etienne Eyadéma on notait la présence de M. Benoît Péré, chef de la circonscription, des responsables politiques et administratifs et des militants.
A l'église la messe a été dite par le R.P. Joseph, au temple le culte a été célébré par le pasteur Pascal Kétéma tandis qu'à la mosquée la prière a été dite par l'Imam Bawa.
Dans leurs sermons les officiants ont évoqué les circonstances de cet accident et reconnu que c'est grâce à Dieu que notre Timonier National a été sauvé parce qu'il défend une cause juste, celle du bonheur du peuple togolais.
Homme juste, humain, honnête et brave le général Eyadéma a été protégé. Il vivra toujours sous la protection de Dieu.
Les officiants ont pour terminer demandé aux fidèles et à tous les Togolais de suivre l'exemple de notre Président et de prier toujours pour lui afin qu'il puisse continuer son œuvre de construction nationale.
NUATJA
(De notre correspondant Marc Gavlo)
Des prières d'action de grâce ont été dites le 7 février au centre culturel de Nuatja à l'occasion de la journée de méditation.
Dans son sermon, le Révérend Pasteur Obed Ahovi a baptisé le général Eyadéma du prénom Daniel qui veut dire Dieu seul est mon juge.
Après cette messe, les manifestations ont repris dans les rues avec des portraits du Timonier National.
Auparavant la veille dans la matinée du 6 février, les habitants de la ville et des villages environnants avaient manifesté dans les rues de Nuatja leur soutien au gouvernement du général Eyadéma pour avoir nationalisé la CTMB. Les manifestants ont ensuite envahi les bureaux de M. Jacques Bassah, chef de la circonscription à qui ils ont remis des pétitions en présence du chef supérieur Togbui Agokoli III et des autorités politiques et traditionnelles.
Au cours d'un grand meeting populaire, le chef de la circonscription, le chef Agokoli III et M. Afantchao, membre du bureau régional de la CNTT ont expliqué les raisons qui ont amené le gouvernement à nationaliser la CTMB.
Sur les nombreuses pancartes que portaient les manifestants on pouvait lire :
« Vengeance »
« Impérialistes dehors >
« Togo maître de son destin »
« Eyadéma vaut plus qu’un milliard et demi »
« Plus de corruption ».
Comment citer ce document
Anité, Lucien, Pierre Kampor, et Marc Gavlo. “La journée de Méditation et d'action de grâces dans nos ciconscriptions.” Togo-Presse, 14 février 1974. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/29594.
Anité, L., Kampor, P., & Gavlo, M. (1974, février 14). La journée de Méditation et d'action de grâces dans nos ciconscriptions. Togo-Presse. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/29594
Anité, Lucien, et al. “La journée de Méditation et d'action de grâces dans nos ciconscriptions.” Togo-Presse, 14 février 1974. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/29594.
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Neutre
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L’article ne dénigre ni l’islam ni les musulmans et se borne à rapporter leur participation aux prières pour Eyadéma, sans développer de jugement général sur leur religion ou leur communauté.
L'article rapporte des cérémonies religieuses de manière factuelle, avec des mentions positives envers le président et des remerciements à Dieu/Allah, mais sans montrer de sentiment marqué envers l'islam ou les musulmans en particulier.
Le compte rendu est factuel : il mentionne la participation des musulmans aux prières pour la santé du président sans les valoriser ni les critiquer, et sans étendre le propos à une appréciation générale sur l'islam.
Le traitement des musulmans est purement descriptif et s'inscrit dans une logique d'unité religieuse pour soutenir le chef de l'État, sans jugement porté sur la religion elle-même.
Les services musulmans sont rapportés dans le même ton que les autres cultes, sans lexique valorisant ou dépréciatif propre à l'islam ; la gratitude envers Allah est simplement retranscrite au même titre que les prières chrétiennes.
Centralité
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Secondaire
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Marginal
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L’islam apparaît de manière significative à travers les offices célébrés à la mosquée, l’intervention de l’imam et les prières adressées à Allah, mais dans un article consacré plus largement à une commémoration politico-religieuse interconfessionnelle.
L'islam est mentionné dans plusieurs villes avec des offices et des sermons de chefs de communautés musulmanes, mais l'article traite principalement des cérémonies religieuses en général suite à un événement national.
L'article rend compte de la journée de méditation nationale et mentionne à plusieurs reprises les offices musulmans : à Sevagan, à Dapango et à Lama-Kara, avec l'imam Bawa et les prières à la mosquée, ce qui fait de l'islam un volet à part entière du sujet religieux, partagé avec le catholicisme et le protestantisme.
L'islam est mentionné à plusieurs reprises via la célébration d'offices à la mosquée et les interventions d'imams, mais il partage l'espace avec les cultes catholiques et protestants.
L'office musulman est mentionné trois fois (mosquée de Dapango, prière de l'Imam Bawa à Lama-Kara, sermon du « chef de la communauté musulmane » à Sevagan) comme l'un des trois cultes parallèles, sans développement spécifique.
Subjectivité
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GPT-5.6 Luna Plutôt subjectif
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Mistral Small 4 Plutôt objectif
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DeepSeek V4 Flash Très objectif
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Gemma 4 31B
Plutôt objectif
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Qwen3.8 27B
Plutôt objectif
Voir les justifications
Le récit adopte un cadrage fortement laudatif et propagandiste, notamment en présentant Eyadéma comme un homme « juste, humain, honnête et brave » et en reprenant des titres comme « notre Timonier National ». Les éléments concernant les musulmans sont toutefois principalement rapportés à travers les sermons attribués au chef de la communauté ou à l’imam.
L'article est principalement factuel avec des citations des sermons, mais la mise en avant des cérémonies religieuses en général introduit une légère subjectivité dans le choix du sujet.
Le texte se borne à décrire les célébrations, les sermons et les prières, en rapportant sans commentaire les actions des responsables musulmans (le chef de la communauté musulmane remercie Allah, l'imam Bawa dit la prière) ; aucune marque d'appréciation ou de jugement sur l'islam ou les musulmans n'apparaît.
Le texte rapporte les événements et les discours de manière factuelle, même si le choix des sources et le lexique (« Timonier National ») témoignent d'une proximité avec le pouvoir.
Le traitement du volet musulman est factuel et identique à celui des cultes catholique et protestant (« l'office religieux musulman a été également célébré », « la prière a été dite par l'Imam Bawa »), sans commentaire ni appréciation particulière sur l'islam.

