Article · Togo-Presse · 28 avril 1995 Citer
Fête nationale : les offices religieux
- Type
- Article de presse
- Editeur
-
Togo-Presse
- Date
- 28 avril 1995
- Description
-
À Lomé, des offices catholique, protestant et musulman ont marqué le 35e anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, en présence des autorités politiques, militaires, administratives et traditionnelles. Les homélies et prêches ont appelé à la réconciliation, à la tolérance, au patriotisme, à la solidarité et au devoir civique ; les prières musulmanes ont aussi demandé le renforcement de l’indépendance politique, économique et culturelle, la paix en Afrique et la santé des malades.
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- pages
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- nombre de pages
- 1
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
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- contenu
-
Dans le cadre du 35e anniversaire de l’accession de notre pays le Togo à la souveraineté internationale, des offices religieux ont été célébrés mercredi matin à Lomé.
A l’Eglise St-Augustin d’Amoutivé, à Lomé, c’était en présence du Premier ministre M. Edem Kodjo, du président de l’Assemblée nationale M. Dahuku Péré, des membres du gouvernement et de l’Assemblée, des officiers supérieurs et un détachement de tous les corps des Forces Armées Togolaises (FAT), des autorités administratives, traditionnelles et des centaines de fidèles que la messe catholique a été dite.
S’inspirant de l’évangile de St-Jean chapitre 15. Verset 9-17, le père Alowonou, curé de la cathédrale de Lomé a appelé tous les citoyens à l’amour fraternel et à l’amour de la patrie car Jésus disait : «Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés».
Pour sa part, Mgr Dovi N’Danu Alipui a, dans son homélie, mis l’accent sur la réconciliation, la tolérance entre tous les citoyens du pays quel que soit le rang qu’on occupe au sein de la société togolaise. «Trente cinq ans d'indépendance, a dit Mgr, Dieu dans son dessein créateur et sauveur, a voulu le peuple togolais avec vocation de devenir une nation dans le concert des nations». Invitant les Togolais à l’espérance, il a indiqué que le Togo nouveau, «l'or de l’humanité» que l’on souhaite est toujours possible : «Nous pouvons le construire si chacun de nous consent à se défaire de son égoïsme pour un élan nouveau dans la fraternité et la solidarité».
Pour finir, Mgr Dovi a invité chaque citoyen à aimer son pays d’un amour vrai et profond qui évite de faire passer son intérêt particulier, ceux de sa famille et de son ethnie avant ceux de la nation, chose que Jésus lui-même nous demande dans l’évangile du jour : «si vous observez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme en observant les commandements de mon père, je demeure dans son amour».
Au temple protestant presbytérien d’Apégamé, le culte a été énoncé par le modérateur Yao Fatsème Amiou assisté de trois autres pasteurs. B. Kiffi Adzadi, Mensah Gabriel Seko et Delali Kokou. Le message du jour a été tiré de Mathieu 25 : 14-30 qui prêche une parabole de talent. Pour le pasteur Amiou, ce passage s'inscrit dans le cadre général du jugement dernier que le Seigneur Jésus-Christ sera amené à prononcer sur les comportements humains afin d'élire ou non ceux qui peuvent entrer dans le royaume de Dieu. Ainsi donc l’accès au royaume de Dieu est subordonné à certains critères parmi lesquels le travail et laxisme ou la paresse entrent en ligne de compte. Ce message qui nous interpelle, tous est en encadré.
La prière d’intercession a été dite par le pasteur Seko. Il a prié pour les autorités, pour ceux qui souffrent, pour l’église afin qu’elle fasse de la volonté de Dieu Tout-Puissant. Il a surtout demandé que le peuple togolais ait l’esprit de discernement, de prudence, de justice, le sens du devoir civique. Il a aussi souhaité que ce peuple de Dieu vive en harmonie avec tout le monde.
Ont assisté à ce culte, les ministres Yandja Yentchabré du Plan et de l’Aménagement du territoire.
Tchandja Andjo de l’Equipement, Anato Agbozouhoué des Mines, de l’Energie et des Ressources hydrauliques, Atsutsè Agbobli de la Communication et de la Culture, Yao Do Felli du Développement et du Tourisme, Mme Dédévi Michèle Ekué du Commerce, des Prix et des Transports, le préfet du Golfe M. Edo Amédon, des députés à l’Assemblée nationale, et des officiers de l’armée togolaise.
Les chorales : la Jeunesse d’Apégamé, Hadzihagâ d’Apégamé et la Jeunesse d'Ablogamé ont animé ce culte.
A Lomé, la prière musulmane a été dite dans la grande mosquée en présence des membres du gouvernement parmi lesquels les ministres de la Défense M. Alfa Abalo, de la Fonction publique M. Biguintcha Kpandja-Faré, de l’Enseignement technique M. Stanislas Bamouni Baba, de la Jeunesse et des Sports M. Ihou Agbogboli et du secrétaire d'Etat chargé de la Sécurité, le colonel Mèmène.
Outre les ministres, plusieurs officiers supérieurs des FAT ont assisté à cette prière au cours de laquelle l’imam de la mosquée principale de Lomé El Hadj Ahmed Limiou a demandé à Allah au nom du Saint Coran de renforcer notre indépendance sur tous les plans (politique, économique et culturel). Il a prôné la réconciliation, le patriotisme, l’amour et la solidarité entre tous les fils et filles de notre pays.
Pour sauver notre peuple de la misère, et du mal qui le guettent a-t-il indiqué, il faudrait nécessairement instaurer le dialogue et pour cela, nous devons nous ressaisir et nous aimer les uns les autres.
S’appuyant sur le verset 13, Sourat 11, El Hadj Limiou a exhorté tout le peuple togolais à faire preuve de maturité car selon lui, 35 ans de vie d’indépendance c’est grand.
Le prédicateur a mis l'accent sur la justice et la paix en faveur desquelles milite la communauté musulmane du Togo. Les musulmans ont également prié pour le chef de l’Etat, le Premier ministre, les membres du gouvernement, les Forces Armées Togolaises et les représentants du peuple à l'Assemblée nationale.
Enfin, les fidèles ont prié pour que les malades retrouvent leur santé et demandé à Allah d’épargner l'Afrique des guerres fratricides qui la minent. La prière a pris fin par la récitation du Saint Coran.
Vincent DENGUEWA
Louise Edem KUDZU
Tchabodé S. ADJAGBA
Comment citer ce document
Denguewa, Vincent, Louise Edem Kudzu, et Tchabodé S. Adjagba. “Fête nationale : les offices religieux.” Togo-Presse, 28 avril 1995. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/29452.
Denguewa, V., Kudzu, L. E., & Adjagba, T. S. (1995, avril 28). Fête nationale : les offices religieux. Togo-Presse. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/29452
Denguewa, Vincent, et al. “Fête nationale : les offices religieux.” Togo-Presse, 28 avril 1995. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/29452.
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L'article décrit de manière factuelle une prière musulmane axée sur la réconciliation, le patriotisme et la solidarité, sans orienter le lecteur par un lexique valorisant ou dépréciateur et sans choisir un angle favorable ou défavorable envers l'islam — le compte rendu reste donc neutre.
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L'article rapporte la prière musulmane dans un ton identique à celui des deux autres services, sans lexique valorisant ni dépréciatif envers l'islam : les messages de paix, de justice et de solidarité sont présentés comme des citations de l'imam, non comme un plaidoyer du journal.
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La prière musulmane à la grande mosquée occupe plusieurs paragraphes et rapporte les exhortations de l’imam ainsi que les prières de la communauté musulmane.
L'islam et les musulmans sont évoqués dans un paragraphe dédié à la prière musulmane à la mosquée principale de Lomé, mais cela s'inscrit dans un récit plus large des célébrations religieuses.
L'article accorde une place importante à la prière musulmane — plusieurs paragraphes décrivent la cérémonie à la grande mosquée, les prières de l'imam El Hadj Ahmed Limiou et la récitation du Saint Coran — mais ce thème est partagé avec les offices catholique et protestant célébrés à la même occasion.
L'article traite des célébrations religieuses nationales et consacre une partie significative du texte à la prière à la grande mosquée de Lomé.
L'article est structuré en trois volets religieux parallèles (messe catholique, culte protestant, prière musulmane) et consacre un tiers substantiel à la prière dans la grande mosquée, avec le message de l'imam El Hadj Ahmed Limiou, la citation du Coran (Sourat 11) et les prières de la communauté musulmane du Togo.
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L’article restitue principalement des faits et des propos attribués, notamment ceux de l’imam El Hadj Ahmed Limiou, sans commentaire éditorial marqué.
L'article se limite à relater les faits et les discours sans exprimer d'opinion, de jugement ou de prise de position sur l'islam ou les musulmans.
Le journaliste rapporte les faits et les propos des religieux sans aucun commentaire évaluatif : il note par exemple que l'imam « a demandé à Allah au nom du Saint Coran de renforcer notre indépendance », mais ne prend pas position sur ces paroles.
Le texte se borne à rapporter les faits et les paroles des chefs religieux sans ajouter de commentaire ou de jugement personnel.
Le traitement de la prière musulmane est purement rapporté : les paroles de l'imam sont citées et attribuées (« a demandé à Allah au nom du Saint Coran », « a prôné la réconciliation »), la liste des ministres présents est factuelle, et aucun commentaire éditorial n'accompagne la section islamique.

