Article · Togo-Presse · 26 janvier 1998 Citer
24e anniversaire de l'attentat de Sarakawa : dans la prière et le recueillement à Lomé
- Type
- Article de presse
- Editeur
-
Togo-Presse
- Date
- 26 janvier 1998
- Description
-
La commémoration de l’attentat de Sarakawa à Lomé a débuté au camp du RIT par une cérémonie de libation et des offices catholique, protestant et musulman. Le garde des Sceaux Seth Ephrem Dorkenoo, représentant le chef de l’État, a déposé à 15 h 35 une gerbe à la Place du 23 Septembre, suivi d’une sonnerie aux morts, d’une minute de silence et de la diffusion, pour la 24e fois, d’un message du président Eyadèma. Les prières ont appelé à l’amour, au pardon, à la réconciliation nationale et à la paix.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- pages
- 4
- nombre de pages
- 1
- Sujet
-
Gnassingbé Eyadéma
- Barray Gérard Amana
- Église Évangélique Presbytérienne du Togo
- Forces Armées Togolaises
- Christianisme
- Prière
- Paix
- Justice
- Réconciliation
- Guerre
- Mariage
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0006285
- contenu
-
Dans le cadre de la commémoration de cet anniversaire, des offices religieux (la liturgie de la parole des catholiques, le culte protestant et la prière musulmane) ont été célébrés le matin au camp du RIT à Lomé.
Plusieurs fidèles ont assisté aux offices au premier rang desquels on notait la présence de M. Ephrem Seth Dorkenoo, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, représentant le chef de l'Etat.
La liturgie de la parole des catholiques a été dite par le Révérend Père Amessi Jean Damien qui a tiré son homélie de l'évangile selon Si Jean au chapitre 15 verset 9 à 17. Le père Jean Damien a demandé aux fidèles de suivre le commandement de Dieu en ayant l'amour pour son prochain et pour son pays. Car, poursuit-il, nous qui sommes appelés à participer pleinement à la résurrection du Christ, nous sommes invités à nous aimer comme Dieu nous a aimés. Nous sommes invités également à laisser l'esprit agir en nous comme il agit en Jésus-Christ C'est lui qui peut élever notre capacité humaine d'aimer au niveau de la vraie charité.
Pour le Rd. Père Jean Damien, la chanté en effet, est le nom de cet amour qui unit le Père, le Fils et l'Esprit Saint dans la communion de la Sainte Trinité. La chanté, dit-il, Dieu nous en fait don, non seulement en nous aimant, mais en mettant en nous, la capacité d'aimer de cet amour divin. "Quand Jésus-Christ nous commande d'aimer, il nous donne les moyens de changer nos façons de voir et de vivre."
Le Rd. Père Jean Damien a souligné que dans notre vie, l'amour doit être vécu au quotidien et le mensonge et la méchanceté doivent céder la place à l’amour. C'est dans ce sens qu'il a invité tous les Togolais à plus de responsabilité. Enfin, l'officiant a rendu grâce au Seigneur pour ses nombreux bienfaits et imploré la bénédiction divine sur tous les Togolais.
Le culte protestant a été célébré par le pasteur Sérum Joseph Adika responsable du District de Tokoin Centre de l'Eglise évangélique Presbytérienne du Togo. Il s'est quant à lui, inspiré de l'Evangile de Jésus selon Saint Mathieu au chapitre 5 versets 11 et 12 pour prôner la vertu de la sagesse et surtout le pardon, et déploré la haine et la jalousie qui minent l'humanité. Il a demandé au Seigneur notre Dieu, d'assister dans leur charge, tous ceux qui exercent l'autorité et qu'il dirige les chefs et accorde la paix au monde afin que chacun puisse vivre et le servir dans la justice.
"Père Eternel, Toi qui connais la pensée des azurs, par amour tu as su déjouer les projets iniques que les ennemis ont élaborés contre le chef de l'Etat et son peuple. Tu étais là, tout près de leur bouche et Tu écoutais comment ils s'instruisaient et les sentences qu'ils prononçaient contre le peuple et son chef Mais Seigneur, telle n'est pas ta volonté : Tu nous as sauvés".
Le pasteur Adika a alors demandé de prier pour les compatriotes qui ont succombé, les enfants innocents sur qui le sort du sacrifice pour le peuple était tombé et leur famille et aussi pour ceux-là qui nous ont fait supporter cette dure épreuve.
Le pasteur Adika a aussi prié l’Eternel pour que les jeunes soldats n'aient à se servir des armes comme un instrument de guerre, mais comme un symbole du devoir civique qu'exigent la paix et la justice.
La prière musulmane qui a clôturé les offices religieux a été dite par l'Imam Maman Issifou qui a prié pour les autorités du pays et pour le peuple togolais. Il a surtout prié pour la réconciliation entre les fils du pays, du nord au sud, de l'est à l'ouest.
L'ambiance était entretenue par les chorales Sainte Geneviève et des Femmes des FAT.
Soulignons qu'une cérémonie de libation s'est déroulée très tôt dans la matinée avant la célébration des offices religieux.
L'attentat de Sarakawa commémoré à Lomé
Des offices religieux dans la matinée et dans l'après-midi, une cérémonie de dépôt de gerbe de (leurs au bas de la stèle à la Place du 23 Septembre. Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice cl des Droits de l'Homme, M. Seth Ephrem Dorkenoo a, au nom du chef de l’Etat, procédé à 15 h 35 mn GMT à ce dépôt de gerbe. L'acte a été suivi d'une sonnerie aux morts, de l'observation d'une minute de silence et de l'audition pour la 24e fois de la parole du président Eyadèma, prononcée peu après la catastrophe.
La cérémonie a drainé sur les lieux une foule de Loméens et de Loméennes.
Outre les membres du gouvernement, on notait la présence d'officiers généraux et supérieurs des FAT, des autorités politiques et traditionnelles, des directeurs généraux et chefs de services, etc. Les groupes de chorales notamment celles des femmes des FAT, des ARETO et de Lomé-Commune ont dans le recueillement, chanté, loué et imploré la grâce du
Seigneur pour le repos de l'âme des disparus et pour la prospérité du Togo.
Révisons que M. Seth Ephrem Dorkenoo est arrivé sur les lieux de la cérémonie à 15 h 25 mn. Il a été accueilli par le chef d'état-major des FAT, le général de Brigade Tidjani Assani. Ils ont ensuite reçu les honneurs d'un détachement militaire placé sous les ordres du capitaine Daro-Tchédré.
Barray Gérard AMANA
Tomgoma Roger SOUDOUKOU
Comment citer ce document
Amana, Barray Gérard, et Tomgoma Roger Soudoukou. “24e anniversaire de l'attentat de Sarakawa : dans la prière et le recueillement à Lomé.” Togo-Presse, 26 janvier 1998. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/29316.
Amana, B. G., & Soudoukou, T. R. (1998, janvier 26). 24e anniversaire de l'attentat de Sarakawa : dans la prière et le recueillement à Lomé. Togo-Presse. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/29316.
Amana, Barray Gérard, et Tomgoma Roger Soudoukou. “24e anniversaire de l'attentat de Sarakawa : dans la prière et le recueillement à Lomé.” Togo-Presse, 26 janvier 1998. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/29316.
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Polarité
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La représentation est descriptive et sans jugement marqué, notamment lorsque l’article évoque la prière musulmane comme la clôture des offices religieux.
La prière musulmane est rapportée de manière neutre et factuelle, sans orientation positive ou négative envers l'islam ou les musulmans.
L'article décrit la prière musulmane de manière neutre et positive ('a prié pour la réconciliation entre les fils du pays'), sans exprimer de sentiment favorable ou défavorable envers l'islam ; le ton est strictement informatif et équilibré entre les différentes confessions représentées.
Le traitement est factuel, relatant simplement que l'imam a prié pour les autorités et la réconciliation nationale.
La mention de l'Imam et de sa prière pour la réconciliation est rapportée de manière purement descriptive, sans angle éditorial ni lexique orienté, identique au traitement factuel accordé aux offices catholique et protestant.
Centralité
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Marginal
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Marginal
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La prière musulmane et l’intervention de l’imam sont décrites dans le cadre plus large d’une commémoration réunissant plusieurs offices religieux.
L'islam est évoqué à travers la prière musulmane et l'imam, mais ces éléments sont subordonnés à la commémoration principale de l'attentat de Sarakawa qui structure l'article.
L'article relate la commémoration de l'attentat de Sarakawa à travers des offices religieux catholique, protestant et musulman ; la prière musulmane n'est qu'un élément parmi d'autres, décrite brièvement en un paragraphe, donc subordonnée au thème principal de la commémoration nationale.
L'islam est évoqué brièvement à travers la mention de la prière clôturant les offices, dirigée par l'Imam Maman Issifou.
La prière musulmane, dite par l'Imam Maman Issifou, occupe un seul paragraphe bref dans une cérémonie dominée par les développements catholiques et protestants, et se limite à « prié pour les autorités du pays et pour le peuple togolais » ainsi que pour « la réconciliation entre les fils du pays ».
Subjectivité
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Très objectif
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L’article rapporte factuellement que l’imam Maman Issifou a prié pour les autorités, le peuple togolais et la réconciliation, sans commenter ni évaluer ces propos.
L'article adopte un ton strictement informatif, rapportant les faits et les discours sans commentaire ni jugement sur l'islam ou les musulmans.
Le texte est un compte rendu factuel des cérémonies, sans commentaire ni jugement de l'auteur sur l'islam ou les musulmans ; il rapporte uniquement le déroulement des prières et les paroles des officiants (imam, pasteur, prêtre) sans prise de position personnelle.
L'article se borne à rapporter les faits et le contenu des interventions religieuses de manière descriptive, sans porter de jugement.
Le compte rendu de la prière musulmane se borne à identifier l'officiant et à relater le contenu de l'invocation sans commentaire, sans adjectif valorisant ni dépréciatif, sur le même ton factuel que les deux autres offices.

