Article · Sidwaya · 3 mai 2016 Citer
Le Burkina Faso et l'Arabie Saoudite signent un accord
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Moustapha Sylla
- Editeur
-
Sidwaya
- Date
- 3 mai 2016
- Description
-
Le Burkina Faso et l’Arabie Saoudite ont signé le 3 mai 2016 à Riyad un accord anti-criminalité, paraphé par Simon Compaoré et le prince Mohamed bin Nayef bin Abdul Aziz. Il prévoit des échanges d’informations et de renseignements contre le terrorisme, ainsi que la coopération contre le blanchiment d’argent et la criminalité, avec de possibles appuis saoudiens en équipements de sécurité. Lors de la visite de Roch Marc Christian Kaboré, le quota des pèlerins burkinabè a aussi été relevé et des partenariats sur l’or, le coton et les investissements ont été évoqués.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Sujet
- Coopération
- Hadj
- Roch Marc Christian Kaboré
- Terrorisme
-
Simon Compaoré
- Alpha Barry
- Sécurité
- Développement
- Langue
- Français
- Source
-
Sidwaya
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0000680
- contenu
-
Le Burkina Faso et le royaume d'Arabie Saoudite ont signé, mardi 3 mai 2016 à Riyad, un accord anti-criminalité. Son objectif est de permettre aux deux pays, de lutter efficacement contre le terrorisme, le blanchiment d'argent et la criminalité sous toutes ses formes.
Mardi 3 mai 2016, deuxième jour de la visite à Riyad du chef de l'Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré. Il est 14 heures 5 minutes (11 heures 5 temps universel). Comme à Ouagadougou, en ce mois de mai, il fait extrêmement chaud dans la capitale politique du royaume d'Arabie Saoudite. Le président du Faso vient de faire son entrée dans la cour du palais royal. Il doit être reçu par le serviteur des deux Saintes Mosquées (une autre appellation du roi Salman bin Abdoulaziz Al Saoud. Les deux mosquées dont il s'agit ici sont « », la mosquée sacrée, située à et « », la mosquée du prophète, qui se trouve à ). Mais, avant que cette audience ne commence, nous assistons à l'exécution des hymnes nationaux burkinabè et saoudien, en présence de la garde d'honneur. C'est dans une des grandes et luxueuses salles du palais, que les délégations des deux pays prendront place, pour d'abord assister à une entrevue de quelques minutes entre le roi Salman et son hôte, le chef de l'Etat burkinabè. Ensuite, tout le monde est convié dans une salle attenante, à prendre part à un déjeuner royal. Il est 15 heures (locales) passées de quelques minutes, quand le déjeuner prend fin. Retour dans la première salle où doit avoir lieu la signature d'un accord anti-criminalité entre le Burkina Faso et l'Arabie Saoudite.
« Un accord aux retombées positives »
C'est le ministre burkinabè de l'Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure, Simon Compaoré et son collègue saoudien de l'intérieur, le prince Mohamed bin Nayef bin Abdul Aziz, qui ont paraphé le document de l'accord anti-criminalité. Cet accord, selon Simon Compaoré, permettra au royaume d'Arabie Saoudite et au Burkina Faso, de lutter efficacement contre la criminalité. « Un volet de l'accord porte sur le terrorisme. Il va nous permettre, dans le cadre de cette lutte commune, de faire des échanges au niveau des informations et des renseignements qui sont très utiles pour neutraliser toutes les forces négatives », a expliqué Simon Compaoré. Il a révélé que l'accord comporte également d'autres volets sur la lutte contre le blanchiment d'argent et la criminalité sous toutes ses formes. Pour Simon Compaoré, ce n'est pas avec l'Arabie Saoudite seulement que le Burkina Faso a signé ce type d'accord. « Nous avons, a-t-il souligné, entrepris aussi avec d'autres pays en Afrique, ce même genre de coopération qui nous a déjà permis d'avoir des échanges extrêmement intéressants ». Comme exemple, le ministre de l'Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure a cité les échanges de police à police, qui concernent les personnes. De son avis, la police burkinabè peut arrêter des personnes qui intéressent l'Arabie Saoudite, et vice-versa. « A partir de l'accord anti-criminalité, nous pouvons très certainement penser que des retombées positives vont suivre », a assuré M. Compaoré.
Il a dit vouloir plaider auprès des autorités saoudiennes, pour voir dans quelle mesure elles peuvent aider le Burkina Faso en matière d'équipements de ses forces de défense et de sécurité, mais aussi en matière d'équipements des hommes chargés de faire le renseignement. « Ce sont autant de domaines précis que l'Arabie Saoudite peut, à partir de cet accord que nous venons de signer, intervenir pour appuyer le Burkina Faso », a conclu Simon Compaoré.
Moustapha SYLLA
Envoyé spécial à Riyad
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Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l'étranger, Alpha Barry, situe les enjeux de la visite de Roch Marc Christian Kaboré à Riyad :
« C'est d'abord un renforcement de la coopération entre l'Arabie Saoudite et le Burkina Faso. Il existe déjà une coopération entre les deux pays, notamment à travers le fonds saoudien pour le développement. Ce fonds intervient dans divers projets dans notre pays, tels le financement de routes, du barrage de Samendéni. Nous avons introduit une requête auprès du Royaume d'Arabie Saoudite pour le bitumage de la route Ouahigouya-Djibo. C'est une route sur laquelle le Fonds koweitien est déjà engagé et nous souhaitons compléter le financement par le Fonds saoudien. Je suis passé ici, au mois de février, pour une visite marquée par la signature d'un accord de coopération générale. Normalement, nous devons signer au cours de cette visite du président du Faso, un accord anti-criminalité. Donc, non seulement, nous entendons renforcer la coopération sur le plan de développement, mais aussi dans le domaine de la sécurité. Vous savez que l'Arabie Saoudite est fortement engagée dans la lutte contre le terrorisme dans le monde. Elle a même mis en place une coalition des Etats contre le terrorisme. Une coalition à laquelle le Burkina Faso a adhéré, parce que nous sommes concernés par les questions de terrorisme ».
Propos recueillis à Riyad par Moustapha SYLLA
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Le quota des pèlerins burkinabè revu à la hausse
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a reçu ce mardi 3 mai 2016 à Riyad, deux ministres saoudiens.
Le premier vice-ministre chargé du hadj, est venu évoquer la question des quotas des pèlerins avec le chef de l'Etat. « Nous avons souhaité la bienvenue au Président du Faso sur le sol de l'Arabie Saoudite. Nous avons parlé avec lui des quotas des pèlerins.
Nous avons donné notre accord pour rehausser le quota des pèlerins burkinabè, afin que la plupart des musulmans puissent accomplir leurs obligations religieuses en Arabie Saoudite », a déclaré le Dr Majed Al Qasabi, à sa sortie d'audience. Quant au ministre du Commerce et de l'industrie, Dr Tawfig bin Fawzan Al Rabiah, il a fait savoir que le chef de l'Etat burkinabè est beaucoup préoccupé du sort des investisseurs de son pays. « Il a demandé à ce que les investisseurs burkinabè et saoudiens puissent travailler ensemble.
Il a également parlé des opportunités qui se trouvent au Burkina Faso concernant l'or et le coton », a dit le Dr Tawfig. Selon le ministre saoudien, M. Kaboré a, lui également, demandé de venir avec les investisseurs du royaume, pour explorer le terrain burkinabè. « Je vous assure que je viendrai avec un bon nombre d'investisseurs au Burkina Faso, afin qu'ils puissent faire de bonnes affaires avec les Burkinabè », a-t-il conclu.
Comment citer ce document
Sylla, Moustapha. “Le Burkina Faso et l'Arabie Saoudite signent un accord.” Sidwaya, 3 mai 2016. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2910.
Sylla, M. (2016, mai 3). Le Burkina Faso et l'Arabie Saoudite signent un accord. Sidwaya. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2910.
Sylla, Moustapha. “Le Burkina Faso et l'Arabie Saoudite signent un accord.” Sidwaya, 3 mai 2016. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2910.
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La représentation des relations avec l’Arabie Saoudite et des musulmans est favorable, notamment à travers l’accord présenté comme porteur de « retombées positives » et l’augmentation du quota permettant l’accomplissement des obligations religieuses.
L'article met en avant des aspects positifs de la coopération islamique (augmentation des quotas de pèlerins, mention des mosquées sacrées) dans un cadre globalement positif de relations internationales.
La hausse du quota des pèlerins est rapportée comme un fait, sans lexique valorisant ni commentaire hostile ; les citations sont attribuées et l'article ne prend pas position.
L'auteur rapporte les accords de coopération et les facilités pour les pèlerins sur un ton purement informatif, sans utiliser de lexique valorisant ou dépréciateur.
L'article se borne à relater l'augmentation du quota de pèlerinage et la coopération bilatérale sans lexique valorisant ou dépréciatif envers l'islam ou les musulmans, le ton restant celui d'un compte rendu d'information diplomatique.
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L’article porte principalement sur la coopération sécuritaire et économique entre le Burkina Faso et l’Arabie Saoudite, mais aborde aussi le hadj et l’augmentation du quota des pèlerins musulmans burkinabè.
L'article aborde principalement la coopération entre le Burkina Faso et l'Arabie Saoudite, avec des mentions significatives de l'islam à travers le hadj, les mosquées et la dimension religieuse du roi saoudien, mais ces éléments restent secondaires par rapport aux accords signés et aux discussions économiques.
Le hadj et la hausse du quota des pèlerins burkinabè occupent une section entière de l'article (« Le quota des pèlerins burkinabè revu à la hausse »), aux côtés de la coopération sécuritaire et économique, ce qui en fait un thème important partagé avec d'autres sujets.
L'article accorde une place importante aux dimensions religieuses, notamment à travers l'explication des « deux Saintes Mosques » et la discussion sur l'augmentation du quota des pèlerins pour le hadj.
L'article est principalement consacré à la visite diplomatique du président Kaboré à Riyad et à la signature d'un accord anti-criminalité, mais un volet entier est dédié au « quota des pèlerins burkinabè revu à la hausse » et à la déclaration du vice-ministre chargé du hadj sur « la plupart des musulmans [pouvoir] accomplir leurs obligations religieuses », le titre du roi « serviteur des deux Saintes Mosquées » ancrant aussi la visite dans un cadre islamique.
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Le traitement est essentiellement factuel et s’appuie sur des déclarations attribuées, même si des formulations comme « grandes et luxueuses salles » et « retombées positives » introduisent une légère valorisation.
L'article présente les faits de manière neutre avec des citations attribuées aux responsables, sans jugement de valeur apparent sur l'islam ou les musulmans.
L'article relate la visite et les déclarations des ministres (Simon Compaoré, Alpha Barry, Dr Majed Al Qasabi) sans prendre parti ni porter d'appréciation sur l'islam ou les musulmans.
Le texte est un compte rendu factuel basé sur des descriptions de séquences et des citations directes des officiels, sans intervention d'opinion de l'auteur.
Le volet relatif au hadj et aux références islamiques est traité de manière strictement factuelle, se limitant à rapporter les déclarations attribuées du Dr Majed Al Qasabi et la description protocolaire du titre royal, sans commentaire ni jugement de valeur de la part du journaliste.

