Article · Togo-Presse · 23 septembre 2002 Citer
16e anniversaire de l'attentat terroriste du 23 septembre : culte protestant et prière musulmane célébrés hier au Palais des Congrès de Lomé
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Kossi N'Bouke
- Editeur
-
Togo-Presse
- Date
- 23 septembre 2002
- Description
-
À la veille de la commémoration des événements tragiques du 23 septembre 1986, une cérémonie religieuse chrétienne et musulmane a réuni au Palais des Congrès de Lomé membres du gouvernement, autorités et fidèles. Le culte protestant, conduit par quatre pasteurs, puis la prière musulmane dirigée par l’imam Yussuf Gimba et prêchée par El Hadj Tetou Ahmed, ont appelé au pardon, à la réconciliation immédiate et au rejet de la violence, en condamnant les actes et conspirations liés à cette tentative contre le président Eyadèma et son régime.
Annotations de valeur
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- pages
- 4
- nombre de pages
- 1
- Sujet
- Terrorisme
-
Gnassingbé Eyadéma
- Ahmed Têtou
- Christianisme
- Prière
- Réconciliation
- Violence
- Gouvernement
- Paix
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0006003
- contenu
-
Le peuple togolais commémore aujourd'hui les tragiques événements du 23 septembre 1986 visant à attenter à la vie du président Eyadèma et à renverser son régime. En prélude aux manifestations officielles, un culte religieux, chrétien et musulman, a été célébré hier au Palais des Congrès de Lomé.
Y ont pris part des Membres du gouvernement, des autorités administratives, militaires et traditionnelles ainsi que de nombreux fidèles.
Pendant près de deux heures, l’assistance a prié pour implorer la miséricorde et la grâce divines sur le peuple togolais et ses dirigeants.
L’office a débuté aux environs de 8 h par le culte protestant concélébré par quatre pasteurs.
Tour à tour, les officiants Amedodji Agbanyo et Bebefe Nyuimedi dans leurs interventions liturgiques, Luther Degbovi dans sa prédication et David Agbessi dans ses prières d’intercession, ont prêché le pardon réciproque et la réconciliation vraie dans les foyers, dans les quartiers, dans les villes et campagnes et dans tout le Togo.
En somme, ces recommandations sont la substance de la lecture biblique tirée de Luc 6 :27-28. “ Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent et priez pour ceux qui vous maltraitent ”, enseigne le Christ. Pour le prédicateur Dogbevi, ces recommandations sont difficiles à mettre en œuvre mais restent cependant la condition essentielle à une vie harmonieuse dans les familles et dans les nations.
Jésus-Christ, a-t-il ajouté, a vécu également dans cette recommandation. A preuve, il a interdit à ses disciples de faire du mal aux soldats venus l’arrêter, allant jusqu’à remettre en place une oreille arrachée à l’un de ses maltraiteurs. Et prier même pour eux : " Seigneur, pardonne-les, car ils ne savent pas ce qu'ils font ”.
A la lumière des saintes écritures Marc 1 : 15 et Mathieu 5 : 23-25, le pasteur Degbovi a encore indiqué que le royaume de Dieu est à la portée de tous pourvu que chacun ait la volonté de faire le premier pas de réconciliation vraie et sincère vers l’autre qui a un grief contre lui. A cet effet, il a exhorté les uns et les autres à se rappeler de la prière : “ Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. ”
La réconciliation, “ ici et maintenant ” a été également au centre de la prière musulmane qui a suivi le culte protestant. Dans sa prédication tirée du Coran, Chapitre 87, verset 9-10, El Hadj Tetou Ahmed a estimé blâmables les actes tragiques du 23 septembre. Ces horreurs et toute la servie des conspirations qui ont suivi ou précédé, fait remarquer l'officiant, doivent interpeller notre conscience et nous faire prendre la résolution de ne plus aller à la violence mais plutôt à la réconciliation. “ Quiconque est soutenu par Dieu n'est jamais vaincu ", a-t-il ajouté. Et de préciser : “ C’est Dieu qui attribue le pouvoir, à qui il veut, quand et comment il le veut ”.
La prière musulmane dirigée par l'imam Yussuf Gimba de la Grande Mosquée de Lomé, a pris fin aux alentours de 9 h40 mn. Elle a été animée par un groupe de femmes musulmanes tandis que le culte protestant a été agrémenté des chansons de louange de plusieurs chorales et fanfares.
Kossi N'BOUKE
Comment citer ce document
N'Bouke, Kossi. “16e anniversaire de l'attentat terroriste du 23 septembre : culte protestant et prière musulmane célébrés hier au Palais des Congrès de Lomé.” Togo-Presse, 23 septembre 2002. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/28759.
N'Bouke, K. (2002, septembre 23). 16e anniversaire de l'attentat terroriste du 23 septembre : culte protestant et prière musulmane célébrés hier au Palais des Congrès de Lomé. Togo-Presse. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/28759.
N'Bouke, Kossi. “16e anniversaire de l'attentat terroriste du 23 septembre : culte protestant et prière musulmane célébrés hier au Palais des Congrès de Lomé.” Togo-Presse, 23 septembre 2002. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/28759.
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Le texte présente la prière musulmane de manière factuelle et met en avant son appel à la réconciliation, sans exprimer de jugement général marqué sur l’islam ou les musulmans.
L'imam El Hadj Tetou Ahmed condamne les actes violents du 23 septembre et appelle à la réconciliation, ce qui est présenté de manière positive dans le contexte de l'article.
L'article se borne à décrire le déroulement du culte et à citer les prêches, sans orienter le lecteur par un lexique valorisant ou dépréciateur, même si le contenu des discours est en faveur de la réconciliation.
L'article adopte un ton purement factuel pour décrire le déroulement de la cérémonie, sans porter de jugement ni utiliser de lexique orienté.
Le traitement de la composante musulmane est strictement informatif : l'article rapporte le message coranique, la durée de la prière (9 h 40) et la participation de « un groupe de femmes musulmanes » sans lexique valorisant ni dépréciatif, sur le même registre que pour le culte protestant.
Centralité
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La prière musulmane constitue une séquence importante de la cérémonie, avec la prédication de l’imam et d’El Hadj Tetou Ahmed sur la réconciliation et le rejet de la violence.
L'islam est mentionné via une prière musulmane avec une prédication coranique et dirigée par un imam, mais il est présenté comme une partie d'un événement interreligieux plus large centré sur la commémoration nationale.
L'article consacre plusieurs paragraphes à la prière musulmane dirigée par l'imam Yussuf Gimba de la Grande Mosquée de Lomé, avec la prédication d'El Hadj Tetou Ahmed, mais ce thème est traité en parallèle du culte protestant, dans le cadre d'une commémoration nationale interreligieuse.
L'islam partage la place avec le christianisme dans le récit d'un culte œcuménique, avec des mentions précises de la prédication d'El Hadj Tetou Ahmed et de l'intervention de l'imam Yussuf Gimba.
La prière musulmane occupe un paragraphe complet avec un imam nommé (Yussuf Gimba, Grande Mosquée de Lomé), un prédicateur identifié (El Hadj Tetou Ahmed), une référence coranique précise (Chapitre 87, verset 9-10) et le détail du contenu du message, à égalité de développement avec le culte protestant, dans un article dont le sujet est une cérémonie conjointe chrétienne et musulmane.
Subjectivité
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Plutôt objectif
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L’article décrit principalement le déroulement du culte et rapporte les propos des officiants en les attribuant clairement. Quelques termes comme « tragiques » et « horreurs » orientent légèrement le récit.
L'article se contente de relater les faits de l'événement, les discours et les citations religieuses sans ajouter de commentaire ou d'opinion personnelle.
Le journaliste rapporte les faits et les propos des officiants sans émettre d'opinion personnelle, avec un style purement informatif et documentaire, comme en témoigne la description chronologique du déroulement des prières.
Le texte se borne à rapporter chronologiquement les faits et les propos des officiants sans y ajouter de commentaire ou d'appréciation personnelle.
L'article adopte un ton de compte rendu factuel qui attribue chaque intervention à son locuteur (« El Hadj Tetou Ahmed a estimé blâmables », « l'imam Yussuf Gimba ») sans commentaire personnel, avec seulement un léger cadrage autour de la réconciliation qui reflète l'angle éditorial de la cérémonie rapportée.

