Article · L'Observateur Paalga · 23 octobre 2017 Citer
Incivisme et insécurité : le cheikh Moaze explique son « djihad »
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Aboubacar Dermé
- Editeur
-
L'Observateur Paalga
- Date
- 23 octobre 2017
- Description
-
Le cheikh soufi Moaze, guide de la CSMSBF, a annoncé le 23 octobre 2017 à Ouagadougou une tournée de sensibilisation dans les 13 régions du Burkina Faso, qui débutera le 4 novembre à Dori, dans le Sahel. Par des conférences publiques réunissant plusieurs communautés religieuses, il entend promouvoir la tolérance, la solidarité, la cohésion sociale et le civisme, dénoncer les attaques terroristes comme étrangères à l’islam et instruire les jeunes et les personnes âgées au respect du prochain. Il affirme agir comme guide spirituel, non comme responsable politique.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Sujet
- Communauté spirituelle des soufis du Burkina Faso
- Cheick Soufi Moaze Ouédraogo
- Réconciliation
- Terrorisme
- Radicalisation
- Mahomet
- Pluralisme religieux
- Cohésion sociale
- Paix
- Solidarité
- Éducation
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0000565
- contenu
-
Le respect de la dignité humaine, l'acceptation du prochain dans sa différence, la culture du civisme, la lutte contre l'insécurité et la promotion de la paix au Burkina Faso sont autant de thèmes qui tiennent à cœur au cheikh soufi Moaze, guide de la communauté spirituelle musulmane des soufis.
Aussi a-t-il décidé de prendre son bâton de pèlerin et de sillonner les 13 régions du pays en vue de prêcher pour la tolérance religieuse, la solidarité et la cohésion sociale. Il l'a fait savoir hier 23 octobre 2017 au cours d'une conférence de presse à Ouagadougou.
La paix et la stabilité au Pays des hommes intègres dépendent de tous et de chacun. C'est en tout cas la conviction du guide de la Communauté spirituelle musulmane des soufis du Burkina Faso (CSMSBF), le cheikh soufi Moaze. Dans un contexte marqué par des actes inciviques et des attaques terroristes, il dit vouloir apporter sa «modeste participation» au combat contre ces phénomènes.
Il a ainsi opté pour une tournée de sensibilisation à la tolérance religieuse dans les treize régions du pays. Son « djihad » (ou sa lutte) débutera le 4 novembre prochain dans la région du Sahel, précisément à Dori. «Nous irons démontrer que les agissements des terroristes n'ont rien à voir avec l'islam», a-t-il déclaré. Les activités se tiendront sous forme de conférences publiques et il compte y associer les responsables des autres communautés religieuses afin que chacun explique les enseignements de Dieu (ou d'Allah) en matière de cohabitation avec autrui.
Selon lui, le Burkina est un pays béni de Dieu dans la mesure où il n'est pas rare d'y voir différentes confessions au sein d'une même famille, une « richesse » à préserver. «Est-ce que la différence de religion doit nous conduire à nous haïr, à couper nos liens, à ne plus nous entraider ? Non ! Aucun livre saint n'enseigne la haine du prochain. La Bible recommande d'aimer son prochain comme soi-même. Dans le Coran, il est dit de respecter les non-musulmans comme le faisait le prophète Mohamed. De nos jours, nous souffrons de « constipation », eu égard à notre méconnaissance des saintes écritures. On apprend un peu, on ne connaît pas le vrai sens des enseignements mais on commence à prêcher ; cela va à l'encontre de ce que nous a recommandé le Seigneur», a développé le cheikh Moaze. Pour lui, ni la religion, ni la politique, ni l'appartenance ethnique ne doit diviser les Burkinabè, qu'il invite plutôt à se donner la main pour construire une nation forte et prospère. «Est-ce une manière d'appeler à la réconciliation nationale, comme le clament certains politiques ?»
Et le mufti de répliquer : «Je ne suis pas politique, je ne fais pas de politique. Je veux faire mon devoir de guide spirituel, nous devons toujours appeler les gens à la tolérance. Ce n'est pas la première fois que nous organisons pareille tournée. J'ai commencé à prôner la cohésion sociale, l'acceptation du prochain et la tolérance religieuse depuis 2008. J'ai échangé avec beaucoup de responsables de religions d'autres pays (France, Allemagne, entre autres) pour connaître leur expérience en matière de cohabitation. Ce n'est pas politique.» Son combat sera également axé sur instruction des plus jeunes, voire des personnes âgées, au civisme.
Comment citer ce document
Dermé, Aboubacar. “Incivisme et insécurité : le cheikh Moaze explique son « djihad ».” L'Observateur Paalga, 23 octobre 2017. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2795.
Dermé, A. (2017, octobre 23). Incivisme et insécurité : le cheikh Moaze explique son « djihad ». L'Observateur Paalga. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2795.
Dermé, Aboubacar. “Incivisme et insécurité : le cheikh Moaze explique son « djihad ».” L'Observateur Paalga, 23 octobre 2017. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2795.
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Polarité, centralité à l’islam et aux communautés musulmanes, et subjectivité de cet article, évaluées indépendamment par GPT-5.6 Luna, Mistral Small 4, DeepSeek V4 Flash, Gemma 4 31B, Qwen3.8 27B. Lues directement dans la notice de ce document.
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L’islam et les musulmans sont associés à la tolérance et au respect des non-musulmans, tandis que le guide affirme que « les agissements des terroristes n'ont rien à voir avec l'islam ».
L'article présente l'islam et les musulmans à travers un prisme de tolérance, de paix et de cohésion sociale, avec des citations valorisantes du Coran et du prophète Mohamed, ainsi qu'une opposition claire entre les terroristes et les musulmans modérés.
L'article se borne à relater une conférence de presse et les propos du cheikh, sans exprimer de sentiment propre envers l'islam ni orienter le lecteur ; il reste dans un registre informatif.
Bien que l'initiative décrite soit positive, l'article adopte un ton factuel et se borne à restituer les citations du cheikh sans utiliser de lexique orienté.
L'islam y est présenté à travers un porteur de parole modéré qui « démontre que les agissements des terroristes n'ont rien à voir avec l'islam » et cite le Coran pour prôner le respect des non-musulmans, dans un cadre de paix et de cohésion sociale qui valorise la figure du guide spirituel.
Centralité
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L’article est consacré à l’initiative d’un guide soufi musulman et à sa tournée de sensibilisation à la tolérance religieuse, en développant notamment son interprétation de l’islam face au terrorisme.
L'article est entièrement centré sur un guide spirituel musulman (cheikh soufi Moaze) et son initiative de sensibilisation à la tolérance religieuse, avec des références explicites au Coran, à l'islam et à la communauté musulmane soufie.
L'article est entièrement consacré au cheikh soufi Moaze et à sa tournée de prêches pour la tolérance, avec des références au Coran, au prophète et à la communauté soufie, l'islam étant le sujet principal.
L'article est entièrement consacré aux actions et au discours du cheikh soufi Moaze, guide de la communauté spirituelle musulmane des soufis.
L'article porte entièrement sur le cheikh soufi Moaze, guide de la CSMSBF, sa tournée de prêche sur la tolérance religieuse et ses références explicites au Coran, au prophète Mohamed et à la distinction entre « les agissements des terroristes » et « l'islam ».
Subjectivité
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Le texte rapporte principalement les faits et les déclarations attribuées au cheikh Moaze, même si son action est présentée dans un cadrage favorable autour de la paix, de la tolérance et de la cohésion sociale.
L'article rapporte principalement les propos du cheikh Moaze et du mufti de manière directe, avec des citations qui orientent vers une vision positive, mais sans commentaire éditorial marqué ni jugement explicite.
Le journaliste rapporte les déclarations du cheikh de manière factuelle avec des citations attribuées, mais insère une question rhétorique et des guillemets (« modeste participation », « djihad ») qui indiquent une légère distance sans prise de position.
Le journaliste rapporte les faits et les propos du guide spirituel lors d'une conférence de presse sans y insérer de jugement ou de commentaire personnel.
Le texte est un compte rendu de conférence de presse qui rapporte les déclarations du cheikh avec attribution systématique, mais la question journalistique (« Est-ce une manière d'appeler à la réconciliation nationale ? ») et la structure centrée sur sa parole introduisent un léger angle éditorial.


