Article · Le Pays · 3 août 2011 Citer
Sucre en morceaux : le gouvernement fixe le prix à 800 F CFA
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Dabadi Zoumbara
- Editeur
-
Le Pays
- Date
- 3 août 2011
- Description
-
Le gouvernement burkinabè fixe à 800 F CFA le paquet d’un kilogramme de sucre en morceaux à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, afin d’en faciliter l’accès pendant le jeûne du Ramadan. Annoncée le 3 août 2011 par le ministre Patiendé Arthur Kafando, la mesure prévoit une compensation des détaillants via leurs grossistes ou la SODISUCRE et un contrôle des prix. Les stocks dépassent 3 200 tonnes au 1er août, tandis que près de 50 000 tonnes d’importations ont été autorisées ; des poursuites viseront les commerçants ayant enfreint les prix subventionnés.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0000396
- contenu
-
Le gouvernement burkinabè vient de fixer le prix du sucre en morceaux à 800 F CFA. L'information a été donnée par le ministre de l'Industrie, du commerce et de l'artisanat, Patiendé Arthur Kafando au cours d'une conférence de presse qu'il a animée le 3 août 2011 dans les locaux de son département à Ouagadougou. A l'occasion, il a aussi fait le bilan des mesures de baisse des prix des produits de grande consommation qui, a-t-il indiqué, prennent fin le 9 août prochain.
Les consommateurs du sucre en morceaux notamment les musulmans qui observent le jeûne du ramadan, achèteront désormais le paquet de 1 kg de ce sucre à 800 FCFA à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso.
Ainsi en a décidé le gouvernement de Beyon Luc Adolphe Tiao. Selon le ministre de l'Industrie, du commerce et de l'Artisanat, c'est dans le souci de rendre accessible ce sucre en cette période de jeûne du ramadan que le gouvernement, après concertation avec les acteurs du secteur, a prix cette décision.
Pour les autres localités, le prix est déterminé en ajoutant le différentiel de transport du lieu et stade d'approvisionnement au point de vente. Le gouvernement, a-t-il dit, a pris des mesures dont le contrôle et la surveillance, pour le respect du nouveau prix dans toutes les boutiques.
Mais comment les détaillants qui ont déjà acquis des stocks pourront-ils respecter cette mesure sans enregistrer des pertes ? Sur la question, le ministre Patiendé Arthur Kafando a fait savoir que ces derniers doivent s'adresser à leurs grossistes ou à la SODISUCRE pour récupérer le différentiel pour la compensation.
Il a rassuré que le sucre est disponible car les relevés de stocks effectués auprès de SODISUCRE et de ses grossistes à la date du 1er août 2011, font ressortir une disponibilité de plus de 3200 tonnes du sucre en morceaux, pour les besoins de consommation (incluant le sucre granulé) estimé à 5000 T/mois. Des autorisations d'importation de près de 50 000 tonnes ont été également délivrées pour assurer un approvisionnement régulier du marché, a-t-il confié.
Le directeur général (DG) de la Société de distribution du sucre (SODISUCRE), Jean Marie Soubéiga, a, pour sa part, indiqué qu'il n'y a pas de pénurie de sucre car sa société a importé depuis février-mars, 3500 tonnes de sucre en morceaux dont le prix de revient du paquet s'élevait à 915 CFA.
C'est ce qui explique d'ailleurs, a-t-il fait savoir, la hausse du prix de ce sucre au niveau des détaillants qui ont acquis la tonne à un prix supérieur à celui du sucre granulé qui est disponible au prix de 650F CFA le kg.
Il a affirmé que la production nationale du sucre est estimée entre 30 000 et 35 000 tonnes par an pour un besoin de consommation de près de 100 000 tonnes. Au cours de la conférence, le ministre en charge du commerce a aussi fait le bilan des mesures de baisse des prix des produits de grande consommation qui doivent, a-t-il révélé, prendre fin le 9 août prochain.
Mais le gouvernement envisage d'autres mesures qui seront annoncées dans les jours qui viennent. Le ministre Patiendé Arthur Kafando a, par ailleurs, indiqué que certains commerçants feront l'objet de poursuite car ils n'ont pas respecté les prix fixés par le gouvernement, alors qu'ils avaient reçu la subvention.
Comment citer ce document
Zoumbara, Dabadi. “Sucre en morceaux : le gouvernement fixe le prix à 800 F CFA.” Le Pays, 3 août 2011. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2626.
Zoumbara, D. (2011, août 3). Sucre en morceaux : le gouvernement fixe le prix à 800 F CFA. Le Pays. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2626
Zoumbara, Dabadi. “Sucre en morceaux : le gouvernement fixe le prix à 800 F CFA.” Le Pays, 3 août 2011. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2626.
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Polarité
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Neutre
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Le texte décrit factuellement une mesure destinée à rendre le sucre accessible pendant le jeûne du ramadan, sans exprimer de jugement marqué envers l’islam ou les musulmans.
L'article présente une mesure économique favorable aux musulmans pendant le ramadan, mais de manière factuelle et neutre, sans jugement de valeur.
L'article documente une mesure gouvernementale visant à faciliter le ramadan, mais il ne l'évalue ni ne la critique, et la représentation des musulmans est purement factuelle, sans charge positive ou négative.
Le ton est factuel et se borne à rapporter une mesure gouvernementale favorable sans utiliser de lexique valorisant ou subjectif.
La dimension musulmane (ramadan, jeûne) est simplement rapportée comme motif avancé par le gouvernement pour justifier la baisse du prix, sans lexique valorisant ni dépréciateur de la part du rédacteur.
Centralité
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Le ramadan et les consommateurs musulmans sont mentionnés pour expliquer la fixation du prix du sucre, mais l’article traite principalement de la politique de prix et de l’approvisionnement.
Le texte mentionne les musulmans dans le contexte du ramadan comme bénéficiaires d'une mesure économique, mais le sujet principal reste la fixation des prix.
L'article traite principalement de la fixation du prix du sucre par le gouvernement burkinabè, mais le ramadan et les musulmans sont cités comme bénéficiaires de la mesure (« les consommateurs du sucre en morceaux notamment les musulmans qui observent le jeûne du ramadan ») et comme justification de la décision, sans que la religion ne devienne le sujet principal.
La mention des musulmans et du ramadan est utilisée pour expliquer la motivation du gouvernement à baisser le prix du sucre.
Le jeûne du ramadan et les musulmans sont invoqués comme justification de la fixation du prix du sucre (« c'est dans le souci de rendre accessible ce sucre en cette période de jeûne du ramadan »), mais l'article porte fondamentalement sur la politique tarifaire gouvernementale.
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Plutôt objectif
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L’article rapporte principalement des chiffres, des décisions gouvernementales et les propos attribués au ministre et au directeur de la SODISUCRE, avec peu de commentaires propres.
L'article rapporte des faits et des déclarations officielles de manière neutre, sans jugement ni opinion exprimée.
Le texte rapporte factuellement des décisions et déclarations (« Il a rassuré que le sucre est disponible »), sans émettre d'opinion ni prendre parti sur l'islam ou les musulmans ; seules des traces d'appréciation discrètes apparaissent dans des verbes comme « a rassuré ».
L'article relate les faits d'une conférence de presse de manière purement informative, sans aucun commentaire personnel.
L'article se limite au compte rendu factuel d'une conférence de presse, les mentions des musulmans et du ramadan étant rapportées comme argumentaire du ministre sans commentaire éditorial, mais le choix de les isoler en tant que « consommateurs » notables constitue une légère mise en cadre.
