Article · La Nouvelle Marche · 13 janvier 1986 Citer
En prélude aux manifestations de la fête de la Libération Nationale : des offices religieux ont été célébrés hier à Lomé
- Type
- Article de presse
- Editeur
-
La Nouvelle Marche
- Date
- 13 janvier 1986
- Description
-
À Lomé, des offices catholique, protestant et musulman ont précédé la célébration du 19e anniversaire de la Libération nationale, en présence de responsables du RPT, d’autorités et de diplomates. Mgr Dosseh-Anyron, le pasteur Ayivi et l’imam El-Hadj Abdou Rahim-Abdou Salami ont appelé à la paix, à l’unité, à la sécurité et à la protection du peuple togolais et du président-fondateur Gnassingbé Eyadéma. Les sermons ont aussi évoqué les récentes agressions et explosions, dénonçant les poseurs de bombes et les « saboteurs de la paix ».
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- pages
- 5
- 10
- nombre de pages
- 2
- Sujet
- Union Musulmane du Togo
- Boukari Bassabi Bonfoh
-
Gnassingbé Eyadéma
- Jean-Paul II
- Kpotivi Têvi-Djidjogbé Théodore Laclé
- Abdou-Salami Abdou Rahim
- Barry Moussa Barqué
- Église évangélique du Togo
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0005514
- contenu
-
Les Communautés chrétiennes et musulmanes de notre capitale ont assisté hier matin à des offices religieux, en prélude au 19e anniversaire de notre Libération nationale que nous célébrons aujourd'hui.
Partout, que ce soit à la Cathédrale catholique, au Temple protestant ou à la mosquée, les fidèles ont entendu des messages de foi, d'amour, d'union et de paix.
A Lomé, Mgr Dosseh-Anyron, le modérateur de l'Eglise Evangélique du Togo, le pasteur Ayivi et l'Imam El-Hadj Boukari Bonfoh ont respectivement imploré le Seigneur afin qu'il répande sa grâce et sa miséricorde sur le peuple togolais et surtout sur le président-fondateur du RPT, le général Gnassingbé Eyadéma que le destin a choisi pour conduire notre pays vers des lendemains heureux.
Plusieurs membres du Bureau politique, du Comité central, des autorités politiques et le corps diplomatique accrédité dans notre capitale ont assisté à ces offices religieux.
A la cathédrale, la messe a été concélébrée par Mgr Dosseh-Anyron, archevêque de Lomé, et une dizaine de prêtres.
Parmi l’assistance, on notait le membre du Comité central du RPT, président de l’Assemblée nationale, M. Mawupé Vovor, représentant le chef de l’Etat, ainsi que plusieurs membres du Comité central.
Dans son introduction, l’archevêque de Lomé a souligné que, cette année, la messe du 13 Janvier coïncide avec le dimanche 12 janvier, où l’Eglise célèbre le baptême de Jésus-Christ. « Que le Dieu de la paix, dans Jésus-Christ, le Prince de la Paix qui est son Fils bien-aimé, reconnaisse en nous des fils et prenne notre cher pays sous sa puissante protection », a déclaré Mgr Dosseh-Anyron.
Hier à la cathédrale, la paix était le thème central dans les deux lectures extraites de la Bible, dans l’homélie de l’archevêque de Lomé, aussi bien que dans les prières des fidèles.
Dans son homélie, Mgr Dosseh a insisté sur la notion de la paix, comme une valeur universelle. A ce propos, il a cité le message du pape Jean-Paul II à l’occasion de la Journée Mondiale de la Paix : « La paix pour tous ! La paix dans tous les cœurs !... La paix est une valeur sans frontières. Elle est une valeur qui correspond aux espoirs et aux aspirations de tous les peuples et de toutes les personnes... C’est ce que je proclame à chacun et spécialement à ceux qui ont mission de guider le monde ».
Mgr Dosseh-Anyron a aussi rappelé une proclamation des Evêques lors du dernier synode tenu à Rome : « Nous disons... à tous les hommes et à toutes les femmes de ce temps : Nous ne sommes pas faits pour la Mort mais pour la Vie. Nous ne sommes pas condamnés aux divisions et aux guerres mais appelés à la fraternité et à la paix. L’homme n’est pas créé pour la haine et la méfiance mais, par le renouvellement de son cœur, il est fait pour l’amour de Dieu, il est fait pour Dieu. Il y a pour l’humanité, et déjà nous en voyons des signes, un chemin qui le conduit à une civilisation du partage, de la solidarité et de l’amour, civilisation qui est seule digne de l’homme. Avec vous tous, nous nous proposons de travailler à l’avènement de cette civilisation de l’amour, dessein de Dieu pour l’humanité ».
Mgr Dosseh-Anyron a demandé que Dieu répande la grâce de sa paix sur notre pays et a recommandé le Togo tout entier et le président de la République au « Père des Cieux, par Jésus--Christ en qui nous avons reçu toutes bénédictions au ciel et sur la terre ».
« Heureux si, dans la concorde, nous savons édifier la paix dans la justice et la dignité des fils de Dieu de la paix », a enfin déclare Mgr Dosseh-Anyron.
Par ailleurs, les fidèles ont prié pour l’unité africaine, la sécurité et la liberté des peuples.
Au temple protestant, c’est le membre du Bureau politique, ministre de l’Intérieur, le militant Têvi Djidjogbé Laclé entouré de plusieurs membres du Comité central qui a représenté le Président-Fondateur du Rassemblement du Peuple Togolais, le général Gnassingbé Eyadéma. Le culte protestant a été concélébré par le Pasteur Ayivi, Modérateur de l’Eglise Evangélique du Togo et les Pasteurs Mensah, Amouzou et Bessah. Le sermon s’est ordonné autour de l’exode 33/14-15 « considère que cette nation, c’est ton peuple... Si tu ne viens pas en personne avec nous, ne nous fais pas monter d’ici ».
Dans sa prédication, le modérateur Ayivi a surtout sollicité la grâce divine. Car c’est la présence de Dieu parmi le peuple qui lui assure la quiétude.
Il a ensuite évoqué devant les fidèles l’histoire de Moïse à qui l’Eternel avait confié la conduite de son peuple, pour signifier qu’il en est de même pour le général Eyadéma que le Seigneur a désigné pour guider notre pays.
Faisant allusion aux récentes agressions dont notre pays a été victime, le Pasteur Ayivi a rappelé que si Dieu a sauvé Israël des situations les plus dramatiques, pourquoi ne serait-il pas avec nous ? « Si la faveur de Dieu est un don et une grâce, a-t-il souligné, pourquoi ne nous sauverait-il pas ?
Enfin une prière d’intercession afin que le Seigneur jette un regard favorable sur le général Gnassingbé Eyadéma et qu’il le fortifie chaque jour davantage dans l’accomplissement de la mission divine qui lui a été confiée a mis fin au culte.
A la mosquée de Lomé, les musulmans ont prié pour que le peuple togolais et son président-fondateur vivent dans la paix, la sécurité et l’union.
A cette prière présidée par l’Imam El-Hadj Abdou Rahim-Abdou Salami, plusieurs personnalités ont assisté dont M. Barry Moussa Barqué, membre du Bureau politique, ministre de l’Equipement, des Mines, des Postes et Télécommunications et représentant du président de la République, des membres du Comité central, des députés à l’Assemblée nationale et quelques ambassadeurs accrédités auprès de notre pays.
La cérémonie a été ouverte par Imam El-Hadj Abdou qui a surtout demandé la bénédiction de Dieu pour le peuple togolais et pour l’Homme du 13 Janvier contre toutes les forces du mal.
Pour sa part, El-Hadj Bonfoh, président de l'Union musulmane du Togo a fait comprendre à la Communauté musulmane que c’est par la grâce de Dieu que nous nous devons de fêter cette journée mémorable du 13 Janvier, jour où les gémissements, les souffrances et les supplications des Togolais, lassés du désordre, de la terreur, de l’oppression, de l’humiliation, ont été entendus par celui qui a créé les cieux et la terre et qui, par un signe de sa grande magnanimité, nous a donné un sauveur, un sauveur en la personne du président-fondateur du RPT, président de la République, le général Gnassingbé Eyadéma.
Ainsi, a-t-il poursuivi, tous les musulmans doivent rendre grâce à Dieu pour tous les bienfaits dont il nous a comblés car le peuple togolais était en perdition.
Concluant son intervention et faisant allusion aux récentes explosions survenues dans notre capitale, El-Hadj Bonfoh a demandé aux musulmans d’assimiler les saboteurs de la paix, les poseurs de bombes, les colporteurs de mensonges et les marchands de rumeurs aux adeptes de Satan ; Satan qui se rebella contre Dieu d’avoir eu l’idée de créer l’homme.
Comment citer ce document
“En prélude aux manifestations de la fête de la Libération Nationale : des offices religieux ont été célébrés hier à Lomé.” La Nouvelle Marche, 13 janvier 1986. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/25801.
En prélude aux manifestations de la fête de la Libération Nationale : des offices religieux ont été célébrés hier à Lomé. (1986, janvier 13). La Nouvelle Marche. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/25801
“En prélude aux manifestations de la fête de la Libération Nationale : des offices religieux ont été célébrés hier à Lomé.” La Nouvelle Marche, 13 janvier 1986. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/25801.
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L’article décrit factuellement la participation musulmane et les prières pour la paix, tout en rapportant les propos très favorables à Eyadéma sans les reprendre explicitement à son compte.
Les discours des leaders religieux, y compris musulmans, expriment des prières pour la paix, la sécurité et la bénédiction du président et du pays, avec un ton bienveillant et positif.
Les musulmans sont montrés sous un jour favorable et bienveillant, comme une communauté unie priant pour la paix, et le discours rapporté de l'Union musulmane qualifie le président de « sauveur » sans aucun élément défavorable.
L'article associe les musulmans à des valeurs de « paix, sécurité et union » et décrit leur participation comme un acte de gratitude divine.
La section musulmane est rapportée sur le même ton informatif que les deux autres cultes : prière pour la paix, présence d'autorités, discours de l'imam, sans lexique valorisant ou dépréciatif ajouté par le journaliste au-delà de la retranscription des propos tenus à la mosquée.
Centralité
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Secondaire
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Central
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L’islam constitue une composante importante de l’article, qui consacre une section substantielle à la prière à la mosquée de Lomé, à l’imam et à l’Union musulmane du Togo.
L'article consacre une section entière aux musulmans avec des discours et des prières spécifiques, mais traite aussi des offices chrétiens et de la célébration nationale, donc ce n'est pas le seul sujet.
L'article consacre une section spécifique à la prière à la mosquée de Lomé, avec l'imam et l'Union musulmane du Togo, mais l'islam y est présenté aux côtés des offices catholique et protestant.
L'islam est traité à égalité avec le catholicisme et le protestantisme dans le cadre des célébrations nationales, occupant la dernière partie de l'article.
L'article consacre un tiers de son développement à l'office musulman (mosquée de Lomé, Imam El-Hadj Abdou Rahim-Abdou Salami, El-Hadj Bonfoh président de l'Union musulmane du Togo, contenu de la prière), au même titre que les sections catholique et protestante, dans un article dont le sujet est l'interconfessionnalité autour du 13 janvier.
Subjectivité
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Plutôt objectif
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Le texte rapporte principalement les offices et les déclarations des responsables religieux, en attribuant les jugements laudatifs sur Eyadéma à l’imam El-Hadj Bonfoh ou à d’autres prédicateurs. Toutefois, le cadrage officiel et l’absence de distance critique introduisent une légère orientation.
L'article rapporte principalement les discours des leaders religieux et les événements avec des citations directes, sans ajouter de commentaire éditorial marqué ou de jugement explicite de la part de l'auteur.
Le récit est essentiellement factuel et attribue les propos aux responsables religieux, mais l'angle commémoratif et des formules comme « que le destin a choisi » pour le président introduisent une légère appréciation.
L'auteur rapporte les faits et les discours des chefs religieux (ex: El-Hadj Bonfoh) sans porter de jugement personnel sur la foi ou les musulmans.
Le compte rendu de la prière musulmane est essentiellement factuel (qui a présidé, qui était présent, quelles ont été les prières), mais le recours systématique au « notre » (« notre capitale », « notre pays », « notre Libération ») et le cadrage louangeur du président par les religieux, repris sans distance, trahissent une proximité énonciative avec le pouvoir.


