Article · Le Pays · 22 avril 2008 Citer
Baptême de la rue Cheick Fode Abdoulaye Doucoure
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Christine Sawadogo
- Editeur
-
Le Pays
- Date
- 22 avril 2008
- Description
-
Le 19 avril 2008, le maire Simon Compaoré a baptisé « rue Cheick Fodé Abdoulaye Doucouré » l’ancienne rue 10.50, dans le quartier Hamdallaye de Ouagadougou, en hommage au fondateur du quartier, mort en 1974. Né vers 1885 à Djawara, le Cheick fut condamné en 1942 aux travaux forcés à perpétuité et emprisonné 16 ans avant d’être libéré en 1957. Il a laissé une grande mosquée, une fondation et un centre de formation islamique.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Langue
- Français
- Contributeur
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Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0000209
- contenu
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Un hommage rendu à un illustre homme de Dieu
Le Conseil municipal de la ville de Ouagadougou a procédé le 19 avril 2008, au baptême de la rue Cheick Fodé Abdoulaye Doucouré, ancien homme de Dieu, fondateur du quartier Hamdallaye de Ouagadougou et décédé le 13 juillet 1974.
La rue précédemment identifiée par le numéro 10.50, débutant à l'Ouest par le boulevard Tangsoba Bougoum et finissant à l'Est par l'avenue Larlé Naba Abga, porte désormais le nom de "Rue Cheick Fodé Abdoulaye Doucouré". C'est en ces termes que le maire de la ville de Ouagadougou, Simon Compaoré, a procédé au baptême de cette rue située au quartier Hamdalaye, secteur 10 de Ouagadougou, dans l'arrondissement de Baskuy.
A travers ce baptême, c'est un hommage mérité que le Conseil municipal a rendu à l'illustre homme de Dieu, le Cheick Fodé Abdoulaye Doucouré. Cela, pour ses multiples et nobles actions posées du temps de son vivant. Le Cheick Doucouré dont le nom vient d'être immortalisé, est né vers 1885, à Djawara, village frontalier situé entre la Mauritanie et le Sénégal. Après des études en Islam, le Cheick va beaucoup voyager à travers le Nigeria, le Sénégal et le Mali. Pendant 14 ans, il va exercer des activités religieuses et commerciales qui le conduiront dans presque tous les pays de la sous-région. En 1929, il décide de se consacrer uniquement à la religion. Sa popularité grandissante lui attire les animosités de l'administration coloniale, le rendant dangereux aux yeux de celle-ci.
Le Cheick Fodé Abdoulaye Doucouré est arrêté le 26 octobre 1941 pour des motifs non fondés tels la détention illégale d'armes et le refus de ses adeptes de payer l'impôt. Il est condamné aux travaux forcés à perpétuité, le 21 avril 1942 par le tribunal criminel de Ouahigouya pour atteinte à la sûreté intérieure des colonies. Il passe ainsi 16 ans de sa vie dans les prisons de Mopti, de Kidal et de Dakar ou dans les hôpitaux du fait de la dégradation de sa santé. Une chaîne de solidarité va se tisser autour du Cheick et, grâce aux médiations des hommes politiques, il sera finalement libéré en 1957.
Le Cheick Fodé Abdoulaye Doucouré rejoindra par la suite Ouagadougou où il sera mis à sa disposition, des parcelles dans un nouveau quartier. C'est ainsi qu'il va bâtir ce quartier qui porte aujourd'hui le nom de Hamdallaye qui signifie en arabe 'Louanges à Dieu". Il est décédé le 13 juillet 1974 en laissant pour la postérité une grande mosquée, une fondation et un centre de formation islamique.
Selon le représentant de la famille Doucouré, le Cheick Aboubacar Doucouré, fils du défunt Cheick, son père n'a pas été une personne qui gardait quelque chose pour elle même. Tout ce qu'il recevait de Dieu, il le remettait aux pauvres, si bien qu'il n'a rien laissé à ses propres enfants a dit Cheick Aboubacar Doucouré. Mais, aujourd'hui, c'est avec fierté qu'ils accueillent cet hommage qui lui est rendu. La famille Doucouré a donc abondamment remercié tous ceux qui ont vu au Cheick un homme de Dieu, un croyant. De nombreux parents, amis et connaissances, fidèles musulmans et hommes de Dieu, ont assisté au baptême de la rue "Cheick Fodé Abdoulaye Doucouré".
Comment citer ce document
Sawadogo, Christine. “Baptême de la rue Cheick Fode Abdoulaye Doucoure.” Le Pays, 22 avril 2008. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2439.
Sawadogo, C. (2008, avril 22). Baptême de la rue Cheick Fode Abdoulaye Doucoure. Le Pays. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2439
Sawadogo, Christine. “Baptême de la rue Cheick Fode Abdoulaye Doucoure.” Le Pays, 22 avril 2008. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2439.
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L’article valorise fortement le Cheick Doucouré en soulignant sa générosité envers les pauvres, sa popularité et l’hommage municipal qui immortalise son nom.
L'article dépeint le Cheick et son héritage islamique de manière extrêmement favorable, avec un lexique valorisant ('nobles actions', 'grande mosquée', 'centre de formation islamique') et aucune nuance critique.
L'article dresse un portrait extrêmement élogieux du cheikh, soulignant sa piété, son injustice subie et ses œuvres, et la famille exprime sa « fierté » : aucun élément négatif n'est rapporté, le ton est résolument laudatif.
Le texte dresse un portrait très favorable et respectueux du personnage, décrit dès le titre comme un « illustre homme de Dieu ».
Le portrait du Cheick est entièrement bienveillant — sa générosité est soulignée (« Tout ce qu'il recevait de Dieu, il le remettait aux pauvres »), son emprisonnement est présenté comme injuste, et le ton de l'article est celui d'une célébration laudative (« avec fierté qu'ils accueillent cet hommage ») — sans aucun élément critique envers l'islam ou ses pratiquants.
Centralité
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L’article est consacré à un « homme de Dieu » et retrace son engagement religieux, ses études en Islam, son rôle dans la création d’un quartier et les institutions islamiques qu’il a laissées.
L'article est entièrement centré sur un personnage musulman, ses actions religieuses, et son héritage islamique (mosquée, centre de formation islamique, quartier nommé en arabe).
L'article est entièrement consacré à l'hommage rendu au Cheick Fodé Abdoulaye Doucouré, présenté comme un homme de Dieu, fondateur d'un quartier et ayant bâti une mosquée et un centre de formation islamique : c'est le sujet principal.
L'article est entièrement consacré à l'hommage rendu à un guide religieux, détaillant ses études en Islam, ses activités religieuses et la fondation d'une mosquée et d'un centre de formation islamique.
L'article porte intégralement sur le Cheick Fodé Abdoulaye Doucouré, sa carrière religieuse (« Après des études en Islam », « activités religieuses »), son legs islamique (« une grande mosquée, une fondation et un centre de formation islamique ») et l'hommage qui lui est rendu, comme l'annonce le titre « Un hommage rendu à un illustre homme de Dieu ».
Subjectivité
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Plutôt subjectif
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Plutôt subjectif
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Le récit comporte des appréciations explicites de l’auteur, notamment « illustre homme de Dieu », « hommage mérité » et « multiples et nobles actions », même s’il présente aussi des éléments biographiques factuels.
L'article adopte un ton élogieux et ne présente aucun élément critique ou équilibré ; il célèbre explicitement la figure du Cheick à travers des termes comme 'illustre homme de Dieu' et 'hommage mérité'.
Le compte rendu est essentiellement factuel (dates, parcours, cérémonie), mais le lexique valorisant comme « illustre homme de Dieu », « hommage mérité » et « multiples et nobles actions » trahit une appréciation positive du rédacteur.
L'auteur utilise des adjectifs et des jugements de valeur explicites en dehors des citations, qualifiant notamment l'hommage de « mérité » et les actions du Cheick de « nobles ».
Le choix lexical de l'article est clairement valorisant et engageant : « illustre homme de Dieu », « hommage mérité », « multiples et nobles actions », « immortalisé », et la qualification des motifs d'arrestation coloniale de « non fondés » traduisent un jugement explicite au-delà du simple compte rendu de la cérémonie.



