Article · Le Pays · 26 août 2012 Citer
Ramadan 2012 : l'unité des musulmans saluée à Ouahigouya, Ramatoulaye et Tansalga
- Type
- Article de presse
- Editeur
-
Le Pays
- Date
- 26 août 2012
- Description
-
L’Aïd el-fitr a été célébré le dimanche 19 août 2012 par les musulmans du Burkina, à quelques exceptions près, fait salué comme un signe d’unité entre confréries. À Ouahigouya, une pluie diluvienne a retardé la prière de l’imam Hamidou Traoré, qui a appelé à la bonté, au partage, au pardon et au dialogue ; le gouverneur El Hadj Khalil Bara a également exhorté à préserver la cohésion sociale. À Ramatoulaye et Tansalga, les sermons ont insisté sur la solidarité, l’éducation et la paix, tandis que Koumbani a prié le lundi 20 août.
Annotations de valeur
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- Sujet
- Abdoul Aziz Ouédraogo
- Aboubacar Maïga II
- Ramadan
- Aïd el-Fitr
- Violence
- Hamidou Traoré
- Prière
- Jeûne
- Mosquée
- Paix
- Cohésion sociale
- Solidarité
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0000160
- contenu
-
Contre toute attente, les fidèles musulmans du Burkina ont, à quelques exceptions près, prié le même jour (dimanche 19 août 2012) pour rompre le jeûne du Ramadan. C'est donc la particularité de l'Aïd el-fitr 2012 saluée à sa juste valeur par les dignitaires religieux issus de confréries différentes.
Il est 9h et demie le dimanche 19 août 2012 et la Place de la nation de Ouahigouya, espace prévu pour la prière du Ramadan, brille par sa vacuité. Les fidèles musulmans sont obligés de se terrer chez eux à cause de la pluie diluvienne qui s'abattait sur la ville depuis 7h. Et pourtant, après 30 jours de pénitence, marqués par la nuit de destin (Laylat Al- Quadr), le premier jour du mois de chawwal est annoncé comme jour de fête. Il a fallu attendre encore, avant que le grand Imam, Hamidou Traoré, ne sorte pour la prière de deux rakats. Les fidèles et les autorités administratives ont bravé la pluie afin d'accomplir cet acte hautement important pour le musulman.
Dans ses prêches, l'Imam a décrit le sens du jeûne qui ne consiste pas seulement à s'abstenir de boire ou de manger. Il faut aussi éviter de faire du tort à son prochain, a-t-il dit. Aussi, durant le mois de Ramadan, effectuer le jeûne et l'interrompe de façon volontaire sans raison valable est un pêché dont la réparation est la suivante : faire le jeûne expiatoire, c'est-à-dire jeûner de façon continue pendant 60 jours. L'islam, dira l'imam Traoré, est une religion de la bonté et tout croyant doit avoir le sens du partage et de la solidarité. Il a invité les musulmans à fréquenter les mosquées.
Il a aussi parlé de paix, de cohésion, d'unité, de pardon et de tolérance qui, selon lui, sont des valeurs recommandées par le Saint Coran. Il a, de ce fait, jugé exemplaire l'unicité des fidèles quant à la prière du Ramadan 2012. « C'est un signe que nous visons le même objectif et que Dieu est unique », a-t-il indiqué. Présent à cette prière, El Hadj Khalil Bara, gouverneur de la région du Nord, a confié que le mois de Ramadan représente pour le musulman un moment d'adoration, de privation et de soumission. « C'est un moment pendant lequel nos actes de charité doivent se développer davantage ; nous devons purifier notre coeur et ne laisser aucune place à la haine. Nous devons être justes avec nous-mêmes et être justes avec Dieu. C'est en cela que nous pourrons prouver notre amour envers le Tout-Puissant », a-t-il confié. Le gouverneur a relevé que l'année 2011 a été une année très difficile pour le Burkina. Il a donc imploré Allah d'épargner tout ce qui peut entacher la cohésion sociale.
« Musulmans ou non- musulmans, fortifiez votre foi et vous verrez que Dieu va bénir notre pays », a-t-il signifié. Il a, en outre, exhorté ses administrés à s'abstenir de tout acte belliqueux. « Le dialogue est et demeure l'arme des plus forts et il ne sert à rien de passer par la violence pour résoudre un problème que l'on peut régler sous l'arbre à palabres », a laissé entendre Boukary Khalil Bara. Si à Ouahigouya c'est la place publique qui a reçu les fidèles, à Ramatoulaye par contre, c'est la mosquée avérée très exiguë pour la circonstance, qui a été le lieu de convergence des musulmans. Sortis très nombreux, ils ont, aux côtés de Cheick Aboubacar Maïga II, exprimé leur gratitude envers Allah. Dans son sermon, le guide spirituel a clairement signifié que pendant le mois de Ramadan, les portes du paradis restent ouvertes, alors que celles de l'enfer restent closes.
Dans le même temps, Dieu a fait de telle sorte que la puissance du Satan sur les fidèles soit moindre. « C'est donc une grande occasion pour le musulman d'être plus juste dans ses actes afin de bénéficier de toute la grâce divine », a-t-il expliqué. Il a imploré le Tout-Puissant à étendre sa bénédiction sur le Burkina. « Dans la paix, nous avons la possibilité d'adorer Dieu, de rendre service et de donner des directives », a-t-il lancé aux fidèles. S'adressant aux femmes, il leur a demandé d'être respectueuses envers leurs maris. Car, toute bonne croyante commence par là. « Ayez toujours l'accord de vos conjoints dans tout acte, que vous désirez poser. Cessez d'être jalouses, hypocrites, rancunières et bagarreuses. », a-t-il conseillé. Son message à l'endroit de la jeunesse a été on ne peut plus clair : « Si vous êtes prospère ou non, il vous faut respecter vos parents.
Ne les oubliez jamais, car ils sont à la base de votre réussite. », a-t-il fait noter. Aux personnes âgées, il leur a dit ceci : « Soyez des exemples, inculquez la bonne éducation aux enfants, soyez ceux qui construisent et non ceux qui calomnient, qui détruisent ou qui veulent le malheur d'autrui. Vos actes vous poursuivent comme votre canne de vieillesse dans la tombe. » Cheick Aboubacar Maïga II n'a pas oublié les personnes aisées : « Aidez quand vous pouvez. Construisez plus de centre de santé, d'écoles, de routes ; électrifiez les villages et partagez vos richesses avec les vrais pauvres », leur a-t-il demandé.
A l'ensemble de tous les Burkinabè, il a demandé de s'aimer les uns les autres car, c'est la seule façon de construire un Burkina prospère et digne. « Evitons les jugements stériles car, cela nous amène à construire un mûr qui nous sépare de Dieu. L'or coule à flot chez nous et nous devons en profiter », a-t-il souligné. Que dire alors de cette unicité dans la prière ? « Nous avons comme tout le monde salué cela, qui témoigne de la bonne entente au sein de notre communauté. Pour nous, il faut s'en féliciter », a-t-il laissé entendre. A Tansalga, le Cheick Abdoul Aziz Ouédraogo était lui aussi entouré de nombreux fidèles. L'orateur du jour a dit tout ce qui plaît et ce qui ne plaît pas à ses coreligionnaires.
« Dans notre religion, il est toujours recommandé la droiture. C'est également le cas dans toutes les autres religions du monde. Toute personne qui désire avancer dans la vie doit accepter les critiques. Cette journée de Ramadan est consacrée à la rétrospection. L'islam est la religion la plus simple au monde ; il suffit de suivre ses lois et vous verrez que c'est facile », a-t-il martelé. Le Cheick de Tansalga a aussi salué le fait que les fidèles musulmans ont prié le même jour. Pour lui, c'est une exception qui s'est produite qu'il faut saluer à sa juste valeur. Mais, quelques villages comme Koumbani ont prié le lundi 20 août 2012.
Comment citer ce document
Nabalma, Hamed, et Salif Sankara. “Ramadan 2012 : l'unité des musulmans saluée à Ouahigouya, Ramatoulaye et Tansalga.” Le Pays, 26 août 2012. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2390.
Nabalma, H., & Sankara, S. (2012, août 26). Ramadan 2012 : l'unité des musulmans saluée à Ouahigouya, Ramatoulaye et Tansalga. Le Pays. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2390.
Nabalma, Hamed, et Salif Sankara. “Ramadan 2012 : l'unité des musulmans saluée à Ouahigouya, Ramatoulaye et Tansalga.” Le Pays, 26 août 2012. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2390.
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Polarité, centralité à l’islam et aux communautés musulmanes, et subjectivité de cet article, évaluées indépendamment par GPT-5.6 Luna, Mistral Small 4, DeepSeek V4 Flash, Gemma 4 31B, Qwen3.8 27B. Lues directement dans la notice de ce document.
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L'islam et les musulmans sont associés à la bonté, au partage, à la paix et à la solidarité, tandis que l'unité de la prière est explicitement saluée.
L'article met en avant des valeurs positives comme l'unité, la paix, la tolérance et la solidarité, et souligne l'harmonie entre les musulmans, avec un ton élogieux et enthousiaste.
L'article valorise l'islam comme une 'religion de la bonté', met en avant la paix, la cohésion, l'unité et la solidarité, et rapporte les prêches sans distance critique, produisant un portrait favorable de la religion et des fidèles.
Le ton est bienveillant, mettant en avant des valeurs de paix et de solidarité, tout en qualifiant l'unité des fidèles comme une réussite « saluée à sa juste valeur ».
Le cadrage met en avant l'unicité exceptionnelle de la prière (« Contre toute attente », « particularité ») et donne une place centrale aux messages de paix, de tolérance et de solidarité prononcés par les dignitaires, sans aucun élément critique ou défavorable envers la communauté musulmane.
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L'article est entièrement consacré à la célébration de l'Aïd el-fitr, aux prières du Ramadan et aux sermons de plusieurs imams burkinabè.
L'article est entièrement consacré à la célébration de l'Aïd el-Fitr, aux prières, aux prêches des imams et aux valeurs de l'islam, sans autre sujet principal.
L'article est entièrement consacré à la célébration de l'Aïd el-fitr au Burkina Faso, aux prêches des imams et cheiks, et aux valeurs religieuses de l'islam ; aucun autre sujet n'est traité.
L'article est entièrement consacré à la célébration de l'Aïd el-fitr et au contenu des prêches des imams au Burkina Faso.
L'intégralité de l'article est consacrée à la fête de l'Aïd el-fitr : la prière de rupture du jeûne, les prêches de trois imams (Hamidou Traoré, Cheick Aboubacar Maïga II, Cheick Abdoul Aziz Ouédraogo), la présence du gouverneur et les messages adressés aux fidèles musulmans de Ouahigouya, Ramatoulaye et Tansalga.
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Le texte adopte principalement un style de reportage et attribue les jugements religieux aux imams et au gouverneur, même si certaines formulations valorisent l'unité des fidèles.
L'article rapporte principalement des faits, des horaires, des lieux et des discours de manière neutre, bien qu'il y ait une valorisation implicite des valeurs de l'islam à travers les citations des imams.
Le texte rapporte les prêches et les déclarations des dignitaires religieux avec leurs citations, mais le choix de souligner l'unicité des fidèles et de la 'saluer à sa juste valeur' trahit une appréciation discrète, sans parti pris marqué.
Le texte est essentiellement factuel et descriptif, s'appuyant largement sur des citations directes des autorités religieuses et administratives.
L'article se structure comme un compte rendu des cérémonies avec des citations longues et clairement attribuées aux imams et au gouverneur ; seules des expressions comme « saluée à sa juste valeur » ou « acte hautement important pour le musulman » trahissent une légère coloration éditoriale favorable à la cohésion communautaire.
