Article · Le Pays · 3 août 2015 Citer
Crise au sein de la CMBF : les contestataires pour un nouveau congrès
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Hamadi Baro
- Editeur
-
Le Pays
- Date
- 3 août 2015
- Description
-
Les contestataires du bureau exécutif de la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF), élu en juin 2015 à Fada N’Gourma, ont dénoncé lors d’une conférence de presse à Ouagadougou, le 2 août 2015, l’irrégularité du congrès. Ils reprochent aux organisateurs d’avoir ignoré les statuts, notamment les règles de convocation, et contestent une campagne menée au profit de Rasmané Sana, qui aurait investi 12 000 000 F CFA. Ils demandent le refus de reconnaître le bureau de Fada et un dialogue préalable à un congrès régulier.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Sujet
- Abdou Rasmané Sana
- CMHV/CMBF (Crises internes)
- Congrès CMBF (2015)
- Moussa Semdé
- Ousséni Tapsoba
- Communauté Musulmane du Burkina Faso
- Hadith
- Réconciliation
- Élections
- Crise
- Mosquée
- Langue
- Français
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0000076
- contenu
-
Les contestataires du nouveau bureau exécutif de la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF) élu en juin 2015 à Fada N'gourma, ont organisé une conférence de presse le 2 août 2015 à Ouagadougou pour, disent-ils, dénoncer non seulement l'irrégularité dans laquelle s'est tenue le Congrès, mais aussi lancer un appel sur l'urgence de rétablir l'ordre statutaire au sein de la pionnière des organisations islamiques au Burkina.
Tous les indicateurs d'une crise étaient perceptibles au sein de la communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF) et même entretenus en son temps par certains responsables de la CMBF. C'est ce qu'à déclaré El Hadj Ousséni Tapsoba, lors de la conférence de presse tenue le 2 août 2015.
A l'en croire, lui et les siens ont tout fait pour éviter un congrès qu'ils qualifient de « forfaiture qui porte les germes de troubles intracommunautaires ».
Ils reprochent aux organisateurs de ce congrès, d'avoir foulé aux pieds non seulement les textes, mais aussi les principes islamiques régissant le fonctionnement de la CMBF.
Des textes qui, selon eux, stipulent que c'est le bureau exécutif qui convoque le congrès ou à la demande du 1/3 des comités provinciaux.
« En lieu et place de l'application des dispositions statutaires et règlementaires, nous avons été surpris de constater que des membres sillonnent le pays pour procéder à une campagne électorale sous la houlette du secrétaire général Moussa Semdé, au profit de Rasmané Sana », dit El Hadj Boukary Compaoré. Selon cheick El Hadj Karambinta, cet acte constitue une violation de l'éthique islamique.
Pour cause, dira-t-il, le code électoral islamique tiré de la tradition prophétique (hadith) dit : « Ne remettez jamais la direction de la Oummah à celui qui la demande ».
Selon El Hadj Boukary Compaoré, une demande de report d'assemblée générale pour la recherche d'un consensus et la réconciliation comme préalable à la tenue d'un congrès et la mise en place d'un conseil de sage a été rejetée par la partie d'en face, « sous prétexte que Rasmané Sana a affirmé avoir investi 12 000 000 F CFA pour sa campagne », a-t-il indiqué.
Il a précisé que c'est dans cette situation que le congrès a été initialement programmé à Tenkodogo, pour finalement se tenir le 10 mai 2015 à la grande mosquée de Ouagadougou, dans une confusion qui a dégénéré en rififi avant d'être annulé.
C'est dans ce contexte que les contestataires disent ne pas reconnaître le nouveau bureau exécutif élu à Fada.
Tout en lançant un appel aux autorités administratives de tutelle pour le refus de la caution des décisions issues du congrès de Fada, ils disent être pour une convocation des différentes parties prenantes autour d'un dialogue dont l'aboutissement sera l'organisation d'un congrès légitime et régulier, engageant toute la communauté musulmane.
« Reconnaître le bureau issu du congrès de Fada signifierait créer l'explosion de la CMBF, avec pour corollaire des troubles à l'issue incertaine », a souligné El Hadj Boukari Ouédraogo, avant de souhaiter « qu'Allah nous en préserve ».
« Nous sommes plus que déterminés à poursuivre la noble lutte jusqu'à l'obtention d'un consensus qui permettra de construire une CMBF qui réponde aux aspirations des membres et de la communauté burkinabè tout entière », a-t-il conclu.
Comment citer ce document
Baro, Hamadi. “Crise au sein de la CMBF : les contestataires pour un nouveau congrès.” Le Pays, 3 août 2015. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2306.
Baro, H. (2015, août 3). Crise au sein de la CMBF : les contestataires pour un nouveau congrès. Le Pays. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2306
Baro, Hamadi. “Crise au sein de la CMBF : les contestataires pour un nouveau congrès.” Le Pays, 3 août 2015. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/2306.
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L’article rapporte un conflit interne et des accusations de violations statutaires et islamiques sans les généraliser aux musulmans ni les endosser explicitement.
L'article relate un conflit interne à une organisation islamique en présentant les griefs des deux camps de manière factuelle, sans adopter un ton favorable ou défavorable envers l'islam ou les musulmans.
Le texte rapporte factuellement des accusations et une crise interne, mais ne dresse pas de portrait défavorable de l'islam ou des musulmans ; il se borne à documenter les positions des contestataires.
L'auteur adopte un ton factuel et ne prend pas position, se bornant à relater une crise institutionnelle sans porter de jugement sur l'islam ou les acteurs cités.
Le texte se borne à rapporter les déclarations des contestataires sur un différend statutaire interne, sans adosser de jugement valorisant ou dépréciatif à l'islam ou aux musulmans en général ; le lexique dramatique (« forfaiture », « explosion de la CMBF ») est systématiquement attribué aux locuteurs entre guillemets.
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L’article porte entièrement sur la crise de direction au sein de la Communauté musulmane du Burkina Faso et mobilise ses statuts ainsi que des principes islamiques.
L'article traite exclusivement de la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF), de ses statuts islamiques, de principes éthiques tirés de la tradition prophétique (hadith), et de tensions internes à une organisation islamique, avec des références explicites à des lieux de culte et à des pratiques religieuses.
L'article est entièrement consacré à la crise interne de la Communauté musulmane du Burkina Faso, une organisation islamique, et mobilise des références religieuses comme le hadith, l'« éthique islamique » et la « Oummah ».
L'article traite exclusivement d'un conflit interne et statutaire au sein de la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF).
L'article traite intégralement d'une crise interne à la Communauté musulmane du Burkina Faso, avec des références explicites aux « principes islamiques régissant le fonctionnement de la CMBF », au « code électoral islamique tiré de la tradition prophétique (hadith) » et à la grande mosquée de Ouagadougou comme lieu du congrès. L'islam et sa communauté constituent le sujet principal et unique du texte.
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Le traitement est principalement factuel et attribue les accusations aux contestataires, même si leur point de vue est largement privilégié et que le congrès est qualifié de « forfaiture » dans les propos rapportés.
L'article rapporte les déclarations des différentes parties prenantes (contestataires, responsables) de manière équilibrée, en citant leurs propos sans y ajouter de jugement de valeur ni de marque d'appréciation personnelle.
L'article relaie une conférence de presse en attribuant systématiquement les propos : « disent-ils », « selon eux », « a déclaré », sans reprendre à son compte les accusations de fraude ou de crise.
Le journaliste rapporte les accusations et arguments des contestataires en utilisant systématiquement des formules d'attribution telles que « disent-ils », « selon » ou « a-t-il indiqué ».
L'article se présente comme un compte rendu de conférence de presse, avec des marqueurs d'attribution (« à l'en croire », « selon eux », « dit-il ») qui maintiennent une distance énonciative. Toutefois, la mention « Tous les indicateurs d'une crise étaient perceptibles » constitue un léger jugement interprétatif, et l'absence totale de la voix de la partie adverse (Rasmané Sana, Moussa Semdé) donne un angle unilatéral au récit.
