Numéro · Al Maoulid Info · 26 octobre 2007
Al Maoulid Info #004
- Type
- Périodique islamique
- Editeur
-
Al Maoulid Info
- Date
- 26 octobre 2007
- numéro
- 4
- nombre de pages
- 8
- Langue
- Français
- Source
-
Abdoulaye Sounaye
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-issue-0000207
- Table des matières
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p. 2 [Théologie] QUEL TYPE DE JEÛNE AVEZ-VOUS FAIT ? (Imam Ghazali, Tayeb Jahouiri)
Cet article présente les analyses de l'Imam Ghazâlî sur les différents degrés de profondeur dans la foi et l'acte d'adoration à travers le jeûne. Il distingue trois types de jeûne : le jeûne du commun (çawm al-'umûm), le jeûne de l'élite (çawm al-khuçûç) et le jeûne de l'élite de l'élite (çawm khuçûç al-khuçûç). Cette réflexion invite le lecteur à évaluer la qualité spirituelle de son propre jeûne au-delà de la simple privation physique. L'approche souligne l'importance de l'intention et de la pureté du cœur dans l'adoration. En fin de compte, l'article encourage une pratique plus profonde et consciente de cette obligation religieuse.
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p. 2-4 Inna lillahi wa inna ileyhi rajiouna! CHEIKH CHOUAÏB ALI : Notre commun héritage et rappel à Dieu (Elh Barham Cheikh, Barham Cheikh)
Cet ensemble d'articles rend un hommage vibrant à Cheikh Chouaïb Ali, grand guide de la Tidjaniyya de Niamey, rappelé à Dieu le 21 octobre. Les textes retracent son parcours de dévotion, son amour profond pour le Coran et ses recommandations de paix face aux épreuves. On y découvre le témoignage de ses proches, comme Oustaze Ali Abdou et Elhadj Gado Tinoma, qui soulignent son humilité et son rôle de père spirituel. L'article détaille également les circonstances de ses obsèques, marquées par une grande dignité et la présence de nombreuses délégations religieuses. Enfin, il présente son successeur, Seidi Ibrahim Ali, formé à l'université d'El Azhar, pour perpétuer cet héritage spirituel.
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p. 3 [Témoignage] "Cheikh Chouaib Ali est un homme du Coran..."
Ce témoignage met en lumière la dévotion exceptionnelle de Cheikh Chouaib Ali pour le Coran, qu'il a mémorisé et adopté comme mode de vie. Il décrit son parcours d'apprentissage dans les écoles coraniques traditionnelles (Tsangaya) au Nigeria. La rigueur spirituelle quotidienne du Cheikh était marquée par de nombreuses lectures complètes du Livre Saint, appelées Khatmas. Ce récit illustre comment le Coran a façonné sa personnalité et son enseignement. Il témoigne de la constance d'un homme entièrement dévoué à la parole divine.
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p. 4 “Cheikh Chouaïb m’a adopté comme un fils” (Elhadj Gado Tinoma)
L'auteur, talibé de Cheikh Chouaïb, témoigne de sa relation privilégiée avec le guide spirituel depuis 1979. Il souligne les valeurs de foi, d'amour du travail, de paix et de pardon que le Cheikh enseignait et incarnait au quotidien. Ce témoignage personnel met en exergue l'influence transformatrice du Cheikh sur ses disciples. Il illustre la dimension paternelle et bienveillante du guide envers ceux qui le suivaient. C'est un hommage à la transmission des vertus islamiques par l'exemple vivant.
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p. 4 [Hommage] CHEIKH NOUHOU HAMDALLAYE DOUZE ANS DÉJÀ!
Cet article rend hommage à Cheikh Nouhou, figure emblématique de la spiritualité tidjane au Niger, décédé en 1995. Douze ans après sa disparition, la communauté musulmane continue de se réunir chaque année à Hamdallaye pour honorer sa mémoire. L'article rappelle l'importance de perpétuer ses enseignements spirituels pour les générations futures. Il souligne l'impact durable de son œuvre sur la communauté locale. La commémoration annuelle témoigne de l'attachement indéfectible des fidèles à son héritage.
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p. 4 [L'Oasis] Que savez-vous d'Allah?
Une présentation des attributs divins d'Allah selon le Coran. Le texte énumère Ses qualités de transcendance, d'unicité, d'éternité et de perfection absolue. Il invite le croyant à méditer sur la grandeur du Créateur pour renforcer sa foi. Cette réflexion théologique aide à mieux comprendre la nature de Dieu dans l'islam. L'article constitue une base d'apprentissage pour approfondir la connaissance des noms et attributs d'Allah.
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p. 4 [Déménagement] MAROUBERI SORT DU GHETTO!
Brève présentation du village de Marouberi, situé sur la RN1, qui s'apprête à déménager vers un nouveau site plus accessible sous l'impulsion de son leader Cheikh Mikael. Ce projet vise à améliorer les conditions de vie des habitants tout en favorisant le développement local. Le déménagement est perçu comme une étape vers une meilleure intégration et un rayonnement accru. L'initiative témoigne de la dynamique de renouveau portée par les leaders religieux. Elle souligne l'engagement pour le progrès social et spirituel de la communauté.
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p. 4 [Say] EN VOIE DE RENAISSANCE
Cet article met en lumière la renaissance spirituelle de la ville historique de Say, berceau de Cheikh Mamane Djobbo. Grâce aux efforts de ses habitants et du Chef de Canton Amadou Alfayzé Cissé, la cité retrouve son rayonnement d'antan à travers divers événements islamiques. La ville renoue avec son passé glorieux tout en se tournant vers l'avenir. Ces initiatives renforcent l'identité culturelle et religieuse de la région. Say s'affirme ainsi comme un pôle incontournable de la vie musulmane au Niger.
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p. 4 NAISSANCE D'UNE GRANDE ZAWIYA À KOARA KANO
Récit de l'inauguration de la grande Mosquée-zawiya construite par Elhadj Ali dansabro à Koara Kano. L'événement a réuni de nombreux croyants en présence du représentant du Khalife général des tidjanes niassen du Sénégal, Cheikh Ahmed Tidjani Ibrahima Niass. Cette nouvelle structure renforce les liens entre les communautés tidjanes de la sous-région. Elle offre un espace de prière et d'enseignement essentiel pour les fidèles locaux. L'inauguration marque une étape importante dans l'expansion des lieux de culte et de spiritualité.
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p. 5 [Religion] Tribune d'un islam scientifique et modéré (Dr. Zakarya Rabani)
Cet article présente les Droussoul Hassaniyas, des conférences annuelles organisées au Maroc sous l'égide du Roi. Ces rencontres visent à promouvoir un islam de tolérance, de dialogue et de science, offrant ainsi une image positive et constructive de la religion face aux préjugés occidentaux. L'auteur souligne l'importance de la réflexion intellectuelle dans la pratique religieuse. Il encourage les musulmans à adopter une approche modérée et éclairée. Ces conférences servent de modèle pour un islam ouvert sur le monde contemporain.
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p. 5 Ramadan, quel bilan ? (Barham Cheikh)
L'auteur dresse un bilan contrasté du mois de Ramadan au Niger. Tout en saluant la ferveur spirituelle, les prières nocturnes (Tarawihs, Tahadjoudates) et la couverture médiatique, il déplore la spéculation économique des commerçants. Il critique également les divisions persistantes entre les leaders religieux sur les dates de début et de fin du jeûne. L'article appelle à une plus grande unité de la communauté musulmane. Il exhorte à une réflexion sur la véritable essence du jeûne au-delà des pratiques sociales.
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p. 8 [Société] En quoi consiste la mort ?
Cet article propose une réflexion spirituelle sur la mort, son caractère inéluctable et la manière dont elle est vécue selon que l'on soit croyant ou mécréant. Il s'appuie sur plusieurs versets du Coran et des hadiths pour décrire l'agonie et le rôle des anges de la mort. L'auteur insiste sur l'importance de se rappeler fréquemment de cette échéance pour purifier son cœur. Cette méditation vise à préparer le croyant à sa rencontre avec Allah. Elle rappelle que la vie terrestre est un passage vers l'éternité.
Annotations de valeur
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- contenu
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"Nul n'aura la foi en Dieu, tant qu'il ne souhaite à son prochain ce qu'il souhaite à sa propre personne."
-Hadith-
Al Maoulid Info
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Bimensuel islamique satirique d'information et de réflexion
N°004 du 26 Oct 2007 - Bp: 12065 Niamey Niger- Tel: 96 59 00 62 - E-mail! lemusulman2006@yahoo;fr
Inna lillahi wa inna ileyhi rajiouna!!
CHEIKH CHOUAÏB ALI
A ÉTÉ RAPPELÉ À DIEU !
"ô toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agrée; Entre donc parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis"
Coran. S 89 ; V 27,28,29,30
Au sommaire
RAMADAN :
Quel bilan ?
DROUSS HASSANIYYA :
Tribune de l'islam scientifique et modéré
DESTIN :
En quoi consiste la mort ?
HOMMAGE
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Al Maoulid
Actualité
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I n n a l i l l a h i w a
Théologie
QUEL TYPE DE JEÛNE AVEZ-VOUS FAIT ?
Imam Ghazali
Le ramadan est parti et nous avons tous un vague sentiment de l'avoir plus ou moins réussi. Peut-on seulement réduire le jeûne en une simple privation de nouriture et autres ? En réalité, l'acte de jeûner est un processus complexe à plusieurs niveaux !...
Un des fondements que l'on retrouve dans toutes les analyses de Ghazâlî est l'existence de nombreux degrés de profondeur dans la foi et dans tout acte d'adoration. Ces différents degrés peuvent se regrouper en trois catégories fondamentales, et concernant le jeûne, Ghazâlî expose les distinctions suivantes :
" Sache qu'il existe trois types de jeûne : Le jeûne du commun (çawm al-'umûm), le jeûne de l'élite (çawm al-khuçûç) et le jeûne de l'élite de l'élite (çawm khuçûç al-khuçûç). Le jeûne du commun est caractérisé par l'abstention de se livrer aux désirs du ventre et du sexe.
[En plus de cela], le jeûne de l'élite consiste à se préserver du péché de l'ouïe, de la vue, de la langue, des mains, des pieds et de tous les organes d'action (jawârih).
[Outre tout cela], le jeûne de l'élite de l'élite consiste pour le cœur à s'abstenir des préoccupations mondaines et de toutes pensées vaines, de manière à être entièrement tourné vers Dieu le Très-Haut...
par Tayeb Jahouiri
Dimanche 21 octobre, vers 17 heures, la communauté musulmane du Niger avait appris avec une très vive consternation le décès du grand Cheikh de la Tidjaniyya de Niamey, Cheikh Couaïbou Ali. Le décès du Cheikh était survenu alors même qu'il était avec son médecin personnel, le cardiologue, Dr. Ibrahima Touré du CHU de Niamey venu le consulter à domicile. Pourtant jusque vers 09 heures du matin le Cheikh était en bonne santé. Il avait pris son petit dejeuner ce jour là et réçu des gens. Un peu plutard, il avait été pris d'une crise aiguie qui le terrassa le reste de la journée. Prévenu dans l'après midi, son médécin lui administra un sérum avant de constater vers dix sept heurs l'inutilité du traitement, pendant que le médécin et la famille s'affairaient autour de lui, il fut rappelé à Dieu !
En effet, depuis quelques temps, on savait le Cheikh malade. Il avait même dû subir plusieurs hospitalisations. Durand le ramadan déjà, il a été hospitalisé à deux reprises. Personne ne pensait son cas aussi alarmant, puisque, comme à ses habitudes, quel que soit son état, le Cheikh s'arrangeait toujours pour que
CHEIKH CHOUAÏB ALI
Notre commun héritage
Les grands Cheikhs sont des monuments. Leur dispartion suscite toujours un sentiment d'inquiétude qui a vite fait de se disciper. Comme ses prédécesseurs, le Cheikh nous a quitté physiquement mais il va continuer à rester parmi nous spirituellement. Ces hommes de Dieu ne laissent très souvent en héritage ni or ni argent, ils ne laissent que Dieu pour seul et unique héritage.
Notre grand Cheikh n'a pas dérrogé à cette règle. En effet, toute sa vie, Cheikh Chouaïb n'a possédé que Dieu. Il n'a aimé ou haï que pour Lui. Et il n'a jamais donné autre chose que Dieu. Voilà un homme qui nous a tracé une voie qui a pour guide le saint coran, une voie qui commence à la Mosquée et finit là ! Ainsi en un siècle de vie, le Cheikh n'a jamais fait autre chose qu'adorer Dieu. Il ne connaît que Dieu, son expérience c'est Dieu...C'est donc cette expérience spirituelle centénaire, colossale, qu'il vient de nous léguer.
En plus d'une Mosquée-zawiya, il laisse un digne répresentant en la personne de son fils aîné Seidi Ibrahim Ali qui va désormais prendre en main la destinée de la communauté et poursuivre la mission de son père. Né vers 1962 à Niamey, père de cinq enfants, le tout nouveau Khalife est un diplômé de la préstigieuse université d'El Azhar du Caire. C'est un érudit en matière du coran et des sciences islamiques. Après ses etudes coraniques auprès de son père, il est parti suivre ses études universitaires en Egypte. Homme affable et apprécié de tous, il avait les qualités exigées pour sa noble et exaltante mission : Homme chaleureux et attentif dans ses rélations avec les autres, Seidi Ibrahim écoute plus qu'il ne parle et il jouit à ce titre de l'estime de tous. Assidu au travail et à la Mosquée, il était, déjà du vivant de son père, un pilier pour la famille.
Barham Cheikh
Al Maoulid
Mensuel islamique satirique d'information et de réflexion
N°001 - 2007
Bp: 12065 Niamey Niger
Tel: 96 59 00 62
E-mail: lemusulman2006@yahoo.fr
Directeur de publication
Elh Barham Cheikh
Comité de rédaction :
Dr. Zakarya Med Rabany
Mamadoul Taybou Issa
Dr. Abdoul Lawi Cheikh
Mohamed Mamoudou
Elh Barham Cheikh
Directeur commercial :
Boubé Kountchétarey
Impression
INN
2000 exemplaires
Al maoulid info N°004 du 26 Oct 2007
--- Page 3 ---
**Al Maoulid**
**Actualité**
**3**
**inna ileyhi rajiouna!**
son rythme de vie ne connaisse de baisse! Ainsi, on l'avait vu durant le ramadan, poursuivre son jeûne alité à la clinique! Alors, de peur d'être contraint à l'abandon, il intima l'ordre aux proches de se garder d'en parler à son médécin!
Il est vrai que chacune des hospitalisations successives du Cheikh étaient plus ou moins brèves, et, à chaque fois, il ressortait de la clinique avant même que la nouvelle se repende dans la ville. Et aussitôt, le Cheikh reprenait sa vie réligieuse dans toute sa rigueur, même si sa santé paraissait parfois defaillante.
C'est pourquoi sa disparition subite avait crée une stuppeur généralisée. Et dans les minutes d'après, un grand attroupèment de foule s'était formé. Ainsi, sans arrêt, la triste nouvelle, par la magie du portable, avait fait le tour des talibés du monde entier. Une heure plutard, la cours de la maison ainsi que les chambres et salons étaient déjà bondés de monde! Les femmes, particulèremment boulversées, se tenaient à coté en observant avec beaucoup de dignité les va-et-vient des proches parents et amis. Nul cris ni sanglot n'a été entendu ce jour là. N'est-ce pas ainsi que l'aurait souhaité le Cheikh lui même? La crainte de Dieu en toutes circonstances était bien la pièrre angulaire de son enseignement qui vient ainsi de faire ses preuves. Cette atmosphère particulière qui est faite à la fois de douleur, de recueillement et surtout de dignité, rappelle, dans ses moindres details, les jours de décès du Cheikh de Kiota ou de celui de Koussa. C'était la même ambiance, la même mentalité et la même crainte d'Allah qui se lisait sur tous les visages et dans tous les gestes.
Autours du coprs, le medécin, les enfants du Cheikh et des proches étaient restés barricadés jusque à la tombée de la nuit. Seuls quelques rares privilégiés arrivaient à y pénétrer exceptionnelllemnt pour se recueillir devant le corps. A l'interieur, sur un matelas à même le sol, couvert d'un tapis oriental bleu, le corps du défunt qu'on imaginait déjà lavé et embaumé selon le rituel mortuaire musulman, était posé au milieu de ce petit salon privée du Cheikh dont les meubles venaient d'être évacués pour libérer l'espace.
**RAPPELÉ A DIEU!**
rage. Mais comme on le sait, il est d'usage que le fondateur d'une grande Zawiya-tidjane soit enterée non loin de là. C'est le cas à Fez avec Sidi Ahmed tidjani, à kaolack avec Cheikh Ibrahima Niasse et tout récement à Kiota et à koussa avec respectivement Cheikh Aboubacar Kiota et Cheikh Abderrazak koussa. Le modèle originel imité en cela est celui du prphète Mohamed dont le tombeau était à l'époque construit à quelques mettres de sa sainte Mosquée. Le prophète étant le meilleur modèle en toute chose pour les croyants, n'empêche, les intégristes veulent aujourd'hui voir toujours dans la construction des tombeaux une volonté délibérée d'adoration de ceux-ci!..
Bien que la cérémonie de l'enterrement semblait être prevu pour le lendemain, on sentait le temps presser, car la pression du public commençait elle aussi à rendre les choses de plus en plus compliquées, alors qu'aucun detail ne devait être oublié. Pour cette raison, avant de creuser la tombe de Cheikh Chouaib Ali, sa famille avait sollicité le concours du grand architecte Mamadoul Taybou Issa dont l'experience en la matière est indéniable pour avoir eu à imaginer le magnifique Mausolée de Kiota.
Ainsi, Vers 22 heures, nous étions une dizaine à nous retrouver sur le lieu pour une prémière inspection: Taibou issa et moi-même, Sidi Ibrahim, son frère Aboubacar, Sidi makki Shérif, Oustaz Ali, Cheikh Ousmane Sanam et bien d'autres fidèles du Cheikh. Comme cela était prévisible, le côté Est de la Mosquée avait été retenu, notamment une chambrette en banco attenante à la Mosquée, qui servait jusqu'là de logement aux jeunes talibés. Et plusieurs autres chambres la juxtant avaient aussi fini par être démolis avant le lever du jour pour libérer l'endroit qui devrait servir de lieu d'enterrement dans l'après midi et, plutard, recevoir un édifice en matériaux definitif, en guise de Mausolée.
Des fidèles assis en cercle au tour du corps, égrainaient doucement leur chapelets pendant que dans la chambre privée du Cheikh, Mallam Adamou, Garba Belle, les fils du défunt et d'autres personnes discutaient des derniers détails.
Le Cheikh aurait-il laissé des instructions précises sur l'emplacement exacte de sa tombe? Non! assure son entou-
L'enterrement qui devait avoir lieu à 15 heures, était finalement réporté à 21 heures du 2 ème jour puisque le Khalife général de Kaolack avait dépéché Cheikh Makki Ibrahima Niass dont l'avion allait atterrir vers 20 heures.
A son arrivée, les forces de l'ordre étaient presque débordés, n'eut était l'appui de la force spécialisée de la police, les choses allaient être quelque peu difficile! Et finalement, comme prévu, le corps avait été accompagné sans encombre,dans sa dernière demeure devant le sénégalais Cheikh Makki Ibrahima Niass, ainsi que du Khalife Cheikh Moussa, du fils aîné du défunt, Seidi Ibrahima Ali, du medécin du Cheikh ainsi que de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de l'interieur, celui des affaires réligieuses, du transport etc. C'était aux environs de 21 heures.
**Que la terre lui soit légère, amiine!!**
**Elh Barham Cheikh**
**Témoignage**
**"Cheikh Chouaib Ali est un homme du Coran..."**
*Dans une conversation tenue devant l'assistance le jour de l'enterrement, Cheikh Moussa Souleymane dit Moussa Alqahira, avait tenu le publique en haleine en rappellant le lien particulier de Cheikh Chouaib au saint au Coran.*
Cheikh Chouaib était un homme de Dieu dans toute l'acception du terme, il était aussi et surtout un homme du Coran, ce livre sacré qu'il avait hérité de ses parents et qu'il avait domestiqué dans sa propre famille. Trois de ses ascendants étaient déjà des érudits, et tous ses enfants, hommes et femmes avaient assimilé le Coran. Avant de s'installer à son propre compte, Cheikh Chouaib avait sillonné tout le Nord du Nigeria où il avait séjournné dans la plupart des grandes écoles coraniques de son époque qu'on appelait "Tsangaya". C'était des écoles vraiment spécialisées en matière de mémorisation du livre saint. Il avait obtenu en la maitere, le fameux diplôme appelé "Gangaram" lequel se matérialisait à l'époque par une tablette personnelle monumentale(Allo) qui était taillée...sur la taille personnelle du récipiendaire! Accompagné, un moment, d'une trentaine d'éleves, il passait d'école en école pour donner et recevoir. Doté déjà d'une base solide chez lui, il était toujours à la recherche d'un plus. D'où une immense expérience capitalisée en matière du Coran. Le Cheikh ne s'était pas seulement contenté de mémoriser mécaniquement le coran, mais il l'avait adopté comme un mode de vie, et il le vivait en terme réel, dans toutes ses dimensions..
C'est ainsi que chaque matin de bonheur, le Cheikh lisait lui-même, sept *Hizbs* coraniques, soit un peu plus du dizième du volume. Il faisait également la même chose la nuit dans son *Nafila*. Ainsi, Il accomplisait à lui seul, deux *Khatmas* par semaine, c'est-à-dire deux lectures complètes du coran menées de bout en bout. En plus de cela, dans son *Zawiya*, une *Khatma* était d'ordinaire lu chaque matin, avant le lever du soleil, par les fidèles sous la supervision du Cheikh.
Au moment de sa formation spirituelle à kaolack, Cheikh Ibrahima Niass lui faisait lire tous les jours en publique un Hizb. Ainsi le jours du dernier Hizb, Cheikh Ibrahim démanda au publique de manifester son amour du saint coran par des dons au profil de Cheikh Chouaib Ali. Il y'eut ce jour là toute sorte de dons en nature et en argent. C'était une petite montagne d'habits, de chaussures et de biens de toute nature qui lui avait été offert par Cheikh Ibrahima Niass pour le remercier pour sa maîtrise et son amour inégalédu livre de Dieu.
A son tour, et sur le champs, Cheikh Chaouib déclina l'offreet remit tout à Cheikh Ibrahima Niass en guise de cadeau "*Hdya*".
Al maoulid Info N°003 du 25 Août 2007
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Al Maoulid Société 4
Interviews
Le Cheikh nous disait toujours : "Ne rendez jamais aux izalistes ni gifles ni injures"!!
Dans quelles circonstances le Cheikh a-t-il quitté ce monde ? Pour en savoir un peu plus, Oustazé Ali Abdou, un des proches talibés de Cheikh Chouaïb nous raconte les dernières heures du Cheikh
Al Maoulid Info : Décris-nous de quoi est faite une journnéc normale de Cheikh Chouaïb...
Ali Abdou : Le Cheikh dort très peu la nuit (maximum une heure de temps) Le reste de la nuit, il le consacrait à ses activités religieuses qui se poursuivent jusque vers neuf heures du matin. Il se repose un peu, et à 11h, il receait les visiteurs jusque à la prière du Zouhr. Il ne prénait son déjeuner que tard après l'Asr ! Et le cycle recommence...Le Cheikh ne ratait aucune des cinq prières en public.
A.M.I : Avant son décès, avait-il laissé un testament (Wassiya) ?
A.A : [?] Dans sa vié, il avait tout agencé dans un ordre déterminé, de façon à ce que tout était claire et on savait déjà qui est qui !
A.M.I : Dans quelles circonstances le Cheikh a-t-il quitté la vie ?
A.A : Ce jour là, vers 8h, il avait pris normalement son petit déjeuner et ses médicaments, et rien ne laissait présager d'un malaise grave. Un moment après, il s'était mis à vomir abondament et son corps était devenu subitement fiévreux : Des difficultés respiratoires et des enflements des pieds étaient également constatés dans les heures qui ont suivi. Son médecin a envoyé un aide soignant pour lui faire une perfusion de serum...
"Dans la matinée, il avait même plaisanté avec nous"!!
Après cela, son état était devenu stationnaire. Il y'avait même eu une certaine amélioration, car à ces moments, il avait même pu causer avec nous et même plaisenter un peu. Il m'a démandé par exemple d'après mon fils (qui est son petit fils) qu'il s'amusait à appeler "son rival" Il nous a formulé des prières.
A.M.I : Et qu'est-ce qui s'est passé après ?
A.A : Aux environs de 13h, son état s'est agravé brusquement, et son docteur venu précipitamment à son chevet, a même jugé le serum inutile. Il a démandé d'enlever les crochets de la perfusion, avant de prescrire de nouveaux médicaments.
Et c'est vers 17h, alors même que les nouveaux médicaments attendaient allaient juste être administrés qu'il a rendu l'âme. C'était en présence de tous ses grand enfants
A.M.I : De son vivant, sur quoi insistait particulièrement le Cheikh en matière des rapports humains ?.
A.A : La paix ! toujours la paix et la crainte d'Allah. Il disait avec insistence : Ne rendez jamais aux izalistes ni gifle ni injures !!
Interview réalisée par : Barham
"Cheikh Chouaïb m'a adopté comme un fils"
Elhadj Gado Tinoma, talibé de Cheikh Chouaïb.
J'ai connu le Cheikh en 1979, après mes etudes au Nigeria. Et depuis lors, Cheikh Chouaïb m'a adopté comme un fils au point de m'associer à tout ce qui se faisait dans sa famille ou dans la Zawiya. Et même sur son lit de mort, il parait qu'il avait demandé d'après moi. Cheikh Chouaïb considérait tout le monde comme faisant partie de sa famille. Il nous a appris à cultiver quatre choses au moins : la foi, l'amour du travail, l'amour tout court et la paix. Avec le Cheikh de Kiota, ils étaient vraiment des hommes de Dieu. Je ne les ai jamais entendu s'en prendre à quelqu'un pour sa réligion ou critiquer les dirigeants politique pour tel ou tel acte. Et même lorsqu'ils étaient objets de haine, ils pardonnaient et, mieux, ils priaient pour ceux là-même qui s'en prenaient gratuitement à eux. Ils n'aimaient pas la violence, c'étaient des hommes véritablement de paix et d'amour.
Déménagement :
MAROUBERI SORT DU GHETTO!
La Mosquée en chantier
Marouberi est un petit village situé sur la RN1 à hauteur du village de Kofo dans le departement de Boboye. Situé au fond d'une vallée à quelques encablure de la route goudronnée, Marouberi se sentait littéralement asphyxié sur son site, surtout que son leader Cheikh Mikael, est un homme très dynamique qui aspire à inscrire son village dans le sillage de Kiota, de kaolack etc. Doté déjà d'un célèbre maoulid, Marouberi va démanager sous peu sur son nouveau site juste en face de la voie bitumée, entre Dar salam et Madina.
H O M M A G E
CHEIKH NOUHOU HAMDALLAYE
DOUZE ANS DÉJÀ!
Amadou Nouhou
Hassane Nouhou
Si Hamdallaye est connue comme l'une des cités spirituelles les plus en vues au Niger, c'est bien grâce à Cheikh Nouhou, un grand homme de Dieu, qui y avait consolidé la spiritualité tidjane et la pratique d'un islam sunnite modéré pour le bonheur de milliers de fidèles musulmans.
Douze ans après sa mort, Hamdallaye continue de vivre toujours sous les enseignements éclairés de ce Cheikh charismatique qui était né en 1918 et mort en 1995.
Aujourd'hui, en hommage à sa mémoire, chaque année, depuis bientôt cinq ans, la communauté musulmane se retrouve à Hamdallaye, sous la direction des grands enfants du défunt Cheikh dont le ministre Elh Amadou Nouhou, pour lire le saint Coran afin que l'âme de cet illustre combattant de l'islam continue de reposer en paix.
Say :
EN VOIE DE RENAISSANCE
Pour avoir été le berceau du saint homme, Cheikh Mamane Djobbo, la ville de Say est considérée comme l'une des plus anciennes cités spirituelles du Niger. Cette cité islamique qui a long temps rayonné comme un grand centre des sciences et de la spiritualité islamiques au Niger et même dans la sous région, semble, depuis quelques années, tourner un peu le dos à ce passé glorieux.
Mais aujourd'hui, Dieu merci, les choses sont en train de changer à une vitesse grand v, à cause de la volonté clairvoyante des habitans de cette cité et de son Chef de Canton Amadou Alfayzé Cissé, de redonner à Say son lustre d'antan. Ainsi, cette année, plus d'une fois, Say a été l'objet de plusieurs grands événements islamiques comme la cérémonie de lecture du Coran qui a connu un franc succès, ou de la Moussabaka (concours coranique) organisé durand le ramadan...
N'est-ce pas déjà un bon signe ?
Al maoulid compte faire Incha Allah un numéro spécial sur cette cité au rayonnement légendaire.
NAISSANCE D'UNE GRANDE ZAWIYA À KOARA KANO
La grande Mosquée-zawiya construite par Elhadj Ali dansabro à Koara Kano est un chef d'oeuvre aussi bien dans le domaine architecturale que celui du mécénat. Inauguré en grande pompe par la communauté musulmane, à leur tête, le réprsentant du Khalife général des tidjanes niassen du Sénégal, Cheikh Ahmed Tidjani Ibrahima Niass, ce fut un grand moment de retrouvailles entre croyants. En cette occasion, des grands discours fuent prononcés aussi bien par le Cheikh que par des délégués issues de toutes les contrées du monde musulmanes.
L'Oasis
Que savez-vous d'Allah?
D'après le Coran,
Allah est Un, Transcendant, Indescriptible, Indivisible, Incomparable, Le Créateur, l'Eternel, Le Sublime, Le Saint, Le Pur, Le Parfait, l'Absolu. Il n'a pas été engendré et Il n'a pas engendré. Nul ne Lui est égal. Il est Le premier et le Dernier, l'Apparent et le Caché, le Commencement et la Fin, Il connaît parfaitement toute chose ; Il est la "Cause sans cause de toutes les causes", Il subsiste par Lui-même, Il se suffit à Lui-même, Il ne mange pas, ne boit pas et ne dort pas. Il est Immatériel et Intemporel, Il n'a ni corps ni forme, Il est Impénétrable, Imperceptible, Infatigable et Immortel. Il dirige l'Univers et tout ce qu'il contient, Il maintient l'équilibre de l'Existence.
Allah Akbar!
Al maoulid info N°003 du 25 Août 2007
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**Religion**
**TRIBUNE D'UN ISLAM SCIENTIFIQUE ET MODERÉ**
se passe, car certains musulmans font tout de leur côté pour donner une mauvaise image de l'Islam. Leurs attitudes et leurs pensées donnent raison à l'Occident qui nous taxe de tous les maux. A présent, dans le monde islamique tout un chacun peut émettre des fatwas qui doivent en principe être l'apanage des oulémas. Sous prétexte qu'il n'y a pas de clergé en Islam, tout le monde s'arroge le droit de donner des fatwas qui, le plus souvent, desservent.
Heureusement que des initiatives comme les causeries religieuses de Ramadan s'évertuent de donner l'image réelle de l'Islam, une image aux antipods des clichés de toutes sortes qui lui sont collés..
C'est en cela que cette initiative clairvoyante du roi du Maroc est à saluer puisque, retransmis sur les médias, elle permettra au monde entier de découvrir les vrai visages de l'islam, en tant qu'une religion de tolérance, de dialogue, de discussion, de réflexion et de raison.
**Dr. Zakarya Rabani**
Les DROUSSOUL HASSANIYAS sont des conférances annuelles animées par d'éminents conférenciers et des oulémas venant du monde musulmans. Elles sont tenus seulement en ramadan sous l'egide du roi du Maroc Sa Majestée Amir el Mouminine. Accompagnée d'échange et de reflexions entre savants, elle permet aussi d'échanger les points de vue et les expériences notamment en matière de la Da'awa (prédication) à un niveau très élevé. Elles traitent et analysent des thématiques d'actualité sans complaisance et dans un esprit scientifique objectif et clair.
Bénéficiant des soins particuliers du roi, les séances sont transmises en directe par la télévision marocaine avant chaque rupture. Nulle part dans le monde musulman, on ne trouve un souverain qui s'asseoit en face d'un alem avec une telle humilité. De plus, ce qui est intéressant à relever c'est que, lors de la causerie, le alem est assis à un niveau supérieur par rapport au Roi, ce qui est très symbolique et traduit le respect que le souverain a pour les ouléma, la science et le savoir.
Les savants musulmans du monde apprécient hautement cette attention accordée à l'islam et à la science par le roi. N'est-ce pas suffisant déjà de voir un Roi assis en face d'un savant, écoutant son prêche?
A l'heure où les musulmans souffrent de beaucoup de problèmes notamment en occident, parce que mis sur le banc des accusés et acculés à une attitude défensive de façon à prouver toujours qu'ils ne sont pas des terroristes, qu'ils ne sont pas rétrogrades et qu'ils ne sont pas contre le progrès et la liberté, etc, alors seule des initiatives comme les Droussoul Hassaniya permettent de rétablir la vérité.
Il faut dire que l'Occident n'a pas tort complètement, même s'il doit assumer une part de responsabilité dans ce qui
**Ramadan, quel bilan?**
Troisième pilier de l'islam, le ramadan est assurément le mois où la ferveur religieuse atteint son point culminant chez les musulmans de toutes tendances. Pendant les trente jours bénis, marabouts, croyants et mécènes en tous genrs rivalisent d'ardeur, de créativité et de don de soi pour maximiser leur chance d'aller au paradis. Normal, car le ramadan, c'est le mois de grâce divine, de pardon entre les hommes, de pureté du corps et du coeur, mais aussi de solidanté et de foi.
Chaque année, la plupart des Mosquées, se préparaient à l'avance pour le ramadfan en faisant un grand toilettage: A l'occasion, les peintures murales sont reprises, les nattes ainsi que la sonorisation sont renouvellées, et les sols des airs de prières raffraichis avec des couches de sable clair et neuf etc.
Ainsi, à chaque coucher du soleil, les Mosquées sont litéralement prises d'assaut par les fidèles, des vrais comme des faux, où, au premier coup d'appel du muezin, le jeûne est rompu à grands coups de raffraichissants. Ainsi, Koko, limonades-maison et autres Hari yeno se passent allègrement de main en main dans un élan de solidarité sans reproche.
Si les journées ramadanlennes sont réputées ternes et mornes, faim et soif obligent, les nuits, elles, sont ainsi des véritables foires d'empiffrement et de prières marthon! En effet, outre les quantités invraissemblables d'aliments ingurgitées démésurement tous les soirs, dans le but évident de compenser les pertes de la journée, l'on accordait rarement attention aux sucres, huiles etc qui ne sont pas forcement bon pour la santé. N'est-ce pas paradoxal quand on sait que la modération voir reste le but recherché durant ce mois béni?. L'objectif étant tout simplement de purifier le corps et l'esprit de toute passion et désirs. C'est pour cette raison que dans les milieux soufis, on dit que l'estomac doit, en temps normal déjà, être compartimenté en trois zones: Une pour recevoir de la nouriture, une autre pour l'eau et une troisième pour l'air. Ceci pour se conformer à l'esprit du Coran qui dit: "Vous etes une communauté du juste milieu".
Heureusement que les nuits ramadaniennes sont faites aussi de longues prières! Ainsi, aux traditionnels Tarawihs succèdent les surérogatoires et autres Tahadjoudates, prières qui tiennent souvent toute une nuit pendant les dix derniers jours surtout et dont les mérites sont incommensurables. Dans certains foyers spécialisés comme Kiota, Zawlya Cheikh Chouaibou, Kotchlri, Kida, Tondigamey etc, certains croyants plus agueris, se sont adonné même à l'Itikaaf, une retraite de dix jours très recommandé et qui constitui le sommet de la dévotion disait le Khalife Cheikh Moussa.
Sur l'ensemble du pays, l'engouement populaire pour les dévotions nocturnes a été remarquable. Le ramadan, assurément, est le mois de la modération et de la discipline. Cette année, cela s'est surtout fait remarquer dans les médias audiovisuels. En effet, presque toutes les télés ont banni les images dérangeantes pour se livrer à une sorte de concurrence sur la réligion au grand bonheur des croyants. L'horizon de la créativité s'était du coup élargi l'islam où prêches, documentaires islamiques (piqués chez des chaînes satélitaires arabes), chants religieux etc., tout y était passé, même les Tarawih Mecquois ou Medinois ont été transmis en direct!
Des appels téléphoniques reccords ont même été enregistré chez bon nombre de stations fm à la faveur des émissions islamiques du ramadan!. Une autre innovation relevée au niveau des télés, est ce sponsoring tous azimut des concours de récitation coraniques (appelés Moussabakates) qui ont connu, cette année, un succès tout particulier à cause du nombre croissant d'ecoles coraniques, de mederssas et surtout de mécènes. Même les gouverneurs des régions, dans nombre des cas, n'y avaient pas échapé!
Seulement voilà, si le Ramadan semble avoir été rélativement bien vécu de ce coté, il n'en demeure pas moins que son poids economique s'était avéré plutôt écrasante pour la majorité des nigériens qui ont dû tirer, pendant ces trente jours, le diable par la queu pour cause de difficultés economiques inextricables. Le paradoxe est que ce mois a été le moment choisi par certains commerçants vereux, qui se font passer pourtant pour les nombrils de l'islam pur, pour s'enrichir sur le dos des pauvres gens. Ainsi, pendant ce ramadan, il n'y a presque pas eu une denrée alimentaire de base (lait, sucre, pain, oranges, banane, viande, poisson etc.) qui n'ait connu une hausse vertigineuse sur nos marchés! Où était donc l'esprit du ramadan? Où était la crainte de Dieu?
Comme pour assombrire davantage ce tableau, le Ramadan a été l'occasion pour les marabouts d'afficher, au grand jour, leur interminable division: dans ce pays, c'est connu, tout est pretexte à la division chez les croyants!; Si ce n'est les dates de début ou de clôture de ramadan qui défraient la chronique, c'est l'heure des appels aux prières qui posait problème. Une situation qui a fini par dérouter, et par lasser plus d'un croyant... Au nom de quelle morale peut-on se permettre de montrer la bonne voie à d'autres sans vouloir la suivre soi-même?
C'est ainsi que même les Moussabakates, ces compétitions coraniques sensées recompenser les eléves méritants en lecture et mémorisation du saint Coran, ont été ternis par ces divisions-là. En effet, chaque corporation ou groupuscule en a organisé une differente de l'autre.
Cependant, il faut saluer l'altruisme remarquable dont avaient fait montre la télé sahel, la ténéré tv et la Dounia tv. Ces médias ont tout simplement fait preuve d'impartitalité en vers les prêcheurs de tous bords religieux...N'est-ce pas une leçon magistrale à l'endroit de cette télé islamique locale qui n'a jamais su mettre les myusulmans sur les mêmes pieds d'agalité?..
Hors des écrans, beaucoup d'associations islamiques avaient aussi organisé, dans leur coin, leur Moussabakates comme l'union des femmes musulmans du Niger, la ville de Saye etc.
Encore une fois, les croyants ont brillé par leur incapacité à parler d'une seule voix. Si le ramadan, le mois de la miséricorde et du pardon, ne peut servir d'extincteur aux flammes de la haine religieuse, en quelle autres circonstences faudrait-il alors l'espérer?
Sous d'autres cieux, en tout cas, il n'y a rien comme le ramadan pour créer l'unité et la symbiose entre croyants autours du livre saint, quand, chez nous, hélas, ce mois béni demeure un sinonyme de vives tensions, de rivalités sournoises et de divisions!.
Et pour ne rien arranger, l'incertitude qui a toujours plané sur l'apparition du croissant lunaire, n'a jamais été aussi flagrante. Pour la première fois, notre pays si prompt à occuper la dernière place en toute chose a été l'un des premier à rompre le jeûne avec trois voir quatre jours d'avance! Cette situation est suffisamment révélatrice d'une défaillance structurelle pour interpeller le ministère public en charge des affaires sociales et religieuses...
Bonne et heureuse année!
**Barham Cheikh**
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COMMUNIQUE DE PRESSE
ADJUDICATION DE BONS DU TRESOR DU NIGER
La Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) informe le public qu'elle a procédé, le lundi 15 octobre 2007, à la demande de l'Etat du Niger, à la deuxième adjudication de bons du Trésor en compte courant au titre de l'année 2007, émis par le Trésor du Niger, sur le marché des titres publics de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), pour un montant de 15 milliards de FCFA.
Cette adjudication s'inscrit dans le cadre de l'animation du marché régional des titres publics qui offre aux Etats membres de l'UEMOA, une source alternative pour la couverture de leurs besoins de trésorerie.
Lancé le 1er octobre 2007 selon le système d'enchères à taux multiples, l'appel d'offres a enregistré la participation de onze (11) investisseurs qui ont soumissionné pour un montant global de 17,525 milliards de FCFA, soit un taux de souscription de 116,8%.
Les soumissions retenues ont porté sur une valeur nominale de 15,085 milliards de FCFA, soit un taux d'absorption du montant mis en adjudication de 100,6%.
Le taux d'intérêt marginal est ressorti à 5,9500% et le taux moyen pondéré à 5,5584%.
Ces résultats, qui consacrent la réussite totale de l'opération, reflètent la confiance en la qualité de la signature de l'émetteur qu'est le Trésor du Niger et le dynamisme des intervenants du marché.
Fait à Niamey, le 15/10/07
PROCES-VERBAL D'ADJUDICATION DE BONS DE TRESOR
Nature des Titres : Bons du Trésor
Adjudication n° : 02/2007
Du : 15 octobre 2007
Date de valeur : 16 octobre 2007
Durée : 182 jours
Echéance : 14 avril 2008
Taux marginal : 5,9500%
Taux minimum proposé : 4,0000%
Taux moyen pondéré : 5,5584%
Taux maximum proposé : 6,5000%
Nombre de participants : 11
Nombre de soumissions : 22
Valeur nominale unitaire : 1 million de FCFA
Montant mis en adjudication : 15 000 millions de FCFA
RESULTAT GLOBAL en millions de CFA
PAYS Montants proposés Montants retenus
BENIN 5 000,0 4 485,0
BURKINA 0,0 0,0
COTE D'IVOIRE 0,0 0,0
GUINEE BISSAU 0,0 0,0
MALI 4 000,0 3 400,0
NIGER 8 000,0 7 200,0
SENEGAL 525,0 0,0
TOGO 0,0 0,0
AUTRES 0,0 0,0
TOTAL 17 525 15 085
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Agence Al hilal
Pour le Hadj et la Oumra
BP : 12065 Niamey Niger
Tel : 20 73 32 17 / 96 97 95 81
96 59 00 62 / 20 32 00 60
RC : No 2638
NIF No 1747
Arrêté No 434/MI/D/DGAPJ/DAC-R
LES INSCRIPTIONS POUR LE HADJ 2007-08 SONT ENCOURS CHEZ NOS CORRESPONDANTS OU AU SIÈGE
SIS A BANIFANDOU AU BOUT DU GOUDRON DE DAN GAO EN ALLANT VERS LE GRILLAGE ALI SAIBOU .
A Niamey :
-Elh Issaka Adamou dit Sakou Boula : [...] 96 96 28 28
-Siragui Cheikh Aboubacar : [...] 93 93 23 93
-Barham Cheikh Aboubacar : [...] 96 59 00 62
-Elh Harouna Garba Goubézeno : [...] 96 96 62 45
-Tayab Aboubacar Fandou Bali Bali : [...] 96 93 70 15
-Alpha Idrissa Alphagoudou : [...] 96 98 84 17
-Elh Gao au grand marché : [...] 20 73 68 72
-Elh Amadou Djibo dit Dandakoye : [...] 93 81 07 00
-Elh Abdourrahamane dit Manou : [...] 96 93 02 35
-Mme Garba Dosso née Hannatou : [...] 96 49 14 95
Elh Adamou Ouddé dit Idi Amin : [...] 96 97 30 68
Dosso : Alfa Ibrahima Marafa : [...] 20 65 02 72
Tahoua : Imam Issa Souleymane dit Iddo : [...] 20 61 02 26
Agadez : Mohamed Ilias Al mahadi : [...] 96 97 57 26
Agadez : Moussana : [...] 96 99 45 79
Arlit : Elh Hamidou Moussa dit Elh Midou : [...] 96 45 23 82
Arlit : Elh Amadou Garbeizé dit Akaman : [...] 96 96 70 39
Akokan : Yacouba hassane gérant boulangerie : [...] 20 45 22 57
Akokan : Hadjia Halda Tailassane dite kawayssa : [...] 96 96 63 06
Tillabery : Elh Seydou Djibo : [...] 20 71 10 24
AMANA STORE
Importe et export / Commerce général
Spécialiste de pièces détachées d'origines (pour automobiles) toutes marques avec possibilité de livraison à domicile
BP : 2829 Niamey-Niger
R.C : 3123/80
Nif : 2154
Tel : Bur (227) 20 73 49 44 / 21 79 49 44
Dom : (227) 20 74 03 93 Fax : 20 73 48 35
Portables : 93 92 74 88 / 96 96 93 20
AGENCE DAR AL-KHEIR
Pour le Hadj et la Oumra
Dar Al-Kheir pour la Hadj et la Oumra, sis au quartier Kalley-est, à côté de la pharmacie Kalley-Est, informe ses futures pelerins que les inscriptions pour le Hadj continuent.
Pour plus d'information voir :
Au siège de kalley-Est :
- Elh. Boureima Abdou [...] Tel : 93 93 37 85 / 21 79 77 85 / 20 74 38 41
Au grand marché Ny :
- Elh. Moctar Oumarou Tapha [...] Tel : 93 93 42 11 / 20 73 56 08
- Elh. Adamou Mohamed [...] Tel : 93 92 60 40 / 96 56 27 42
YANTALA :
- Elh Youssouf Beidou [...] Tel : 21 79 48 73 / 96 96 48 73 / 93 22 00 66
ZINDER :
- Abdourrazak Chaïbou [...] Tel : 96 53 46 96
TAHOUA :
- Elh. Ismael idi [...] Tel : 93 83 42 90
MARADI :
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Al Maoulid Société 8
La mort, surtout quand on est jeune, nous vient rarement à l'esprit. Considérant la mort comme la fin, l'être humain évite d'y penser. Mais, tout comme la fuite physique devant la mort ne permet de lui échapper, il en est de même de la fuite par la pensée. En outre, il est impossible d'ignorer la mort. Chaque jour, les journaux font état de plusieurs décès, on croise fréquemment sur son chemin des cortèges funèbres, on passe devant des cimetières, on perd des amis et des membres de la famille. Les funérailles de nos proches ou les condoléances qu'on présente à ceux qui ont perdu des proches nous rappellent la mort. En étant témoin de la mort d'un être cher ou simplement d'une autre personne, on ne peut s'empêcher de penser à sa propre mort. Une telle pensée peut perturber profondément la personne concernée et la rendre agitée. Qu'importe la force de caractère de la personne, qu'importe le lieu où elle se réfugie ou le moyen par lequel elle se protège, elle peut rencontrer sa mort à n'importe quel moment. Elle n'a pas le choix. Devant elle, il n'y a pas d'échappatoire. Le compte à rebours ne s'arrête jamais, même pour un petit instant. Quelle que soit la direction vers laquelle l'homme se tourne, la mort l'attend. Le cercle l'entoure de façon constante et finit toujours par se rassurer.
Dis : "La mort que vous fuyez va certes vous rencontrer. Ensuite vous serez ramenés à Celui qui connaît parfaitement le monde invisible et le monde visible et qui vous informera alors de ce que vous faisiez." (al-Jumua : 8)
"Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours imprenables..." (an-Nisa : 78)
Pour ces raisons-là, nous devons arrêter de tricher avec nous-mêmes ou de jouer les indifférents, et nous efforcer de gagner la satisfaction de Dieu durant cette durée de vie qu'Il nous accorde. Dont Lui Seul connaît le terme.
Notre prophète Mohammed (pbsl) nous a dit que l'un des moyens de se prémunir contre le durcissement du cœur et d'atteindre la piété est de se rappeler souvent de la mort.
Abdallah Ibn Umar rapporte que le Messager de Dieu (pbsl) a dit : "Vos cœurs deviennent rouillés comme le fer touché par l'eau." On lui demanda comment les nettoyer. Il répondit : "En se rappelant souvent de la mort et en récitant souvent le Coran." (at-Tirmidhi, 673)
La mort du croyant
Étant conscient du caractère inévitable de la mort, le croyant se prépare à sa rencontre avec Dieu tout au long de sa vie et jusqu'au moment de son heure.
Les anges de la mort le saluent et lui annoncent la bonne nouvelle de son entrée au paradis. Les anges recueillent son âme avec douceur. Le croyant ressent le besoin de communiquer la bonne nouvelle à d'autres croyants encore vivants et de leur dire que la promesse de Dieu est vraie et qu'ils n'ont rien à craindre. Mais, il lui est interdit de faire cela.
En quoi consiste la mort ?
La mort du mécréant
Il fait face à la mort qu'il a fuie tout au long de sa vie. Il souffre des affres de la mort durant son agonie. Les anges arrachent son âme en lui annonçant la triste nouvelle du châtiment dégradant qu'il va subir dans l'enfer éternel. Les anges de la mort lui fouettent le visage et le dos. Son âme est arrachée dans la douleur. Son âme est arrachée quand elle arrive à la gorge, et personne ne peut rien pour le mort. L'âme est arrachée dans la souffrance alors que la personne continue à nier la vérité. Au moment de la mort, aucune confession de foi ni manifestation de repentir n'est acceptée. Il y a aussi des leçons à tirer de la mort du corps que tout le monde peut constater. La façon dont la mort clinique réduit l'être humain à l'état de cadavre inerte et insignifiant, permet aux vivants de découvrir plusieurs vérités importantes, d'où la nécessité de parler de la "mort clinique" et de la tombe.
La mort de l'âme
Dieu, Celui qui offre la vie à l'homme puis la reprend à l'échéance fixée, nous informe dans le Coran de la façon dont la mort frappe les hommes. Ainsi, nous pouvons apprendre du Coran comment la mort survient et ce que vit une personne agonisante. Lorsque le souffle de la vie remonte à la gorge (d'un moribond), et qu'à ce moment-là vous regardez, et que Nous sommes plus proche de lui que vous [qui l'entourez] mais vous ne [le] voyez point. (al-Waqi'a : 83-85)
Contrairement à la mort de mécréants, la mort des croyants est bienheureuse. Les anges viennent réclamer l'âme du juste, en disant : "... Paix sur vous ! Entrez au paradis, pour ce que vous faisiez." (an-Nahl : 32)
Le Coran nous donne une description détaillée des souffrances des mécréants quand leurs âmes sont recueillies par les anges de la mort, car ces derniers les traitent avec dureté. Qu'adviendra-t-il d'eux quand les anges les achèveront, frappant leurs faces et leurs dos ? Cela parce qu'ils ont suivi ce qui courrouce Allah, et qu'ils ont de la répulsion pour [ce qui attire] Son agrément. Il a donc rendu vaines leurs œuvres. (Muhammad : 27-28)
Dans le Coran, Dieu parle aussi "des affres de la mort" qui sont en fait le résultat de l'annonce faite au mort par les anges des tourments qui lui sont réservés : Si tu voyais les injustes lorsqu'ils seront dans les affres de la mort, et que les anges leur tendront les mains (disant) : "Laissez sortir vos âmes. Aujourd'hui vous allez être récompensés par le châtiment de l'humiliation pour ce que vous disiez sur Allah d'autre que la vérité et parce que vous vous détourniez orgueilleusement de Ses enseignements." (al-Anam : 93)
Si tu voyais, lorsque les anges arrachaient les âmes aux mécréants ! Ils les frappaient sur leurs visages et leurs derrières, (en disant) : "Goûtez au châtiment du feu. Cela (le châtiment), pour ce que vos mains ont accompli." Et Allah n'est point injuste envers les esclaves. (al-Anfal : 50-51)
Ces versets sont clairs, l'agonie du mécréant est un moment de tourment. Alors que les gens autour de lui pensent assister à une mort paisible, l'agonisant vit un tourment spirituel et physique très douloureux. Les anges de la mort viennent prendre son âme en lui infligeant souffrance et humiliation. Dans le Coran, le détachement de l'âme du mécréant est décrit comme un arrachement brutal : Par ceux qui arrachent violemment ! (Sourate an-Naziate : 1)
La phase finale du recueillement de l'âme est décrite ainsi : Mais non ! Quand (l'âme) en arrive aux clavicules et qu'on dit : "Qui est exorciseur ?" et qu'il [l'agonisant] est convaincu que c'est la séparation (la mort)... (al-Qiyamah : 26-28)
LE FILM DE LA CÉRÉMONIE FUNÉRAIRE
Image à archiver Al Maoulid
Al maoulid info N°003 du 25 Août 2007Annotations de valeur
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Comment citer ce document
“Al Maoulid Info #004.” Al Maoulid Info, 26 octobre 2007. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/11415.
Al Maoulid Info #004. (2007, octobre 26). Al Maoulid Info. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/11415.
“Al Maoulid Info #004.” Al Maoulid Info, 26 octobre 2007. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/11415.