Article · Le Pays · 31 mai 2020 Citer
Attaques terroristes au Burkina : à quand la fin de la comptabilité macabre ?
- Type
- Article de presse
- Editeur
-
Le Pays
- Date
- 31 mai 2020
- Description
-
Cet éditorial décrit l’escalade des attaques terroristes au Burkina Faso et la peur qu’elles entretiennent : 25 personnes ont été tuées au marché à bétail de Kompienbiga, puis 15 commerçants en route de Titao à Sollé. Il reproche au président Roch Marc Christian Kaboré de limiter sa réponse à une stratégie militaire insuffisante, l’exhorte à agir comme Idriss Deby Itno et à envisager le dialogue, en citant la Mauritanie comme exemple. L’auteur appelle enfin l’opposition à cesser son exploitation politique de la crise et à promouvoir l’union nationale.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Sujet
- Idriss Déby (1952- )
- Kompienbiga
- Roch Marc Christian Kaboré
- Terrorisme
- Radicalisation
- Djihadisme
- Mahamat Idriss Déby Itno
- Violence
- Sécurité
- Armée
- Politique
- Couverture spatiale
- Mauritanie
- Union des républiques socialistes soviétiques
-
Burkina Faso
- Titao
-
Tchad
- Langue
- Français
- Source
-
Wayback Machine
- Contributeur
-
Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0004888
- has URL
- https://web.archive.org/web/20240307194546/https://lepays.bf/attaques-terroristes-au-burkina-5/
- contenu
-
Sous l’ex-Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS), les ingénieurs de la torture avaient inventé ce supplice qui consistait à placer des prisonniers, opposants au régime communiste, sous un robinet et à leur faire tomber sur la tête, à intervalles réguliers, une goutte d’eau. Au début, pour la victime, ce « goutte-à-goutte » peut paraître amusant mais au fil du temps, chaque bulle d’eau finit par devenir un coup de marteau attendu avec beaucoup d’angoisses. Et très souvent, le malheureux supplicié finit par piquer la démence. C’est apparemment cette stratégie qui a été choisie par les forces du mal qui ont installé le Burkina Faso dans leur collimateur. En effet, ils sont nombreux aujourd’hui les Burkinabè qui vivent la peur au ventre, complètement désemparés qu’ils sont. Suivant une cadence et un minutage qu’ils ont choisis, les terroristes assènent des coups mortels, augmentant au-delà de la mort qu’ils sèment, la peur des lendemains. Des militaires tués par-ci, des forestiers « braconnés » par-là, des paysans trucidés au champ, des fidèles froidement abattus à l’église ou à la mosquée, des enseignants exécutés devant leurs élèves, des conseillers municipaux et chefs de villages envoyés ad patres, des cars de transport en commun pulvérisés par des engins explosifs, etc. Le dernier cas en date est l’assassinat de 25 personnes au marché à bétail de Kompienbiga dans la région de l’Est. Et ce n’est pas tout. Quinze commerçants ont été également envoyés ad patres alors qu’ils quittaient Titao pour Sollé dans la région du Nord. On peut multiplier les exemples. Si ce n’est encore l’apocalypse, le Burkina ne semble pas, en tout cas, loin des portes de l’enfer. Mais ce qui met le plus les Burkinabè dans l’émotion collective, c’est beaucoup moins les champs de ruines que l’impression d’être abandonnés à eux-mêmes par des autorités qui, à chaque ruade mortelle de la bête terroriste, serinent la même rengaine : le Burkina Faso ne courbera pas l’échine. Pour ramener la paix au Burkina Faso qui n’en peut plus de pleurer ses morts, aucun sacrifice n’est de trop Et pendant ce temps, elles n’opposent aucune résistance à la hauteur de l’affront, à ceux qui s’acharnent sur les pauvres populations. Trop, c’est trop et il est temps que le président Roch Marc Christian Kaboré qui a juré de défendre, par tous les moyens, l’intégrité territoriale et la sécurité de ses concitoyens, sorte de sa léthargie et qu’il enfile sa tenue de guerre comme l’a fait très récemment son homologue tchadien, Idriss Deby Itno. Et pour ramener la paix au Burkina Faso qui n’en peut plus de pleurer ses morts, aucun sacrifice n’est de trop. Pour l’instant, le président du Faso n’a privilégié que la réponse militaire alors que, visiblement, son armée n’est pas en ordre de bataille et montre des limites. Peut-être est-il enfin temps d’ajouter le dialogue à cette stratégie. Car, un pays que tout exposait à la furie meurtrière des terroristes comme la Mauritanie, est parvenu, en maniant la carotte et le bâton, à se soustraire de l’emprise djihadiste. Cet exemple devrait donner à réfléchir.
En tout cas, en attendant que « Roch la solution » trouve la solution au problème de sécurité que connaît notre pays, des partis politiques de l’opposition qui font une exploitation éhontée de la situation du pays, devraient arrêter d’en rajouter aux meurtrissures des Burkinabè en jouant les pêcheurs en eaux troubles. En tout cas, que l’on se le dise clairement. Ce dont le Burkina a besoin, c’est l’union sacrée de ses fils et filles. C’est la seule condition pour que le pays ne courbe pas l’échine.
Comment citer ce document
“Attaques terroristes au Burkina : à quand la fin de la comptabilité macabre ?.” Le Pays, 31 mai 2020. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/10159.
Attaques terroristes au Burkina : à quand la fin de la comptabilité macabre ? (2020, mai 31). Le Pays. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/10159.
“Attaques terroristes au Burkina : à quand la fin de la comptabilité macabre ?.” Le Pays, 31 mai 2020. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/10159.
Visualisations
Sentiment IA
Polarité, centralité à l’islam et aux communautés musulmanes, et subjectivité de cet article, évaluées indépendamment par GPT-5.6 Luna, Mistral Small 4, DeepSeek V4 Flash, Gemma 4 31B, Qwen3.8 27B. Lues directement dans la notice de ce document.
Polarité
Les modèles s’accordent presque
-
GPT-5.6 Luna Neutre
-
Mistral Small 4 Positif
-
DeepSeek V4 Flash Neutre
-
Gemma 4 31B
Neutre
-
Qwen3.8 27B
Neutre
Voir les justifications
L’article condamne violemment les terroristes et les djihadistes, mais n’étend pas cette critique à l’islam ou aux musulmans en général ; les fidèles musulmans apparaissent surtout comme des victimes parmi d’autres.
Les musulmans sont présentés comme des victimes innocentes d'attaques terroristes perpétrées dans des mosquées, ce qui leur confère une image favorable dans le récit.
Aucun sentiment favorable ou défavorable n'est exprimé envers l'islam ou les musulmans dans l'article. Les musulmans n'apparaissent que comme victimes dans une liste, sans commentaire particulier, et les terroristes ne sont pas explicitement associés à l'islam dans cet extrait.
L'article distingue clairement les « djihadistes » responsables des massacres des « fidèles » de la mosquée, présentés comme des victimes.
La violence du texte se dirige contre la situation sécuritaire, le président Kaboré et l'opposition politique ; l'islam n'est visé que par la désignation factuelle de « l'emprise djihadiste » et la mosquée est listée au même titre que l'église parmi les lieux de victimes, sans généralisation hostile aux musulmans.
Centralité
Les modèles s’accordent presque
-
GPT-5.6 Luna Secondaire
-
Mistral Small 4 Secondaire
-
DeepSeek V4 Flash Marginal
-
Gemma 4 31B
Secondaire
-
Qwen3.8 27B
Secondaire
Voir les justifications
L’article traite principalement de l’insécurité au Burkina Faso, mais mentionne des fidèles tués « à l’église ou à la mosquée » et l’« emprise djihadiste » de la Mauritanie.
L'islam est mentionné via les attaques contre des fidèles dans des mosquées, mais le sujet principal de l'article reste la crise sécuritaire et la réponse des autorités au Burkina Faso.
L'islam n'est pas le sujet de l'article, qui porte sur la crise sécuritaire et l'action du gouvernement burkinabè. La seule mention est la liste des victimes incluant « des fidèles froidement abattus à l'église ou à la mosquée », ce qui reste une évocation incidente dans une énumération.
L'islam est évoqué à travers la mention des « fidèles » abattus à la « mosquée » et l'allusion à l'« emprise djihadiste » pour caractériser la menace.
L'article porte sur la crise sécuritaire et la réponse politique au Burkina Faso ; l'islam n'y apparaît que dans la mention de « l'emprise djihadiste » concernant la Mauritanie et le passage « des fidèles froidement abattus à l'église ou à la mosquée », subordonnés au récit terroriste et au réquisitoire contre les autorités.
Subjectivité
Les modèles divergent
-
GPT-5.6 Luna Plutôt subjectif
-
Mistral Small 4 Très subjectif
-
DeepSeek V4 Flash Plutôt objectif
-
Gemma 4 31B
Plutôt subjectif
-
Qwen3.8 27B
Très subjectif
Voir les justifications
Le texte mêle des faits sur les attaques à un lexique fortement émotionnel et évaluatif, comme « forces du mal », « bête terroriste » et « sorte de sa léthargie », ainsi qu’à des appels directs contre le président.
Le texte utilise un lexique émotionnel et militant ('forces du mal', 'apocalypse'), exprime des jugements forts sur l'incapacité des autorités, et appelle à une action immédiate, ce qui montre un engagement énonciatif marqué.
Sur la mention de l'islam et des musulmans, l'article se contente de rapporter un fait (« des fidèles froidement abattus à l'église ou à la mosquée ») sans exprimer de jugement propre concernant l'islam. Le style argumentatif et indigné de l'article porte sur la politique sécuritaire, non sur le thème religieux.
L'auteur utilise un lexique chargé d'émotion pour qualifier les acteurs liés à l'islamisme radical, les nommant les « forces du mal » ou évoquant leur « furie meurtrière ».
L'article est une tribune éditoriale au ton incandescent : « forces du mal », « loin des portes de l'enfer », « Roch la solution » (ironie), « exploitation éhontée », « pêcheurs en eaux troubles », avec un appel explicite au président de « sortir de sa léthargie » et « enfile[r] sa tenue de guerre », qui traduit un parti pris politique et émotionnel très marqué.