Article · Sidwaya · 18 mai 2020 Citer
Attention ! Nous sommes à une année électorale
- Type
- Article de presse
- Créateur
- Inoussa Compaoré
- Editeur
-
Sidwaya
- Date
- 18 mai 2020
- Description
-
Cet article appelle les musulmans à participer activement au processus électoral burkinabè, comme électeurs ou candidats, afin d’influencer le destin du pays pour les cinq années à venir. Il recommande de s’inscrire à l’enrôlement biométrique et d’obtenir une carte d’électeur, puis de choisir sans se laisser acheter par 2000 F, du thé, un sac de riz ou un T-shirt, ni guider par l’ethnie, le régionalisme ou la religion. Les critères prioritaires doivent être la compétence, évaluée à partir des programmes, et la loyauté, vérifiée dans le passé des candidats.
Annotations de valeur
- AI Model - Summary
- GPT-5.6 Luna
- Sujet
-
Association des Élèves et Étudiants Musulmans au Burkina
-
Cercle d'Études, de Recherches et de Formation Islamiques
- Citoyenneté musulmane
- Commission Électorale Nationale Indépendante
- Inoussa Compaoré
- Laïcité
- Présidentielle (2020)
- Mahomet
- Élections
- Démocratie
- Corruption
- Couverture spatiale
-
Burkina Faso
- Langue
- Français
- Source
-
Wayback Machine
- Contributeur
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Frédérick Madore
- Identifiant
- iwac-article-0004881
- contenu
-
Louanges à Allah comme il sied à la majesté de Sa face ainsi qu’à la grandeur de Son trône. Louanges infinies à Lui pour Ses innombrables bienfaits. Que Sa paix et Ses bénédictions se déversent abondamment sur Son noble Prophète Mouhammad ainsi que sur ceux qui le suivent.
Ce présent article attire l’attention de chaque musulman pris individuellement sur l’attitude à tenir par rapport à ce processus électoral dans lequel est lancé le pays des hommes intègres en attendant, in chaa Allah, un prochain qui évoquera celle de la Communauté en tant que entité.
« Celui qui ne s’intéresse pas à nos affaires n’est pas de nous », nous dit le Prophète. Chaque musulman doit se sentir concerné, soit en tant que électeur ou en tant que candidat potentiel, pour l’élection des Représentants de notre ‘‘Nation’’ parce qu’il appartiendra à ces derniers de décider de la destinée du pays pendant les cinq années à venir. S’en départir ne serait qu’une insouciance et une irresponsabilité inqualifiable. S’il est courant d’entendre, à tort ou à raison, qu’aucun candidat n’inspire confiance, c’est tout de même un devoir de participer au processus pour choisir le moindre mal afin que le pire ne décide de notre destinée commune.
Le premier élément indispensable dont doit détenir chacun est la carte d’électeur. Il est, alors, du devoir de chacun de sensibiliser sa famille, les fidèles de sa mosquée voire les populations dans les quartiers afin que tous participent à l’enrôlement biométrique de la Commission électorale nationale indépendante. Sans cette carte, le reste ne sera que discours vain.
Viendra un moment où il faudra choisir parmi plusieurs candidats. Humainement seul dans l’isoloir mais observé par Allah, le musulman doit savoir que son choix est sacré et il devra, pour cela, Lui rendre compte. C’est dans ce sens que nul ne pourrait se permettre d’échanger ce choix à lourde responsabilité par quelques miettes comme 2000f, du thé, un sac de riz, un T-shirt, … le choix du musulman n’a pas de prix matériel. Il a conscience que « si vous choisissez moins compétent, vous aurez trahi Dieu, Son prophète ainsi que la communauté toute entière » selon les propos du Prophète.
C’est également dans cette dynamique qu’aucun ne pourrait se permettre un choix basé sur des critères comme l’appartenance commune à un groupe ethnique. Doit, aussi, être banni le régionalisme qui entrave, depuis longtemps, la construction véritable d’une ‘‘Nation’’ burkinabè. La laïcité impose, en outre, que la religion ne soit pas un critère de désignation des Représentants.
Deux critères essentiels doivent guider le choix du musulman lors des élections à venir. Il s’agit de la compétence et de la loyauté. Nous n’arriverons pas au niveau que « les philosophes soient Rois ou que les Rois soient philosophes » mais un minimum de connaissances, d’études ou de diplômes doit être imposé pour les différents candidats. Comment voter un candidat sans avoir lu, analysé, apprécié le réalisme de ce qu’il propose comme voies et moyens pour nous conduire à une situation meilleure ? Il est indispensable, pour chaque musulman pour faire un choix conséquent, de scruter de façon minutieuse les programmes proposés et de les comparer et a besoin poser des questions aux candidats
La loyauté, quant à elle, doit s’apprécier par rapport aux valeurs de notre cher pays. Ce n’est pas pour rien qu’il est le pays des hommes intègres. On ne pourra se permettre d’avoir, à nos têtes, des corrompus, des voleurs, des sans valeurs, des hommes ou des femmes « de la politique du ventre », des hommes ou des femmes qui se servent au lieu de servir le peuple, … Pour cela, le musulman doit être très regardant. Au-delà du discours, le passé de chaque candidat doit être fouillé et jugé en fonction de nos valeurs communes afin de voir s’il est digne de nous représenter.
Puisse Allah nous inspirer de la meilleure manière.
NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.
Dr Inoussa COMPAORE
Imam à l’AEEMB et au CERFI
Tel : 70 95 91 28
Comment citer ce document
Compaoré, Inoussa. “Attention ! Nous sommes à une année électorale.” Sidwaya, 18 mai 2020. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/10152.
Compaoré, I. (2020, mai 18). Attention ! Nous sommes à une année électorale. Sidwaya. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/10152.
Compaoré, Inoussa. “Attention ! Nous sommes à une année électorale.” Sidwaya, 18 mai 2020. https://islam.zmo.de/s/afrique_ouest/item/10152.
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L’islam et les musulmans sont présentés favorablement comme porteurs d’une « foi active » et d’une responsabilité civique, même si le texte les exhorte fermement à éviter la corruption et les mauvais choix.
L'article présente les musulmans comme des acteurs responsables et moraux, avec des valeurs de compétence, loyauté et intégrité mises en avant comme idéales.
L'article valorise l'islam et encourage les musulmans à agir en citoyens responsables, dans une perspective religieuse positive.
L'islam est présenté comme un moteur d'intégrité et de responsabilité citoyenne, concluant que « la foi musulmane est une foi active ».
Le ton pastoralement encourageant (« Puise Allah nous inspirer de la meilleure manière », « La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence ») présente les musulmans comme acteurs dignes et responsables de la destinée nationale, avec une confiance bienveillante dans leur capacité à faire un choix éclairé.
Centralité
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Très central
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L’article s’adresse directement à chaque musulman et fonde la participation électorale sur les devoirs religieux, les enseignements du Prophète et la responsabilité devant Allah.
L'article est une tribune d'un imam s'adressant aux musulmans sur leur devoir électoral, avec des références religieuses constantes et un appel à l'action basé sur la foi.
L'article est entièrement consacré à l'attitude que doivent adopter les musulmans burkinabè lors des élections, avec des références religieuses constantes (Prophète, Allah, mosquée, communauté).
L'article s'adresse explicitement à « chaque musulman » et structure l'ensemble du devoir civique autour de la foi et des enseignements du Prophète.
L'article s'adresse explicitement à « chaque musulman pris individuellement » et fonde l'intégralité de son argumentation sur l'autorité prophétique (« Celui qui ne s'intéresse pas à nos affaires n'est pas de nous »), le jugement d'Allah et la notion de communauté (umma) ; sans ce cadre islamique, le texte n'existerait pas.
Subjectivité
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Très subjectif
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Le texte prend explicitement position et donne des consignes normatives, notamment en affirmant que la non-participation serait une « insouciance » et une « irresponsabilité inqualifiable ».
L'auteur, un imam, exprime des jugements moraux forts et des opinions personnelles sur la manière dont les musulmans doivent voter, avec un ton impératif et moralisateur.
Le texte est une tribune signée par un imam qui donne des instructions et exprime des jugements moraux ('insouciance et irresponsabilité inqualifiable', 'choix sacré', 'trahi Dieu').
Le texte est un guide moral et religieux utilisant un ton prescriptif et des jugements forts, qualifiant l'abstention d'« irresponsabilité inqualifiable ».
Il s'agit d'un prêche/pasteurale écrit à la première personne du pluriel par un imam, saturé de jugements normatifs (« S'en départir ne serait qu'une insouciance et une irresponsabilité inqualifiable », « le choix du musulman n'a pas de prix matériel ») et d'injonctions, sans aucune matière factuelle ni point de vue tiers rapporté.