Titre Date Résumé IA
29 janvier 2007
À Bouaké, l'Imam Aboubacar Fofana, Président du Conseil Supérieur des Imams, a rencontré Soro Guillaume et la communauté musulmane. Il a principalement appelé l'armée nationale à adopter une posture plus "républicaine" pour la gestion post-crise, insistant sur l'importance de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation. Il a également encouragé le dialogue et dénoncé les tracasseries policières subies par sa communauté.
19 août 2002
L'Imam Aboubacar Fofana, porte-parole du Cosim, exprime ses vives préoccupations concernant la situation socio-politique en Côte d'Ivoire, condamnant les assassinats politiques et la violence. Il détaille les doléances de la communauté musulmane auprès du chef de l'État, notamment sur les problèmes fonciers et l'organisation des pèlerinages. L'Imam insiste sur le respect de la laïcité de l'État, dénonçant la marginalisation historique des musulmans et la politisation du processus d'identification, tout en affirmant la neutralité politique du Cosim et son engagement pour la vérité et l'harmonie interreligieuse.
22 décembre 2008
Aboubakar Coulibaly, président de la LIPCI, a participé à la causerie annuelle du ramadan au Maroc, parrainée par le Roi Mohammed VI. Cette rencontre internationale d'érudits lui a permis de s'inspirer de l'expérience marocaine, notamment en matière d'organisation et de promotion du Coran. Il a surtout retenu l'importance de la propreté et de la discipline du peuple marocain, qu'il exhorte les fidèles musulmans de Côte d'Ivoire à adopter.
10 novembre 2008
Ce texte, présenté par l'Imam de la MACA, explique le Hadj, le cinquième pilier de l'Islam. Il met en lumière les défis liés à sa préparation (stress, tabous, pression sociale) et préconise une meilleure vulgarisation tout au long de l'année. Le parcours du pèlerin est détaillé, de l'arrivée à Médine (hébergement, prières, visites de sites sacrés) à La Mecque pour la Omra (circumambulations de la Kaaba, Safa et Marwa). Le Hadj proprement dit culmine avec le rassemblement à Arafat, suivi des étapes à Muzdalifah et Mina, incluant la lapidation symbolique, le sacrifice et le Tawaf final. Des conseils pratiques pour les pèlerins, notamment sur l'orientation et la gestion des foules, sont également abordés.
29 septembre 2004
L'Imam Chérif Ousmane Madani Haïdara, prêcheur ouest-africain influent, expose sa vision du VIH/Sida, qu'il considère comme une punition divine. Engagé dans la lutte contre la pandémie, il prône l'abstinence comme prévention principale, mais conseille également l'utilisation du préservatif pour protéger les personnes innocentes, une position qui le distingue de nombreux autres imams. Il insiste sur la compassion envers les malades et les accueille sans crainte. Connu comme "l'imam rebelle" pour ses prises de position progressistes, il dirige l'association internationale Ançar Dine.
21 mai 2005
L'Imam Cissé Djiguiba, président de la fondation "La grande espérance", s'engage depuis 1990 dans la lutte contre le VIH-SIDA, brisant le tabou religieux. Sa fondation vise à sensibiliser, éduquer, prendre en charge les personnes infectées et les orphelins. L'Imam affirme que le préservatif ne doit pas être condamné à 100%, notamment pour les couples sérodiscordants, tout en promouvant la fidélité et le "préservatif moral". Il souligne que les jeunes sont la tranche d'âge la plus touchée et que la maladie est un problème de développement, et sa fondation lutte également contre les mutilations génitales féminines.
8 août 2012
L'Imam Daouda Doumbia, du Conseil supérieur des Imams (Cosim) et de la mosquée de Yopougon camp militaire, offre des conseils pour les derniers jours du Ramadan. Il souligne l'importance de regretter la fin de ce mois béni, d'intensifier les prières (Tarawith, Taqout) et la lecture du Coran, particulièrement durant les dix dernières nuits. L'Imam et le Cosim encouragent le partage avec les nécessiteux, insistant sur le fait que la véritable richesse réside dans l'au-delà et la générosité envers autrui.
13 mars 1997
L'Imam Djiguiba Cissé affirme que l'islam interdit le mariage forcé, le considérant comme une pratique traditionnelle non islamique. Il condamne fermement le meurtre volontaire, quel que soit le motif, soulignant que la justice personnelle est proscrite et que des alternatives légales et religieuses existent. L'Imam appelle à une campagne d'éducation contre les mariages forcés et leurs conséquences, et précise que même si une personne comme Fanta Kéita commet un péché majeur en tuant, elle reste musulmane et doit être aidée pour sa réinsertion et son équilibre.
10 juin 2013
L'Imam Dosso Mamadou, secrétaire général du Conseil National Islamique, estime que la menace djihadiste en Côte d'Ivoire est probable, résultant d'une gestion partisane des affaires religieuses par les pouvoirs publics et de la confusion entre politique et religion. Il souligne que le radicalisme est alimenté par la marginalisation et des événements sociaux, non par une mauvaise interprétation des textes sacrés. Pour y faire face, il recommande de réaffirmer la laïcité de l'État, d'assurer l'impartialité envers les structures cultuelles, de lutter contre l'inculture et de promouvoir l'unité au sein de la communauté musulmane.
23 mars 2012
L'Imam Dosso Mamadou, vice-président du Conseil national islamique, reconnaît l'homosexualité comme une réalité en Côte d'Ivoire, l'attribuant à une crise de foi et un déclin moral. Il s'oppose à sa légalisation, préconisant de "prendre en charge" ces comportements déviants via des solutions sociales et religieuses, car l'Islam proscrit tout acte sexuel hors mariage. Il suggère de traiter l'homosexualité comme une "maladie" nécessitant des remèdes tels que la sensibilisation aux dangers et le mariage.
24 novembre 2002
Lors de la Nuit du Destin, la communauté musulmane de Côte d'Ivoire, menée par l'Imam El Hadj Idriss Koudouss (Président du CNI), a lancé un appel à la réconciliation et à la cohabitation pacifique. La cérémonie, tenue à la grande mosquée de la Riviera Golf à Abidjan, a souligné l'importance du pardon mutuel, de la fraternité et de la confiance pour sortir de la crise. La communauté a prié pour la paix en Côte d'Ivoire, salué l'engagement des forces armées et exhorté les acteurs politiques à suivre leur exemple, tout en remerciant la communauté internationale.
22 octobre 2009
L'Imam Ibrahima Cissé, secrétaire exécutif de l'Ospviaci, milite pour la restitution des valeurs authentiques de l'Islam en Côte d'Ivoire. Il critique l'Islam politique et associatif, qu'il juge dévoyés et axés sur le gain matériel, et promeut l'Islam traditionnel comme la voie véritable. Pour y parvenir, il propose une refonte de l'éducation islamique, incluant la réintégration de l'éthique et de la spiritualité, ainsi que l'harmonisation des programmes des écoles traditionnelles.
17 novembre 2010
À Yopougon, les fidèles musulmans de Port-Bouët 2 ont célébré l'Aïd el Kébir (Tabaski). L'Imam Idriss Koudouss Koné a prononcé un sermon invitant les candidats à la présidentielle ivoirienne à la paix et à l'unité, et rappelant le sens de partage et de sacrifice de la fête. Il a également offert un mouton à des représentants chrétiens, soulignant l'importance du dialogue interreligieux et du sacrifice personnel pour la paix en Côte d'Ivoire.
10 janvier 2003
Chrétiens et musulmans de Côte d'Ivoire ont prié ensemble pour le retour de la paix, lors d'un événement où l'Imam Idriss Koudouss et le Cardinal Bernard Agré ont exhorté les Ivoiriens à réapprendre à vivre ensemble. L'Imam Koudouss a souligné l'importance de l'harmonie malgré les différences naturelles, s'appuyant sur le Coran, les Évangiles et les Hadiths pour promouvoir le respect, l'acceptation de l'autre et la purification du cœur. Il a appelé à l'ouverture, au pardon et à la repentance face à la crise, insistant que la paix est un comportement nourri par la foi et l'espoir en Dieu, et a prié pour que la prochaine réunion sur la crise ivoirienne à Paris porte les fruits de l'espérance et de la paix.
18 décembre 2007
L'Imam Idriss Koné Koudouss, président du Conseil National Islamique, a prononcé un discours à l'occasion de l'Aïd El Adha, affirmant que la Côte d'Ivoire est en marche vers la paix et que la fin de la crise sociale est visible. Il a appelé les fidèles à redoubler d'efforts dans les adorations pour que la miséricorde divine apporte la paix au peuple éprouvé par la pauvreté et les maladies. L'Imam a souligné la coïncidence des célébrations musulmanes et chrétiennes comme un signe d'unité interconfessionnelle et un présage de paix pour le pays.
26 septembre 2009
L'Imam Kéita Assoumana, recteur de l'ONG Centre Islamique Aç Habul Kahaf, détaille les ambitions de son organisation : répondre aux attentes socio-éducatives et culturelles de la communauté musulmane et de la population ivoirienne, face à la paupérisation et au manque d'infrastructures. L'ONG, qui s'appuie sur une équipe jeune et diplômée ainsi que sur des dons et des infrastructures existantes (mosquée, centre médico-sanitaire, bibliothèque), sollicite un soutien pour l'extension de ses services, notamment la construction d'une maternité, d'une bibliothèque moderne et l'acquisition d'un terrain de deux hectares pour un complexe social.
3 septembre 2009
L'Imam Konaté Mamadou explique que le mois de Ramadan est divisé en trois décades spirituelles : la miséricorde (Rahma), le pardon et l'affranchissement du feu de l'enfer. Chaque période invite les fidèles à des pratiques spécifiques comme la générosité, le repentir et l'intensification de l'adoration. La dernière décade est particulièrement significative, car elle inclut la Nuit du Destin, jugée meilleure que mille mois d'adoration, incitant à redoubler d'efforts spirituels.
12 décembre 2016
La Plateforme de la Société civile pour l'observation des élections en Côte d'Ivoire (POECI) observera les élections législatives du 18 décembre 2016 en utilisant un système de comptage rapide des voix (PVT). Ce dispositif, déployant 1444 observateurs (dont 48% de femmes) à l'échelle nationale et dans des zones spécifiques à risque (Koumassi, Man, Bongouanou), vise à garantir un scrutin apaisé et des résultats fiables. Soutenue par le NDI et l'USAID, la POECI communiquera sur le déroulement du vote et, après la proclamation officielle, sur les tendances des résultats dans les circonscriptions ciblées, encourageant la paix et la participation citoyenne.
17 avril 2001
Le texte rassemble les points de vue d'ONG, de la société civile et de personnalités politiques ivoiriennes sur la réconciliation nationale. Une majorité d'intervenants insiste sur la primauté de la justice (vérité, réparation, procès) comme préalable indispensable, jugeant les initiatives actuelles de réconciliation comme une "farce" ou une "mascarade" si la justice n'est pas rendue. Ils appellent également à une inclusion plus large des acteurs et à la prise en compte des victimes, notamment la communauté musulmane, pour une réconciliation véritable et durable.
8 avril 2006
L'épouse du chef de l'État congolais, Mme Antoinette Sassou Nguesso, a rencontré des femmes de partis politiques et de confessions religieuses en Côte d'Ivoire. Lors de l'audience avec les religieux, un incident a éclaté entre deux imams, Légré Yaya accusant Idriss Koudouss d'inciter à la haine et à la violence, entravant la paix. Les Premières Dames du Congo et de Côte d'Ivoire sont intervenues pour apaiser la situation. Mme Sassou Nguesso a également échangé avec d'autres figures politiques féminines, partageant un message de paix et l'expérience de son pays.
18 janvier 2003
Imam Mahmoud Samassi (décédé en 2003) était une figure centrale du renouveau islamique en Côte d'Ivoire dès les années 1980. Après des études islamiques en Orient, il a exercé comme professeur de mathématiques tout en étant un imam dévoué, œuvrant sans relâche pour l'organisation et la formation de la jeunesse musulmane (Aeemci) et des cadres à travers le pays. Reconnu pour ses sermons, son engagement infatigable et sa participation aux dialogues interreligieux, il a dédié sa vie à la propagation de la foi islamique, étant considéré comme un martyr après son assassinat.
11 août 2007
L'Imam Mamadou Dosso, directeur de cabinet du Conseil national islamique (CNI), dénonce une "guerre sournoise" entre le CNI (Imam Idriss Koudouss) et le Conseil supérieur des imams (COSIM) du Cheick Boikary Fofana, principalement autour de l'organisation du Hadj. Il explique que le CNI et les associations agréées ont été écartés des préparatifs du Hadj 2007, malgré l'engagement de l'État ivoirien à prendre en charge certains frais pour les 2000 pèlerins n'ayant pas pu voyager en 2006. Dosso réfute également les accusations concernant la non-tenue du congrès du CNI, invoquant des raisons historiques et soulignant les propres lacunes du COSIM en la matière, tout en affirmant la volonté du CNI de restaurer la cohésion au sein de la communauté musulmane.
7 septembre 2013
L'Imam Mamy Doumbia, président de la commission encadrement religieux, détaille l'organisation du prochain pèlerinage du Hadj, visant un taux de réussite de 95%. Le premier vol est prévu pour le 20 septembre, avec un circuit Abidjan-Médine-La Mecque-Djeddah-Abidjan. Le séjour à Médine dure généralement huit jours et inclut la visite de lieux saints comme la tombe du Prophète et la Raouda, bien que cette étape ne soit pas obligatoire pour le Hadj mais fortement recommandée. La préparation et la formation des encadreurs et des pèlerins sont jugées essentielles pour garantir le succès de l'opération.
25 août 2009
Cet entretien avec l'imam Namory Kéita de la mosquée Hadja Ramata Aouf clarifie les règles du jeûne de Ramadan. Le jeûne est obligatoire pour tout musulman pubère, sain d'esprit et capable. Sont exemptés les non-musulmans, les enfants, les voyageurs, les malades, les personnes âgées ou faibles, ainsi que les femmes enceintes, allaitantes ou en période de menstrues. Ces personnes doivent compenser les jours manqués en les rattrapant ou, si impossible, en nourrissant un pauvre, obtenant ainsi des mérites sans les avantages spécifiques du jeûne direct.
26 novembre 2012
Le 3ème congrès du Conseil supérieur des imams (Cosim) se tiendra du 29 novembre au 2 décembre en Côte d'Ivoire, réunissant des imams nationaux et ouest-africains pour évaluer l'organisation et définir ses perspectives. L'événement abordera la modification des statuts du Cosim, l'élaboration d'une charte de l'imamat pour uniformiser les pratiques et la mise en place de registres islamiques pour les baptêmes et décès. Un symposium sur la réconciliation et la paix durable en Côte d'Ivoire et dans la sous-région sera également un point central, visant à redonner à la mosquée son rôle premier dans le développement communautaire.