Titre Date Résumé IA
13 juillet 2009
Un policier en civil, le sergent Edmond Guéi, a perturbé une cérémonie religieuse islamique à Yopougon-Sicogi en lançant une grenade lacrymogène, blessant légèrement le colonel Fodé Sako Karamoko, président de la cérémonie. L'officier, qui semblait ivre, a été maîtrisé par la foule et remis à la police où il a été placé en détention. Une plainte a été déposée contre lui, et il a invoqué une forte émotion due à des funérailles comme explication de son acte.
25 septembre 1995
Le Front de la Oumma islamique, dirigé par El Hadj Bakary Chérif, s'est présenté comme une nouvelle force légale au sein de la communauté musulmane, visant à affirmer sa crédibilité. L'organisation a clarifié que son combat est spirituel et non dirigé contre le pouvoir en place ou d'autres dirigeants islamiques, insistant sur la contribution de tous à l'édifice islamique et au maintien de la paix. Elle a également exprimé des doléances spécifiques de la communauté, telles que la réduction du prix du sucre et des factures d'eau/électricité pour les mosquées.
8 juin 1999
Le Front de la Oummat islamique a tenu une conférence de presse pour aborder les crises affectant les organisations islamiques et la société ivoirienne. Il a discuté de la représentativité de l'autorité musulmane, de la gestion de la radio "El Bayane" et de la mosquée du Plateau, proposant des solutions comme une commission mixte et un organigramme de gestion. Le Front a également abordé la situation socio-politique ivoirienne, insistant sur la paix par le dialogue et alertant sur la dégénérescence morale de la société.
26 juin 2001
El Hadj Diabaté Bakary a été investi président de la Section Attécoubé du Front de la Oummat Islamique le samedi 23 juin à la grande Mosquée d'Attécoubé. Sa mission est de veiller au développement de la communauté musulmane et de promouvoir l'union, la fraternité et l'entraide entre les fidèles, sans distinction. Le nouveau président a promis de travailler pour l'unité, sous réserve du soutien de tous, et a reçu l'assurance du soutien total des autorités et des fidèles présents.
18 septembre 2006
Le président Laurent Gbagbo a posé la première pierre d'une mosquée et de ses annexes (espace socio-culturel, école primaire, logement d'imam) au camp de gendarmerie d'Agban, destinée aux gendarmes musulmans. Ce projet, d'un coût prévisionnel de 580 millions de FCFA, vise à renforcer l'enseignement religieux et la crainte de Dieu au sein des Forces de défense et de sécurité, favorisant ainsi la paix et une meilleure relation armée-Nation. Les intervenants ont également exprimé leur gratitude envers le président pour son soutien aux FDS et aux musulmans de Côte d'Ivoire.
10 janvier 2003
Le président ivoirien Laurent Gbagbo a participé à une journée de prière commune organisée par les leaders chrétiens et musulmans pour la paix en Côte d'Ivoire. Il a exhorté les dignitaires religieux à rester forts et vigilants pour prévenir un conflit religieux, exprimant sa crainte d'une guerre tribale ou religieuse et citant des tentatives d'assassinat comme provocations. D'autres leaders religieux et de la société civile ont également appelé à l'unité nationale, au pardon et à la primauté de l'intérêt du pays pour surmonter la crise et bâtir une paix durable.
2 avril 2007
Des musulmans de Gagnoa ont célébré le Mahoulid (anniversaire de la naissance du Prophète Mahomet). Certains sont retournés dans leurs villages du nord de la Côte d'Ivoire, tandis que d'autres ont organisé des célébrations locales sur plusieurs sites. Les prédicateurs ont exhorté les fidèles à la paix, à l'humilité, à la cohésion sociale, à l'unité et à la sincérité dans la prière, en expliquant les vertus de l'Islam et le concept de moralité. Une des cérémonies a été interrompue par la pluie et reportée au lendemain.
7 septembre 1999
La confrérie Yacouba Sylla de Gagnoa a commémoré le onzième anniversaire du décès de son grand maître spirituel, Yacouba Sylla. Environ 4 000 membres venus de divers pays ont participé à cette cérémonie à Gagnoa, marquée par des prières, des séances de Zikr et une procession au mausolée. Le fils du défunt, Cheickna Yacouba Sylla, a dirigé les prières et a également prié pour la paix en Côte d'Ivoire.
15 octobre 1973
Le Cheik Moallim Syed Ghazi, gardien du tombeau du prophète Mahomet, a visité Gagnoa en Côte d'Ivoire le 1er octobre, accueilli par les autorités locales et la communauté musulmane. Les discussions ont souligné l'excellence des relations entre l'Arabie Saoudite et la Côte d'Ivoire, ainsi que les idéaux ivoiriens de tolérance et de paix. Le Cheik a également remis 100 macarons verts pour identifier les pèlerins ivoiriens à La Mecque, leur garantissant des services et attentions particuliers.
1 avril 1994
Le préfet-PDCI de Gagnoa a sévèrement réprimandé les musulmans de la ville le 21 mai, après la prière de la Tabaski, leur reprochant leur manque de soutien et leur absence aux manifestations du parti et aux mobilisations pour Bédié. Cette intervention politique, tenue à la grande mosquée, a choqué les fidèles présents, qui l'ont jugée inappropriée et provocatrice dans un lieu de culte, y voyant une tentative d'intimidation de la part du pouvoir.
1 août 2017
À Gagnoa, l'Imam El Hadj Camara Abdoulaye a suscité une vive controverse en approuvant publiquement la pratique de l'excision. Le procureur de la République, Coulibaly Boubacar, a rappelé que la législation ivoirienne interdit et punit sévèrement les mutilations génitales féminines. Plusieurs autres acteurs, dont le centre social de Gagnoa, la fédération des ONG du Goh et l'organisation nationale des imams (Cosim), se sont également fermement opposés à l'Imam, soulignant l'illégalité de l'excision et ses graves conséquences.
15 avril 1993
Du 7 au 10 avril, un séminaire de formation religieuse a réuni les musulmans de Gagnoa et d'autres grandes villes ivoiriennes, sous le parrainage du maire. L'événement visait à conforter l'unité dans l'Islam, en dénonçant les querelles internes et en soulignant le caractère unitaire de la religion. Des prêches, ateliers et conférences ont été organisés pour promouvoir la fraternité et briser les divisions existantes au sein des communautés musulmanes.
20 mai 2019
Le ministère ivoirien de la Solidarité a distribué des vivres d'une valeur de 42 millions F CFA aux musulmans démunis de Gagnoa, au quartier Dioulabougou, pour leur permettre d'observer dignement le jeûne du Ramadan. Cette action a été l'occasion pour le représentant du ministère d'appeler au partage, à la réconciliation, à la fraternité et à la paix au sein de toutes les communautés de la ville. L'imam local a promis une distribution équitable des dons.
9 mars 1978
M. Yacouba Sylla, sage de Gagnoa, a reçu 25 élèves de la Jeunesse Estudiantine Musulmane (J.E.M.) pour leur prodiguer des conseils de piété. Il a abordé les piliers de l'Islam, le prophète Mahomet, et déploré l'impact de la vie moderne et du matérialisme sur la religion. Le bureau de la J.E.M. a été renouvelé, réélisant M. Baba Danouma, et une future rencontre est prévue.
20 octobre 1995
La jeunesse de la famille Yacouba Sylla de Gagnoa et Abidjan se rebelle contre leur aîné, M. Cheickna Sylla, militant du PDCI. Ils l'accusent de manipuler la communauté à des fins politiques, mettant en danger l'unité familiale et la sécurité de la communauté Hamalyte, notamment suite à un incident violent. Les jeunes dénient à Cheickna Sylla le droit d'engager le nom de la famille et affirment leur refus de toute future implication partisane.
9 octobre 2017
Zon Camara, premier adjoint au maire de Gagnoa, a révélé que la jeunesse musulmane de la ville consomme de plus en plus d'alcool, brisant l'interdiction religieuse. Il a lié cette consommation abusive à une augmentation du banditisme et des actes de violence. Pour contrer cette dérive, il compte rencontrer les guides religieux afin qu'ils sensibilisent les jeunes, une démarche dont l'objectif de conscientisation est globalement apprécié malgré des critiques sur la sévérité de ses propos. Il a également recommandé aux jeunes chrétiens travail, cohésion sociale et modération dans la consommation d'alcool.
25 juillet 2017
L'Imam El Hadj Camara Abdoulaye de Gagnoa s'oppose aux ONG qui combattent l'excision et l'immigration clandestine. Il défend l'excision en s'appuyant sur des interprétations religieuses et des croyances personnelles, affirmant qu'elle ne rend pas stérile et peut favoriser la fidélité, tout en suggérant qu'elle soit pratiquée par des agents de santé. De plus, il encourage les jeunes musulmans à émigrer en raison du manque d'emplois et du népotisme en Côte d'Ivoire.
31 août 2010
Abel Christian Djohoré, représentant les Forces Nouvelles, a fait don de plusieurs paquets de sucre aux journalistes et techniciens de radio de Gagnoa durant le Ramadan. Ce geste visait à exprimer sa solidarité avec les hommes de médias et à reconnaître leur travail sur le terrain, soulignant l'importance du partage en cette période de grâce. L'Union des correspondants de presse a salué cette initiative, la qualifiant de première à Gagnoa.
31 octobre 1994
Le groupe de réflexion des jeunes cadres musulmans pour la paix a fait don de 600 000 F CFA de manuels scolaires au premier collège confessionnel islamique du pays, situé à Gagnoa, le 28 octobre dernier. Cette initiative, saluée par les autorités locales présentes, visait à soutenir l'essor de l'établissement et à promouvoir l'unité et la solidarité au sein de la communauté musulmane. Le préfet a également promis des améliorations d'infrastructures pour l'école.
16 février 1977
La communauté « Hamaliste » du patriarche Yacouba Sylla a célébré son 47e anniversaire le 12 février à Gagnoa par une journée de prière. L'événement commémorait les martyrs hamalistes de 1930 et rendait hommage au Cheick Yacouba Sylla, figure centrale de ce mouvement. De nombreuses personnalités politiques et diplomatiques ont assisté à cette cérémonie, soulignant la piété de la communauté et la contribution du Cheick au développement local.
27 mars 1995
À Gagnoa, l'imam El Hadj Aboubacar Samassi a animé une conférence marquante, organisée par le CERICI, sur le thème "l'Islam dans un État laïc". Il y a exhorté les musulmans à revendiquer activement et pacifiquement leurs droits légitimes et à s'engager en politique. L'imam a souligné que les droits ne se donnent pas mais s'imposent, appelant ses coreligionnaires à agir dans le respect des lois républicaines.
23 juin 1994
Un meeting de soutien au président Bédié s'est tenu à Gagnoa, mobilisant la communauté musulmane locale. Lors de cet événement, le ministre Kakou Guikahué a lancé une virulente campagne contre le RDR, qualifiant ce parti de "grosse escroquerie morale" et accusant ses leaders de tromper délibérément les musulmans. Paradoxalement, malgré cette offensive, l'article indique que les adhésions au RDR ont augmenté à Gagnoa suite à ce meeting.
6 novembre 1973
Le 28 octobre, près de 10 000 fidèles ont célébré la fête de fin de Ramadan à Daloa par une grande prière sur la place de l'ancien petit marché, dirigée par l'imam El Hadj Biami Diaby. Le sous-préfet Désiré Angama a salué la communauté musulmane. L'imam a ensuite remercié le gouvernement et le Président Félix Houphouët-Boigny pour leur soutien et a loué sa politique de paix en Côte d'Ivoire.
28 décembre 2017
Le Club des hommes d’affaires musulmans en Côte d’Ivoire (Chamci) a organisé son 4ème dîner gala de bienfaisance sur le thème « Le Chamci au secours des enfants malades du cœur ». Cet événement caritatif a permis de récolter 54 846 000 FCFA, dont 50 000 000 FCFA ont été remis à l'Institut de cardiologie d’Abidjan (ICA) pour soutenir les soins des enfants. Le gala, parrainé par le général Abdoulaye Coulibaly, a souligné l'importance de la solidarité et a vu la participation de ministres et d'artistes.
5 octobre 2005
Le Président Laurent Gbagbo mène une opération de séduction durant le mois de Ramadan, distribuant du sucre et du lait aux ambassades et mosquées. Officiellement pour soutenir les musulmans, cette initiative vise en réalité à attendrir la communauté islamique et à projeter une image de neutralité religieuse. Elle intervient avant un sommet crucial de l'Union Africaine sur la crise ivoirienne, dans le but de redorer son blason terni par les violences envers les étrangers et de rechercher des soutiens.