| Titre | Date | Résumé IA |
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3 avril 2002 |
Le président de la République de Côte d'Ivoire a été autorisé à ratifier l'accord d'adhésion à la Banque islamique de développement (BID), suite à un vote rapide de la commission parlementaire. Cette adhésion, qui nécessite le paiement de 500 millions de FCFA pour 250 actions, est perçue comme un moyen d'élargir les recettes de l'État et de renforcer la position internationale du pays. La Côte d'Ivoire a déjà rempli la condition d'être membre de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI). |
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11 juillet 2006 |
En juillet 2006, 1417 élèves (1053 garçons, 364 filles) de 23 communes de Côte d'Ivoire ont participé aux examens organisés par l'Organisation des établissements d'enseignement confessionnel islamique de Côte d'Ivoire (OEECI) pour l'obtention de diplômes islamiques (CEPEI, BEPCI, BACI). Le président de l'OEECI a visité les centres pour encourager les candidats. L'organisation milite pour la reconnaissance de ces diplômes, notamment le Bac islamique, par le ministère ivoirien de l'Éducation nationale et souhaite que l'arabe soit une langue de choix dans l'enseignement ivoirien. |
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24 octobre 1999 |
Une conférence organisée par l'association Le Démocrate 2 000 a traité de la laïcité, de la démocratie et de l'État de droit en Côte d'Ivoire. Le secrétaire général du gouvernement, Adolphe Kadjo Djidji, a affirmé qu'aucune religion ne doit s'imposer et que l'État ivoirien maintient une neutralité envers les confessions. Il a précisé que, malgré cette impartialité, le président soutient matériellement toutes les religions, jugeant la laïcité une réalité vivante et pragmatique dans le pays. |
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décembre 1991 |
Ronald Reagan a promu un patriotisme américain ancré dans un message biblique, présentant les États-Unis comme la nouvelle Jérusalem. Il a exprimé des doutes sur l'évolution darwinienne, plaidant pour l'enseignement de la création divine et critiquant un système éducatif "neutre" qu'il jugeait responsable de problèmes sociaux. Il a également proclamé 1983 "l'année de la Bible". |
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23 août 1994 |
Le ministre de la Sécurité, le Général Ouassénan Koné, a présenté les conclusions de l'enquête sur les incidents survenus à la mosquée de Banco II à Abobo. L'enquête a déterminé qu'il n'y a eu aucune intention délibérée de la police de maltraiter les fidèles ou de profaner le lieu de culte. L'incident est attribué à une méprise, un prédicateur ayant incité les fidèles à retenir des policiers qui n'étaient pas en opération de contrôle. Le ministre a appelé à la tolérance, dénoncé la manipulation politique et promis d'améliorer la confiance entre police et population, réaffirmant que le gouvernement ne tolérera pas la profanation des lieux de culte. |
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26 février 2003 |
L'Imam Idriss Koudouss, au nom du Conseil supérieur des Imams (COSIM) et du Conseil national islamique (CNI), dénonce une spirale de violences ciblées contre la communauté musulmane en Côte d'Ivoire en février 2003. Ces exactions incluent des assassinats d'Imams et de fidèles, des attaques de mosquées, et ont contraint certains musulmans à fuir. Face à cette situation sécuritaire dégradée, les conseils religieux appellent à la patience et prévoient de s'adresser prochainement à la Nation. |
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6 janvier 2003 |
L'imam principal de Bonon, Syla Baba, a été arrêté pour la troisième fois avec ses deux fils et sa belle-sœur par des hommes armés en treillis, dans la nuit du 4 au 5. Battus à leur domicile, ils ont été emmenés vers une destination inconnue. L'imam est soupçonné de sympathiser avec le RDA et de financer des rebelles. Sa famille et la communauté musulmane sont très inquiètes de leur sort. |
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28 février 2003 |
Le Conseil supérieur des Imams (COSIM) et le Conseil national islamique (CNI) se réunissent pour un conseil consultatif extraordinaire afin de dénoncer les exactions répétées subies par la communauté musulmane de Côte d'Ivoire. Depuis le coup d'État de 1999, les musulmans font face à des pertes humaines, des destructions matérielles et des humiliations quotidiennes, exacerbées après 2002. Face à la grogne des fidèles, le clergé musulman s'apprête à se prononcer publiquement sur la situation socio-politique du pays. |
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5 juillet 2017 |
7789 candidats ont passé les examens confessionnels islamiques (CEPEI, BEPCI, Bac Islamique) dans 74 centres. Le processus d'intégration des écoles islamiques au système officiel, qui avait vu plus de 400 établissements rejoindre le système, est bloqué depuis deux ans. L'imam Bandé Abdallah, directeur national, s'inquiète du manque d'infrastructures secondaires, poussant les diplômés vers l'école laïque, et exhorte les cadres musulmans à y remédier. Ces examens sont organisés par l'OEECI et la LECIM. |
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4 avril 2006 |
Le président de l'O.E.E.CI, El Hadj Aboubakar Sidiki Konaté, a appelé à la reconnaissance par l'État des établissements confessionnels islamiques de Côte d'Ivoire et à l'intégration de leurs élèves aux examens nationaux. Lors d'un séminaire pour enseignants, il a exhorté les fidèles à construire et soutenir financièrement ces écoles, soulignant les progrès réalisés dans l'alignement des programmes avec la réalité ivoirienne. L'initiative a reçu le soutien du Conseil national islamique et des autorités locales. |
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4 juillet 2007 |
Les épreuves écrites pour 1728 candidats des établissements confessionnels islamiques (CEPEI, BEPCI, BACI) ont débuté hier mardi 3 juillet sur toute l'étendue du territoire national, réparties dans 24 centres. Le président de l'OEECI, El Hadj Aboubakar Konaté, a encouragé les candidats et a annoncé des ambitions pour la structure, notamment la construction de nouveaux bâtiments et l'introduction de l'informatique dès la prochaine rentrée. Il a également plaidé pour la prise en compte de cet ordre d'enseignement par le ministère de l'Éducation nationale. |
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10 août 2013 |
Le Club des hommes d'affaires musulmans (CHAMCI) a institué un prix d'excellence annuel dédié au doyen Ladji Karamoko, son fondateur et président d'honneur. Ce prix vise à promouvoir l'excellence dans le milieu confessionnel musulman, tout en soutenant financièrement les étudiants brillants issus de familles démunies et en finançant des projets de lutte contre le chômage et la pauvreté au sein de la communauté. Il rend hommage aux valeurs de générosité, de droiture et d'engagement communautaire incarnées par Ladji Karamoko. |
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17 avril 1998 |
Le texte décrit l'implication croissante des leaders religieux et traditionnels africains dans la lutte contre l'excision, malgré des divergences initiales entre cultures animistes, chrétiennes et musulmanes. Des figures influentes, comme l'imam d'Al-Azhar en Égypte, ont dénoncé son alibi religieux, menant à son interdiction, tandis qu'au Burkina Faso, les chefs coutumiers ont activement contribué à son bannissement. Bien que des résistances et ambiguïtés persistent, notamment au sein de certains courants islamiques ou historiquement chez les catholiques, de plus en plus de religieux s'expriment publiquement contre cette pratique, soulignant son lien avec le statut de la femme. |
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mars 1995 |
Le texte dénonce la laïcité de façade en Côte d'Ivoire, arguant qu'une campagne de haine et d'exclusion est menée contre la communauté musulmane par certains médias, figures politiques et religieuses. Ces acteurs accusent la communauté musulmane d'intégrisme dangereux et de visées hégémoniques, remettant en question leur légitimité à la participation politique et à l'accès aux plus hautes fonctions. Le texte cite de nombreux extraits pour illustrer ces discours discriminatoires, affirmant que le véritable problème est un intégrisme tribal et régional. |
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27 août 1998 |
Le 6ème Séminaire international de la formation des responsables d'associations musulmanes (Sifram) s'est déroulé à Abidjan du 26 au 30 août, axé sur le thème «Le message islamique: quelle stratégie de communication à l'aube du 3ème millénaire». Cette rencontre visait à élaborer des stratégies modernes pour l'expansion de l'islam, contrer les perceptions négatives et tirer parti des nouvelles technologies comme Internet et la mondialisation. Des responsables d'associations musulmanes de plusieurs pays y ont participé pour échanger et se former. |
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13 décembre 2001 |
Le discours de Babily Dembelé met en lumière des défis majeurs pour la communauté musulmane ivoirienne. Il souligne le manque de réciprocité diplomatique de l'Arabie Saoudite, qui entrave l'obtention de visas, et la perte d'invitations de pays arabes par l'administration ivoirienne. Le texte dénonce surtout la marginalisation de l'enseignement confessionnel islamique, réclamant son intégration au système éducatif national pour assurer une éducation équitable à la jeunesse musulmane. |
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18 février 2014 |
Le Conseil supérieur des Imams (COSIM) d'Adjamé, sous la direction de l'Imam Ismaël Coulibaly, a lancé une initiative pour combattre l'insécurité et la détérioration des mœurs, exacerbées par le phénomène des "microbes" ou "gangs à la machette" impliquant des jeunes. Face à ce problème national, le COSIM appelle à une mobilisation unie des gouvernants, des leaders religieux et de la société civile. Une journée de restauration des mœurs est prévue le 8 mars 2014 au stade de Williamsville pour éduquer la jeunesse et assurer l'avenir de la nation. |
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15 juin 2004 |
L'AEEMCI (Association des Élèves et Étudiants Musulmans de Côte d'Ivoire) condamne fermement les allégations de Harrisou Fofana concernant 60 millions de francs prétendument destinés aux musulmans pour dénigrer la Côte d'Ivoire. Elle dénonce ces propos comme une campagne insidieuse visant à discréditer la communauté musulmane et susceptible de provoquer la haine religieuse dans un climat national déjà tendu. L'AEEMCI appelle à la vigilance générale et demande spécifiquement au CNI et au COSIM de ne pas céder à la provocation, mais de rester déterminés à consolider la paix et la cohésion nationale. |
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1 juillet 1994 |
Lors d'une réception de pèlerins, l'imam Idriss Koné, président du Conseil national islamique (CNI), exprime le profond mécontentement de la communauté musulmane ivoirienne face aux pressions et humiliations perçues du pouvoir. Il dénonce le harcèlement (contrôle de cartes de séjour, attaques de mosquées) et la marginalisation politique des musulmans, les incitant à ne plus voter pour les "ennemis de l'Islam". L'imam critique également l'absence d'enquête sur Diaby Koweit et réfute les accusations de politisation de ses activités, avertissant que le CNI pourrait s'engager ouvertement en politique. |
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10 août 1995 |
Les autorités religieuses de Côte d'Ivoire, incluant l'archevêque Mgr Bernard Agré, les évêques catholiques et les imams (COSIM, CNI), exercent de fortes pressions sur le parti au pouvoir (PDCI) et le président Konan Bédié. Elles appellent à la révision du code électoral et à la recherche d'un consensus pour garantir des élections transparentes, pacifiques et démocratiques. Ces appels visent à éviter la division nationale et à protéger l'avenir du pays, face à l'inquiétude d'une partie de la population et aux risques d'affrontement. |
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2 juillet 2010 |
Les préparatifs du Hadj 2010 pour la Côte d'Ivoire sont bloqués en raison de dettes impayées de 1,8 milliard de Fcfa envers des opérateurs saoudiens, héritées du Hadj 2009. Les autorités saoudiennes ont conditionné l'admission du pays au règlement de ces créances, empêchant une délégation ivoirienne d'obtenir la convention annuelle. Cette situation a conduit au limogeage du directeur général des Cultes et retarde considérablement l'organisation du pèlerinage, soulevant des inquiétudes sur la gestion des fonds. |
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11 février 2015 |
La Côte d'Ivoire envoie 76 de ses Imams au Maroc pour une formation de deux ans visant à renforcer leur capacité à lutter contre l'extrémisme religieux et le terrorisme. Cette initiative, issue d'accords bilatéraux, vise à promouvoir un Islam de paix et de tolérance basé sur la doctrine du "juste milieu". Des Imams d'autres pays comme le Niger, le Mali et la Tunisie bénéficieront également de ces formations. |
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24 juillet 2015 |
La 1ère édition du concours Fayda Voice, un festival culturel islamique, se tiendra le 8 août à Treichville. Organisé par le cercle spirituel Nasrul-Ilm Côte d'Ivoire, il s'adresse aux jeunes musulmans de 14 à 35 ans et mettra en lumière des talents en chant, poésie, mode et peinture islamiques. L'événement vise à stimuler la créativité artistique, renforcer la cohésion sociale et combattre l'oisiveté et le radicalisme, tout en présentant l'Islam comme une religion ouverte et non intégriste. |
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26 mai 1992 |
C. Assétou, une institutrice musulmane, détaille les étapes et les coutumes du mariage traditionnel musulman, incluant les demandes préliminaires avec des noix de cola, les dépenses significatives (dot, pagnes, ustensiles) et les rituels spécifiques. Elle aborde le rôle de la femme au foyer, caractérisé par la soumission et la gestion domestique. C. Assétou partage également son expérience des défis rencontrés par les femmes musulmanes intellectuelles, soulignant l'exigence des maris, leur désir de domination et la tendance à chercher d'autres épouses sous de faux prétextes, tout en affirmant réussir à concilier sa vie professionnelle et familiale. |
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28 septembre 2006 |
Le livre «Musulmans américains» d'Asma Hasan a été présenté au Centre Culturel Américain, suscitant des discussions sur des sujets clés de l'islam. L'ouvrage explore les stéréotypes, l'adaptation de l'islam au 21e siècle, et la condition de la femme musulmane. Des débats animés ont eu lieu entre le public, des chercheurs et des Imams, notamment sur l'égalité homme-femme, permettant de clarifier des points et d'enrichir la compréhension de la religion. |