| Titre | Date | Résumé IA |
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9 septembre 1993 |
Le SIFRAM 93, un séminaire international regroupant neuf pays africains, a affirmé que l'Islam est la clé du développement de l'Afrique et la solution à sa crise éducative. Les participants ont souligné l'importance des valeurs morales et spirituelles islamiques pour une éducation de qualité, perçue comme un puissant facteur d'union. Le séminaire a appelé à l'intégration et à la diffusion de l'éducation musulmane dans tous les pays. |
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3 février 2012 |
La ministre ivoirienne de l'Éducation nationale, Kandia Camara, mène un processus d'intégration et de réhabilitation des écoles confessionnelles islamiques au système éducatif officiel. Ce programme inclut l'agrément d'établissements (deux ayant déjà obtenu le leur), des évaluations, la formation des enseignants, des subventions et la création de passerelles avec les écoles publiques. Les établissements souhaitant s'intégrer sont invités à s'inscrire auprès des services compétents. |
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11 août 2010 |
Une conférence de presse, animée par le professeur Terra Kalilou et l'imam Diakité, a mis en lumière l'importance de l'introduction de l'enseignement de la langue arabe à l'école. Les intervenants ont souligné que l'arabe, parlée par plus de 300 millions de personnes dans 23 pays, est une langue majeure dans la culture, l'économie, les relations internationales et les médias, dépassant son seul cadre religieux. Ils ont également rappelé son influence historique, notamment en Côte d'Ivoire et sur le vocabulaire français, malgré les tentatives de suppression coloniale. |
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25 mai 2009 |
Le groupe scolaire islamique Al Ansar de Port-Bouët a célébré son 15ème anniversaire, saluant la contribution financière de Marcel Gossio, directeur général du Port autonome d'Abidjan. L'établissement a profité de l'occasion pour solliciter des fonds en vue de son extension au cycle secondaire (acquisition de terrain, construction de classes, achat de bus). Des représentants du Conseil supérieur des imams et de l'Assemblée nationale ont également encouragé le soutien à cette école, reconnue pour ses bons résultats académiques et comptant 315 élèves. |
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12 juin 2008 |
La communauté musulmane de Côte d'Ivoire, représentée par l'AMSCI, demande l'intégration de la langue arabe dans les programmes du secondaire et des universités. Cette requête, formulée lors de l'investiture de dirigeants de l'AMSCI à Port-Bouët, vise à faciliter la communication au sein des organisations islamiques internationales et à créer des opportunités d'emploi pour les jeunes Ivoiriens. |
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2 août 2015 |
L'État ivoirien a intégré 209 établissements scolaires islamiques dans son système éducatif officiel suite à une évaluation en 2014, portant le total à 325 écoles reconnues. Ce processus, soutenu par l'UNICEF, vise à garantir l'éducation pour tous et l'égalité des chances, en accord avec la vision présidentielle de scolarité obligatoire pour les enfants de 6 à 16 ans. L'initiative prend en compte les infrastructures, les équipements, les ressources humaines et la pédagogie de ces établissements. |
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juillet 1993 |
Le gouvernement égyptien mène une campagne pour reprendre le contrôle des mosquées privées, notamment dans la province d'Assouan, afin de contrer l'influence islamiste. Sur les 500 mosquées autonomes d'Assouan, 10 sont déjà passées sous l'autorité du ministère des Wakfs et 12 autres le seront d'ici fin d'année. Ce plan national vise à gérer progressivement les 140 000 mosquées non étatisées du pays. |
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18 décembre 2007 |
El Hadi Abdourahamane Ahmad Konaté, guide de la communauté Mouhammadyyat, explique le sens profond de la Tabaski (Aïd el Adha). Cette fête commémore la soumission du prophète Abraham à Allah, symbolisant l'unicité divine et le don de soi. L'entretien aborde les règles du sacrifice animal, sa symbolique complexe (liée aux prophètes et à la foi en Mahdi/Messie), les comportements à adopter, et l'importance de l'unité des dates de célébration basée sur l'observation lunaire, appelant à une soumission totale à la volonté divine. |
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7 mars 2009 |
El hadj Abdourahamane Ahmad Konaté, se présentant comme le Messie Promis Nabioullahe Issa et le 14ème réformateur de l'Islam, défend la célébration du Maouloud comme une sounna authentique. Il appelle les musulmans à l'unité, à l'application de la Charia et à la restauration de la sounna, tout en critiquant les pratiques excessives. Il explique sa mission comme le parachèvement de la doctrine islamique, se positionnant après le Mahdi Promis (Ghoulam Ahmad Qadian), et propose un duel de prière comme preuve de sa véracité. |
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17 mars 2000 |
À l'occasion de la Tabaski en Côte d'Ivoire, l'imam El Hadj Aboubacar Fofana a prêché la tolérance, le partage et la cohésion sociale. Il a vivement critiqué les discours politiques d'exclusion et les tentatives de division religieuse, dénonçant notamment l'amalgame entre le port du boubou et le fait d'être étranger. L'imam a appelé les dirigeants à bannir toute forme d'exclusion et à œuvrer pour l'unité nationale afin d'éviter les conflits. |
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6 septembre 1999 |
El Hadj Aboubakar Fofana du COSIM a dénoncé la marginalisation de la communauté musulmane en Côte d'Ivoire, critiquant un "deux poids deux mesures" où leurs prises de position politiques sont condamnées, contrairement à d'autres confessions. Lors du 3e Congrès de l'AJMCI, il a appelé les musulmans à s'unir, se mobiliser et s'impliquer davantage dans la vie socio-politique du pays pour affirmer leur rôle et ne plus être traités comme des étrangers. Il a également insisté sur l'importance de l'instruction et le rôle central de la jeunesse. |
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5 novembre 2002 |
Le Conseil supérieur des imams (Cosim) a annoncé le début du Ramadan en Côte d'Ivoire pour le mercredi 6 novembre. Cette année, le jeûne, qui implique l'abstinence de nourriture, boisson et relations sexuelles de l'aube au coucher du soleil, s'annonce particulièrement difficile. L'imam El Hadj Bah Kanté Benogo souligne que la période de guerre, de couvre-feu et de pénurie de produits rendra l'observance des prières nocturnes et du repas avant l'aube très compliquée. Il exhorte les autorités à décaler le couvre-feu et à assurer l'approvisionnement en denrées essentielles pour permettre aux fidèles de vivre pleinement ce mois sacré. |
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5 janvier 1999 |
El Hadj Babily Dembélé, président de la Confédération islamique du développement de la Côte d'Ivoire (CID-CI), prône le dialogue et le consensus au sein de la communauté musulmane ivoirienne, notamment concernant le choix de l'imam de la mosquée du Plateau. La CID-CI s'engage dans la formation professionnelle des jeunes et a négocié une réduction de 30% du coût du pèlerinage à La Mecque pour le rendre plus accessible. Il appelle également à une collaboration inter-organisations pour une meilleure gestion du Hadj et insiste sur le rôle du Ramadan pour la paix et l'unité nationale. |
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14 août 1999 |
El Hadj Babily Dembélé, président de la Confédération islamique du développement de la Côte d'Ivoire (CID-CI), revient sur les difficultés du pèlerinage 99, marqué par un litige avec son partenaire saoudien, M. Bafaqi Housni Hamza. Ce dernier n'a pas respecté les termes du contrat, a tenté de bloquer les pèlerins pour une dette infondée et a contraint la CID-CI à payer des frais supplémentaires. Tirant les leçons de cette expérience, Dembélé annonce une réorientation pour les futurs pèlerinages, privilégiant un "hadj social" avec des partenariats limités à l'hébergement et l'utilisation de compagnies aériennes locales. En parallèle, en tant que PDG de CIAD Primo, il poursuit des projets immobiliers abordables à la Riviera et Angré. |
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27 février 1998 |
El Hadj Babily Dembélé, président du Conseil suprême islamique (COSI), est reconnu pour son humilité et ses œuvres philanthropiques, ayant financé la construction d'une mosquée et d'une école coranique. Sollicité par des sages pour s'impliquer davantage, il a fondé le COSI après une période de tensions au sein d'une autre organisation islamique, dans le but de promouvoir l'unité et la paix au sein de la communauté musulmane ivoirienne. Il envisage le COSI comme une organisation confédérale gérée comme une entreprise, capable de générer des ressources pour soutenir les religieux, notamment en versant un salaire aux imams. |
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6 mai 2006 |
La communauté musulmane de Côte d'Ivoire a tenu ses états généraux les 4 et 5 juin sur le thème de l'unité des musulmans et leur participation au développement national. Les participants, dont l'imam El Hadj Bakary Chérif, ont dénoncé les divisions au sein de la communauté, qu'ils attribuent aux désaccords, au dénigrement et à l'implication politique des imams. Ils ont souligné la nécessité pour les guides religieux de s'unir et de se démarquer de la politique pour assurer la cohésion des fidèles et contribuer à la réconciliation nationale. L'assemblée a abouti à des recommandations pour la valorisation de la communauté et de l'islam. |
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12 mai 2010 |
El Hadj Bema Fofana, Président de FIRDAOUSS, critique l'organisation du Hadj en Côte d'Ivoire, dénonçant l'amateurisme, les retards et les échecs passés, souvent imputables à la gestion étatique et à l'exclusion d'acteurs expérimentés. Il propose que l'organisation du pèlerinage soit entièrement gérée par la communauté musulmane, en planifiant tôt et en définissant clairement les procédures. Le texte salue l'alignement récent du Conseil Supérieur des Imams (COSIM) sur cette position, plaidant pour une collaboration basée sur l'expertise communautaire afin d'assurer un Hadj maîtrisé et efficace. |
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3 novembre 2006 |
El Hadj Bema Fofana, président de Firdaouss, dénonce les "mauvaises pratiques" et le "vol" autour de l'organisation du Hadj, notamment pour les éditions 2004 et 2005. Il critique le communiqué du Conseil des ministres du 25 octobre sur l'apurement des dettes, car Firdaouss en est exclu malgré un procès gagné et un reliquat de 98 millions de F CFA dû à la faute d'un ancien ministre, ainsi qu'un manque à gagner de 18 millions lié au change. Fofana conteste également le coût excessif du Hadj 2006 (1,7 million de F CFA), qu'il juge être du "vol" comparé à d'autres pays, et affirme être empêché d'organiser le pèlerinage en raison de sa position. |
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19 septembre 2007 |
El Hadj Bema Fafana, président de l'association FIRDAOUSS, exprime de vives inquiétudes concernant l'organisation du Hadj 2007 en Côte d'Ivoire, dénonçant un manque de préparation, le monopole accordé à Air Ivoire et l'exclusion des associations expérimentées. Il interpelle le président Laurent Gbagbo pour obtenir le remboursement de 78 millions de FCFA, nécessaires pour dédommager intégralement les pèlerins du Hadj 2004. Fafana plaide pour une libéralisation de la filière du Hadj et la reconnaissance du rôle des véritables organisateurs afin d'éviter de futurs échecs. |
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27 septembre 2005 |
El Hadj Bema Fofana, président de l'Association des musulmans de Côte d'Ivoire (Firdaouss), dénonce la mauvaise organisation du Hadj, qu'il attribue à l'ingérence de l'État au lieu de son rôle de facilitateur. Son association s'est vu refuser l'agrément pour le Hadj 2006 malgré le respect des critères, une décision qu'il juge arbitraire et contraire aux directives présidentielles. Il propose la création d'une structure autonome pour gérer le pèlerinage, afin d'éviter les problèmes passés et d'assurer un Hadj transparent et bien organisé. |
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24 avril 2007 |
El Hadj Bema Fofana, président de l'Association des musulmans de Côte d'Ivoire (Firdaouss), dénonce les échecs récurrents du Hadj, qu'il attribue à la commercialisation, la désorganisation et l'exploitation des pèlerins. Il propose la création d'un office ivoirien des pèlerinages musulmans pour maîtriser les coûts et l'organisation, affirmant qu'un Hadj peut être réalisé pour 1,5 million de FCFA avec bénéfices. Fofana exprime de vives inquiétudes pour la prochaine édition du Hadj et appelle les autorités à agir pour mettre fin à cette situation honteuse. |
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22 septembre 2009 |
El Hadj Bema Fofana, président de l'association des musulmans Firdaouss, exprime de sérieuses inquiétudes quant à l'organisation du Hadj par l'État, la jugeant menacée d'échec. Il critique principalement l'exclusion des encadreurs traditionnels, le coût excessif (2,7 millions FCFA) et les retards, craignant que ces problèmes n'empêchent d'atteindre l'objectif de 4000 pèlerins et ne laissent certains sans encadrement à La Mecque. Pour y remédier, il propose la libéralisation de la filière et la création d'un office du Hadj impliquant tous les acteurs. |
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7 avril 1997 |
Un débat organisé en Côte d'Ivoire par l'association des élèves et étudiants musulmans a réuni l'imam Boikary Fofana et l'abbé Norbert Abékan pour discuter si la religion est un facteur d'unité ou de division. Ils ont convenu que la religion, par essence, promeut l'unité et la paix, mais que les divisions inter et intra-religieuses sont principalement causées par les manipulations politiques, les ambitions personnelles et le manque de justice sociale. Les participants ont souligné l'importance de la tolérance et du respect mutuel pour un dialogue interreligieux efficace. |
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10 octobre 2011 |
Le nouveau bureau exécutif de la Ligue Islamique des Prédicateurs de Côte d'Ivoire (Lipci) a été présenté lors d'une cérémonie axée sur la réconciliation nationale. Le Cheick Aboubacar Fofana, guide de la communauté musulmane, a exhorté les prédicateurs à promouvoir l'unité et la cohésion sociale, soulignant leur rôle essentiel face à la dépravation des mœurs. Le président de la Lipci, El hadj Vassiriki Cissé, a dévoilé un programme triennal axé sur le dialogue interreligieux et une participation active au processus de réconciliation nationale. |
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25 février 2005 |
L'Imam Cissé Djiguiba dénonce les Mutilations Génitales Féminines (MGF) comme une atteinte aux droits des femmes et une injustice, affirmant qu'elles ne relèvent pas de l'Islam et n'ont aucun fondement religieux, ayant précédé cette religion. Il souligne la persistance de cette pratique en Côte d'Ivoire et exhorte les autorités politiques et religieuses à sensibiliser les populations à ses graves conséquences sanitaires. La Fondation Cissé Djiguiba participe activement à cette lutte en informant les jeunes sur les risques liés aux MGF. |