Titre Date Résumé IA
28 juillet 1994
L'affaire opposant le Conseil Supérieur Islamique (CSI) au Conseil National Islamique (CNI) a été renvoyée au 26 octobre. Le CSI a assigné le CNI en justice pour incitation à la violence et menaces de liquidation physique contre son président, Diaby Moustapha. L'avocate du CSI, absente à l'audience, a exprimé son intention de retirer l'affaire pour favoriser une médiation et éviter une récupération politique. La recevabilité de la plainte et la compétence du tribunal pour dissoudre le CNI restent des points de débat juridique.
9 mars 1994
Ce texte compare deux organisations musulmanes en Côte d'Ivoire : le Conseil National Islamique (CNI) et le Conseil Supérieur Islamique (CSI). Le CNI, créé en 1993 pour unifier la communauté et gérer ses affaires (pèlerinage, écoles), est présenté comme efficace et légitime, ayant obtenu des résultats positifs sous le régime précédent. En revanche, le CSI, soutenu par le nouveau régime, est vivement critiqué pour son historique de désordre, de mauvaise gestion et de querelles internes, l'auteur plaidant pour la reconnaissance du CNI comme le véritable représentant de la communauté musulmane ivoirienne.
11 septembre 1992
Le Conseil Supérieur Islamique de Côte d'Ivoire est en proie à une crise interne. Son président, El Hadj Diaby Moustapha, refuse de démissionner malgré les pressions d'une minorité de membres qu'il qualifie de "dissidents". Il invoque son mandat de cinq ans et le respect des statuts de l'organisation, qu'il juge immuables, et a suspendu les contestataires. Le Ministre de l'Intérieur est intervenu pour tenter une médiation et restaurer l'unité au sein de la communauté musulmane.
3 juin 1998
Le Conseil supérieur islamique (CSI), présidé par El Hadj Diaby Moustapha, a dressé un bilan positif de son Congrès mondial islamique et du récent pèlerinage à la Mecque. Le CSI a surtout réitéré l'interdiction formelle de faire de la politique dans les mosquées, exhortant les imams à respecter la laïcité de l'État ivoirien et les préceptes coraniques. Des instructions ont été données aux imams affiliés pour signaler toute tentative de politisation des lieux de culte. Enfin, le président du CSI propose que la gestion des organisations islamiques soit réservée aux seuls théologiens, afin de maintenir la paix et l'unité nationale.
19 octobre 2000
L'élection présidentielle du 22 octobre en Côte d'Ivoire est marquée par une forte polarisation et des appels au boycott. Le Conseil National Islamique (CNI) a demandé aux musulmans (40% de la population) de s'abstenir, dénonçant l'élimination de candidats musulmans. En revanche, le clergé chrétien (30% de la population) encourage ses fidèles à voter, les candidats restants étant tous chrétiens. Cette situation, combinée aux appels des partis d'opposition, pourrait entraîner une abstention massive de plus de 85% de l'électorat.
19 février 1996
La non-retransmission en direct de la traditionnelle Nuit du Destin en Côte d'Ivoire a suscité consternation et frustration parmi les musulmans. Ceux-ci remettent en question les raisons techniques invoquées, y voyant plutôt une décision politique lourde de conséquences pour leur communauté après l'élection présidentielle. L'incident soulève des inquiétudes quant à l'égalité religieuse et la paix sociale, appelant le gouvernement à rassurer la population musulmane.
11 octobre 2006
Le projet de construction de la mosquée "Nour Islam" à Yopougon - Ananeraie est estimé à 134 306 959 FCFA. Initié par la communauté musulmane locale, cet édifice moderne de cinq niveaux comprendra trois salles de prière, des bureaux, une bibliothèque et un appartement pour l'Imam. La communauté lance un appel aux dons pour sa réalisation, une initiative saluée et soutenue financièrement par le maire de Yopougon.
21 septembre 1994
La première pierre d'une future mosquée de plus de 6 000 places a été posée sur le site de l'ancienne préfecture du Plateau à Abidjan, en présence du président Henri Konan Bédié. Ce projet, d'un coût de 1,3 milliard de F CFA, concrétise une demande formulée par le Conseil national islamique en 1992 pour la communauté musulmane.
17 septembre 1994
Le Président Henri Konan Bédié a attribué un terrain de 6000 m², situé sur l'ancien site de la préfecture d'Abidjan au Plateau, à la communauté musulmane pour la construction d'une mosquée. Cette initiative répond au besoin de la seule commune d'Abidjan dépourvue de mosquée. Le terrain a été récemment déblayé et est en cours de préparation pour l'édifice religieux, dont le coût est estimé à 200 millions.
8 novembre 2006
Le président Gbagbo a initié des consultations avec des chefs religieux pour recueillir des propositions de sortie de crise. Si certains participants ont exprimé une forte allégeance, le président du haut conseil des imamats et oulémas a courageusement suggéré d'amender la constitution si elle fait obstacle à la paix et d'engager le dialogue avec les Forces Nouvelles. Les discussions ont également porté sur le désarmement, la réunification du territoire et l'organisation d'élections, dans un contexte où le camp présidentiel récuse la résolution 1721 de l'ONU.
14 décembre 2005
Le Premier ministre ivoirien, Charles Banny, a rencontré le Forum des confessions religieuses de Côte d'Ivoire pendant 1h20. Se déclarant croyant et plaçant sa mission sous le sceau de Dieu, il a sollicité l'aide des leaders religieux pour restaurer l'amour et la paix dans le pays. Les représentants des diverses confessions, à l'exception de l'Église catholique dont l'absence a été justifiée, ont promis leur soutien au Premier ministre.
9 février 2011
Le Conseil Supérieur des Imams (COSIM) de Côte d'Ivoire n'a pas été associé aux consultations entre les Experts de l'UA et le Forum des Confessions Religieuses à Abidjan. Le responsable de la communication du COSIM, l'Imam Sékou Sylla, a déploré cette absence d'invitation, la jugeant anormale malgré la pertinence de leur participation. Le COSIM, qui a pourtant abordé la crise post-électorale lors de ses propres réunions, n'a pu partager ses réflexions.
9 février 2011
Le Conseil Supérieur des Imams (COSIM), instance suprême de la communauté musulmane en Côte d'Ivoire, n'a pas été invité aux échanges entre les Experts de l'UA et le Forum des Confessions Religieuses à Abidjan. Le responsable de la communication du COSIM, l'Imam Sékou Sylla, a jugé cette exclusion anormale, soulignant que l'organisation n'a reçu aucune invitation. Le COSIM, qui a pourtant consacré ses propres réunions à la sortie de crise postélectorale, n'a ainsi pas pu faire partager ses réflexions aux Experts.
24 février 1995
Ce texte, s'appuyant sur le Coran et les recommandations du Secours Médical Islamique (SEMI), précise les situations où le jeûne est médicalement contre-indiqué. Il est déconseillé en cas d'hospitalisation ou de maladies aiguës/chroniques nécessitant des traitements immédiats ou des prises médicamenteuses fréquentes, comme le diabète ou les fièvres. Pour les conditions stabilisées, les médicaments peuvent être répartis entre l'Iftar et le Souhour. Les injections sont permises, mais la perfusion rompt le jeûne, et une consultation médicale est toujours recommandée.
13 juin 1994
Un contrôle de cartes de séjour mené par la police a dégénéré en affrontement violent près de la grande mosquée d'Abobo, en Côte d'Ivoire. L'intervention musclée des forces de l'ordre, utilisant gaz lacrymogènes et matraques, a causé plusieurs blessés parmi les fidèles et des dégâts matériels. Suite à cette "bavure policière" qui a suscité une vive émotion, le Président a présenté ses regrets et, par l'intermédiaire du ministre de la Sécurité, a interdit les contrôles de cartes de séjour les vendredis sur tout le territoire national, en particulier près des lieux de culte, et a promis des sanctions contre les responsables.
4 juillet 1994
Le président du Conseil National Islamique (CNI), El Hadj Koné Idrissa Koudouss, a rencontré la communauté musulmane pour discuter des incidents liés au contrôle des cartes de séjour à Abobo et faire le bilan du pèlerinage 1994. Il a appelé à l'apaisement et à la cohésion face aux provocations perçues, tout en rejetant l'accusation d'intégrisme et en affirmant le caractère apolitique du CNI. Koudouss a exhorté les fidèles à respecter la loi et à toujours avoir leurs pièces d'identité, reconnaissant également des défaillances internes dans la communication pour le pèlerinage.
29 décembre 2011
Lors de la 27ème convention annuelle de la communauté Ahmadiyya en Côte d'Ivoire, son chef, Amir Abdoul Quayoum Pacha, a lancé un appel à la paix et au respect mutuel entre toutes les religions. Il a affirmé que l'islam, tel que pratiqué par l'Ahmadiyya, reconnaît tous les prophètes et a promis aux chrétiens la protection de leurs lieux de culte. Le Pacha a également plaidé pour une paix économique fondée sur une juste répartition des biens et l'abandon de l'intérêt personnel.
28 mai 2009
La première Convention nationale de la Jeunesse de l'association des musulmanes sunnites en Côte d'Ivoire (J-AMSCI) se tiendra le 31 mai à la Bourse du Travail de Treichville. Rassemblant jeunes de partis politiques, jeunes musulmanes et responsables d'ONG œuvrant pour la paix, cet événement aura pour thème l'orientation de la jeunesse comme vecteur de paix. Au programme figurent la présentation du Bureau exécutif, une motion de soutien au président Laurent Gbagbo, et des propositions pour la sortie de crise.
28 mai 2009
La 1ère Convention nationale de la Jeunesse de l’association des musulmanes sunnites en Côte d’Ivoire (J-AMSCI) se tiendra le 31 mai à la Bourse du Travail de Treichville. Axée sur l'orientation de la jeunesse comme vecteur de paix, elle rassemblera des jeunes de partis politiques et des responsables d'ONG. Au programme : présentation du Bureau exécutif national, motion de soutien au président Laurent Gbagbo, propositions de sortie de crise et remises de décoration.
29 août 2007
La 10ème convention de l'Association des Jeunes Musulmans de Côte d'Ivoire (AJMCI) à Yopougon s'est tenue. Le président du CNI, Idriss Koudouss Koné, y a déclaré que tout conflit de plus de trois jours est "de démon" et que l'Islam offre des solutions. Un conflit entre Koné et Boikary Fofana (Cosim) a été évoqué, l'Imam Aly Ouattara le minimisant et promettant une résolution. Les intervenants ont appelé à l'entente entre les guides religieux.
4 décembre 1992
En 1992 à Bouaké, la communauté musulmane, politiquement influente, est activement courtisée par les figures du pouvoir, notamment Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, en vue des prochaines élections. Malgré les efforts et les dons de Bédié aux mosquées, une partie significative de cette communauté penche en faveur du FPI (opposition), qui a joué un rôle clé dans l'ouverture de l'ambassade ivoirienne à Ryad. L'opposition détient ainsi un poids politique non négligeable dans la future bataille électorale locale.
29 décembre 2006
La Convergence de la Jeunesse Islamique en Côte d'Ivoire (CJICI) exprime son indignation suite à l'annulation du Hadj 2006 bis, tenant l'État ivoirien pour principal responsable de ce fiasco. Elle exige une commission d'enquête indépendante, la publication des organisateurs privés fautifs, et la prise en charge par l'État des frais du Hadj 2007 pour les victimes. La CJICI réaffirme le droit des musulmans à organiser leur pèlerinage et appelle à l'unité de la communauté face à cette humiliation.
21 décembre 2010
En fin 2010, la Côte d'Ivoire est plongée dans une grave crise politique post-électorale, annulant les efforts de paix et risquant une guerre civile. La Convergence de la Jeunesse Islamique en Côte d’Ivoire (CJICI) dénonce des attaques aux gaz lacrymogènes et roquettes perpétrées par les forces de l'ordre contre des mosquées lors de la prière du 17 décembre 2010, entraînant des pertes humaines. La CJICI condamne ces provocations, exige l'arrêt immédiat de ces actions et appelle à la sérénité ainsi qu'à l'intervention nationale et internationale pour éviter le pire.
25 août 2000
Le Colonel Major Déon Georges, commandant de la Gendarmerie ivoirienne, a convoqué plusieurs hauts dignitaires musulmans, dont l'Imam Idriss Koudouss, sous prétexte d'une "invitation" pour discuter de la situation sociopolitique. Il leur a présenté des accusations graves, liant notamment Alassane Ouattara et certains Imams à des complots de déstabilisation, du trafic d'armes et le recrutement de mercenaires. La communauté musulmane et les Imams ont exprimé une vive indignation et colère, dénonçant un harcèlement discriminatoire, un manque de respect et des accusations infondées. Ils ont réfuté ces allégations, alertant sur un risque de "génocide contre les musulmans" et ont décidé de ne plus répondre à de telles convocations, marquant cette journée par une importante marche de protestation.
20 août 2010
Des docteurs islamiques saoudiens ont dispensé une formation à plus de 80 imams sunnites ivoiriens à l'université Al Fourqan de Yopougon. Cette initiative renforce la coopération entre l'Arabie Saoudite et la Côte d'Ivoire, visant à promouvoir un islam de paix et de miséricorde, enseigné avec une méthodologie claire et une éthique irréprochable pour les prédicateurs.