Titre Date Résumé IA
22 mars 2011
Le sous-quartier de Port-Bouët 2 à Yopougon est sous le choc une semaine après une violente descente punitive menée par les soldats et mercenaires de Laurent Gbagbo, le 15 janvier 2010. Cette attaque, ciblant une population majoritairement partisane d'Alassane Ouattara, a entraîné des destructions massives, des pillages, des exécutions sommaires, l'incendie de maisons et de commerces, et l'utilisation de grenades, causant la mort de nombreux habitants, dont l'imam local. Le quartier est désormais désert et traumatisé, ses résidents vivant dans la peur d'un retour des violences.
16 février 2004
Le texte rapporte une tentative d'assassinat de cinq Imams à Cocody le 10 février 2004, que le COSIM dénonce comme une provocation visant à générer une violence généralisée et à saboter le processus de paix. Les Imams et d'autres chefs religieux, dont le Supérieur Édiémou Jacob, expriment leur inquiétude face à l'absence de réaction rapide des autorités et exigent que la sécurité des religieux soit prise au sérieux, au même titre que celle des ministres. Malgré les menaces de mort, ils réaffirment leur engagement pour la paix et la réconciliation en Côte d'Ivoire.
6 juillet 2006
Une table ronde organisée par la Mission islamique Ahmadiyya a réuni diverses confessions religieuses ivoiriennes et ONG pour discuter de la problématique de la caricature en milieu religieux, suite à des publications offensantes envers le prophète Mohammad. Les participants ont souligné l'importance pour les musulmans d'adopter une attitude non-violente face aux provocations, tout en appelant les autorités publiques à garantir le respect des religions. La discussion a mis en avant la nécessité de condamner ces actes, d'éviter les réactions disproportionnées et de promouvoir le dialogue interreligieux pour prévenir de futures offenses.
22 juillet 2011
Le lieutenant-colonel Kouao Amichia Edouard, commandant de la Garde Républicaine (GR), a rendu visite au cheikh Boikary Fofana, président du Conseil supérieur des imams, pour se présenter et demander pardon à la communauté musulmane pour les souffrances endurées durant la crise post-électorale. Cette démarche d'humilité, saluée par le cheikh, s'inscrit dans une série de "mea-culpa" de la GR envers toutes les couches sociales et confessions religieuses. Elle fait suite aux profanations de lieux de culte et aux exactions commises par des militaires, y compris de la GR, pendant la crise.
12 août 1995
Des cadres musulmans de Côte d'Ivoire expriment leur indignation face aux déclarations de Messieurs KOUDOUSS et FOFANA, présidents du Cosim et du CNI. Ils critiquent leur tentative de remettre en question le code électoral, voté par l'Assemblée Nationale, et nient qu'ils représentent la communauté musulmane sur ce sujet. Les cadres affirment leur adhésion totale à ce code, le considérant comme garant de l'ivoirité et des intérêts nationaux, et appellent au respect des lois de la République et de la voie démocratique des urnes.
17 avril 1998
Les premiers pèlerins ivoiriens du Hadj 98 ont commencé à revenir à Abidjan le mercredi 15 avril, accueillis triomphalement par leurs familles. Des vols d'Egypt-Air et Ethiopian Airlines ont déjà ramené des fidèles, et d'autres retours sont prévus jusqu'à fin avril, notamment avec Air Afrique vers Abidjan et Yamoussoukro.
2 octobre 2015
Le 24 septembre 2015, une bousculade meurtrière à Mina, en Arabie Saoudite, a causé la mort de 769 pèlerins et fait plus de 900 blessés. La Côte d'Ivoire a déploré 14 morts et 77 disparus parmi ses ressortissants. Le Front Populaire Ivoirien (FPI) a exprimé ses condoléances et a appelé les autorités ivoiriennes et saoudiennes à établir un bilan exhaustif, à enquêter sur les causes de la tragédie, à indemniser les victimes et à renforcer l'encadrement des pèlerins ivoiriens.
24 décembre 2011
Cinq victimes des événements tragiques du 18 décembre ont été inhumées à Vavoua au cimetière municipal, après la prière musulmane du vendredi. L'enterrement s'est déroulé dans une grande émotion, avec la présence de guides religieux implorant le pardon et priant pour le repos des âmes, ainsi que des membres du corps préfectoral. Une prière mortuaire avait précédé l'inhumation.
10 juin 1998
Le 8 mai 1998 à Abobo, un ex-détenu est violemment agressé par des jeunes musulmans près d'une mosquée, le suspectant de vol. L'intervention d'un soldat des Fanci, puis d'autres militaires pour le secourir, dégénère en une rixe généralisée malgré les ordres d'un officier, blessant l'Imam de la mosquée. L'autorité militaire a sanctionné quatre soldats pour indiscipline et usage excessif de la force, tout en reprochant aux civils de s'être fait justice.
6 mai 2002
Après le Hadj 2002, les imams de Yopougon ont déploré la division au sein de la communauté musulmane, attribuant cette fragmentation à la recherche du matériel et au comportement de certains coreligionnaires. Ils ont également critiqué la politique de libéralisation du gouvernement concernant l'organisation du pèlerinage, qui s'est déroulé dans un contexte économique et organisationnel difficile. Un appel à l'unité et au respect des guides spirituels a été lancé pour retrouver la cohésion.
19 mai 1995
Le Président Henri Konan Bédié est rentré d'un voyage diplomatique au Maroc, en France et au Nigeria. Au Maroc, il a obtenu le soutien du Roi Hassan II pour la construction de la mosquée du Plateau. En France, il a participé à une commémoration et a appelé les Ivoiriens à l'unité pour une démocratie apaisée. Au Nigeria, il a pris part à des négociations complexes sur la crise libérienne, soulignant la neutralité de la Côte d'Ivoire dans la recherche de la paix. À son retour, il a remercié ses compatriotes et exprimé son optimisme pour l'avenir et la prospérité du pays.
6 juillet 2006
Après le mini-sommet de Yamoussoukro, Diaby Moustapha, dit Diaby Koweit, candidat à la présidentielle, lance un appel urgent aux leaders politiques et à tous les Ivoiriens pour un retour définitif à la paix. Il insiste sur la nécessité d'organiser rapidement des élections ouvertes, libres et transparentes, précédées du désarmement et du recensement électoral. Diaby Koweit exhorte les acteurs clés, dont les présidents Gbagbo et Bédié, le Premier ministre Ouattara et le ministre Soro, à soutenir le Premier ministre Charles Konan Banny pour finaliser le processus de paix.
21 février 1996
Les musulmans de Côte d'Ivoire ont célébré hier l'Aïd-el-Fitr, marquant la fin du Ramadan, par des prières nationales. La prière de la mosquée de la Riviera à Abidjan a été retransmise en direct par la RTI 1ère chaîne, avec la présence d'une délégation gouvernementale. Cette journée a également été marquée par des réjouissances familiales, des actes de générosité et l'accomplissement de la Zakkat. La retransmission télévisée est perçue comme un geste positif pour la paix sociale et l'égalité des cultes.
5 février 2009
La communauté musulmane d'Issia s'est massivement mobilisée pour rendre hommage au ministre de l'Intérieur, Désiré Tagro, et exprimer sa profonde gratitude. Cette reconnaissance fait suite à ses nombreuses actions en leur faveur, notamment l'aide apportée à des dizaines de pèlerins pour accomplir le Hadj, l'équipement de la grande mosquée et des dons durant le ramadan. Le ministre a réaffirmé son engagement à servir toutes les communautés sans distinction.
5 avril 2017
L'imam Cissé Djiguiba, directeur général de Radio Al Bayane, la radio la plus écoutée en Côte d'Ivoire, ambitionne de lancer une chaîne de télévision. Pour concrétiser ce projet de télévision Al Bayane, visant à promouvoir l'islam en Afrique, il recherche 300 millions Fcfa, qu'il espère collecter via des contributions de la communauté musulmane ivoirienne.
16 mars 2005
Ce document est une réponse du Directeur de Cabinet du Président du Conseil National Islamique aux accusations du quotidien "le Temps" (10 mars 2005). Il réfute fermement l'implication de l'Imam Koudouss dans un complot d'assassinat du Président ivoirien, qualifiant ces allégations de sans fondement et de tentative "machiavélique" de diviser la société et d'inciter à la haine contre la communauté musulmane. Le texte souligne le rôle de l'Imam dans le dialogue interconfessionnel et dénonce le rôle de la presse locale dans la crise ivoirienne.
26 octobre 1973
Les 18 et 19 octobre, des journées de prières nationales ont été organisées à Yamoussoukro pour le 68ème anniversaire du Président ivoirien Félix Houphouët-Boigny. Ces cérémonies, qui ont rassemblé de nombreuses personnalités et citoyens, étaient présidées par le Président nigérien Hamani Diori. Des offices catholiques, protestants, harristes et musulmans se sont déroulés à travers la Côte d'Ivoire, rendant hommage à l'homme d'État. Le Président Diori a salué Houphouët-Boigny comme un « homme de pensée, d'action et de foi », soulignant son rôle déterminant dans l'indépendance africaine, la création du RDA et le développement national.
23 juin 2011
Les Ivoiriens s'inquiètent de la propension des dirigeants politiques à entretenir des liaisons extraconjugales, perçues comme un frein à la bonne gouvernance. Le texte explique que le pouvoir agit comme un aphrodisiaque, incitant les hommes politiques à multiplier les maîtresses, souvent publiquement. Ces "deuxièmes bureaux" sont critiqués pour leur impact sur la moralité publique, la gestion des affaires de l'État et les finances, pouvant mener à des détournements de fonds. Des exemples concrets illustrent cette tendance, soulignant le défi pour les nouveaux leaders de maintenir une conduite morale et rigoureuse.
30 novembre 2000
L'interview de l'Imam Fofana a provoqué une vive controverse en Côte d'Ivoire, notamment au sein de la presse. Il y a révélé des vérités dérangeantes concernant l'exclusion de la communauté musulmane, les meurtres de ressortissants du Nord, la détention abusive de généraux, l'incendie de mosquées et les failles de la Constitution. Malgré les tentatives de certains journalistes de discréditer ses propos, l'auteur affirme que l'Imam n'a fait que dire la vérité, perçue comme un crime dans le pays.
23 septembre 2003
L'Imam Koné Idriss Koudouss est rentré de Paris après trois semaines passées à l'hôpital militaire de Neuilly pour des examens cardiaques de routine, démentant les rumeurs d'une grave maladie. Il a expliqué sa moindre visibilité à la tête du Conseil National Islamique (CNI) par le désir de laisser la place aux jeunes. Son engagement accru auprès du Collectif de la société civile pour la paix est motivé par la nécessité d'éviter une guerre civile en Côte d'Ivoire, estimant que la survie du pays est primordiale.
4 juin 2004
Harissou Fofana a provoqué de vives réactions en affirmant que des Imams avaient reçu 60 millions du RDR pour dénigrer la Côte d'Ivoire et la communauté chrétienne. Le Forum national des confessions religieuses de Côte d'Ivoire a fermement démenti ces propos, les qualifiant de mensonges et précisant que les déclarations de Fofana n'engagent pas les communautés religieuses. Le Forum a dénoncé une tentative d'incitation à la haine inter-religieuse et a appelé à la promotion de la paix et de la coexistence harmonieuse.
12 août 1995
Le Président Henri Konan Bédié a pris en charge les frais d'extension de la mosquée de Dar-Es-Salam à Bouaké, s'élevant à 14 millions F.CFA. Cette contribution a été annoncée par le préfet par intérim à la communauté musulmane et au Grand Imam Sy Savané, soulignant le respect du Président pour les religions. Le geste, très apprécié, permettra à la mosquée de s'étendre à un hectare.
18 décembre 2001
Ben Soumahoro a récemment attaqué directement les Imams, les accusant implicitement d'utiliser la religion musulmane pour soutenir les ambitions politiques du Premier ministre Ouattara. En réponse, les Imams, par la voix de Bédi Ali Mouhamed, rejettent ces allégations, affirmant que leur engagement envers l'Islam est historique, apolitique et distinct des luttes pour le pouvoir en Côte d'Ivoire. Ils considèrent que Ben Soumahoro méconnaît leur véritable mission.
4 décembre 1995
El Hadj Diaby Moustapha, unique député PDCI-RDA élu dans la région d'Odienné (Nord-Ouest), s'engage à faire de cette zone un bastion du PDCI-RDA, qu'il considère comme son berceau historique. Il promet de consolider la présence du parti en appliquant son programme national et en s'appuyant sur les liens familiaux locaux. L'élu défend également la compatibilité de ses fonctions politiques et religieuses, visant à faire d'Odienné un modèle pour le PDCI-RDA et la Côte d'Ivoire.
30 janvier 1995
Suite à une tentative d'enlèvement manquée, El Hadj Koudouss Koné, président du Conseil national islamique (CNI), a reçu le soutien inconditionnel des imams et de la communauté musulmane. Le 21 janvier, des guides spirituels de plusieurs villes de Côte d'Ivoire se sont réunis pour lui exprimer leur solidarité, affirmant qu'une agression contre lui est une agression contre l'ensemble des imams qui l'ont mandaté. Le texte mentionne également des complots en cours contre Koudouss et souligne l'engagement du CNI à respecter la laïcité et à dépolitiser les mosquées.