Titre Date Résumé IA
4 avril 2018
Le Club des hommes d'affaires musulmans de Côte d'Ivoire (Chamci) a organisé une session de sa "Chamci Business School" avec le directeur général des Impôts, Ouattara Sié Abou, pour expliquer l'Annexe fiscale 2018. Ce texte, initialement controversé et révisé, vise à formaliser et fiscaliser le secteur informel. Le directeur a insisté sur l'importance du civisme fiscal pour l'élargissement de l'assiette et l'émergence économique du pays.
8 décembre 2006
La commémoration des 13 ans du décès du premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny, s'est tenue à la grande mosquée de Yamoussoukro. Les musulmans ont prié pour le pardon du défunt président et ont réfléchi à son héritage de paix et de développement. L'Imam Seydou Sylla et le secrétaire général du PDCI, Alphonse Djédjé Mady, ont déploré la violence actuelle en Côte d'Ivoire et ont exhorté tous les Ivoiriens à œuvrer pour le retour de la paix.
28 août 1993
Ce texte présente le Maouloud, l'anniversaire de la naissance du Prophète Mahomet (570 ap. J.-C. à La Mecque), célébré par les musulmans. Il retrace sa vie, notamment sa première révélation coranique par l'Ange Gabriel dans la grotte de Hira, qui initia la transmission du Coran. Le document met en lumière le contexte pré-islamique et les principes de droits humains universels prônés par le Prophète.
16 janvier 2013
Le Conseil Supérieur des Imams (Cosim) de Côte d'Ivoire a annoncé la célébration du Maoulid 2013 par la communauté musulmane ivoirienne dans la nuit du 23 au 24 janvier. Cette date fait suite à l'observation du croissant lunaire le 12 janvier, marquant le début du mois de Rabial AwAL. Le Maoulid commémore la naissance du Prophète Mouhamad et est célébré par les Sunnites et les Chiites.
19 octobre 1979
Le 18 octobre, des musulmans ont organisé une prière à la mosquée dioula de Treichville pour célébrer l'anniversaire et souhaiter la longévité du Président Félix Houphouët-Boigny. Dirigée par l'imam El Hadj Motié Diakité, cette prière a rassemblé le Président Mamadou Coulibaly, plusieurs ministres (Amadou Thiam, Bangali Koné, Ibrahima Koné) et de nombreux fidèles.
21 octobre 1980
La Tabaski (Aid el Kébir) a été célébrée avec ferveur par les musulmans de Côte d'Ivoire, notamment à Abidjan, rassemblant des milliers de fidèles dans les mosquées et sur les places publiques. Les Imams ont prononcé des sermons axés sur la paix, l'unité nationale et le sens profond du sacrifice. Des vœux de santé et de longévité ont été adressés au Président Houphouët-Boigny, saluant son rôle dans la stabilité et le développement du pays.
28 août 1993
Ce texte offre un bref aperçu historique de la vie du Prophète Muhammad, dont le 1397e anniversaire de naissance est célébré. Né à la Mecque en 569, il fut choisi par Allah comme son envoyé en 609, recevant la révélation du Coran et prêchant l'Islam. Suite aux persécutions, il émigra à Médine en 622, y organisa la communauté musulmane, puis soumit la Mecque en 630 avant de mourir à Médine en 632.
8 avril 2006
Les musulmans de Côte d'Ivoire célèbrent le Maoulid, la naissance du prophète Mouhammad, le 11 avril 2006 (12e jour de Rabil-Awal, Hégire 1427). Cette commémoration souligne l'importance du prophète comme la meilleure créature divine et un bâtisseur de société de fraternité et de paix, thème de l'année. L'Imam Dosso Mamadou exhorte les fidèles à privilégier les adorations. La cérémonie officielle est prévue à la mosquée de la Riviera Golf.
16 septembre 2008
Le cabinet de la Première Dame Simone Gbagbo a tenté d'organiser une rencontre avec le Grand Imam de Bouaké, El Hadj Madou Sy. Malgré des démarches répétées, l'imam a initialement refusé, invoquant sa loyauté envers les Forces Nouvelles (FN) et exigeant leur accord. Bien que les FN aient finalement donné leur consentement, leur notification tardive le jour même de l'événement a empêché l'organisation de la rencontre, perçue comme une manœuvre délibérée pour l'annuler.
26 octobre 2005
Le président de la Fédération ivoirienne de football, Jacques Anouma, a attribué la qualification historique des Éléphants pour la Coupe du Monde 2006 aux prières des communautés religieuses du pays. Après ce succès, il a rendu visite aux dignitaires musulmans et chrétiens pour les remercier d'avoir confié le destin de l'équipe à Dieu. Les leaders religieux ont salué cette démarche, y voyant une bénédiction divine et un symbole d'unité nationale.
6 juillet 2009
Le Commandant Armand Djezoua, président du comité de suivi du projet immobilier pour les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), a visité les chantiers d'Anyama-Djamel pour confirmer le démarrage effectif des travaux. Ce projet vise à loger 18 400 souscripteurs, dont environ 18% sur ce site de 817 hectares. Les travaux initiaux (abattage et ramassage) dureront quatre mois avant l'identification des lots par les bénéficiaires, et des infrastructures sociales (écoles, centres de santé, lieux de culte) sont prévues.
11 avril 1996
La mosquée du quartier Palmeraie d'Anyama a été inaugurée après avoir été entièrement achevée par M. Babily Dembélé, un acte de foi pour les musulmans locaux. Cet édifice de 14 500 places inclut une résidence d'imam et une école confessionnelle. Le geste de M. Dembélé, figure politique influente, s'inscrit également dans le cadre d'une rivalité de clans avec le maire d'Anyama.
7 mars 1994
La préfecture d'Abidjan a fait don d'une tonne de sucre et d'environ 30 kg de lait à la communauté musulmane d'Anyama le 26 février. Ce soutien, remis par le sous-préfet à l'imam central El Hadj Mory Ba Diaby, vise à aider les fidèles pendant le jeûne, face à l'augmentation des prix alimentaires due à la dévaluation. La distribution sera effectuée par l'imam, la moitié du lot étant destinée à la ville d'Anyama et l'autre aux villages de la sous-préfecture.
30 avril 2007
Le 2ème congrès des Imams de Côte d'Ivoire a marqué l'investiture de Boikary Fofana comme Cheick El Aïma, leader de la communauté musulmane ivoirienne, suite à un serment solennel. Il a exhorté les Imams à promouvoir la moralisation, la justice sociale et à combattre la corruption. La conférence, en présence du Premier ministre Soro Guillaume, a également formulé des recommandations aux autorités politiques, notamment sur la garantie de la laïcité, l'intégration de l'arabe et de l'Islam dans l'éducation, et la création d'un observatoire national de la laïcité.
28 février 2011
Charles Blé Goudé a appelé les jeunes d'Abidjan et de Côte d'Ivoire à s'organiser pour bloquer les déplacements de l'ONUCI, déclenchant immédiatement des violences urbaines, des destructions et l'incendie d'une mosquée. Cet appel, sous prétexte d'éviter la guerre civile, est présenté comme une stratégie délibérée du FPI pour provoquer un conflit généralisé, voire religieux, afin de créer un bouclier humain pour Laurent Gbagbo. Face aux revers militaires, le régime chercherait ainsi à générer une crise humanitaire majeure pour forcer un partage du pouvoir avec la communauté internationale.
5 octobre 2000
Le Conseil Supérieur des Imams (COSIM) et le Conseil National Islamique (CNI) lancent un appel urgent à l'opinion nationale et internationale face à la détérioration de la situation socio-politique en Côte d'Ivoire, marquée par l'arbitraire et les tensions. Ils exhortent à la paix, à l'unité nationale et au respect des principes démocratiques, soutenant l'initiative de l'OUA et de l'ONU. Le COSIM et le CNI demandent notamment que tous les candidats soient autorisés à se présenter aux élections de 2000, que la junte militaire observe une stricte neutralité, et que les médias publics retrouvent leur impartialité. Ils appellent enfin la communauté internationale à aider la Côte d'Ivoire à retrouver la stabilité.
6 janvier 2003
Les confessions religieuses de Côte d'Ivoire lancent un appel urgent face à une guerre interne dévastatrice et une crise humanitaire. Elles affirment que le conflit n'est pas religieux mais résulte de graves manquements moraux (corruption, impunité, tribalisme). L'appel exhorte à la repentance, à l'examen de conscience et à un engagement collectif pour la paix et la réconciliation, proposant trois jours de jeûne et prière pour le salut et l'unité du pays.
27 octobre 2003
Le ministre ivoirien du Commerce, Amadou Soumahoro, défend l'importation de sucre pour assurer l'approvisionnement du marché et éviter les pénuries, s'opposant aux industriels locaux (SUCRIVOIRE, SURCAF). Ces derniers critiquent les importations "intempestives", demandant de retenir les stocks pour écouler leur production et protéger l'industrie nationale. Le ministre priorise le consommateur, citant les pénuries passées et le risque de protectionnisme contraire aux règles de l'OMS.
20 janvier 2006
Après quatre jours de manifestations violentes contre la communauté internationale, les jeunes patriotes (liés au FPI) ont étendu leurs attaques aux édifices religieux et à la jeunesse de l'opposition. Ces actions, notamment l'incendie d'une mosquée à Abobo, ont exacerbé les tensions et provoqué des affrontements entre jeunesses rivales, entraînant déjà deux décès.
13 février 2001
Des pèlerins ont assiégé le siège d'Ethiopian Airlines le 12 février 2001 après avoir raté leur vol pour La Mecque. La compagnie aérienne a rejeté la responsabilité sur la Commission nationale pour l'organisation du pèlerinage (CNOPM), affirmant que les visas et passeports n'étaient pas prêts au dernier moment malgré les assurances. Ethiopian Airlines a proposé de réinscrire les pèlerins sur les prochains vols pour leur permettre d'effectuer leur Hadj.
21 septembre 2001
Suite à un article du journal « The Time » accusant la Côte d'Ivoire d'abriter un réseau terroriste lié à Ben Laden, le gouvernement ivoirien a fermement démenti ces allégations. L'auteur dénonce cette réaction comme révélatrice de l'incohérence du régime Gbagbo, soulignant que ses ministres, notamment Boga Doudou et Lida Kouassi, ont eux-mêmes souvent prétendu découvrir des caches d'armes et des camps d'entraînement terroristes sur le territoire pour diaboliser l'opposition. Le texte conclut que le gouvernement est rattrapé par ses propres mensonges, contraint de nier publiquement ce qu'il a longtemps inventé pour des raisons politiques internes, face à la menace de représailles américaines.
22 février 2003
Le président du Conseil national islamique (CNI), Idriss Koudouss, accuse des personnes proches du pouvoir ivoirien de chercher à déclencher une guerre de religions après l'assassinat de deux imams en Côte d'Ivoire. Mohamed Lamine Sangaré a été abattu par des individus en 4x4, et Cissé Mory par des gendarmes. Face à la montée des tensions et aux menaces des "escadrons de la mort" – dont l'existence est confirmée par l'ONU et Jacques Chirac –, Koudouss s'efforce d'apaiser la communauté musulmane et alerte les instances internationales.
22 février 2003
Des milliers de femmes ont manifesté à Anyama suite à l'assassinat de deux Imams, Fanny Mory et Sylla Oumar, par les forces de l'ordre. Exprimant leur colère et leur lassitude face aux violences policières, elles ont érigé des barricades et incendié des pneus, malgré l'intervention des forces de l'ordre avec des gaz lacrymogènes. L'inhumation des victimes a été reportée, les autorités n'ayant pas délivré les permis nécessaires, l'affaire devant remonter au ministère de la Défense.
18 novembre 1999
L'Imam El Hadj Aboubacar Fofana a accordé une interview virulente, critiquant ouvertement le pouvoir Bédié et dénonçant la dérive tribale et fasciste en Côte d'Ivoire. Affirmant son droit de citoyen à prendre part au débat politique pour défendre la justice, il prévoit de créer une structure pour les droits de l'homme. Suite à cette prise de position, l'Imam est devenu une cible du gouvernement, qui pourrait fabriquer des accusations, notamment en liant les mosquées à des caches d'armes, pour discréditer les religieux contestataires.
12 juin 2012
Ce texte examine les concepts ségrégationnistes d'ivoirité et de « rattrapage » ethnique en Côte d'Ivoire. L'ivoirité, introduite par Henri Konan Bédié, visait à exclure des groupes et fut utilisée contre Alassane Ouattara. Devenu président, Ouattara a instauré le « rattrapage » ethnique, favorisant les ressortissants du Nord dans l'administration et les postes clés. Ces deux politiques sont dénoncées comme des dérives identitaires et ethniques, menaçant gravement la cohésion sociale et l'unité nationale ivoirienne.