Titre Date Résumé IA
28 janvier 2000
Le Maroc s'engage à achever les travaux de la Mosquée du Plateau, arrêtés faute de moyens financiers, suite à une sollicitation du Conseil national islamique (CNI). En plus de la finition de la mosquée, le royaume chérifien prendra en charge les frais de pèlerinage d'imams ivoiriens, offrira des bourses d'études et des livres coraniques. Ce soutien, salué par le CNI, renforce la solidarité entre les musulmans ivoiriens et marocains.
18 décembre 1997
La Mosquée du Plateau, dont les travaux sont presque achevés, a été visitée par les imams d'Abidjan. Cet édifice imposant, doté d'un minaret de 75 mètres et d'une capacité de plus de 10 000 places, permettra bientôt à la communauté musulmane de s'y recueillir. Financée par les autorités de l'État, notamment le Président Henri Konan Bédié, elle comprendra diverses installations et son inauguration est prévue l'an prochain.
2 février 1996
La Mosquée du Plateau, un joyau architectural d'Abidjan, est présentée comme sans égale en Afrique de l'Ouest. Décidée par le Président Henri Konan Bédié en réponse aux besoins des musulmans, sa première pierre a été posée le 24 septembre 1994. D'un coût de 1,3 milliard de francs CFA, elle offrira une capacité de 3 000 fidèles, un minaret de 75 mètres et de multiples installations sur 15 000 m², visant un rayonnement culturel islamique.
26 janvier 1999
El Hadj Diaby Moustapha, président du Conseil supérieur islamique (CSI), souhaite qu'un docteur en théologie dirige la nouvelle Mosquée du Plateau et propose des conseils pour sa gestion. Il dément bloquer le projet de radio islamique, insistant sur la nécessité de bases saines pour éviter les dérapages. L'entretien aborde aussi l'organisation plus rigoureuse du pèlerinage à La Mecque pour combattre les fraudes, et les retombées du congrès mondial islamique d'Abidjan, qui prévoient d'importants investissements saoudiens en Côte d'Ivoire. Le CSI plaide enfin pour l'ouverture d'une ambassade saoudienne à Abidjan et l'adhésion de la Côte d'Ivoire à l'Organisation de la Conférence Islamique.
25 janvier 1999
Le texte décrit deux sujets principaux : la création d'un forum des confessions religieuses en Côte d'Ivoire, initié en 1995 par le GERDDES, visant à unir les religieux pour le développement du pays, dont les statuts sont prêts mais qui attend la réponse de toutes les confessions. Il aborde ensuite une controverse majeure concernant le choix du recteur de la nouvelle grande mosquée du Plateau. Le Conseil National Islamique (CNI) soutient El Hadj Djiguiba Cissé pour ce poste, arguant de son rôle de pionnier et de l'attribution officielle du terrain au CNI, tandis que d'autres organisations musulmanes réclament une consultation collective pour la désignation du recteur.
22 mai 2019
La mosquée Mohammed VI d'Abidjan, en construction à Treichville, deviendra la plus grande de Côte d'Ivoire avec une capacité de 7 000 à 12 000 fidèles. Lancés en 2017, les travaux devraient s'achever fin 2021 ou début 2022. L'édifice comprendra des salles de prière, une bibliothèque, un auditorium, une école coranique et un complexe commercial.
15 février 1994
Des incidents violents ont éclaté à la mosquée Tidjani de Port-Bouët II, Yopougon, entre les communautés burkinabè Bissa et Mossi, entraînant 1 mort et 25 blessés. La confrontation, déclenchée par la désignation d'un remplaçant pour l'Imam, révèle une rivalité de longue date pour le contrôle de la mosquée, exacerbée par des affiliations politiques (Bédiéistes vs Alassanistes). Chaque communauté revendique la propriété du lieu de culte depuis 1991, malgré les tentatives d'intervention des autorités.
31 décembre 2014
Khalife Moustapha Sonta exposera sur le modèle sociétal du prophète Mohammed comme stratégie efficace de lutte contre la pauvreté. Il mettra en avant les solutions islamiques telles que la zakat, les legs et les actions sociales, soulignant leur efficacité historique. Le texte déplore la sous-utilisation actuelle de la zakat et encourage les musulmans aisés à la verser via des structures dédiées comme la Fondation zakat et warqf pour une redistribution équitable et anonyme, afin de combattre la misère et faire progresser l'islam.
21 juillet 2004
Le Mouvement Ançar Dine Côte d'Ivoire (MAD CI), une ONG pour le développement de l'Islam, a organisé à Yopougon "La nuit des défunts". Cette cérémonie religieuse, qui a rassemblé 5000 fidèles, visait à rendre hommage aux défunts musulmans et comprenait des prières ainsi que des conférences sur la visite des cimetières, la vie après la mort et la préparation à celle-ci. Fondé en 1997 et présent dans plusieurs pays africains, le MAD CI œuvre pour la revalorisation morale et spirituelle de l'humanité, construisant des infrastructures et apportant de l'aide.
4 mars 2004
La communauté Ahmadiyya de Côte d'Ivoire se prépare à accueillir le Calife, son chef mondial, une visite annoncée par M. Abdul Rashid Anwar, l'Amir national. L'objectif principal de cette rencontre est de plaider pour la poursuite et le lancement de projets communautaires (santé, éducation, édifices religieux) qui sont actuellement ralentis en raison de la crise que traverse le pays et du soutien réduit des bailleurs de fonds internationaux. La communauté Ahmadiyya est un mouvement islamique missionnaire structuré, présent dans plus de 100 pays.
10 décembre 2003
M. Mubarak, représentant du siège mondial des Ahmadis à Londres, a visité la Côte d'Ivoire pour discuter avec les ministres de l'Éducation et de la Santé des projets de construction d'écoles et d'hôpitaux par la communauté Ahmadiyya. Il a également visité des localités où ces infrastructures existent ou sont prévues, soulignant les difficultés de réalisation. Les autorités ivoiriennes ont promis d'examiner ces projets. La communauté islamique Ahmadiyya, un mouvement missionnaire comptant plus de 3 millions de membres en Côte d'Ivoire, est active dans la construction d'écoles et de centres de santé, dont un centre médico-chirurgical à Adjamé.
10 décembre 2003
Mubarak Ahmad Tahir, émissaire du Calife du Mouvement islamique Ahmadiyya et secrétaire des programmes éducation et santé, a séjourné en Côte d'Ivoire du 27 novembre au 3 décembre. Il a rencontré des ministres ivoiriens pour discuter et promettre la construction de nouveaux hôpitaux et écoles dans des localités comme Yamoussoukro et Gagnoa, où le Mouvement est déjà implanté ou prévoit de l'être. Le Mouvement Ahmadiyya, une communauté musulmane missionnaire mondiale, est connu pour ses nombreuses initiatives éducatives et sanitaires.
3 janvier 2014
Les plages d'Abidjan et Grand-Bassam sont fermées en raison d'orgies, de beuveries et de noyades impliquant des jeunes. Pour freiner ces comportements, les chefs coutumiers et religieux ont initié une campagne de sensibilisation. Dans ce cadre, le chanteur musulman Abdoul Hachir a sorti l'album "Constats et cris de cœur", visant à conscientiser la jeunesse ivoirienne sur les vertus de l'Islam, le savoir-vivre et l'importance du travail.
5 juin 2009
Lors de la première convention de la J-AMSCI, le Dr. Dosso Karim, président de la jeunesse sunnite de Côte d’Ivoire, a plaidé pour l'introduction de la langue arabe dans l'enseignement formel ivoirien. Il a insisté sur le fait que l'arabe est une langue internationale de culture et de civilisations, et non uniquement liée à l'islam. Cet objectif vise également à faciliter l'insertion socio-professionnelle des diplômés arabophones.
15 février 1981
Le texte explore la vitalité et l'implantation historique de l'islam en Afrique, notamment en Afrique subsaharienne où il compte 100 millions de fidèles. Il décrit sa propagation sur treize siècles, d'abord par les conquêtes puis par le commerce, et son influence culturelle profonde. Le succès de l'islam en Afrique est attribué à son ancienneté, son indépendance du colonialisme, son adaptation aux coutumes locales et sa capacité à offrir une communauté solidaire. Il fournit un soutien spirituel et matériel aux populations confrontées aux changements modernes, affirmant une foi universelle au-delà de toute notion d'« Islam noir ».
27 juillet 2009
Le président du RDR, Alassane Ouattara, a effectué une visite remarquée à Abengourou le 24 juillet. Il a été accueilli par une foule immense à la Grande Mosquée Centrale, où il a reçu des bénédictions et participé à la prière. Par la suite, il s'est rendu à la Cathédrale Sainte Thérèse, rencontrant le conseil paroissial, recevant des prières et offrant un don de 100 000 F à l'Église.
22 octobre 2011
Le texte analyse le rôle ambivalent des autorités religieuses dans la crise ivoirienne. Bien que la religion soit attendue pour promouvoir la paix, elle a paradoxalement exacerbé les antagonismes politiques dans ce pays multiconfessionnel. Elle a été instrumentalisée comme "arme de combat" par les protagonistes, mobilisant le sacré pour légitimer leurs actions. Parallèlement, elle a servi d'"arme de paix" et de gestion de crise via des initiatives comme le Forum des confessions religieuses, mais cette neutralité n'a pas toujours été constante, le religieux se transformant parfois en stratégie politique, contribuant à une perception de la crise comme un conflit religieux.
24 avril 2004
Des chefs religieux de Ouangolodougou, un Imam et l'Abbé Dominique Ouattara, dénoncent la violence en Côte d'Ivoire. L'Imam rapporte des attaques ciblées contre les musulmans lors de répressions, craignant une guerre civile malgré l'harmonie interreligieuse locale. L'Abbé Ouattara affirme que les tueries sont orchestrées par le sommet de l'État pour inciter les Ivoiriens à s'entretuer. Tous deux appellent à la paix, à la réconciliation et à la responsabilité des autorités et des Forces Nouvelles.
27 décembre 1974
Le texte rapporte une célébration exceptionnelle où Musulmans et Chrétiens ont fêté simultanément la Tabaski et Noël. Le mardi 24 décembre est ainsi devenu une date mémorable et presque sans précédent, unissant les deux communautés dans la ferveur pour leurs fêtes respectives, la fête du sacrifice et la Nativité.
3 décembre 2002
Une cérémonie interconfessionnelle de lecture du Saint Coran a été organisée à la grande mosquée d'Abidjan-Attécoubé, réunissant musulmans et chrétiens, ainsi que des personnalités politiques dont le Premier ministre, pour prier pour le retour de la paix en Côte d'Ivoire. Les intervenants ont unanimement appelé à l'unité, au pardon, à la tolérance et à l'introspection, soulignant l'importance de dépasser les divisions religieuses et régionales pour construire une nation ivoirienne unie. L'événement a mis en lumière la nécessité de vivre ensemble et de cultiver la paix dans les cœurs.
17 août 2007
L'Association des musulmans sunnites de Côte d'Ivoire (AMSCI) organisera le dimanche 19 août 2007 une double cérémonie d'investiture à l'académie régionale des sciences et techniques de la mer à Yopougon. Cet événement marquera l'investiture du Cheick ul islam, président du Conseil des Imams sunnites en Côte d'Ivoire (CODIS), et du Raïs, président du bureau exécutif national de l'AMSCI.
19 octobre 2005
En octobre 2005, le centenaire de Félix Houphouët-Boigny a été commémoré par une série d'événements interreligieux et civiques. La communauté musulmane a organisé une prière de paix à la Mosquée de la paix, soulignant l'importance de la tolérance religieuse et appelant à la paix en Côte d'Ivoire. Une veillée de prières chrétiennes a également eu lieu à la chapelle familiale. Les célébrations ont inclus un défilé de femmes, un match de football et des conférences, avec la participation des petits-fils du défunt président, du RHDP et d'Henri Konan Bédié, tous s'engageant à préserver son héritage de paix et d'unité.
6 février 2019
L'Imam Djiguiba Cissé, président de la fondation Djigui, a plaidé à Abidjan pour le renforcement des dispositifs nationaux et internationaux afin d'atteindre la tolérance zéro aux mutilations génitales féminines (MGF) d'ici 2030. Il a souligné que les MGF sont une violation des droits des femmes avec des conséquences irréversibles sur leur santé, et a appelé à intensifier la sensibilisation. Sa fondation a mené diverses actions de lutte, tandis que les statistiques nationales indiquent une diminution progressive mais persistante du taux de MGF.
16 février 2015
En Côte d'Ivoire, 38% des femmes en âge de procréer sont victimes de mutilations génitales féminines (Mgf). Face à cette réalité, la Fondation Djigui la grande Espérance a appelé le gouvernement ivoirien à élaborer un programme national de lutte contre les Mgf, en accord avec une résolution des Nations Unies. Les stratégies proposées incluent la répression des auteurs, l'intensification de la sensibilisation pour changer les mentalités, avec le soutien de personnalités religieuses démentant tout lien avec la religion et de figures politiques.
24 novembre 2011
Le Comité Interafricain (CI-AF) a tenu une réunion à Abidjan pour résoudre une crise interne et renforcer son fonctionnement. Les 29 pays membres se sont engagés à sauvegarder l'unité du comité, à respecter leurs textes fondamentaux et à mobiliser des ressources. L'objectif principal est de soutenir l'adoption d'une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies interdisant mondialement les mutilations génitales féminines, malgré leur persistance dans certaines régions.