Titre Date Résumé IA
27 septembre 1999
Le texte décrit la persistance de la crise universitaire en Côte d'Ivoire à l'approche de la rentrée 1999-2000. Une médiation antérieure des chefs religieux n'a pas résolu les problèmes, notamment l'incarcération d'étudiants, sapant leur autorité et soulevant des soupçons de manipulation. Face à cet échec, les chefs religieux appellent désormais à la prière pour une rentrée calme, mais l'auteur souligne que la véritable résolution de la crise dépend d'une action politique concrète pour garantir un système éducatif fonctionnel et l'avenir des jeunes.
3 décembre 2002
Lors d'un meeting à Yopougon, l'ONG "La Voix du Nord" et d'autres associations ivoiriennes ont dénoncé la "pédagogie de la haine" et la désinformation visant les populations du Nord. Les intervenants ont fustigé l'utilisation du terme "Dioula" par des étrangers pour s'infiltrer et s'approprier des terres, affirmant que "Dioula" n'est pas une ethnie ivoirienne. Ils ont accusé les rebelles d'instrumentaliser la religion et la région du Nord pour leurs crimes, appelant le gouvernement à une offensive rapide pour libérer le pays et restaurer l'identité nationale.
avril 1994
16 août 2012
La Méga Qadr 2012, ou Nuit du destin, a été célébrée à la Grande Mosquée de la Riviera Golf en présence de hautes personnalités ivoiriennes et diplomatiques. L'événement a innové en proposant des prêches en plusieurs langues locales (guéré, dida, baoulé, moré, dioula) pour mieux diffuser le message central. Le thème "Ramadan, mois de solidarité, de fraternité et de réconciliation" a été largement développé, insistant sur l'appel à la paix, au pardon et à la réconciliation pour la Côte d'Ivoire.
avril 1995
9 juillet 1998
Abdoulaye Koné, secrétaire de section du PDCI, dénonce une tentative de déguerpissement de sa famille d'un terrain à Adjamé, attribué par le président Houphouët-Boigny il y a 20 ans en compensation d'expropriations antérieures. Il perçoit cette expulsion comme une injustice motivée par des raisons religieuses, visant à favoriser des chrétiens au détriment des musulmans, malgré son long service non rémunéré au parti. Koné, actuellement malade, appelle les autorités à respecter les accords passés et à cesser cette persécution.
26 avril 2013
Le préfet de Tiassalé a exprimé son inquiétude face à la présence non signalée de religieux pakistanais dans les mosquées de N'Douci et Tiassalé, demandant leur identification au gouvernement. Il a souligné le contexte de la menace djihadiste en Afrique de l'Ouest, notamment au Mali. La communauté musulmane a assuré que leur présence était purement religieuse et annuelle, mais des rumeurs de combattants djihadistes en Côte d'Ivoire persistent, alimentant l'inquiétude publique.
25 novembre 2015
Le ministre ivoirien de la Défense, Paul Koffi Koffi, a abordé la sécurité nationale, affirmant que la Côte d'Ivoire, bien que menacée par le terrorisme, a mis en place des mesures préventives depuis juin, incluant le déploiement aux frontières, le renseignement, la collaboration citoyenne et la surveillance des sites sensibles, ainsi que la fermeture des sites d'orpaillage illégaux. Il a également fait un bilan positif de la sécurisation de l'élection présidentielle du 25 octobre, soulignant le succès de l'opération "Aube nouvelle" qui a permis un scrutin sans violence ni perte de vie.
1 août 2010
Le président de l'Union des Bouchers Professionnels Ivoiriens (UBOPROVI), Kouassi N’Dri Wlegby, annonce une augmentation inévitable du prix de la viande avant le Ramadan. Il explique que les bouchers travaillent à perte depuis des années, n'ayant jamais pu répercuter leurs charges sur les prix de vente et que les mesures de marge bénéficiaire convenues en 2008 n'ont jamais été appliquées. La principale cause n'est pas le racket routier, qui a diminué, mais la spéculation orchestrée par certains opérateurs économiques qui contrôlent l'approvisionnement. Face à la faillite, les bouchers seront contraints de fixer de nouveaux prix.
13 août 2001
Le texte rapporte des menaces de mort proférées par Blé Goudé Charles et Tapé Koulou contre des chefs religieux musulmans ivoiriens, notamment l'Imam Aboubacar Fofana et El Hadj Idriss Koudouss. Ces menaces, incluant des projets d'élimination physique, sont perçues comme une tentative d'intimidation et de déstabilisation avant un forum de réconciliation. Les leaders menacés affirment leur détermination, tandis qu'un collectif de jeunes musulmans condamne ces propos et se dit prêt à défendre leurs dignitaires.
2 juillet 2015
Le gouvernement ivoirien, réuni en conseil des ministres le 1er juillet 2015, a adopté plusieurs mesures clés. Celles-ci incluent un projet de loi pour renforcer la lutte anti-tabac et moderniser la répression des fraudes, ainsi que la transformation de l'ISTC en école polytechnique. Des décisions importantes ont également été prises pour la défiscalisation partielle des équipements informatiques et l'augmentation de la transformation locale du cacao. Enfin, le conseil a pris acte de la prolongation de la révision de la liste électorale et a réaffirmé sa détermination face à la menace djihadiste.
17 juin 2015
Une attaque jihadiste a frappé le sud du Mali, près de la frontière ivoirienne, soulevant des craintes que la Côte d'Ivoire ne soit la prochaine cible. Le gouvernement ivoirien, et en particulier son ministre de la Défense, Paul Koffi Koffi, est critiqué pour son manque de réactivité et ses réponses jugées évasives face à cette menace. La menace est perçue comme pouvant provenir non seulement d'incursions transfrontalières, mais aussi de cellules dormantes ou de radicalisation interne. Les populations ivoiriennes attendent des mesures concrètes et des assurances claires de la part de leur gouvernement.
13 avril 2013
L'armée ivoirienne a été mise en alerte face aux menaces terroristes jihadistes, entraînant une vigilance accrue et des arrestations. Des individus interpellés à Abidjan ont avoué cibler les intérêts occidentaux en Afrique, une situation liée à la présence d'éléments jihadistes depuis l'intervention française au Mali. La Côte d'Ivoire a renforcé ses dispositifs de sécurité, notamment par la création d'unités d'élite, et appelle à une action synergique sous-régionale pour lutter contre le terrorisme.
13 octobre 2003
Les édifices religieux sont devenus la cible de nouvelles formes de mendicité, d'escroquerie et de vols. Des individus exploitent la piété des fidèles en mendiant sous de faux prétextes, en dérobant des biens (notamment pendant la communion) ou en commettant des vols à l'arraché aux abords des lieux de culte. Ce phénomène croissant appelle à une vigilance accrue des paroissiens.
1 août 1979
Ce texte explore la mendicité sous l'angle islamique, révélant une désapprobation générale de cette pratique, l'Islam privilégiant le travail et l'autonomie. Cependant, il reconnaît des exceptions pour les personnes véritablement démunies (personnes âgées, orphelins, veuves) ou en détresse extrême. Les intervenants dénoncent l'exploitation de la religion par de "faux mendiants" et des escrocs, soulignant la nécessité d'une solution sociale et humanitaire globale face à ce phénomène complexe.
10 mars 2000
Dr. Balla Kéita, conseiller aux affaires politiques et religieuses du président, a clarifié que le Conseil supérieur islamique (CSI) de Moustapha Diaby n'a jamais été dissous par le général Robert Guéï, réfutant ainsi le terme de "réhabilitation". Il a précisé que Guéï avait seulement demandé au CSI de mettre de l'ordre dans ses activités politiques jugées clivantes. Kéita œuvre pour l'union et la tolérance au sein de la communauté musulmane ivoirienne, soulignant que les désaccords entre organisations sont d'ordre personnel plutôt que fondamental.
21 février 1996
Ce message de fin de Ramadan, émis par le COSIM et le CNI, rend grâce à Allah pour le bon déroulement du mois sacré et la célébration de l'Eïd, soulignant son importance pour la purification et la solidarité. Les organisations ont prié pour la Côte d'Ivoire, ses dirigeants et ses citoyens, appelant à la recherche de solutions justes aux conflits par la concertation. Elles condamnent le tribalisme et encouragent le dialogue, l'acceptation mutuelle, l'action positive et la tolérance pour l'édification nationale.
21 février 1996
Ce message de fin de Ramadan exprime la gratitude envers Allah pour le bon déroulement du mois sacré, la Nuit du Destin et l'Aïd al-Fitr, soulignant l'importance de cette fête pour la purification et la solidarité. Le COSIM et le CNI ont prié pour la Côte d'Ivoire, ses dirigeants et ses citoyens, et appellent à la recherche de solutions justes aux conflits par la concertation. Ils se félicitent de la condamnation du tribalisme et encouragent le dialogue, l'acceptation mutuelle et l'action positive pour l'édification d'une nation ivoirienne pacifique et tolérante.
1 mars 1995
Le Conseil national islamique (CNI) publie un message à l'occasion de la fin du Ramadan, soulignant l'importance spirituelle de ce mois pour la réflexion, le pardon et la générosité. Il met en avant la résilience de la communauté musulmane ivoirienne face aux épreuves, ayant répondu par la patience et la sagesse. Le CNI exprime sa vive préoccupation face à l'arrestation de journalistes et la montée de l'intolérance, tout en réitérant son appel à la modération et au pardon. Le message se conclut par des vœux de paix et d'unité pour tous les Ivoiriens, invitant à cultiver le patrimoine commun de la Côte d'Ivoire.
2 mars 1995
Le Conseil national islamique (CNI) publie un message à l'occasion de la fin du Ramadan, soulignant l'importance spirituelle de ce mois de pénitence, de pardon et de générosité. Le CNI exprime sa préoccupation face à la montée de l'intolérance et aux récents événements, notamment l'arrestation de journalistes proches de l'AEEMCI. Il appelle les fidèles à la modération et au pardon, et tous les Ivoiriens à cultiver la paix, la concorde et la connaissance mutuelle pour le bien du pays.
9 août 1995
Lors de la célébration du Maouloud en Côte d'Ivoire, le Conseil supérieur des Imams (Cosim) et le Conseil national islamique (CNI) ont appelé à la paix, la justice et le consensus national. Ils ont vivement recommandé la révision du code électoral, qu'ils estiment diviser la nation, afin de préserver la stabilité du pays. Le gouvernement, représenté par le ministre des Affaires étrangères, a pris note de ces préoccupations.
2 janvier 2002
Ce texte est un message de fin d'année du président ivoirien, dressant un bilan de l'année 2001 et les perspectives pour 2002. Il décrit la situation calamiteuse héritée (crise économique, insécurité, isolement international) et détaille les actions du gouvernement pour restaurer la confiance, assainir l'économie (budget sécurisé, réformes agricoles), consolider la Deuxième République (élections, décentralisation) et initier une politique sociale (Assurance Maladie Universelle). Le président annonce une sortie de crise et un assainissement économique pour 2002, avec des priorités en éducation, santé et lutte contre la pauvreté.
3 mars 2004
Ismaguel AG Ifrane, un Burkinabé musulman de 42 ans, a été assassiné par des agents des forces de l'ordre le 1er mars 2002 à Yopougon Port-Bouët II, Côte d'Ivoire. Arrêté tôt le matin alors qu'il prenait un café, il a été abattu de deux coups de feu après que les agents aient extorqué de l'argent à lui et à un autre individu. Son corps a été découvert sur place, puis transféré à la morgue, et son inhumation a eu lieu le lendemain.
10 février 2014
En Côte d'Ivoire, les Mutilations Génitales Féminines (MGF) sont toujours pratiquées, mais clandestinement, grâce à la pression de la société civile et des autorités. L'Imam Cissé Djiguiba, président d'un comité interafricain de lutte contre les MGF, considère cette clandestinité comme une victoire et insiste sur la nécessité d'une synergie d'actions entre gouvernements, communauté internationale et société civile pour éradiquer cette pratique. Son ONG vise la tolérance zéro en sensibilisant les exciseuses à abandonner les MGF par conviction.
11 juillet 2017
La Côte d'Ivoire a ratifié la Charte de l'OCI et a accueilli la 44ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Organisation à Abidjan. Le Président Alassane Ouattara a plaidé pour une implication forte de l'OCI dans la résolution des problèmes de la jeunesse, notamment le chômage, le terrorisme et l'immigration clandestine, qu'il considère comme une menace pour la sécurité mondiale. La session doit également aborder des conflits régionaux, la lutte contre le terrorisme et l'islamophobie, ainsi que des questions économiques et culturelles.