Titre Date Résumé IA
29 août 2011
L'imam Idriss Koudouss a exprimé sa colère et s'est défendu contre les accusations de soutien à Gbagbo lors de la "nuit du destin", rappelant son rôle dans la résolution des crises ivoiriennes depuis 2002. Il a rejeté les rumeurs, affirmant que seul Allah détermine le destin, et a appelé à la réconciliation, au pardon et à la tolérance pour la paix en Côte d'Ivoire, soulignant qu'aucun parti ou ethnie ne peut développer le pays seul.
22 décembre 1978
Le Centre culturel islamique de Williamsville a accueilli un dîner-débat initié par des lycéennes musulmanes sur le thème « La jeune fille musulmane face à la vie moderne ». Animé par El Hadj Souleymane Doumbia et El Hadj Mohamed Lamine Kaba, les discussions ont porté sur l'habillement, le mariage (y compris interreligieux) et le travail, en soulignant les principes islamiques traditionnels. Malgré l'intérêt du sujet, l'événement a été marqué par un certain désordre et un niveau de débat jugé inégal, laissant des questions ouvertes sur la conciliation entre foi et modernité.
19 janvier 1979
Ce texte est une réponse d'El Hadj M. S. Doumbia à M. Obin, clarifiant le contenu d'une conférence qu'il a donnée sur la jeune fille musulmane face à la vie moderne. L'auteur réfute les interprétations erronées d'Obin, notamment concernant l'amour (non tribal/racial), le mariage (libre consentement avec conseil parental), la féminité (non liée à la profession) et le nationalisme. Doumbia insiste sur le fait que son exposé, basé sur des textes coraniques, visait à éclaircir des principes et non à créer la confusion.
24 octobre 2015
La Plateforme de la jeunesse musulmane en Côte d’Ivoire (PF-JMCI) a appelé les candidats à l'élection présidentielle et les électeurs à prévenir la violence durant tout le processus électoral. L'organisation exhorte à la paix, au civisme et à la hauteur d'esprit, en particulier chez les jeunes, pour éviter des troubles et préserver la cohésion sociale. Cette démarche apolitique vise à prévenir une crise post-électorale, rappelant les événements de 2010.
31 décembre 1990
L'Association des Etudiants et Elèves musulmans de Côte d'Ivoire a tenu son 6ème congrès à Abobo, réunissant 300 jeunes. Le thème central était l'adaptation de la jeunesse musulmane aux mutations politiques, notamment le pluripartisme. Les discussions ont souligné l'importance pour les jeunes musulmans de faire preuve de maturité, de responsabilité et de privilégier l'intérêt de l'Islam dans leurs choix politiques, tout en évitant la corruption. Des commissions travaillent sur les défis de la jeunesse musulmane, et des dignitaires religieux participeront à la rédaction des résolutions finales.
12 mai 2006
Ali Ouattara, président d'Amnesty International-Côte d'Ivoire, a animé une conférence pour la Communauté des élèves et étudiants musulmans de Côte d'Ivoire (CEEMUCI) sur leur apport au processus de réconciliation et de reconstruction nationale. Il a souligné que les principes de paix de l'islam, tels que la recherche des causes des conflits, le pardon et la réconciliation, peuvent guider cette contribution. À l'issue de l'événement, la jeunesse musulmane a également lancé un appel au calme face aux perturbations dans le système éducatif.
18 mars 2016
L'Association des Elèves et Etudiants Musulmans de Côte d`Ivoire (AEEMCI) a célébré ses 40 ans le 13 février 2016 au Palais des Sports de Treichville. À cette occasion, la Plate-forme de la jeunesse musulmane de Côte d’Ivoire (PF-JMCI) a fermement condamné les attaques terroristes de Grand-Bassam, revendiquées par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Elle a appelé à l'unité et à la solidarité nationale face au terrorisme, soulignant que ces actes sont contraires aux valeurs religieuses et humaines. Le gouvernement ivoirien a également affirmé sa détermination à ne pas se laisser intimider par le terrorisme.
16 août 2015
Le 8ème congrès de l'Association des jeunes musulmans en Côte d’Ivoire (AJMCI), tenu à Abidjan, a exhorté la jeunesse musulmane à rejeter l'extrémisme et la manipulation face à la recrudescence du terrorisme. L'événement a également mis l'accent sur l'insertion socio-économique et professionnelle des jeunes, avec des discussions sur les programmes gouvernementaux et l'importance de la formation technique pour une main-d'œuvre qualifiée.
15 octobre 1979
Environ 3 000 pèlerins ivoiriens sont en Arabie Saoudite pour le pèlerinage et, de manière inédite, pour commémorer le 74e anniversaire du Président Félix Houphouët-Boigny. Le 18 octobre, ils se regrouperont à la Kaaba, lieu saint de l'Islam, pour adresser des prières et des bénédictions pour la santé et la longévité du Président, ainsi que pour la prospérité de la Côte d'Ivoire. Organisé par l'AMOPM, ce rassemblement vise à faire de cette journée la "Journée de la Côte d'Ivoire" à la Mecque.
22 octobre 2001
Ce texte analyse la laïcité en Côte d'Ivoire, soulignant la contradiction où certains musulmans exigent la laïcité de l'État tout en promouvant des pratiques comme la polygamie et en s'immisçant dans la politique. Il définit la laïcité comme la séparation du spirituel et du temporel, garantissant l'égalité religieuse et l'éducation publique sous contrôle étatique, affirmant que la Côte d'Ivoire respecte ces principes. L'auteur dénonce les tentatives de certains imams de manipuler l'histoire et la religion à des fins politiques, réfutant l'idée d'une marginalisation de l'Islam et insistant sur la laïcité comme valeur universelle contre l'intégrisme.
21 janvier 1981
La célébration du Mahouloud (naissance du Prophète Mahomet) à Abidjan a réuni la communauté musulmane pour des lectures et commentaires du Coran. Des imams et théologiens ont souligné la vie exemplaire du Prophète, l'unité et l'égalité des hommes, ainsi que l'importance de l'humilité et des bonnes œuvres. Les enseignements ont également rappelé les cinq piliers fondamentaux de l'Islam.
14 août 1987
Le premier contingent de 240 pèlerins ivoiriens est rentré de La Mecque à l'aéroport de Port-Bouët, exprimant leur joie d'avoir accompli le Hadj et d'avoir été épargnés par les événements sanglants survenus à La Mecque, grâce à leur discipline. Malgré des désagréments liés au voyage (retards, conditions de vol difficiles, longue attente à Djeddah), le déroulement du pèlerinage a été jugé satisfaisant.
14 août 1987
Des parents et proches attendent avec angoisse l'arrivée d'un vol de pèlerins de La Mecque, retardé suite à des événements sanglants. L'incertitude et les rumeurs alimentent leur peur de nombreuses victimes parmi les pèlerins ivoiriens. Finalement, l'avion atterrit, provoquant une explosion de joie et de soulagement à l'aéroport.
31 mars 1995
Le Conseil des ministres du 30 mars 1995, présidé par Henri Konan Bédié, a pris des décisions clés concernant l'économie, l'administration et les infrastructures. Il a autorisé plusieurs privatisations (ELF OIL, SOGB, complexes agro-industriels), la dissolution de la Caisse générale de péréquation des prix, et un plan de redressement pour la SIPE. Des mesures ont été adoptées pour le recensement (prolongation), le pèlerinage à La Mecque (aide exceptionnelle), et la coopération avec la Tunisie sur la gestion municipale. Le Conseil a également approuvé un nouveau Code de la fonction militaire, libéralisé le fret routier et le transport maritime, et finalisé la construction du Palais de la Culture d'Abidjan.
21 janvier 1971
Le pèlerinage ivoirien à la Mecque est bloqué en raison de mesures sanitaires draconiennes imposées par l'Arabie Saoudite, dues à une épidémie de choléra. Ces exigences incluent un certificat de vaccination, un examen des selles négatif et un séjour de six jours dans un pays tiers non touché. Malgré les démarches intenses du gouvernement ivoirien, notamment du ministre de l'Intérieur Nanlo Bamba, ces conditions étaient jugées impossibles à satisfaire, entraînant l'annulation du départ pour la majorité des 900 pèlerins. Un premier contingent a pu partir brièvement, mais les mesures ont été intégralement rétablies, affectant également d'autres pays comme le Mali et le Nigéria.
17 novembre 1971
Ce texte détaille l'organisation du pèlerinage à La Mecque, couvrant les étapes clés. Au départ d'Abidjan, les pèlerins doivent suivre des procédures strictes de pesée des bagages et de formalités sanitaires/policières, sans accompagnateurs. À Djeddah, un délégué gouvernemental sera présent en avance pour gérer l'hébergement et accueillir les pèlerins. Le retour de La Mecque implique le respect scrupuleux des détails de vol, avec priorité pour les malades, et l'arrivée à Abidjan nécessite des formalités douanières respectueuses.
13 mars 1998
Ce texte décrit le pèlerinage annuel du Hadj à La Mecque, le plus grand rassemblement religieux mondial, avec plus de deux millions de fidèles attendus en 1998, dont environ 3000 Ivoiriens. Il détaille les rites sacrés du pèlerinage et souligne les efforts des organisations ivoiriennes, notamment le CSI et le CNOPM, pour améliorer l'encadrement des pèlerins (hébergement, restauration, transport) malgré des défis comme les visas et le change. Un arrêté gouvernemental récent réglemente désormais strictement l'organisation de ces pèlerinages par les associations agréées, imposant des conditions strictes.
22 juillet 1984
En 1984, Air Afrique a organisé le pèlerinage à la Mecque pour environ 1 500 pèlerins résidant en Côte d'Ivoire, en proposant des tarifs réduits (300 000 F CFA le billet, 370 000 F CFA avec taxes, inférieur au coût normal). Malgré ses propres difficultés, la compagnie a amélioré les conditions de voyage, notamment en ajoutant des bancs dans les aéroports et en instaurant un "carnet de voyage" pour tous les résidents, simplifiant les formalités de passeport et de visa. Ces efforts, considérés comme une action sociale et religieuse, visaient à rendre le voyage plus accessible et confortable.
23 juillet 1987
Le texte décrit l'amélioration significative de l'organisation du pèlerinage à la Mecque pour le contingent ivoirien de 1987. Grâce aux efforts du Ministère de l'Intérieur et d'Air-Afrique, les formalités de départ et d'arrivée ont été facilitées, et l'accueil, l'hébergement, le transport et le suivi médical des pèlerins ont été renforcés. Ces mesures visaient à garantir un séjour optimal, à canaliser les filières illégales et à permettre aux fidèles d'accomplir le Hadj dans les meilleures conditions possibles.
31 août 1985
Un groupe de 535 pèlerins ivoiriens est rentré d'Arabie Saoudite, dénonçant des conditions de séjour (hébergement, transport, soins médicaux) très difficiles et l'exploitation par des encadreurs défaillants. Ils ont notamment rapporté avoir payé des frais de séjour bien supérieurs à ceux des pèlerins d'autres pays d'Afrique de l'Ouest. Le texte met en lumière l'exemple positif de l'organisation des pèlerins de Worodougou, similaire à celle du Sénégal, du Mali et du Burkina Faso, suggérant ce modèle pour améliorer les futurs pèlerinages ivoiriens.
17 août 1987
Ce texte décrit le pèlerinage à la Mecque de 975 Ivoiriens, marqué par le décès de quatre d'entre eux et des conditions extrêmement difficiles. Les pèlerins ont souffert d'une chaleur intense (plus de 47°C) et de graves lacunes dans les services d'Air Afrique (retards, manque de confort, personnel non francophone). L'équipe médicale a géré de nombreuses affections respiratoires et des complications chez des pèlerins ayant arrêté leurs traitements pour des maladies préexistantes, soulignant l'importance d'un examen médical rigoureux avant le départ. Les Ivoiriens ont été épargnés des événements sanglants grâce à leur discipline et des avertissements.
31 juillet 1979
La mendicité est un phénomène social ancien et dégradant, dont l'enquête explore les origines et les manifestations en Côte d'Ivoire. Le texte souligne l'apparition croissante de mendiants ivoiriens et analyse les justifications religieuses (Islam) et sociétales, contrastant la mendicité moderne avec la solidarité africaine traditionnelle. Il présente divers profils de mendiants, souvent étrangers, dont les motivations varient de la survie à une stratégie économique, malgré les tentatives passées d'expulsion.
2 août 1979
Le texte explore la mendicité comme un phénomène social complexe et universel, où diverses perspectives religieuses et culturelles (chrétiennes, musulmanes, animistes) encouragent généralement l'aide aux nécessiteux. Il met en lumière une distinction cruciale entre les mendiants véritablement handicapés et ceux qui sont physiquement aptes, voire fortunés, ces derniers étant parfois perçus comme des "bandits". Les autorités peinent à endiguer ce phénomène, notamment en raison des accords régionaux et de l'inefficacité des mesures répressives, soulignant que l'incapacité physique ne justifie pas toujours la mendicité.
24 août 2009
Ce texte présente le mois de Ramadan comme une période bénie de 30 jours dédiée à la privation et à la pénitence, propice à la pratique cultuelle et à l'obéissance à Dieu. Il souligne que les bonnes œuvres y sont décuplées, les péchés pardonnés et les portes du paradis ouvertes, le Coran ayant été révélé durant ce mois. Le document explique que le jeûne, pilier de l'Islam, existait sous d'autres formes dans d'autres religions avant l'Islam, mais est observé de manière unique par les musulmans. Enfin, il détaille la préparation spirituelle nécessaire pour accueillir le Ramadan, insistant sur la purification de l'intention, l'examen de conscience et l'abandon des actes de désobéissance.
28 novembre 1985
La Côte d'Ivoire décrète un deuil national les 28 et 29 novembre 1985, jours chômés et payés, suite au décès d'El Hadj Mamadou Coulibaly, Président du Conseil Économique et Social, survenu à Paris le 16 novembre. Sa dépouille arrive à Abidjan le 28 pour être inhumée à Odienné le 29. Sa disparition a plongé sa région natale du Kabadougou/Odienné dans un profond choc, où il était une figure très respectée et un symbole d'unité.