| Titre | Date | Résumé IA |
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12 mars 2004 |
Lors de la célébration du nouvel an musulman, l'Imam El Hadj Idriss Koudouss Koné, président du Conseil national des imams (CNI), a exhorté les hommes politiques à privilégier l'intérêt national sur leurs ambitions personnelles. Il a également exprimé son inquiétude face à l'indiscipline de la jeunesse et a appelé à la tolérance et à la prière pour que la haine disparaisse du cœur des dirigeants. L'Imam a enfin souligné l'importance de maintenir l'hospitalité traditionnelle de la Côte d'Ivoire envers les étrangers. |
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23 janvier 1993 |
L'Imam Koudouss Drissa Koné, récemment élu président du Conseil National Islamique (CNI) de Côte d'Ivoire avec une forte légitimité, affirme que le CNI ne vise pas la suppression du Conseil Supérieur Islamique (CSI), mais une coexistence. Ses priorités incluent l'amélioration de la situation précaire des Imams, la gestion technique du pèlerinage à la Mecque par le CNI, et la réorganisation de la communauté avec l'intégration des écoles coraniques dans le système éducatif national. Également contrôleur budgétaire et Imam de la mosquée Bilal, il a été choisi pour son expérience et son ambition de résoudre les problèmes majeurs de la communauté musulmane ivoirienne. |
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13 décembre 2001 |
Lors de la Nuit du Destin 2001, El Hadj Idriss Koudouss, président du CNI, a prononcé un discours répondant à Laurent Gbagbo. Il a critiqué la profonde division politique en Côte d'Ivoire et l'échec du forum de réconciliation nationale, soulignant le manque de vérité et d'humilité. Koudouss a insisté sur le fait que la laïcité ne se résume pas à l'aide gouvernementale pour les pèlerinages (comme les billets d'avion), mais à la justice et au respect des principes constitutionnels, appelant le président à assumer sa responsabilité pour une réconciliation nationale vraie et sincère. |
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7 février 2003 |
L'Imam Koné Idriss Koudouss, Président du Conseil National Islamique, a reçu des menaces de mort et figure sur la liste noire d'un "escadron de la mort". Cet escadron, déjà responsable d'assassinats comme celui de l'Imam Mahmoud Samassi, vise à instaurer la terreur parmi ceux qui refusent la haine et le tribalisme. D'autres responsables de la communauté musulmane sont également ciblés, soulignant l'urgence de mesures sécuritaires. |
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8 juin 2004 |
L'imam Koudouss Koné, président du Conseil national islamique (CNI), a affirmé lors d'une cérémonie de remise de diplômes de lecture du Coran que la fin de la crise ivoirienne est proche. Il a insisté sur l'islam comme religion de paix et de tolérance, exhortant à l'unité, la prière et la quête du savoir pour la réconciliation des Ivoiriens. Le ministre Saliou Touré a également appelé la communauté musulmane à prier pour la paix et à rejeter la division. |
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8 novembre 2006 |
Des chefs religieux ivoiriens, incluant la communauté raélienne et des organisations islamiques, ont publiquement exigé le départ définitif des forces françaises, qu'ils considèrent comme des forces d'occupation. Ils ont également demandé le remplacement de la langue française par l'anglais pour mettre fin à la colonisation culturelle, la non-remboursement de la dette à la France, et la révision des accords de coopération et de défense. Le départ des forces militaires étrangères de Côte d'Ivoire est une préoccupation majeure partagée par les sphères religieuses et politiques du pays. |
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14 septembre 2009 |
La communauté musulmane de Côte d'Ivoire célèbre la Nuit du Destin le 16 septembre 2009, une nuit cruciale du Ramadan où le Coran est descendu au premier ciel. Cette nuit est considérée comme meilleure que mille mois d'adoration, offrant pardon et récompenses divines à ceux qui prient et adorent. Les musulmans sont encouragés à se rendre aux mosquées, à prier, lire le Coran, faire des invocations et soutenir les nécessiteux. Le thème de l'année 2009 est "Unité de la communauté : garant du progrès et de la solidarité", appelant à la paix, au pardon et à la cohésion en Côte d'Ivoire. |
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12 octobre 2005 |
Le jeûne musulman, observé durant le mois de Ramadan, consiste à s'abstenir de boire, manger et avoir des rapports charnels du lever au coucher du soleil, dans l'intention d'adorer Dieu. Il est obligatoire pour tout musulman adulte, sauf les malades, les femmes en menstruation ou en grossesse avancée, les personnes âgées et les malades chroniques. Le jeûne est rompu par l'ingestion intentionnelle de nourriture, de boisson ou par des rapports sexuels. Durant cette période, les fidèles sont encouragés à la générosité, la piété et la solidarité. Ceux qui ne peuvent jeûner temporairement doivent rattraper les jours manqués, tandis que ceux qui en sont définitivement incapables compensent par un don aux pauvres. |
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1 octobre 2008 |
L'Imam Mamadou Traoré de la Riviera Golfe a exhorté les acteurs politiques ivoiriens à respecter leurs engagements pris le 24 avril pour des élections libres, transparentes et sans violence, perçues comme une solution à la crise. Il a également appelé les musulmans et l'ensemble de la population ivoirienne à soutenir ces acteurs dans leur recherche de la paix. L'Imam a aussi remercié le Curé Norbert Abekan pour son don à la communauté musulmane. |
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6 mars 1978 |
L'Imam Moussa Sadr, président du Conseil suprême musulman chiite du Liban, est en visite en Côte d'Ivoire pour s'enquérir de la situation des émigrés libanais et remercier le Président Houphouët-Boigny. Il sollicite également l'aide de la Côte d'Ivoire pour les problèmes du Liban et du Moyen-Orient, cherchant une "voix de la sagesse". L'Imam exprime son admiration pour les progrès et l'hospitalité ivoirienne, souhaitant que le pays devienne un avocat pour le Tiers-Monde et le Moyen-Orient. |
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17 mars 2011 |
Le texte dénonce les attaques contre plus de dix mosquées et l'assassinat de l'Imam El hadj Diabaté Bamoussa à Abidjan et dans d'autres localités de Côte d'Ivoire, survenus depuis décembre 2010. Les Imams et la communauté musulmane ivoirienne expriment leur indignation face à ces actes, perçus comme une tentative de transformer un conflit politique en conflit religieux. Ils appellent les musulmans à éviter toute vengeance et à empêcher une guerre religieuse dans le pays. |
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30 juin 2000 |
L'Imam El Hadj Sékou Sylla critique la distribution sélective de Corans par le président, appelant à la justice envers les chrétiens. Il réfute les accusations de sédition contre les musulmans, dénonçant la diabolisation de l'islam et l'ingérence politique. L'Imam s'oppose fermement à l'Ivoirité et à la xénophobie, prônant l'unité nationale et la paix sociale. Il affirme le droit des imams à s'exprimer sur les affaires du pays pour préserver la cohésion, tout en soulignant que le leadership relève de la volonté divine et que le peuple doit être libre de choisir ses dirigeants. |
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21 octobre 1996 |
L'Imam Sékou Sylla du Conseil national islamique critique vivement les politiciens pour leurs disputes incessantes et leur incapacité à trouver un compromis, menaçant de conduire la Côte d'Ivoire au désastre. Il dénonce leur mensonge et leur égoïsme, qui les poussent à sacrifier la nation pour leurs intérêts personnels. L'Imam appelle à éviter la guerre, affirmant que la "majorité silencieuse" refuse de mourir pour ces motifs, et rappelle que les responsables devront rendre compte à Allah. |
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10 octobre 1985 |
Ce texte décrit la visite de l'auteur à l'Imam Mahama Timité "Koudouss", le 10e grand Imam de Bondoukou, rencontré dans sa demeure près de la mosquée principale. Malgré son âge avancé, l'Imam partage des récits détaillés sur l'histoire de Bondoukou, l'arrivée de l'Islam dans la région, le RDA et le Président Houphouët-Boigny. L'auteur est profondément impressionné par la sérénité et la dimension spirituelle de l'Imam. |
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17 novembre 2010 |
Lors de la célébration de la Tabaski, l'Imam Traoré Mamadou a exhorté les partis politiques ivoiriens à mener une campagne présidentielle apaisée pour le second tour, en évitant la haine et la division. Il a également appelé la Commission électorale indépendante à corriger ses insuffisances et les citoyens à voter massivement et calmement. |
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4 novembre 2006 |
L'ONG ivoirienne "Les amis des malades et des personnes en détresse" (AMAPDC), présidée par l'imam Youssouf Konaté, a pour mission d'apporter une assistance sanitaire et humanitaire sans discrimination aux personnes vulnérables. L'organisation vise à prévenir et alléger les souffrances, et à promouvoir la paix. Elle a déjà mené des actions concrètes, comme des dons de médicaments en partenariat avec la Croix-Rouge iranienne et le contingent jordanien de l'ONUCI. Ses perspectives incluent la multiplication des dons, la construction de centres de santé et de structures d'accueil pour les orphelins et les nécessiteux. |
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26 janvier 1995 |
Lors d'un dîner-débat à Bouaké sur "Islam et recherche de la connaissance", l'Imam Aboubacar Samassi a souligné que "la lâcheté est un péché" et a insisté sur l'importance de la légitime défense. Il a affirmé que l'islam encourage activement la recherche du savoir, la réflexion et la science, sans contradiction avec la révélation, et a rappelé le rôle de la civilisation islamique dans la transmission du savoir. L'Imam a également clarifié les versets coraniques sur le combat, les interprétant comme une nécessité de défense et une interdiction de la fuite par lâcheté. |
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13 juillet 1999 |
L'imam Cissé Djiguiba présente Cheick Sharifu, un jeune prédicateur tanzanien dont la visite en Côte d'Ivoire, organisée par la communauté musulmane, a considérablement accru sa notoriété mondiale. Malgré des polémiques et des accusations de falsification au Sénégal et aux États-Unis, Sharifu a impressionné les imams par sa capacité à transmettre le message coranique avec conviction. Né de parents chrétiens et ayant prononcé un verset coranique très jeune, il est considéré comme un signe divin, rappelant les enseignements de l'Islam tout en étant un enfant ordinaire en dehors de ses prédications. |
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6 octobre 1977 |
L'Iman El Hadj Amadou Bouya Gueye de la mosquée sénégalaise de Treichville a été élevé au grade d'Officier de l'Ordre National de Côte d'Ivoire par M. Coffi Gadeau, Grand Chancelier. La cérémonie a mis en lumière la carrière et les qualités humaines et religieuses de l'Iman, né au Sénégal en 1891 et nommé Iman en 1934, ainsi que l'amitié ivoiro-sénégalaise. Cette distinction s'ajoute à d'autres décorations prestigieuses reçues précédemment. |
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9 décembre 1994 |
L'Iman Idriss Koudouss, président du Conseil national islamique (CNI), a mené une tournée à Gagnoa pour installer des structures locales. Lors de cet événement, il a été clairement affirmé que le CNI et le Conseil supérieur des Imans (COSIM) sont des organisations apolitiques, distinctes des partis comme le RDR ou la Charte du Nord, afin de préserver l'unité de la communauté musulmane et de clarifier leur mission exclusivement religieuse. |
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juillet 1994 |
Ce texte dénonce le manque de respect et la discrimination subis par les musulmans de Côte d'Ivoire, qui se sentent traités différemment des autres religions malgré le principe de laïcité. Leurs revendications de justice ont été interprétées comme des menaces à la constitution ou des tentatives de créer un État islamique. L'auteur estime que les gestes récents, comme la promesse d'un ministre, ne suffisent pas à compenser les souffrances passées, insistant sur le fait que les musulmans peuvent pardonner mais n'oublieront pas. Enfin, il met en garde contre les conséquences de l'injustice généralisée sur la cohésion sociale et la stabilité des gouvernements. |
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4 août 1981 |
L'Institution islamique et culturelle libanaise, fondée en 1976 à Abidjan, a fait un don d'un million de francs (100 000 F CFA) aux personnes handicapées de Côte d'Ivoire. Dirigée par l'Imam Adnan Zalgot, elle œuvre pour les nécessiteux, ayant déjà édifié une école franco-arabe à Marcory où sont dispensés des cours d'arabe et de français. L'institution a également des projets de construction d'un collège, d'un hôpital et d'un dispensaire, soulignant son engagement pour le développement socio-économique et la solidarité nationale. |
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mars 1995 |
Ce texte dénonce l'usage inapproprié du terme "intégrisme" pour qualifier les musulmans, soulignant que beaucoup parlent sans en connaître la définition exacte. Il explique que l'intégrisme est un concept historiquement et sémantiquement issu du vocabulaire catholique, désignant un courant ayant refusé les adaptations modernes et cherchant à subordonner l'État à l'Église. Le texte conclut que, selon les dictionnaires, l'intégrisme est un phénomène spécifiquement catholique, en contraste avec l'Islam qui valorise la recherche du savoir et de la vérité. |
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9 novembre 1998 |
Lors de son deuxième conseil consultatif, le Conseil supérieur des imams (Cosim) a fermement dénoncé la théorie de l'ivoirité, la considérant comme le principal obstacle à l'unité nationale en Côte d'Ivoire. Les imams ont également critiqué le tribalisme, la xénophobie et l'exclusion, appelant les acteurs politiques à la modération et à des négociations inclusives avec la société civile pour réconcilier le pays. Ils ont souligné l'urgence de corriger ces pratiques pour éviter un retour au chaos. |
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5 août 2011 |
Le réseau des femmes musulmanes d’Afrique (Refma) section Côte d’Ivoire a organisé une table ronde pour lancer ses activités et débattre des défis de l'Islam dans une société ivoirienne en mutation. La présidente, Pr Touré Tenin, a souligné l'importance de l'éducation des enfants, notamment des filles, et du dialogue interreligieux pour forger un "Ivoirien nouveau" doté de valeurs et de repères. Les participants ont également abordé les obstacles à l'éducation, comme la prolifération des lieux de luxure et la promotion d'anti-modèles. |