| Titre | Date | Résumé IA |
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26 août 1979 |
L'article d'Ivoire Dimanche du 26 août 1979 analyse l'essor de l'Islam en Côte d'Ivoire, devenue la première religion du pays avec 33,3% de la population en 1975, à l'occasion de l'Id-Al-Fitr. Il retrace l'implantation historique de l'Islam en Afrique de l'Ouest par les marchands et des figures comme Samory Touré, mettant en avant le rôle des commerçants Dioulas et l'adaptabilité de la religion aux traditions locales. Le texte souligne également le rajeunissement de l'Islam auprès de la jeunesse ivoirienne, malgré les défis liés à l'enseignement islamique et la nécessité d'une meilleure structuration par le Conseil supérieur islamique. |
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11 décembre 2008 |
Le commissaire général du Hadj 2008, El Hadj Binaté Ibrahim, a indiqué que l'Arabie Saoudite souhaite s'inspirer de l'organisation ivoirienne du transport de plus de 3500 pèlerins à Médine. Il a cependant déploré le décès de 2 pèlerins, des difficultés administratives et l'absence des frais de restauration dans le tarif du Hadj. Les pèlerins ivoiriens ont visité des sites historiques et accompli des prières à Médine, avant leur vol-retour, le pèlerinage incluant aussi Mina et Arafat. |
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5 septembre 1985 |
L'Arabie Saoudite a accueilli plus d'un million de pèlerins musulmans pour le Hadj annuel, dont une majorité d'étrangers, bien que le nombre total ait été inférieur aux années précédentes pour faciliter l'accès aux lieux saints. Cet événement a généré d'importants défis logistiques, auxquels le royaume a répondu par des mesures massives de sécurité, de santé et d'infrastructures, incluant des investissements de 20 milliards de dollars pour l'aménagement des sites sacrés. |
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11 avril 1981 |
L'Association Musulmane pour l'Organisation du Pèlerinage à la Mecque (AMOP) a défini les modalités du pèlerinage 1981. L'AMOP, présidée par El Hadj Moussa Camara, est inscrite auprès des compagnies aériennes et prend en charge l'organisation complète (billets, passeports) pour les pèlerins s'acquittant de 5000 F, tout en précisant que ceux utilisant d'autres démarcheurs ne bénéficieront pas de son aide. Une délégation, menée par le vice-président El Hadj Ali Bakayoko, entreprendra une vaste tournée dans de nombreuses villes de Côte d'Ivoire pour informer et organiser. |
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31 décembre 1979 |
L'Association pour l'Organisation du Pèlerinage à la Mecque (AMOP) a tenu une réunion pour faire le bilan du dernier pèlerinage. Le président El Hadj Moussa Comara et le trésorier El Hadj Karim Coulibaly ont présenté un compte-rendu aux délégués nationaux. Les discussions ont principalement porté sur les problèmes rencontrés, notamment la gestion des bagages des pèlerins (dépassement de poids au retour) et le rôle des démarcheurs. L'AMOP s'engage à résoudre ces difficultés par le dialogue avec les pèlerins, Air Afrique et les démarcheurs, en vue du prochain pèlerinage, et prévoit le renouvellement de ses bureaux. |
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7 août 1975 |
Ce texte analyse le désintérêt croissant des jeunes pour la religion à la fin du 20e siècle. Les raisons évoquées incluent la perte de mystère et de beauté des rites, les modifications perçues comme négatives, le manque d'adaptation aux réalités contemporaines ou locales, et l'attrait des plaisirs mondains. Malgré une foi persistante chez certains, une tendance générale à l'abandon des pratiques religieuses est observée. Le texte conclut sur la reconnaissance par les autorités religieuses de la nécessité d'adapter leur message pour regagner l'authenticité recherchée par la jeunesse. |
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29 août 1985 |
L'Az-Zakat est le troisième pilier de l'Islam, un impôt religieux obligatoire pour tout musulman majeur, libre et sain d'esprit possédant des biens éligibles. Elle vise la solidarité sociale, la purification de l'âme et la croissance de la richesse, se distinguant de l'aumône (Çadakah) qui est facultative. Il existe deux types : Zakatoul-fitr (à la fin du Ramadan) et Zakatoul-mal (sur les biens), généralement calculée à 2,5% sur l'or, l'argent, les billets de banque et les biens commerciaux, avec des exemptions pour les biens à usage personnel. Ses bénéficiaires sont définis par le Coran, et son non-paiement, s'il est volontaire, entraîne de graves conséquences. |
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17 avril 2000 |
La troisième édition de la journée de l'enfant musulman s'est tenue le 15 avril à Treichville, abordant le thème «L'enfant musulman et le modernisme». Cet événement commémore la fuite du prophète Mahomet de la Mecque en 622 avant Jésus-Christ, et vise à revaloriser l'année musulmane, promouvoir l'identité islamique et éduquer les enfants sur leurs devoirs. La journée a mis en lumière le défi d'intégrer les enfants musulmans dans la civilisation moderne en conciliant rôle économique, pouvoir politique et conscience religieuse, et a célébré des enfants comme Cheick Sharifu à travers des sketchs et des jeux. |
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19 décembre 1997 |
L'enseignement confessionnel islamique en Côte d'Ivoire fait face à de nombreux défis, notamment sa marginalisation du système éducatif national, les faibles salaires des enseignants et les difficultés financières. Pour y remédier, l'Organisation des Établissements d'Enseignement Confessionnels Islamiques (O.E.E.C.I) a été fondée. Présidée par M. Aboubacar Sidik Konaté, cette structure a pour mission de réformer, promouvoir et redonner son rôle à cet enseignement ancestral mais discret. |
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28 juin 1974 |
L'envoyé spécial du Roi Fayçal d'Arabie Saoudite, S.E. Sawaf, a été reçu à Abidjan par le Président ivoirien Félix Houphouet-Boigny pour lui remettre un message verbal. Cette visite, qui a inclus un dîner officiel, vise à initier un dialogue entre les deux nations, soulignant le respect du monde arabe envers le Président Houphouet-Boigny. |
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6 octobre 2007 |
Suite à l'échec du Hadj 2006, l'État a pris en charge son organisation, subventionnant le Hadj 2007 à hauteur de 4 milliards pour maintenir les coûts malgré l'augmentation du carburant. Cependant, cette intervention a instauré un monopole en imposant un seul avionneur, une seule banque et un hébergement unique, excluant ainsi les organisateurs traditionnels. Cette centralisation est critiquée car elle entrave la concurrence, risquant de nuire aux intérêts des pèlerins et à la réussite future du Hadj. |
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4 octobre 1999 |
L'imam Aboikary Fofana, porte-parole du Cosim, a déclaré que l'existence de la Côte d'Ivoire est menacée. Il attribue cette menace aux politiques récentes d'"ivoirité" et à la recherche de pureté ethnique, qui mettent en péril l'unité nationale. L'imam rappelle que la communauté musulmane a historiquement soutenu le pays sans considération ethnique ou religieuse, et que les imams sont profondément préoccupés par cette dérive qui affecte une large part de la population. |
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27 juin 2006 |
La Ligue ivoirienne des prédicateurs de Côte d'Ivoire (LIPCI), présidée par l'Imam Aboubacar Coulibaly, organise depuis cinq ans un concours de lecture et de mémorisation du Saint Coran. L'objectif est de faire connaître le Coran aux musulmans et non-musulmans, d'enseigner sa bonne lecture et de conscientiser la communauté musulmane. Fort du succès et de l'engouement national, la LIPCI ambitionne d'étendre ce concours au niveau sous-régional avec dix pays, et lance un appel à l'aide pour concrétiser ce projet. |
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28 novembre 2000 |
L'Imam Aboubacar Fofana dénonce la "mascarade" de la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire, critiquant l'injustice et le déséquilibre de traitement entre Chrétiens et Musulmans. Il affirme que la communauté musulmane est victime de discriminations économiques, politiques et sécuritaires, soulignant leur sous-représentation dans les instances de réconciliation et l'absence d'établissement des responsabilités pour les violences passées. L'Imam attribue ces problèmes à la politique de l'ivoirité et à la médiocrité des dirigeants, qui ont détruit l'unité nationale et l'économie. Il appelle à un État laïc et juste, avertissant de ne pas exacerber les tensions, tout en exhortant sa communauté à la paix et au pardon. |
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24 mars 1999 |
L'imam Aboubacar Fofana rappelle que la Tabaski est la "fête du sacrifice" (Aïd El Ad-ha), et non uniquement celle du mouton, car d'autres animaux comme le bœuf ou le chameau peuvent être immolés. Face à la flambée des prix, il recommande aux fidèles de s'associer pour un sacrifice ou de privilégier la piété et la foi, l'essentiel étant de célébrer. La valeur de cette fête réside dans l'intention et la dévotion du cœur, et non dans la chair ou le sang de l'animal. |
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16 novembre 1999 |
Dans une interview exclusive, l'imam Aboubacar Fofana dénonce les dérives de la politique d'ivoirité en Côte d'Ivoire, qu'il estime cibler les musulmans et les populations du nord. Il alerte sur le risque imminent d'une insurrection généralisée, causé par l'application arbitraire des lois et l'obstruction au dialogue. Le porte-parole du Cosim exhorte le gouvernement à la prudence et à privilégier la justice et le dialogue pour préserver la stabilité et l'unité nationale. |
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29 mai 2000 |
L'Imam Aboubacar Fofana interpelle le chef de l'État, affirmant qu'il est le seul à détenir la solution à la crise ivoirienne. Il rappelle l'engagement historique de la communauté musulmane pour l'unité nationale, tout en déplorant la montée des divisions ethniques et religieuses depuis 1993. L'Imam dénonce la discrimination subie par les musulmans, notamment le retrait abusif de leurs cartes d'identité, et la propagation de la haine. Il appelle le président à restaurer la fraternité et à garantir une République laïque, multi-ethnique et multi-confessionnelle où personne n'est exclu ou humilié. |
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20 août 2002 |
Le 4e congrès de l'Association des jeunes musulmans en Côte d'Ivoire (AJMCI) s'est déroulé à Abidjan, clôturé par l'Imam Aboubacar Fofana. Ce dernier a exhorté les jeunes musulmans à ne pas se laisser distraire par les frustrations et les clichés négatifs envers leur religion, rappelant l'ancienneté de l'islam en Côte d'Ivoire. Le congrès, ayant pour thème "L'AJMCI: dix ans après: bilan et perspectives", a abouti à l'élection de Lamine Berthé comme nouveau président et à l'adoption de résolutions pour le renforcement de l'association. |
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9 janvier 2002 |
L'Imam Aboubakar Fofana, porte-parole du COSIM, critique vivement l'État ivoirien pour son non-respect de la laïcité, accusant le président Gbagbo de favoriser les confessions chrétiennes et de marginaliser la communauté musulmane. Il dénonce les persécutions politiques, économiques et éducatives subies par les musulmans, ainsi que les tentatives gouvernementales de déstabiliser leurs organisations. Fofana appelle à un traitement équitable de toutes les religions et rejette les provocations interconfessionnelles, affirmant que la communauté musulmane continuera de lutter pour la justice et la reconnaissance. |
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10 janvier 2002 |
L'imam Aboubakar Fofana, porte-parole du COSIM, dénonce l'ingérence de l'État ivoirien dans l'organisation du pèlerinage à la Mecque, l'accusant de saboter le processus et de ternir l'image du pays en Arabie Saoudite. Il affirme la position de principe du COSIM en faveur de la justice et contre l'injustice, notamment concernant Alassane Dramane Ouattara et la constitution, tout en rejetant toute affiliation politique. L'imam exprime également des inquiétudes quant aux nouvelles cartes d'identité nationale et appelle à un retour aux valeurs républicaines pour éviter la déstabilisation du pays. |
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26 avril 2006 |
El Hadj Aboubakar Fofana, Imam principal de la grande mosquée d'Aghien, a été désigné de manière consensuelle nouveau cheick de la Communauté musulmane de Côte d'Ivoire le 25 avril 2006. Âgé de 63 ans, il succède à El Hadj Anzoumana Konaté et est reconnu pour son dévouement et son rôle de père fondateur de structures islamiques. Ses principales missions seront d'assurer la cohésion de la communauté musulmane, de promouvoir la paix en Côte d'Ivoire et de poursuivre le dialogue interreligieux. |
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17 mars 2000 |
Lors de la célébration de l'Aid El Kébir à Treichville, l'Imam Anzoumara Konaté a exhorté les musulmans à suivre les préceptes coraniques et les riches à faire l'aumône. Il a surtout lancé un appel pressant aux dirigeants politiques ivoiriens, les invitant à travailler ensemble dans la paix et la solidarité afin d'éviter des troubles en Côte d'Ivoire, insistant sur l'unité du pays et les dangers de la guerre. Le ministre de l'Intérieur a également appelé les fidèles à prier pour la paix nationale. |
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17 mai 2003 |
L'imam El Hadj Bakary Chérif, président du Front de la Oummat islamique (FOI), a délivré un message de paix, d'unité et de réconciliation lors de la célébration du Maouloud à Attécoubé. Il a exhorté la communauté musulmane à l'entente, encouragé le Président Laurent Gbagbo à persévérer pour la paix en Côte d'Ivoire, et appelé tous les croyants au pardon et à l'abandon des querelles afin que le pays retrouve son harmonie. |
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23 janvier 1982 |
L'Imam Chamseddine, vice-président du Conseil supérieur islamique chiite du Liban, a quitté Abidjan après un séjour d'un mois. Durant sa visite, il a rencontré les autorités ivoiriennes, dont le Président Houphouët-Boigny, dont il a salué la vision pour la paix et la solidarité, espérant s'en inspirer pour le Liban. Il a également rendu hommage à l'hospitalité ivoirienne envers la communauté libanaise, avec laquelle il a discuté du renforcement des liens bilatéraux et de l'unité libanaise, et a participé à l'inauguration de projets sociaux. |
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2 février 2002 |
Lors d'une conférence de presse, l'imam Cherif Bakary, président du Front de la Oummat islamique (FOI), a annoncé que son organisation a sécurisé 2593 places supplémentaires pour le Hadj 2002, initialement non utilisées du quota ivoirien, grâce à un partenaire saoudien et sans l'implication d'officiels ivoiriens. Le FOI a également souligné être la seule des douze organisations agréées à avoir respecté toutes les exigences saoudiennes pour l'organisation du pèlerinage, interpellant le gouvernement sur ce point. L'imam Cherif a enfin réaffirmé sa neutralité vis-à-vis des hommes politiques. |