Titre Date Résumé IA
10 janvier 1975
À Adzopé, M. Jean-Baptiste Ello a posé la première pierre d'une nouvelle mosquée, en présence de plusieurs personnalités et de la communauté musulmane. D'un coût de 35 millions, cette grande mosquée est conçue pour accueillir un plus grand nombre de fidèles, remplaçant l'ancienne bâtie il y a 50 ans.
20 novembre 1975
La communauté musulmane d'Adzopé a offert à son Imam un billet d'avion et une somme de 300 000 F CFA pour lui permettre d'effectuer le pèlerinage à la Mecque. Cette donation, fruit de collectes, a été remise lors d'une cérémonie officielle le 14 novembre en présence des autorités locales et de nombreux fidèles.
10 avril 1998
À Adzopé, lors de la célébration de la Tabaski, l'administration a exhorté la communauté musulmane à l'unité pour achever la construction de la grande mosquée, en chantier depuis plus de 20 ans. Les fidèles ont remercié le Président Henri Konan Bédié pour son action en faveur de la tolérance religieuse et ont formulé des vœux pour la paix et la réussite de sa lutte contre la pauvreté. L'espoir de reprendre les travaux de la mosquée a été exprimé grâce à la mobilisation de la communauté.
17 mars 1994
Les musulmans d'Adzopé ont commémoré la Nuit du Destin et célébré le Ramadan, avec un appel de l'Imam El Hadj Gaoussou Karamoko à la réconciliation, à l'unité et à la tolérance. La célébration du Ramadan a toutefois été marquée par une désinformation ayant conduit certains fidèles à poursuivre le jeûne et à dire deux prières au lieu d'une. Les autorités locales ont également participé à l'événement, soulignant l'importance de la réconciliation.
27 avril 1995
La 7e édition des Journées de la femme musulmane, organisée par l'AEEMCI et le FOCI à Yamoussoukro, a réuni des représentantes pour repenser le rôle de la femme musulmane face aux injustices et à l'évolution de l'islam. Les discussions ont porté sur la nécessité de redéfinir la soumission à Allah plutôt qu'aux hommes, d'adapter les règles islamiques aux défis actuels et d'encourager la recherche du savoir pour la renaissance islamique en Côte d'Ivoire.
17 mars 2015
L'Association des Elèves et Etudiants Musulmans de Côte d’Ivoire (AEEMCI) a officiellement lancé les activités de sa mandature 2015-2017 le 1er mars 2015 à l'Université Nangui Abrogoua. Lors de cette cérémonie solennelle, le nouvel Amir-Président national, Mamadou Koné, a présenté son programme biennal axé sur la modernisation, l'autonomie financière, la sécurisation du patrimoine, le renforcement des capacités de formation, la promotion des jeunes filles et le développement de projets sociaux. L'événement a réuni de nombreuses personnalités religieuses, diplomatiques et politiques, et a été marqué par des discours d'encouragement et de soutien.
24 juin 2017
Le directeur général des cultes, Bamba Messamba, a mené une mission à Man pour tenter de résoudre un conflit persistant entre sunnites concernant la gestion de la mosquée locale. Malgré des négociations avec l'imam Sidibé Mohamed et son adjoint Alassane Touré, aucun consensus n'a été trouvé. La mosquée a été temporairement fermée et les femmes qui l'occupaient ont été invitées à la quitter, en attendant une solution durable après le Ramadan.
4 août 2017
Cet article critique la déclaration de Guillaume Soro niant un clivage Nord musulman/Sud chrétien en Côte d'Ivoire. Il affirme que cette thèse de marginalisation du Nord et de discrimination religieuse a pourtant servi de justification principale à la rébellion pro-Ouattara de 2002, menée par Soro, et à la politique de "rattrapage ethnique" d'Alassane Ouattara. Le texte conclut que Soro contredit ses propres justifications passées pour un conflit ayant entraîné des milliers de morts et des crimes de guerre.
18 juillet 2018
Le Conseil Supérieur des Imams (COSIM) a appelé la communauté musulmane à la sérénité suite à la détention de l'Imam Aguibou Touré à la MACA. Le COSIM exhorte les autorités judiciaires à un traitement diligent et équitable de l'affaire, et a dépêché son conseil pour suivre la procédure. Aguibou Touré est inculpé pour incitation à la haine, à la discrimination tribale et religieuse, et apologie du terrorisme, suite à la diffusion de propos controversés sur les réseaux sociaux.
16 août 2017
Le directeur général des Cultes, Messamba Bamba, rassure concernant 31 pèlerins ivoiriens toujours à Abidjan après la fin des vols charters pour le Hadj. Six d'entre eux n'ont pas retiré leurs documents de voyage, et 25 autres ont rencontré des problèmes électroniques pour l'obtention de leur visa. Des dispositions sont prises pour qu'ils rejoignent l'Arabie Saoudite par vol régulier dans les meilleurs délais.
27 octobre 1994
Le Conseil Supérieur Islamique (CSI) a retiré sa plainte contre le Conseil National Islamique (CNI) devant le tribunal, mettant fin momentanément à l'action judiciaire. Cependant, les tensions persistent entre les deux organisations islamiques ivoiriennes, le CSI revendiquant la légitimité et la dissolution du CNI. Un "comité de sages" est désormais chargé de la médiation pour tenter de résoudre ce conflit de leadership.
5 août 1994
Le texte détaille l'opposition du pouvoir PDCI en Côte d'Ivoire à la création du Conseil National Islamique (CNI). Après l'échec et l'infiltration du Conseil Supérieur Islamique (CSI), la communauté musulmane a fondé le CNI pour s'organiser de manière indépendante, gérer le pèlerinage et réformer l'éducation religieuse. Le gouvernement a violemment tenté d'empêcher sa création et mène une campagne de désinformation, craignant l'autonomie du CNI dans un contexte multipartite et cherchant à imposer un bicéphalisme de leadership.
26 avril 2017
À Bouaké, des ex-mutins exigent le paiement immédiat du reliquat de 7 millions de Fcfa, fixant un ultimatum au 9 mai et menaçant de se soulever. Malgré les tentatives de médiation de guides religieux mandatés par le gouvernement, qui invoque un manque de fonds, les mutins refusent tout report. Des réunions secrètes révèlent des tensions internes et une méfiance envers leurs porte-parole, tandis que l'état-major de l'armée se désolidarise des négociations.
29 juillet 1994
Le 27 juillet 1994, le Conseil national islamique (CNI) de Côte d'Ivoire a été assigné en justice par Diaby Koweit, via Mᵉ Kadidia Touré, en vue de sa nullité et dissolution. L'assignation invoque que la reconnaissance du CNI aurait été obtenue sous la menace et que son objet est illicite et contraire aux lois et aux bonnes mœurs, en vertu des lois de 1901 et 1935. Le texte qualifie cette démarche de grave offense et d'injure envers la communauté musulmane ivoirienne, perçue comme une menace à la paix sociale, et exhorte les autorités à intervenir pour cesser cette provocation.
30 juillet 1994
Le PDCI, par l'intermédiaire du Conseil supérieur islamique (CSI) qu'il instrumentalise, a porté plainte contre le Conseil national islamique (CNI) d'El Hadj Koudouss Koné. Cette action fait suite aux déclarations de Koudouss invitant les musulmans à ne plus voter pour les "ennemis de l'Islam". Le texte dénonce cette plainte comme une manœuvre politico-judiciaire du PDCI, craignant de perdre le soutien des musulmans pour les élections de 1995 et risquant de créer un conflit religieux. L'affaire est désormais entre les mains de la justice.
24 mai 2006
M. Bêma Fofana, promoteur de Hadj, réclame des fonds suite à l'échec d'un pèlerinage organisé en 2004 pour 362 personnes. Sur les 140 millions FCFA collectés, 130 millions FCFA auraient été remis au consul de Côte d'Ivoire à Djeddah pour rembourser les pèlerins. Deux ans plus tard, le consul a versé 41,7 millions FCFA au ministre de l'Intérieur, M. Dja Blé, mais M. Fofana n'a toujours pas reçu cette somme. Il cherche également à récupérer 90 millions FCFA que le Président Gbagbo aurait décaissés mais qu'il n'a jamais touchés. Son conseil, M. Kouyaté Franck, a saisi le Premier ministre pour obtenir la restitution des fonds et un échéancier de paiement.
25 février 2018
La Plateforme de la jeunesse musulmane en Côte d’Ivoire (PF-JMCI) a dénoncé la détention provisoire de l'islamologue Tariq Ramadan, y voyant une tentative de faire taire un intellectuel musulman influent, et a appelé à la solidarité. Accusé de viol et d'agressions sexuelles par deux militantes féministes françaises, Ramadan, qui nie les faits et invoque des raisons de santé, a vu sa détention maintenue par la cour d'appel de Paris. Une campagne de crowdfunding a été lancée pour couvrir ses frais de justice, recueillant plus de 94 000 euros.
28 mars 2018
Les imams de Côte d'Ivoire ont appelé à une procédure judiciaire impartiale et équitable en France concernant l'affaire Tariq Ramadan, accusé de viol et maintenu en détention. Ils dénoncent un traitement médiatique partial et exigent la préservation de l'intégrité physique du prédicateur, qui souffre de maladies chroniques.
22 décembre 1995
Le pouvoir ivoirien de Konan Bédié intensifie la répression contre la presse non alignée, arrêtant quatre journalistes juste avant Noël. Abou Drahamane Sangaré et Emmanuel Koré du groupe "Le Nouvel Horizon" sont poursuivis pour offense au chef de l'État, tandis qu'Ali Keita et Ladji Sidibé du "Républicain ivoirien" sont incarcérés pour une affaire de "faux billets". Malgré les arguments de la défense, les demandes de liberté provisoire ont été rejetées, soulignant une justice instrumentalisée et une liberté d'opinion menacée en Côte d'Ivoire.
30 août 2015
Pascal Affi N'Guessan, candidat du FPI à l'élection présidentielle d'octobre 2015, a vivement critiqué le régime d'Alassane Ouattara lors d'un meeting à Abengourou. Il a dénoncé un "empoisonnement" de la Côte d'Ivoire, accusant Ouattara d'être arrivé au pouvoir par la rébellion, de pratiquer une politique de rattrapage ethnique discriminatoire, et de favoriser la gabegie. Affi N'Guessan a appelé les Ivoiriens à voter massivement pour chasser démocratiquement Ouattara du pouvoir, promettant la libération des prisonniers politiques s'il est élu.
5 août 1998
La section Yopougon-Niangon de l'AFMCI a organisé la "Journée de l'enfant musulman" à la grande mosquée locale. L'événement a inclus un concours de connaissances islamiques pour les écoliers, récompensant les meilleurs, et une conférence de l'imam Cissé Shams sur l'éducation de l'enfant musulman. La présidente de l'AFMCI-Niangon a exprimé sa satisfaction et souhaité l'institutionnalisation annuelle de cette journée pour aider les orphelins et les démunis.
11 avril 1973
L'Association Jeunesse et Développement (AJD) d'Agboville organise sa première "Semaine Culturelle" pour sensibiliser la jeunesse à la culture ivoirienne, favoriser les échanges et lutter contre l'exode rural. Présidée par M. Kanté Mamery, l'AJD vise à développer les liens d'amitié et à résoudre les problèmes de jeunesse. L'événement, sous le haut patronage du Président El Hadji Mamadou Coulibaly, inclura des discussions sur les défis des jeunes, des excursions, un concert de musique traditionnelle et une conférence.
15 juillet 1983
L'Imam Touré Baba, ancien chef de la grande mosquée d'Agboville de 1962 à 1983, est décédé le 22 juin à l'âge de 77 ans. Sa disparition a provoqué une grande consternation, car il était un guide respecté, un conseiller écouté et un fervent prêcheur d'amour et de fraternité. Plus de 3 000 personnes, dont des autorités administratives et politiques, ont assisté à ses funérailles, soulignant l'ampleur de la perte pour la communauté musulmane d'Agboville.
29 septembre 1970
La communauté musulmane d'Agboville a rencontré le Préfet Coulibaly Daouda pour discuter de l'emplacement et de la construction d'une nouvelle mosquée. Un comité a été formé pour superviser les travaux. Le Préfet et d'autres officiels ont également fait don de ciment, et un comité restreint a été mis en place pour contrôler la gestion des futures cotisations.
19 août 1974
À Agboville, une réunion entre les autorités administratives et politiques et le comité musulman a eu lieu pour discuter du développement régional. La construction d'une nouvelle mosquée a été un point central, avec un don de la délégation libanaise. Le préfet a souligné l'importance de l'unité et de la collaboration de la communauté pour le développement et l'apport d'infrastructures dans la région, en accord avec la vision du gouvernement.